AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
RIT a ouvert ses portes, bienvenue à vous les choux. :coucou:
des bisous d'amour sur vous les petits chats, on vous aime.
venez participer au festival umematsuri pour le plaisir ! :squish:

Partagez | 
 

 neon night

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

東京住人

avatar : JIE
multi : RAO
crédits : SKATE VIBE, ASTRA, TWEEK ✩, LAZARE
messages : 305
date d'inscription : 30/11/2017



âge : VINGT-TROIS
métier : BASSISTE ((TOKYO BANSHEES))
les amours : À MORT
quartier : SHINJUKU


MessageSujet: neon night   Sam 2 Déc - 21:37


neon night -- il est pas tard encore, juste plus trop l’heure d’admirer la peinture du plafond qui s’écaille au dessus du lit. pas tard encore mais déjà plus vraiment de soleil, des couches de bleu qui descendent et qui auraient l’air jolies elle se dit mai si y avait pas autant d’immeubles pour boucher la vue. pas tard encore mais assez pour qu’elle attrape ses baskets défoncées et qu’elle aille finir la journée dehors. toujours dehors mai. Même quand faut pas. on respire pas, l’air pue, asphyxie. des gens partout mais dehors quand même. par tous les temps et par tous les vents.
c’est pas une soirée en solo. pas mai qui s’en va se trimballer de ruelle en ruelle et qu’écume les clubs en rider individuel. elle est pas seule ce soir mai. elle a demandé à pas être seule. coup de téléphone hier sur un coup de tête. et vas-y qu'on fasse comme les autres, qu'on aille se perdre dans la nuit demain.
elle se fond dans la nuit mai. un petit air d’étoile asthmatique sur la gueule.
les gens se retournent pas encore sur elle. c’est des regards en biais, des elle me dit un truc mais je sais pas bien quoi. elle est pas là la gloire encore mai. mais tu la tiendras. suffit d’attendre il disait lui. suffit d’attendre et d’attendre sans arrêter de respirer.
silhouette mi-coquette mi-dure à cuir qui serpente entre les néons, mai elle fonce.
ça s’énerve à côté. trop de monde. trop de tout. coups de coudes dans les côtes et doigts de pieds piétinés. mais mai les avenues bondées ça lui fait sauter le coeur. ça la fait rêver bain de foule dans les salles trop petites.
center gai en ligne de mire. des lumières qu’explosent les yeux, un brouhaha de vie qui court un marathon. mais elle ralentit le pas, c’est qu’elle est pas pressée en vrai. p’t’être juste un peu.
y a ses mirettes qui font le tour ; des gens de toutes les couleurs. puis il est là, pas loin. adossé comme souvent, cool jusque dans la façon qu’il a de respirer l’air pollué. pas coiffé - jamais. mais elle s’approche et c’est son bras qui passe autour de ses épaules. air dramatique et main gauche dans le vent. « wow, excusez-moi, vous seriez pas reiko, le chanteur super sexy des tokyo banshees ? » elle se marre mai, dédicace silencieuse à toutes les minettes de la vielle. « quoique leur bassiste a bien plus de charme. » libéré d’elle reiko, elle qui fourre ses mains dans les poches de sa veste avec un rire en prime qui quitte sa gorge. « t’étais pas occupé au moins ? » inquiète quand même mai. soucieuse de déranger. elle remue dans les brancards et fait du bruit mais s’imposer c’est pas son truc à elle. « nan parce que si je t’empêchais de faire marcher un bon plan ou quoi je m’en voudrais toute ma vie tu vois. »
eh,
reiko.
un bout de chemin ensemble ?
sous tokyo bouillonnante qui dégueule sa population hyperactive.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

kaze's property

avatar : kunpimook bhuwakul.
multi : kohaku de la rivière, shiki dans les jardins.
crédits : oursblanc. ♡
messages : 637
date d'inscription : 16/11/2017



âge : 22 ans.
métier : leader, chanteur et second guitariste des tokyo banshees.
les amours : invariables - chantier coupable.
quartier : shi-buya.


MessageSujet: Re: neon night   Sam 2 Déc - 23:39


neon night -- la clope qui tremble - la clope qui tangue, celle qui balance d'un doigt à un autre, qui se vautre, qui fait pousser un soupir et dégager la fumée par le nez. reiko pas réellement paumé - l'animal de nuit qui préfère regarder les chouettes se dévergonder, à parfois se marrer dans son écharpe bien enroulée sous le froid de l'hiver maladroit. la lèvre qui se pince, le goût nicotine-café qui fait frémir les papilles jamais vraiment préparées à ce mélange du tonnerre - des enfers. reiko qui laisse tomber sa tête en arrière, l'attente dans les nerfs qui joue doucement sur les battements du palpitant - mai qui devrait pas tarder, qui débite les rayons de couleurs vives comme un pistolet de science-fiction. le pied qui tapote, les rangers déglinguées, défoncées - vieilles d'au moins une petite éternité. et sur les épaules cette fois, presque enfant sage avec un manteau - le cuir au placard pour ce soir, préférant pas s'abîmer la santé pour une dégaine qui peut tenir en haleine. mais toujours, toujours les paluches décorées de bagues décolorées - des ronces, des têtes, un anneau ici ou là.
puis le mégot qui s'écrase - le sourire qui s'affiche, déforme la mine figée dans la glace, la chaleur qui vient l'assaillir, genre d'uppercut qu'il a pas vu venir. mai dans toute sa splendeur, sa grandeur, l'étrangère venue un jour façon étoile filante, une prière sous silence de pouvoir remonter - après le départ de l'autre, celui qui techniquement avait juré à la croix de bois, croix de fer. l'éclat de rire, les sourcils qui se haussent, bras qui s'étirent un peu alors que sa main se perd dans ses cheveux d'ébènes - mai au pot d'encre renversé sur la tête.

- j'avoue, la bassiste en elle fait tomber des gonzesses, mais alors à la pelle t'as jamais vu ça d'ta vie. il fout le bordel - défait l'ordre établi dans sa tignasse qui se rapproche un peu plus de la sienne. nan jamais. tu voulais que j'fasse quoi ? j'peux même pas voir des formes dans les nuages. 's'fait un peu tard pour ça. compter les étoiles à la rigueur... songe, pause, tête qui se penche sur le côté. j'ai pas la patience. c'est pas comme si ça pouvait s'arranger, c'est pas comme si y'avait un bouton pour basculer vers une face meilleure que l'autre - ça coule dans les veines en parasite infecte.
et le bras qui vient s'enrouler autour des épaules frêles - toujours vivantes, toujours mouvantes sous la basse qui fait triturer les tripes, les chatouille jusqu'à ce que ça rouille.

- m'dame jinkei hors des sentiers, oulala. rire de coin. t'as séché l'couvre-feu, t'as plus trop l'choix de devoir tenir jusqu'au matin. oeillade de coin - qui en profite pour se plonger, encore toute cette (s)ombre qui déblaie.

mai t'as l'parfum d'un carnage en plein rivage.

- - - - ☆ - - - -

livin' on a prayer -- si tu mourais ce serait comme si on m'enlevait les os. personne ne saurait pourquoi, mais je m'effondrerais.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

東京住人

avatar : JIE
multi : RAO
crédits : SKATE VIBE, ASTRA, TWEEK ✩, LAZARE
messages : 305
date d'inscription : 30/11/2017



âge : VINGT-TROIS
métier : BASSISTE ((TOKYO BANSHEES))
les amours : À MORT
quartier : SHINJUKU


MessageSujet: Re: neon night   Dim 10 Déc - 16:26


neon night -- six mois c’est pas grand chose mais déjà ça prend aux tripes, ça démange dans les viscères. ça ramène de la vie dans la vie elle-même qui s’essouffle un peu - tu le sais ça mai. ça fait luire les yeux quand on se dit ouais, tous dans le même bateau. mai elle serre pas les coudes des gens d’habitude - mai la grande aveugle, la grand égocentrique, diva sur les bords. mais eux elle leur serre et les coudes et le bras.
le bruit des arcades qui s’accorde au bruit de son coeur elle sait pas bien ce qu’ils foutent ici ; ils savent jamais vraiment pourquoi y a toujours besoin de se retrouver à deux pour parler de la grande ours ou de leur dernier bleu. mais y a quelque chose chez reiko qui fait sourire et puis même rire - sa gueule de mauvaise graine peut-être. ses mots piquants puis doux quelques fois quand on les retourne - réversibles comme les vestes de l’an deux mille.
il désorganise sa tignasse - carré éternel et la nuque qu’éternuera un jour de jamais être couverte, mai qu’avait l’air sage pourtant, les mèches lisses derrière les oreilles. elle prend pas la peine d’y passer ses mains - à quoi bon les siennes reviendront.
« ouais j’ai entendu dire, une vraie allumeuse. » haussement de sourcils - tu te fous de ta gueule mai et le pire c’est qu’y a pas une once d’exagération.
pas la patience il dit reiko et mai elle rit et qui peut se vanter de l’avoir celle-la, tous marre d’attendre un jour.
« compter les étoiles c’est pour les sensibles - c’est bon pour renji ça. » et le ton qui s’adoucit parce que renji, renji même quand il est pas là il calme tous les maux. « nous les étoiles on va les chercher. » tu devrais peut-être foutre ça dans un carnet mai - la nuit ça te fait dire des choses à la con, bonnes à caler sur de la pop électrique, celle qui te fait grimacer.
c’est les bras qui s’échangent - celui de mai qui redescend et le sien sur les épaules. elles ont l’air vides et légères sans la sangle qui pèse.
y a son rire qui se fraye un chemin jusque dans ses oreilles - mélodie sympa. grimace dramatique. « ouais je sais, c’est dur à croire mais reiko, tu me fais faire des folies. » et on se balance l’éclat de rire, on se le renvoie. comme une balle en cristal qui s’écrase aux pieds de l’autre. « on attend quoi alors ? » c’est que ça arrive vite le matin. et mai elle a déjà recommencé à marcher - le temps ils ont pas le temps de le perdre.

je t’emmène où tu veux -
bar, café, resto
ou même le monde,
tant que tu restes un peu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

kaze's property

avatar : kunpimook bhuwakul.
multi : kohaku de la rivière, shiki dans les jardins.
crédits : oursblanc. ♡
messages : 637
date d'inscription : 16/11/2017



âge : 22 ans.
métier : leader, chanteur et second guitariste des tokyo banshees.
les amours : invariables - chantier coupable.
quartier : shi-buya.


MessageSujet: Re: neon night   Dim 17 Déc - 12:25


neon night -- manque d'individualité, sorte de dualité qui prend forme sous ses yeux un peu impuissants - pour son plus grand plaisir et sa mine réjouie qui n'a de cesse de prendre des couleurs. reiko qui tenu par ses bras menus, se sentirait presque invincible - pour de vrai, sans fioritures, sans une chaîne d'ordures pour se donner une dégaine de ce type détestable, crachant sur la société, vomissant sur les amours faciles. reiko qui se met à rigoler, à gorge ouverte, bien dévoilée, qui veut que la lune elle-même vienne se plaindre de ses ricanements éhontés - puisque eux, eux ensemble vont les chercher, en faire de la poussière et venir s'en glisser entre les veines. mai un peu surprise, mai un peu loin d'être l'enfant, mais l'adolescente qui se croit au-dessus des lois, au-dessus du désarroi et des ordres donnés par père, mère, frère, soeur. adolescente en pleine pousse, qui se demande si elle va être une rose, une tulipe ou seulement un tournesol - et lui qui, en la regardant, la voit en buisson enflammé qui aurait tout pour feindre la parole d'un seigneur désillusionné d'occident. le bras qui reste sur les épaules, qui veut plus se tirer - sous peine de la voir se dissoudre petit à petit sous les néons de tokyo l'impie, sans honte, dévoreuse de ses mômes un peu pétés, un peu cassés, qu'elle refuse de réparer.
- ouais on est d'accord. du genre qui t'fait péter une usine de feux d'artifice. des tas de couleurs, une palette gigantesque dans un ciel noir d'encre - elle fait un peu l'artiste mai, plus que la bassiste qui fait trembler les sols jusqu'aux confins de l'étrange galaxie.

- j'sais pas où on va en vrai.
il a jamais su.
- j'improvise.
un temps. regard de travers - se rassurer peut-être.
- c'est pas l'bon plan.

la vraie idée, ce serait de rentrer dans les rangs, ce serait de fixer un but encore plus grand - réalisable - que celui d'une étoile naissante, explosant dans un big bang des divinités. la vraie idée, ce serait d'aller s'excuser envers papa, envers maman, se coller sur les bancs de la faculté et se traîner des métiers louables - mais qui causent pas, pas assez pour lui. reiko qui se penche - colle un baiser sur la tempe de l'emmerdeuse, chieuse, râleuse, volcan en éruption qui dégouline d'inspiration.
- j'pourrais te mettre une branlée aux arcades. on pourrait s'poser quelque part aussi, juste s'poser. on pourrait aller s'frotter à la foule en boîte, sentir la sueur dégueulasse et les hormones d'animaux. on pourrait s'mettre une race et tellement gerber qu'on en aurait la gorge trouée.
joyeusetés, insouciance.
- à toi d'choisir, moi j'propose juste.
qu'un dommage collatéral mai - eux grandes victimes de l'ère destruction.

- - - - ☆ - - - -

livin' on a prayer -- si tu mourais ce serait comme si on m'enlevait les os. personne ne saurait pourquoi, mais je m'effondrerais.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

東京住人

avatar : JIE
multi : RAO
crédits : SKATE VIBE, ASTRA, TWEEK ✩, LAZARE
messages : 305
date d'inscription : 30/11/2017



âge : VINGT-TROIS
métier : BASSISTE ((TOKYO BANSHEES))
les amours : À MORT
quartier : SHINJUKU


MessageSujet: Re: neon night   Mer 31 Jan - 23:23


neon night -- tu prendrais les étoiles une à une et tu leur foutrais dans le fond de la gorge pour étouffer leurs rires bruyants de gamins néons luminescents des capitales brûlantes qu’ils rairaient toujours - du bruit jusqu’au bout, le bruit de la vie, des gens qu’existent - symphonie 2.0 d’une jeunesse qu’en a marre des rangs et des cases, qu’est plus maniaque (qu’a la gnaque) que dépressive et lessivée.
couleur rage il est leur drapeau, porté haut et secoué dans le vent. à l’odeur d’affrontement et d’impulsivité - ils sont pas les bons enfants de demain, ils sont les pires de tous, ceux qu’assiéront le monde un jour et qui le feront trembler sur un rythm’n’blues ou un rock hargneux.
ils sont goût citron-pamplemousse, explosent en bouche et font vriller les papilles. sont des bulles de sucre cristallisé qui fait monter le taux de glycémie au max, qui fait hurler la machine.
ils marchent en lignes obliques - sont pas droits mais qui l’est vraiment on sait pas.
c’est ça qu’ils sont.
des météorites, des noyaux qui se détachent, qui font des trous partout - dans l’ozone, dans la terre et même dans les coeurs tiens.
pires que les gaz à effet de serre.
alors mai et reiko ils se taisent pas - c’est pas bâillonnés qu’ils sont (c’est pas baille au nez - loin de l’ennui, plutôt rit au nez rayonnants), bras dessus bras dessous.
le sourire qui lui tranche la gueule, mai elle se sent plus vivante que jamais - toujours avec lui, baiser qui claque sur la tempe.
« cite-moi une personne sur terre qui sait où elle va. » tu trouveras pas. même les gens biens savent pas quelle pente ils descendent ou remontent. « y a pas d’plan. » y en a jamais eu. eux c’est le théâtre de l’absurde - viens on boit un verre puis après on va courir sur les ponts et demain on mangera une salade parce que donner du sens à tout ça demande trop d’efforts. faire des plans c’est trop coûteux et puis pourquoi ? - pour pas les suivre. pour les envoyer valser, foutre un coup de pied dedans, déchirer les cartes quand elles sont sur table.
« me mettre une branlée ? » toujours cet air à la con sur la face - le bras qui se serre un peu sur lui. « super prétentieux le gars. » haussement de sourcil. « okay tu sais quoi ? » les pas qui s’arrêtent et l’air supérieur. « le premier qui perd à street fighter paye à boire. » déjà repartie vers les arcades, mains sèches sur les commandes. « et surtout n’a plus le droit à un seul non jusqu’au matin. » parce que c’est plus marrant quand on a le pouvoir. « tu marches ou tu lâches, kita ? », murmure de l’insolence personnifiée. c’est pas grave si tu marches pas, tu marcheras pour autre chose.

mais dis-moi pourquoi
on a l’air de taches de couleurs saturées
sur un fond de toile délavée.


Spoiler:
 

- - - - ☆ - - - -


andromaque

ortie dans la grande faune couleuvre parmi les pieuvres
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

kaze's property

avatar : kunpimook bhuwakul.
multi : kohaku de la rivière, shiki dans les jardins.
crédits : oursblanc. ♡
messages : 637
date d'inscription : 16/11/2017



âge : 22 ans.
métier : leader, chanteur et second guitariste des tokyo banshees.
les amours : invariables - chantier coupable.
quartier : shi-buya.


MessageSujet: Re: neon night   Dim 25 Fév - 20:02


neon night -- elle tire, elle assassine, elle bute sous le coup des mots qui traversent ses lèvres souvent fermées - mais qui ce soir se fendent en un sourire. elle l'océan en rage, elle la tempête qui fait carnage, elle qu'a jamais été sage, qui ressemble à ces incroyables mirages. mai elle s'attrape pas, mai elle doit se voler comme peut se piquer un joyau dans un musée. elle doit se voler comme une parure autour du cou d'une bourgeoise. elle doit se voler comme une respiration qui se bloque durant le grand saut dans le vide. un de l'ange, un qui fait s'échapper la peau à mesure que les mètres s'enchaînent, un qui donne un tourbillon dans l'estomac, un qui fait place au doute. inspiration profonde, éclat de rire sincère qui vient jouer du tambour contre ses cordes vocales, un coup de coude dans les côtes pour la donzelle à l'appui.
- j'marche. j'te suis jusqu'au bout du monde s'tu veux. vulgaire enfant qui mâche ses mots comme un morfal en manque de son troisième goûter de la journée. il regarde l'écran, fout la pièce dedans, et le combat sans aucune pitié commence à la vision des quelques lettres criardes. sourire qui disparaît, apparaît, joue au plus fort - premier round qui se gagne, puis l'autre qui se perd.

ça se mélange.
- putain.
ça s'embrouille.
- AAH MER -
il essaie de la déstabiliser, la pousser un peu.
- j'pense les commandes sont foutues.
mauvaise foi qui fait glousser.
elle est douée.
- naaan mais naaaan.
râle désespéré de l'enfant perdu, non pas de peu - seulement de loin.

bras qui s'élancent vers l'arrière, les mains qui se glissent sur son crâne et le soupir dépité.
- bah en tout cas là j'vais pas vers la victoire hein. oeillade malicieuse qui récupère dans les étoiles une lueur éphémère. grincement des dents - et lui qui s'attarde sur le plafond qui accueille d'autres éclats colorés. j'vais vers la honte, prêt à faire pleurer les bouteilles. elle est belle mai dans ses grands jours, dans ces moments où elle rayonne plus que d'autres - comme si rien ne pouvait la toucher, comme si le monde était à ses pieds.
et ça arrive.
ça arrive souvent - sur scène quand son solo vague fait crisser les planches. sur scène quand s'éteignent les derniers projecteurs. sur scène quand ses cheveux épousent sa face pleine de sueur.

- balance, j'suis ton humble serviteur. mais évite de m'ruiner, déjà qu'on est des musicos, c'est pas choisir la facilité.

yes man.

- - - - ☆ - - - -

livin' on a prayer -- si tu mourais ce serait comme si on m'enlevait les os. personne ne saurait pourquoi, mais je m'effondrerais.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

東京住人

avatar : JIE
multi : RAO
crédits : SKATE VIBE, ASTRA, TWEEK ✩, LAZARE
messages : 305
date d'inscription : 30/11/2017



âge : VINGT-TROIS
métier : BASSISTE ((TOKYO BANSHEES))
les amours : À MORT
quartier : SHINJUKU


MessageSujet: Re: neon night   Lun 26 Mar - 0:14


neon night -- reiko il s’regarde pas - il s’observe. longuement - avec attention. de cette jeunesse aux épaules qui tremblent de vie sous le cuir noir et épais - l’éternel. il est pas fait que de chair et de sang - il est pas qu’homme. de cris, de rires et de cristal (un peu, un bout, un unique). il se fait tonnerre et éclair en même temps - quelque fois boule de coton, morceau de sucre nuageux qui fond sur la langue (mais pas souvent). il a une façon de rire que mai a essayé de foutre en mélodie mais y a trop de notes différentes - et sur sa basse ça sonne discordance mais dans sa gorge à lui c’est toujours des sons qu’on a envie d’entendre encore et encore - en boucle. il est pas qu’adulte et gamin reiko - il est pas que coincé entre les deux (comme elle). il est les deux en même temps et c’est harmonieux - ça donne des jours aux sourcils froncés et aux mots justes, des soirées aux sourires qui creusent ses fossettes et aux insultes gratuites. il est pas que blanc et noir reiko, il est pas que si ou ça - toujours tout à la fois, pèle-mêle de spontanéité humain qui déambule dans tokyo. c’est pour ça qu’elle est si bien là mai - parce qu’à deux ils peuvent être deux fois plus ça et ça et deux fois moins ça et ça. pas besoin d'artifices pour que ça explose.
coup de coude dans les côtes ça lui fait remonter un rire à mai - coup d’épaule et sans rancune ils se bousculent parce que y a que comme ça qu’ils ont appris à dire qu’on s’aime assez pour se suivre en promenade de santé dans les enfers. elle y met sa pièce aussi - les yeux qui courent sur lui puis sur l’écran. premier round et game over en grosses lettres rouges ça la fait grogner mai. « j’t’ai laissé gagner celui-là. » mensonge éhonté mais des mensonges qu’on dira tendres. second round gagné y a presque plus de joie qu’explose qu’à un premier anniversaire - le poing en l’air. puis un autre et ça se serre - mai les lèvres pincées une insulte qui les passent chaque fois qu’elle se prend un coup. « j’vais te défoncer. » les doigts qui serrent tellement fort les manettes qu’elle pourrait les arracher. « PUTAIN ME POUSSE PAS. » les pieds qui piétinent c’est comme le combat d’une vie. « c’est toi qu’est foutu ouais - j’espère que ta banquière est pas trop du genre anxieuse. » dernier round gagné c’est le sourire de mai qui se vante et s’appuie sur l’arcade. « et c’est une victoire écrasante de mai, t’inquiètes pas j’essuierai tes larmes. » encore un rire qui chatouille la gorge devant son air dépité - la main qui fourrage dans ses cheveux qu’ont jamais connu aucune discipline, le bras qui revient s’enrouler sur ses épaules elle pointe du doigt la supérette d’en face qui ferme jamais. « j’marche vers la honte avec toi - j’suis un vainqueur humble. » le vent qui défait la frange elle avance et elle se fait tranquille. « j’propose qu’on - que TU pardon - ailles acheter de quoi pas mourir de soif et qu’on aille là-haut. » le doigt encore qui montre un endroit dont elle a le secret - un toit d’immeuble un peu branlant, celui qu’elle a habité avant d’en changer et toujours le code d’entrée dans un coin de la tête. « j’te garde pour moi ce soir. » ça pétille la malice dans le fond des pupilles et elle se dérobe pour entrer la première au son de cloche familier du konbini. « c’est chiant j’suis condamnée à la bière et au whisky bon marché - au prochain concert fous-toi à poil, ça fera monter les prix. » c’est pas filtré - elle a jamais su filtrer - et ça fait bien rire le gars derrière la caisse et mai qui se remplit les bras de bouteilles c’est pire qu’une paris hilton lâchée dans les galeries lafayette. « sors-moi ta carte bleue chéri. » et sans limites elle aurait bien ajouté une tape cliché sur les fesses mais y a chaque centimètres d’espace entre chacun de ses bras qu’est occupé par des canettes et des bouteilles - trop et elle le sait pertinemment. alors c’est un de ses clins d’oeil qu’elle a jamais su faire et un éclat de rire qui la remplace. ça l'odeur et le goût des choses faciles - de celles qui valent rien vues comme ça mais qui vont rester et pour un bon bout de temps.

le feu est passé au vert.

- - - - ☆ - - - -


andromaque

ortie dans la grande faune couleuvre parmi les pieuvres
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: neon night   

Revenir en haut Aller en bas
 
neon night
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Neon Genesis Evangelion - Les figurines
» 10/08/2009 - Clermont Ferrand - Cosplay à la "TOKYO NIGHT"
» [ANIME] Senkou no Night Raid
» Night of Champs III
» HEROES OF THE DC UNIVERSE: BLACKEST NIGHT: RED LANTERN ATROCITUS

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
raining in tokyo ☆  :: tokyo -- 東京 :: shibuya :: center gai-
Sauter vers: