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 (left me dying for your love); yasuo

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東京住人

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MessageSujet: (left me dying for your love); yasuo   Dim 10 Déc - 20:26

casanova fucked me over, left me dying for your love  -- Rude journée – cheveux sales, joues rougies de deux traînées inégales et le goût du sang sur la langue à force de se mâchonner les lèvres. Il essaye de se concentrer, met tout son cœur dans ses putains de notes mais son esprit dérive et il se noie dans des cheveux gris et des sourires coupants, une mâchoire à se damner et la chaleur de quelques étreintes à peine esquissées.

On lui a souvent – toujours – dit qu’il aimait trop vite, trop fort, trop grand, trop tout. Qu’il se faisait du mal à vénérer ses amis, à les perdre dès qu’il était plus dans la case franche camaraderie ; on lui a répété et nemo pouvait que hocher la tête. Tristement. Il fait pas exprès de tomber amoureux, nemo. On lui laisse jamais l’occasion de s’en échapper.

Et y a l’amour qui frappe à sa porte, la tension qui la gratte et lui qui l’ouvre en grand, qui les accueille comme des vieux amis sur un jingle de t’étais prévenu aux allures de série tv mal réalisée. Ça sent l’adolescence pourrie et un paquet d’années gâchées, gamin entiché attaché à son propre frère ; frère dans l’âme et le cœur, à défaut du sang. Nemo n’a pas de famille.

Ce soir c’est lui qui gratte à la porte, chien battu trempé par la pluie sali par l’eau brouillée et malmené par le débordement d’affection qui griffe l’intérieur de ses ongles. « hey. » poignée tournée, le petit prince sans couronne aux genoux tremblants qui t’offre son plus beau sourire, la pression qui s’empare de ses épaules et son cœur qui – tambourine défonce l’intérieur de sa poitrine crie à l’aide veut qu’on le libère. Il l’a sur les lèvres quand il fixe les tiennes une infime seconde, se reprend celle d’après en dégainant ses deux pizzas. Paquets ramollis par le temps, mais il jure qu’il a fait de son mieux pour qu’elles soient comestibles.

« j’avais pas envie de rentrer. » fuyard incapable d’affronter l’épanouissement de ses mères – il se sent coupable, pas à la hauteur, pas foutu de leur décocher des grimaces honnêtes et les remercier convenablement. Alors il découche, va chez qui veut de lui mais ce soir, ce soir c’est toi qu’il veut. Ta compagnie, comme c’est tout ce qu’on lui permet d’avoir. « et les autres me répondent pas. » mensonge qui retrousse douloureusement ses lippes ; il a même pas demandé aux autres, mais tu comprends, faut pas avoir l’air trop avide.
« bref, j’ai des pizzas et une furieuse envie de pisser. Tu m’offres ton toit ? »

Il inspire, et bloque sa respiration – vieille habitude, ses poumons mis au supplice dans l’attente des réponses. Il se dit que c’est pas grave si tu peux pas, si t’as pas le temps, si t’es occupé. Il ira ailleurs, ça arrive. « s’il te plaît. » plus pathétique qu’il l’avait planifié ; il met ça sur le compte de l’eau gelée qui coule dans son cou. Sait pertinemment que c’est ta faute à toi.
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MessageSujet: Re: (left me dying for your love); yasuo   Dim 10 Déc - 22:37


contrairement à son esprit, l’appartement de yasuo était parfaitement bien rangé. rien ne traînait, tout était en ordre. c'était la seule chose dont il prenait soin, sûrement parce que c'était sa mère qui lui avait permis de vivre dans un logement largement acceptable pour des gens aux finances aussi limitées qu'eux. ici, "chez lui", il se construisait quelque chose de semblable à de la paix. un endroit où, ça ne servait à rien de traverser l'intensité des émotions destructrices. caché sous une couette épaisse, devant un écran d'une console portable, ou dans un canapé aux tons usés, il n'avait à ses préoccuper de rien. et certainement pas du temps, laid, qui projetait des gouttes froides contres les rectangles de verres qui lui offraient un peu de lumière. d'une part, ça l'avait profondément agacé de constater qu'il ne pourrait même pas aller dehors. la pluie le freinait considérablement, même s'il avait déjà passé de nombreuses nuits dehors, trempé par l'eau glaciale du ciel. et puis, il s'était fait une raison, c'était pas si terrible, au final. le confort de la solitude l'avait toujours agréable étreint.
sans qu'il ne s'y attende d'aucune manière, on frappe à sa porte. yasuo, il grogne déjà. sans savoir qui c'est. parce que d'habitude, y'a personne. il ne voit personne, ne demande personne. sauf si on le prévient un peu à l'avance. ses sourcils se froncent immédiatement. petite peste. insolent qui refuse qu'on brise son calme. pourtant, il parvient à se tirer de son confortable matelas, s'étire intensivement, mais ne prend pas non plus la peine d'arranger ses cheveux d'argent. il se traîne jusqu'à la porte, et l'ouvre presque prudemment - on ne sait jamais.
le visage agréablement familier le rassure presque. nemo et son air abattu. nemo et la pluie.  ça n'importe pas, qu'il ne l'ai pas prévenu, au final. si c'est lui, ça va. yasuo lui sourit, et s'écarte rapidement, parce que le voir comme ça, frappé par l'humidité et le froid, ça ne lui plaît pas tant que ça. et puis, le s'il te plaît le surprend un peu. ils n'ont pas besoin de ça, d'habitude. « vas-y, rentre. » se force t-il à dire. c'était évident qu'il pouvait faire comme chez lui. ce que yasuo possédait, il le donnait à nemo sans hésiter une seule seconde. « vas te doucher, reste pas comme ça. j'ai des fringues qui devraient t'aller. » proposa t-il en tendant ses mains pour qu'il lui donne les boîtes de pizzas. « tu gagnes un point avec ça. » son ironie s'empare de ses lèvres tendues, alors qu'il entreprend de réchauffer la nourriture que son ventre appelait déjà. sans trop attendre, il se rendit dans sa chambre pour trouver un pull trop large et un jean noir qu'il amena au garçon, avant de s'affaler sur son canapé. « même jude te répond pas? c'est bizarre. elle fait chier. bref, tu peux rester dormir là ce soir, même demain soir, comme tu veux. » nouveau sourire. ses yeux glissent sur l'écran de télévision qui diffusait un épisode d'anime quelconque.
la pluie lui avait apporté nemo, il ne pouvait pas la détester tant que ça.
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MessageSujet: Re: (left me dying for your love); yasuo   Lun 11 Déc - 0:36

casanova fucked me over, left me dying for your love  -- « vas-y, rentre. » et c’est suffisant. Juste assez pour qu’il force un maigre sourire, en ravale un cinq fois plus imposant – lumineux – et hoche vaguement la tête à la proposition, le palpitant tambourinant au creux de sa cage thoracique. C’est pas la première fois qu’il va se perdre dans tes vêtement surdimensionnés mais, à l’intérieur, c’est tout comme ; et chacune de vos entrevues a des allures de première fois pour nemo, avec son attitude de gamin tremblant et d’adolescent malmené par des hormones qu’il ne soupçonnait même pas.

Pizzas léguées, croisement de regards, son visage qui s’enflamme – il fait chaud, plus chaud que dehors –, il attrape les vêtements et s’éclipse dans la salle de bain. Nemo agité, nemo qui se tord les mains et s’extirpe d’un lot de fringues trempées, nemo aux côtes un peu trop saillantes et à l’allure de poupée mal reconstituée ; il se paume d’abord sous la douche, prend le temps d’essayer de sentir bon. Savoure ensuite l’odeur qui s’échappe du sweat gigantesque, se promet de t’en voler plus fréquemment.

Il sort de la salle de bain, cheveux mal séchés et quelques gouttes traçant son sillage hasardeux jusqu’au salon – il connaît ton appartement par cœur, pourrait le dessiner de mémoire et pourtant, y a cet arrière-goût de découverte qui le happe dès qu’il fait un pas dedans, note les différences. Il fait la même chose avec toi, quand il s’écrase à tes côtés sur le canapé mais qu’étudier tes traits lui paraît bien plus enrichissant que de faire semblant de regarder la télé. « ok, j’ai p’tête un peu menti. jude a pas répondu parce que j’lui ai pas demandé. »

L’embarras fleurit sur son visage en champ de tulipes rosées, marmonnement étouffé par une manche collée contre sa bouche, il se tortille pour espérer sortir ses pieds du jean. Inspire, expire – deux ou trois fois. « mais j’avais envie de te voir toi. » il est conscient qu’il a la dégaine d’un petit frère collant, mais dieu sait que c’est cent fois plus que ça ; pourtant il en profite en se lovant contre toi, sa tête qui s’écrase sur tes genoux et les mèches humides qui s’étalent sur tes cuisses.

« tu vas bien, au fait ? » question volage, qu’il balance entre deux vagues coups d’œil vers la télé. « désolé de pas avoir prévenu, j’avais les mains prises. » pas qu’il ait l’habitude de se manifester sur ses pulsions – il a toujours aimé voir l’agacement s’effacer de ton visage à l’instant où tu le reconnais. Rire léger, ses yeux qui se ferment en réclamation silencieuse de caresses dans sa tignasse. « raconte-moi ta journée. Ou n’importe quoi, mais un truc. » il veut juste entendre ta voix, même plus intéressé par les pizzas qu’il a amené ; si ça implique de se détacher de toi, aucune activité ne lui paraît attirante.
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MessageSujet: Re: (left me dying for your love); yasuo   Lun 11 Déc - 22:07


yasuo avait insisté dès qu'il avait obtenu cet appartement. ça m'sert à rien que ça soit juste mon appart'. c'est le vôtre aussi. loin d'être de ces enfants généreux au grand cœur, il remettait seulement en avant son seul principe. être là pour sa famille, pour ceux qui ne l'ont jamais lâché. qui l'ont toujours accueilli, même lorsqu'il revenait en pièces, l'âme souillée par le désordre habituel. c'était égal, juste. et sûrement motivé par une affection unique que yasuo déversait pour les seules personnes qu'il pouvait apprécier.
nemo revient vers lui, et il se sent quelque peu rassuré de constater qu'il a meilleure mine. ses yeux s'attardèrent sur ses vêtements, exclusivement portés pas une autre personne. « ça te va bien. gardes-les. » lui partager ses affaires ou les lui donner était une routine. il pouvait lui donner tout ce qu'il possédait, sans réfléchir. et ça avait toujours été comme ça. yasuo n'avait jamais craint de se trouver dans une misère totale. il visualisait souvent le pire, mais ne s'y plongeait jamais. et puis, s'il s'y noyait, tant pis. du moment que ça n'était pas les autres, du moment qu'il pouvait toujours tendre la main à nemo et ses doigts tremblants. son cas importait peu, et se faire passer en avant était une action réservée aux égoïstes misérables qui ne tiennent à personne.
le regard peu attentif et partagé entre les dessins de l'écran et les yeux ravivés du garçon à ses côtés, yasuo ne fait qu'entendre la télévision, et il écoute nemo. « aahh sérieux? je me disais aussi. elle t'aurais pas laissé dans la merde. » petit rictus apaisé sur ses lèvres. ça l'aurait ennuyé d'être déçu par jude. même s'il savait très bien qu'il n'avait pas à l'être, il le serait jamais, les liens sont trop forts, la confiance est trop brute. la notion de mensonge ne s'arrête même pas dans son cerveau, d'ailleurs. peut-être parce que nemo pouvait lui faire les pires traîtrises, qu'il serait toujours à lui proposer des vêtements pour le réchauffer. sans bouger d'un iota, il laisse le garçon s'installer sur lui, le visage reposant contre son poing. « tu sais que ça me dérange pas. tu peux venir quand tu veux. même sans prévenir. » il pensait que c'était déjà clair, que y'avait pas à repréciser quoi que ce soit - tant pis. c'est qu'il s'y était mal pris. bon dernier dans le concours de celui qui exprime le mieux ses émotions, ça semblait un peu plus facile aux côtés de son ami le plus cher. il ne s'en rendit compte seulement maintenant. « j'ai rien fais de la journée. avec un temps comme ça, j'ai rien à faire dehors. mais ça va, c'est plus paisible ici. » loin du tracas. pour une fois que c'était appréciable. pour une fois qu'il avait pas à chercher dans la saleté pour se procurer de la sûreté. il suffisait d'ouvrir un peu les yeux. « et toi? t'as l'air bizarre. ça va pas, chez toi? et puis, tu foutais quoi, dehors, tout seul? » les questions qui fusent, c'est comme ça qu'on manifeste l'inquiétude quand on est maladroit. il pince ses mèches humides, écrasant les quelques gouttes qui perlaient encore des cheveux pastels.
la vie tranquille. le coeur tranquille. le cerveau, un peu moins, mais l'idée de se rapprocher de cette même tranquillité, ça calme le yasuo de feu qui s'auto-consume tout les jours.
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MessageSujet: Re: (left me dying for your love); yasuo   Mer 13 Déc - 20:40

casanova fucked me over, left me dying for your love  -- « ça te va bien. gardes-les. » lèvres qui se pincent, main instinctivement portée à sa poitrine par peur que le palpitant l’éclate – c’est pas la première fois, mais ça lui fait autant d’effet ; c’est pas la dernière fois, mais tout autant ça l’effraie. Il hoche la tête, gorge trop serrée pour émettre un son qui ne soit ni plainte ni gémissement déplacé. C’est une espèce de bonheur à l’état brut, des petites attentions qui rehaussent les commissures de ses lippes et arrachent quelques années à son visage déjà poupin.

Confession sur ses mensonges, il les souffle à peine par peur de décevoir ; comme s’il en altérait le sens en les murmurant tout bas. Incompréhension habituelle lorsque tu le pardonnes sans un mot – c’est aussi naturel pour toi qu’inespéré pour lui. Et c’est rien, fondamentalement ça devrait pas avoir d’impact sur l’orphelin, mais ça reteint ses joues d’une nouvelle nuance de rose, plus profond et juste assez foncé pour jurer avec la pâleur inquiétante de sa nuque. Il se sent voulu, désiré – aimé. « oui. » chuchoté pour appuyer inutilement tes dires ; c’est vrai, jude agirait pas comme ça. Jude jolie, jude gentille – à peu près comme la petite princesse, peut-être même pas autant que toi.

Parce que ça le sidère à chaque fois, nemo, de te voir si tendre, si attentionné ; ça malmène son cœur tout en l’enveloppant d’affection, ça le pousse à t’aimer plus fort chaque fois et il se force à en profiter, se pousse à savourer le goût de ton amour fraternel plutôt que de penser à la saveur amère de tes absences. C’est pas grave, qu’il se convainc ; ça vous laisse le temps de vous manquer. Encore une fois tu écartes ses doutes en un rictus et deux ou trois phrases balancées dans le vide, lui suit inconsciemment le chemin de l’air expiré – ses yeux braqués sur ta cage thoracique qui remontent, lents mais méticuleux, jusqu’à la courbe attendrie de tes lippes inaccessibles. « je sais. » mais ça m’empêche pas d’aimer quand tu le dis. rajout silencieux qui s’imprime dans le regard qu’il te lance, l’envie d’attention qui brille au fond de ses prunelles voilées par une fatigue grandissante.

Tête hochée au résumé de ta journée, la quiétude le réconforte et il se complaît dans la simplicité – déteste lorsque tes cicatrices se multiplient, petit bouton de paix au milieu de la guerre. « et toi ? t’as l’air bizarre. Ça va pas, chez toi ? et puis, tu foutais quoi, dehors, tout seul ? » lèvres qui se pressent en une fine ligne ; il est pas contrarié, juste inquiet. Sur la manière de formuler ses tracas inexistants – à l’idée de paraître excessif, comme d’habitude. A défaut de sentir la morsure du froid, il a toujours été trop sensible aux coups de couteau du silence. « si, ça va. Ça va trop, même. » ses yeux se ferment à la sensation de tes doigts dans sa tignasse, soupir s’éclipse d’entre ses lippes entr’ouvertes. « elles s’inquiètent, encore. » trop. deux femmes trop tolérantes, trop gentilles, trop enjouées. Y a pas de place pour la peine, entre leurs murs dorés. « je suis tombé dans les escaliers, elles ont paniqué. » quand on ressent pas la douleur, on a beau dire que ça va, personne vous croit. La maladresse qui amènerait à l’hôpital, si mesdames ikeda s’écoutaient.

« mais c’est pas grave. J’étouffais, c’est tout. » maigre sourire, de ceux fatigués qui n’ont plus la force de feinter – il se rapproche encore de toi, se redresse juste assez pour presser son visage contre ton torse et inspire, profondément. Fatigue qui parle, fatigue qui le contrôle ; il a besoin de contact nemo, a toujours eu la fâcheuse manie de se planter sur les genoux des autres, d’attraper les mains qu’il pensait tendues, de caresser les nuques qui l’appelaient. Et avec toi c’est peut-être pire – ou mieux. « j’crève de froid. » tentative d’être subtil, il échoue probablement mais s’en moque ; ses bras se sont déjà enroulés autour de ton cou et son sourire, penaud, dévoile deux rangées de dents éclatantes. Alors forcément, il peut pas s’empêcher de laisser un rire agiter ses épaules, le genre gêné mais pas encore tout à fait coupable.
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MessageSujet: Re: (left me dying for your love); yasuo   Jeu 14 Déc - 23:12


pour une fois que les sourires se maquillaient pas d'hypocrisie. pour une fois qu'on pouvait être honnête, aimant, sans s'armer de prudence ou de mauvais. yasuo n'avait jamais de ces moments où il était lui-même. l'identité égarée dans une centaine de faux-semblants trouvés aux coins des rues, il s'était plus épris des illusions. il ne cherchait plus à construire une quelconque vérité, s'ennuyant des choses qui venaient d'elle-même. il fallait toujours chercher un peu plus loin, et se jouer de la réalité des autres. sa façon à lui de remodeler les choses consistait à repeindre les pavés du sang qu'il crachait, et étouffer les murs de la ville sous des bombes de peinture toxiques. la rage sourde, la jeunesse encore trop instable.
ici, ça allait. les battements de son coeur avaient trouvé une ligne à suivre, et s'y tenaient, calmement. maintenu par la présence du garçon rose contre lui, son air apaisé qui s'était fait si rare, s'était installé dans son corps à une rapidité presque agréable. c'était peut-être le don de nemo et de sa facilité à débarrasser yasuo de ses préoccupations habituelles. plus rien n'avait de réelle importance, et pour une fois, ça n'était pas si grave. « j'comprends. mais tu sais qu'elles se soucient juste de toi, hein? » s'assura l'argenté, haussant légèrement les sourcils. il mérite qu'on s'inquiète, nemo. il mérite que le monde entier s'assure qu'il aille bien, que ses yeux soient pas trop emplis de larmes aujourd'hui, ni demain. yasuo craignait toujours de ne pas être assez présent pour lui, de manquer les moments qui pouvaient l'écraser un peu plus. silencieusement, il 'était reconnaissant envers la première personne montrant le moindre signe de soutient envers l'autre garçon. des mains tendues, des sourires honnêtes - c'est tout ce qu'il voulait lui distribuer, encore et encore.
« t'as encore froid? » questionnant l'évidence, il s'en fiche, il le couvrirait de chaleur tant qu'il le faudrait. dans un sourire qui dévoile ses dents, il émet un souffle égayé quand le garçon décide d'être un peu plus collant. « y'a une bouteille de vodka dans le frigo si t'as si froid que ça. » à mi-chemin entre l'ironie et le sérieux, yasuo arborait son habituel rictus amusé. le goût du défi, taquinant ses lèvres à chaque instant. « j'déconne. » ses bras enlacent grossièrement la tête aux mèches rosées, qu'il approche de son torse affectueusement, dans l'objectif de lui partager sa chaleur, presque innocemment pour un jeune homme usuellement si brusque. encore perdu dans un caractère quelque peu lunatique, le sombre de ses yeux ne traduit rien si ce n'est l'envie d'être un réel soutient pour quelqu'un qu'il chérit. « tu devrais emménager ici. ça serait cool, non? je suis sûre que tes mères seront pas contre, si c'est moi. je suis gentil. » insolence sur la plaisanterie de sa bouche. la spontanéité d'une idée qui lui a traversé la tête en quelque secondes, juste le réflexe de saisir les choses dès qu'elles passaient dans son esprit, sans réfléchir trop longtemps, histoire de ne pas les périmer.
peut-être pas gentil, peut-être pas méchant. juste désireux d'entretenir une vie un peu moins crasseuse si nemo pouvait rester avec lui un peu plus souvent. il savait comme ça pouvait lui être bénéfique - et même si la proposition restait suspendue dans le vie, la porte du jeune shigeru était, malgré ses marmonnements contrarié à chaque fois qu'on y frappait, toujours ouverte.
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MessageSujet: Re: (left me dying for your love); yasuo   Sam 16 Déc - 2:38

casanova fucked me over, left me dying for your love  -- Et quelque part il s’égare à mi-chemin entre les fantasmes et la réalité – demi-rêve une espèce de vie que vous pourriez vivre, parsemée de quotidien domestique et de sorties poussées par l’impulsion, à traîner dans les entrailles de Tokyo la belle, la majestueuse empoisonnée, à explorer ses tumeurs de rebelles sans abri, d’artistes sans le sou et de vendus sans amour. « J’comprends. Mais tu sais qu’elles se soucient juste de toi, hein ? » Lippes pincées, l’illusion qui se déchire dans son soupir, fond sur le bout de sa langue comme un cacheton qu’il digérera mal. « Je sais. »

C’est tout ; il sait. Il en est conscient – tout le monde s’inquiète pour nemo, la petite chose fragile qui n’aurait pas eu sa place au cœur d’un vrai gang, qui ferait qu’handicaper les plus forts à force d’encombre leurs bras de ses micro-problèmes déconstruits. « Mais elles le font trop. » Et c’est faux, si faux qu’il regrette instantanément d’avoir verbalisé sa pensée ; contradictoire, le gosse qui se plaint d’un trop-plein d’attention pour quémander celle des autres. La vérité acide dans sa gorge veut le pousser à avouer qu’il se sent seul, douloureusement seul en voyant les belles dames s’échanger des regards langoureux, des baisers gorgés de la tendresse d’amours réciproquées.
Il préfère décaler le problème sur leur abus de souci, alors qu’il reviendrait en rampant vers elles pour s’assurer que quelqu’un veut toujours de lui et de sa panoplie d’insécurités. « Y’a une bouteille de vodka dans le frigo si t’as si froid que ça. » L’hésitation s’apprête à faire vibrer ses cordes vocales mais tu le devances en muant la proposition en blague – fleurs bouillantes sur ses joues à l’idée de s’être presque ridiculisé, il plonge dans ton étreinte à bras ouverts (avant qu’ils n’enlacent ton cou et s’y perdent en grand). « Tu devrais emménager ici. Ça serait cool, non ? Je suis sûr que tes mères seront pas contre, si c’est moi. Je suis gentil. »

Ricanement forcé qui s’échappe d’entre ses lèvres, avant qu’il ne recule un peu, dans une tentative de lire l’humour dans ton expression ; si proche qu’il pourrait compter tes cils, le voilà qui s’écarte un peu trop brusquement, à deux doigts de tomber du canapé. Redressement, toux aussi gênée que feinte – « vraiment ? » Le ton qui suinte plus d’espoir qu’il ne l’aurait voulu, il pourrait penser à la torture quotidienne que ça lui infligerait ; ne voit en l’instant présent que l’idée délicieuse de pouvoir passer ce-même quotidien à tes côtés. Y a ses lèvres qui s’étirent en un rictus mi-attendri mi-taquin, l’air de dire crétin. « évidemment qu’elles seront pas contre, tu bouffes tout ce qui m’approche avec de mauvaises intentions. »

C’est marmonné presque timidement et il enfouit ses mains dans les manches amples de ton sweat, encore étourdi par la sensation douce du tissu autour de sa petite personne. Naturellement, il s’écrase de nouveau sur toi dans un soupir à peine fatigué – pour se relever quelques secondes plus tard. « je vais y réfléchir. En attendant, tu m’as donné envie avec ta bouteille. » Commissures toujours surélevées, il s’éclipse pour aller chercher la future arme du crime, s’emparant au passage de deux verres et d’un de ses plus beaux sourires-regards.
« on a qu’à boire à l’hypothèse que j’emménage ici. » L’air de dire que c’est pas sûr, alors que l’intégralité de son être lui hurle d’accepter, de sortir sous la pluie pour aller chercher ses affaires et clamer l’endroit comme étant sien – à défaut du propriétaire. Mais ce genre de décision ne se prend pas à la légère, pas vrai ? « de toute façon, tu devrais deviner ma réponse facilement. J’te laisse servir, j’ai un passé inexistant avec l’alcool. » Quelques vagues cuites prises entre deux années d’études, gosse trop sérieux et frêle pour se permettre d’en avaler trop sans les personnes adéquates. « Merci, Suo. » Embarras éclatant sur ses pommettes, son regard qui fuit – à l’inverse, son épaule se presse contre toi. Avide de contact, de proximité. D’amour, aussi, un peu. De toi, probablement, beaucoup.
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MessageSujet: Re: (left me dying for your love); yasuo   Sam 16 Déc - 22:13


il est loin, le garçon des rues. l'image si minutieusement construite à l'aide de l'astre lunaire. si facilement, elle cède et fait de yasuo ce gamin banal, celui qui a rapidement l'air de se chercher en riant simplement des dangers dont on le met en garde. c'est peut-être au centre de sa famille qu'il est le plus inoffensif, pour une fois bercé par une dizaine de sentiments positif. l'affection débordante, l'amour qu'il peut supporter - celui qu'il n'a pas choisi de détester. celui qu'il pouvait encore produire, sans difficulté. rien de complexe dans le cœur de yasuo, ce sont juste des boîtes, des cases nommées et tout y est répertorié soigneusement. il organise les choses qu'il aime et celles qu'il hait, facilitant le travail de son esprit. puis ça lui donne le goût du contrôle, l'impression d'avoir les choses en mains alors qu'il tient rien du tout yasuo, il s'approprie le vide, ses mains se renferment sur de l'air et il clame tout haut que c'est son butin. ridicule petit pantin, absurde de croire que lui, il a la chance de s'en sortir. « ok, tu me diras quand t'auras cédé. » facile prétention de se croire si aimé. ça vient tout seul, quand il capture le regard de nemo, et ses manies rosées. toujours gagnant dans sa tête, il était évident pour lui qu'on ne pouvait lui dire non. véritable pourri-gâté de son propre monde, yasuo n'avait jamais accepté qu'on le contredise - ou que l'on rejette, ne serait-ce que légèrement, ses idées les plus minimes.
la vue de la bouteille d'alcool lui arrache un sourire victorieux. c'est simple, de se perdre dans les saveurs du poison. tout le monde le fait, le temps d'une soirée ou toute la vie. yasuo, il aime bien ça. pas que ça lui apporte un quelconque soutient dans le confort de ses misères habituelles, juste qu'il trouve ça amusant, comme tout ce qui est capable de le tuer. c'est le feu qui l'attire, alors le sentir rugir dans sa gorge et ses organes est toujours pleinement satisfaisant. un rire grattant ses cordes vocales, ses doigts se nouent autour de l'objet de verre. « "l'hypothèse". on va faire comme si c'était pas déjà une évidence. » animé, il abandonne son idée initiale de coller ses lèvres au goulot, et remplit sagement les deux petits verres, l'air totalement conscient de ses actions. il savait gérer l'alcool et avait encore plus ou moins un peu d'emprise sur les flux de ses veines. impatient de redécouvrir les réactions de nemo et les différents teints qui allaient s'emparer de son visage, il lui place un verre dans la main et hausse les sourcils. « bois d'un coup. » ordre glissé du bout des lèvres, il ne tarde pas avant d'y porter l'objet. et ça éclate dans sa bouche, c'est immonde mais délicieux, déconcertant mais grisant. ça explose, et c'est soudainement ce qu'il a toujours voulu. parce qu'aux côtés de nemo y'a tout qui semble un peu plus coloré, un peu plus fort que l'habitude. ça relève un peu de la magie, c'est brillant et ça palpite.
c'est toujours mieux avec lui, et ce si incontestable, que yasuo a constamment préféré le taire.
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MessageSujet: Re: (left me dying for your love); yasuo   Dim 21 Jan - 22:07

casanova fucked me over, left me dying for your love  -- « ok, tu me diras quand t’auras cédé. » lèvres pincées et sourires volés – il est foutu nemo, il le sait dès qu’il croise ton regard, que t’attrapes le sien et que son cœur chavire, quelque part, au fond de sa poitrine. Pile dans ses chaussettes, où il élit domicile et décide de l’abandonner ; c’est qu’il se sent presque à poil nemo, l’âme mise à nue et étalée en long et en large sur son visage. Coups de pinceaux timides qui rehaussent ses lippes, l’alcool serré entre ses doigts un peu trop tremblants.

Nemo tient pas l’alcool.
Il le sait, il en est douloureusement conscient – est quasi sûr qu’il a confié ses malheurs à jude avec un ou deux grammes dans le sang, avec quelques je l’aime qui ont fait tâche entre ses larmes de dramaqueen. Mais voilà, nemo il a l’alcool triste, dès le premier verre il expulse tout par les yeux et c’est moche, c’est plein de morve et de sanglots mal ravalés. « bois d’un coup. » et voilà, la magie opère – tu dis, il fait, et il se sent bien. Il se sent bien quand ça lui brûle la gorge, quand ça s’infiltre dans son système comme un million de petites aiguilles ; relents d’acupuncture, ses muscles qui se détendent et ses pupilles qui brillent d’une constellation et demie.

« ça me fait rien. Verse un deuxième. » l’autorité sur le bout de la langue et l’arrière-goût amer, le genre qui donne envie de vomir et d’en reprendre en même temps – le genre qui le pousse à en vouloir plus, à s’en brûler l’œsophage et à en vomir de la vodka. « c’est dégueulasse, t’en bois souvent toi ? » et le voilà qui confesse son absence d’expérience ; c’est qu’il a beau traîner au fin fond de tokyo, il touche pas ce qu’on lui tend, nemo. Un peu de sake quand il est obligé, les sorties de classe qu’il évite le plus possible.
Faut croire qu’avec toi il se sent pousser des ailes – reste à savoir si tu les lui couperas. « pourquoi tu veux que j’vive avec toi, yasuo ? »

Curiosité qui suinte de ses pores et il regrimpe sur toi, se pelotonne contre ta poitrine. Ecoute les battements de ton palpitant, se laisse bercer. Les premiers verres lui donnent envie de dormir, et de raconter tout ce qui court dans son esprit. « pas que j’veuille pas, mais ça tu le sais déjà. Explique-moi juste. » dis-lui que tu l’aimes, grave-le sur sa peau et dans ses os – il veut y croire, s’en convaincre, s’en persuader. Parce que ce soir il a l’impression de voler, et qu’il veut pas se dire que voler, ça ressemble douloureusement à tomber.
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MessageSujet: Re: (left me dying for your love); yasuo   Mer 24 Jan - 18:52


énième caprice d'un gamin constamment à la recherche de distraction, yasuo propose l'alcool, le dangereux. avec un peu de chances, peut-être qu'il brûlera complètement de l'intérieur, cette fois. mais ça l'attendrit un peu, quand il voit nemo se lancer dans le poison sans aucune hésitation. il se doute que le garçon n'a pas forcément l'habitude de s'incendier les organes. il aime se porter à croire qu'il serait toujours différent des autres, un peu plus unique que les autres. plus ils avancent, plus ça devient une évidence: il peut faire confiance qu'à nemo et ses yeux brillants. ça a toujours été comme ça, à lui tendre la main ou chercher la sienne quand ça devient un peu trop sombre pour son esprit lâche.
obéissant et vêtu d'un rictus amusé, yasuo remplit à nouveau son verre sans se faire prier. alors que ses lèvres à lui sont attachées au goulot de la bouteille, juste parce que ça va plus vite, ça se propage monstrueusement, comme il le souhaitait. « non. ça dépend. » ça dépend de la couleur du ciel et de celle de ses pensées. il n'aime pas l'alcool tant que ça yasuo, juste l'idée de se jouer de sa conscience et des limites. (parce que toute forme d'auto-destruction est alléchante) et puis, ça lui arrivait de s'égarer dans un bar dans ses soirs d'errances. quitte à se faire mourir à petit feu dans les ruelles de tokyo, autant en goûter tout les poisons.
à sa question, ses yeux se plissent légèrement. c'était évident, pourtant. c'était eux deux contre la terre entière, depuis les premières fois qu'ils avaient appris à s'aider. de toute façon, y'avait jamais vraiment besoin de raisons. dans la tête de yasuo, c'est plutôt des pulsions et des envies soudaines, variées. bêtes, aussi. impulsives. c'est comme ça, il parle avant de réfléchir et le contraire avait tout l'air d'une perte de temps. alors il pince ses lèvres, essaie de s'appliquer à penser alors qu'il se laisse de nouveau étreindre sans ne rien dire, sans bouger. « bah, t'es la personne qui m'emmerde le moins. enfin, tu m'emmerde même pas, hein. mais ta présence... m'apaise, je crois? alors si j'pouvais t'avoir avec moi tout le temps. » honnêteté vibrante. sa nuque vient chercher le dossier du canapé, il ne sait plus trop combien de fois il s'est agrippé à la bouteille, y'a des brins de confusion et une vague de chaleur, mais rien d'alarmant. lentement, ses doigts se mêlent à ses cheveux quand il s'efforce de ne laisser aucun chaos perturber la tremblante harmonie. « et puis ça me fait chier de te savoir tout le temps dans les rues. 'y pourrait t'arriver n'importe quoi. » relents de surprotection marmonnés, il ne réalise même pas l'ironie. lui aussi s'est promis aux pavés, et à lui aussi, il lui arrive n'importe quoi. et pourtant c'est si moindre, si peu important quand il a le coeur de nemo entre ses paumes déchirées. « ça suffit, ou il faut que je me justifie encore plus? » ses lèvres qui s'étirent un peu plus tandis que son regard se pose sur l'autre garçon. il laisse la bouteille de côté, parce que soudainement, ça devient plus qu'un accessoire dont il n'a plus envie - encore cette somptueuse manie de se lasser des choses si vite. « après, si t'as pas envie, je comprends. faudra juste me donner des bonnes raisons. » rien de trop sérieux, si nemo refuse yasuo se sentira juste infimement vexé, peut-être froissé. rien qui ne pourrait durer trop longtemps, c'est nemo,ça guérit vite. de toute manière, il se doute qu'il ne rejettera pas l'offre.
mais il se doute de rien d'autre. la proximité, l'attachement excessif, les joues rosées et les yeux étoilés, ça lui fait rien. c'est si peu familier qu'il n'y fait pas attention, qu'il remarque rien, ignorant au coeur écorché.
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(left me dying for your love); yasuo
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