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 night on earth (reizo)

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東京住人

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MessageSujet: night on earth (reizo)   Dim 17 Déc - 1:36


tout ce que tu fais, c'est essayer de combler le vide. escapade constante du moindre sentiment. travailler, s'occuper comme on peut. te péter la santé avec des nuits blanches et des gardes interminables. tu te plais dans cette petite routine, quoiqu'un peu abrutissante. tout est fixe, organisé. pas de mauvaise surprises. pas de douleur.
mais tu te sens affreusement solitaire. ennuyé. creux. c'est pour ça qu'il est là. non, pas l'alcool, mais plutôt reizo. (les deux, il faut l'avouer, depuis quelques mois, tu commences à prendre plaisir à engourdir ton cerveau et souffler le temps d'une soirée.)

brouiller la ligne entre la luxure et l'amour. il est juste là pour recevoir ton surplus d'affection, de supporter les caprices de ton cœur qui aime vingt fois trop, sans vouloir se l'admettre. c'est pour ça que tu finis toujours par l'appeler quand ton lit devient un peu grand pour toi, que tu te sens à l'étroit dans ton propre corps et que tu cherches un échappatoire, le doux amer, le bon mélange entre distance et proximité, juste assez pour ne pas mourir de solitude, sans être spécialement comblé. un message, une supplication, une invitation à boire un verre chez toi, regarder un film, passer du temps, emoji. juste pour te convaincre qu'on peut t'aimer, du moins pour quelques heures, avant de se rhabiller et continuer sa vie.
parfois tu te dis que tu es trop dépendant de lui. qu'il ne faudrait pas que t'accroches autant. qu'il va te laisser. qu'il s'en fout. tu sais bien que tu n'es pas le seul dans son cœur, mais ça reste sympa de prétendre que tu signifies quelque chose pour lui.

tu cherches quand même des alternatives. déjà, y'a hyunseong qui est revenu à la vie (mais tu es encore en train d'user de tout ton self-control pour ne pas foirer la tienne encore, vous vous contentez des discussions gênantes pour l'instant, plutôt que les mauvaises décisions, pour une fois.) tinder et grindr sur ton téléphone, pour te distraire malgré les dates généralement foireux. t'es trop occupé et/ou émotionnellement indisponible pour entretenir quoi que ce soit. reizo reste quand même le premier choix, la facilité, le petit refuge. mais le jeu des swipes reste tout de même vaguement addictif. un amour artificiel, feindre l'intérêt pour une seule finalité. essayer de cerner une personne grâce à quelques photos et deux lignes de biographie. du coup t'es là, téléphone en main, écouteurs, musique à fond aux oreilles, posé dans la cuisine en attendant que rei se réveille. tu t'es fait une tasse de café (qui sera probablement ton seul apport calorique de la journée, juste assez pour donner à ton corps l'impression qu'il est fonctionnel.) tu attends, avec tes flirts insensés pour passer le temps.


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MessageSujet: Re: night on earth (reizo)   Lun 18 Déc - 3:17


" a little bit of sugar but lots of poison too. "
night on earth
attachement volatile, l'esprit trop vagabond pour s'arrêter sur un seul instant, tu ne questionnes rien. tu ne fouilles pas à savoir ce qu'il cherche, en ayant déjà une bonne idée de toute façon, mais ça ne t'intéresse pas. la nuance est simple, vague malgré une clarté. habitude de servir de divertissement, habitude d'en faire tout autant. le rythme de vie presque triste, pourtant il te convient mieux que l'optique de l'emprisonnement venant avec un quelconque engagement.

tu n'es pas dans les clichés pour dire qu'il y a quelque chose de différent avec lui, que ça ne ressemble pas à ce que tu partages déjà avec autrui. une routine qui se poursuit avec des visages variables, parfois des draps qui diffèrent des tiens. la main qui se passe contre les yeux, doigts venant frotter le reste de fatigue hors de ton esprit avant d'accorder un rapide regard à l'heure qui s'affiche sur ton portable qui traîne par terre. sans presse, tu te rhabilles de la tête aux pieds, plaçant le téléphone dans tes poches pour ensuite quitter la chambre pour un aller rapide à la salle de bain. si rapide que tu termines de sécher tes mains contre tes vêtements, rejoignant la forme familière à la cuisine qui s'active sans que tu ne prêtes une parfaite attention alors que tu viens libérer ses oreilles d'une musique que tu entends de ton côté de l'univers. « ton téléphone est si intéressant ? » n'ayant pas eu le temps de voir ce qui s'affichait sur l'écran, qu'un maigre éclair de couleurs et de mots, ça n'empêche pas la réplique que tu ponctues d'une gestuelle. une main qui se presse contre sa nuque, subtile marque de possession pour cet instant présent. « t'aurais pu rester dans le lit un peu. » l'absence d'attachement et les instants éphémères ne masquent pas cette envie de l'exclusivité des moments passés à deux - autant en privé que sur lieu public.

ce risque qu'il prend à poser le regard dans ta direction opposée en ta présence est à la fois irritant et stimulant. une note que se sépare de l'habitude, de ce dont le goût est connu. il cherche au loin, donnant l'impression que tu n'es que l'option facile, celle que l'on choisi quand on a pas envie de se casser la tête. ce qui n'est pas faux : t'es facile à amadouer avec une ou deux promesses alcoolisées avec un bonus au bout de l'hameçon.

lui retirant la source de sa distraction, tu poses son téléphone en retrait plus loin dans un signe silencieux que c'est sur toi que son attention se doit de reposer. tes doigts glissent de sa nuque à son dos, la main libre venant voler le café noir pour en siroter une gorgée qui s'accompagne d'une grimace suite au goût amer. « dégueulasse. comment tu peux boire un truc pareil ? » certes, prononcé par un homme capable d'enfiler des shots de tequila sans broncher, ça ne pèse que peu dans le domaine.

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MessageSujet: Re: night on earth (reizo)   Sam 23 Déc - 3:16


son job, c'est te sauver de toi-même.
juste assez doux pour faire taire les voix dans ta tête, les cris qui te matraquent l'esprit à longueur de journée. juste assez familier pour se sentir désiré. juste assez pour te sauver de la routine.
pourtant il fait partie de la tienne. y'a rien d'autre, de toutes les façons. donc tu reviens encore et encore, pour qu'il refasse tes stocks de sérotonine, qu'il te remette les pendules à l'heure, qu'il t'empêche de perdre le peu de lumière en toi.
parfois, tu te dis que tu aimerais bien plus, avec lui. du concret, du tangible. quelque chose de net et structuré, pour une fois.
puis tu te regardes dans le miroir et c'est le retour à la réalité.

tu t'es habitué au chaos qu'il apporte. charnel et désordonné. des verres, des baisers et des soupirs. t'es qu'un numéro parmi d'autres, mais c'est suffisant pour que tu te sentes bien, que tu te perdes dans ces petites désillusions qui emplissent parfois ton ventre de papillons.

comme la main qui se pose sur ta nuque, maintenant.
un frisson, et tu rapproches ta tête pour gratter encore plus d'affection, sourire niais au lèvres. il réussit à te tirer de tes rêveries, de la musique qui te déchire les tympans et des amours virtuels que tu essayes de vivre. tu mets ta main sur la sienne, pendant quelques secondes, ton regard seulement capté à moitié par ton écran à présent. "plus maintenant, vu que t'es réveillé" tu te sens parfois (souvent) gêné, quand tu déballes des disquettes comme ça. mais ça te fait plaisir d'avoir quelqu'un à étouffer de petites attentions, même maladroites. mieux que rien. "je passais juste le temps, fallait trouver moyen pour s'empêcher de te regarder dormir comme dans les films, pendant une demi-heure."

"allez, j'ai été heureux de te connaître. tu ne viens pas chez moi pour insulter mon café, ok ? t'es sapé en plus, tu peux te tirer tout de suite" tu lâches un rire gamin, en pointant la porte du doigt, ton autre main reprenant le téléphone qu'il t'a enlevé pour essayer de le mettre en silencieux, avant qu'il ne recommence à vibrer, comme il le fait depuis tout à l'heure. tu ne sais pas trop si tu devrais cacher le contenu de tes discussions, donc tu te contentes de pousser l'appareil loin de toi, ôtant enfin tes écouteurs, à contre cœur, pour retrouver la partie de ton mental qui est absente.

tu te lèves pour déposer un rapide baiser sur ses lèvres, avant de te caler contre le mur pour siroter ton café, tes yeux rivés sur reizo, sourire accroché au visage. "c'est dans le contrat pour devenir médecin, tu perds ton envie de vivre et tu es condamné à boire que du café, mais t'es bien payé" en vrai, t'as juste aucune idée comment être adulte sans se niquer la santé d'une manière ou d'une autre. on peut pas tout avoir dans la vie. "puis c'est bon avec les cigarettes"


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MessageSujet: Re: night on earth (reizo)   Mer 27 Déc - 3:41


" a little bit of sugar but lots of poison too. "
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le non-verbal réclame davantage, tes doigts se laissant aller à caresser les cheveux qu'ils atteignent dans un mouvement distrait auquel tu ne portes que peu d'attention. « t'aurais pu me réveiller. » une action d'apparence dangereuse, pourtant elle n'en est rien. tes nuits sont courtes, ton sommeil réduit à son minimum absolu si bien qu'il est sécuritaire de te tirer du monde des rêves. jin ne pouvait pas savoir que ça ne te dérange pas. après tout, avez-vous seulement déjà abordé des sujets plus pointus que ceux de surface ?

toi par contre, tu pousses l'audace. tu tires sur les ficelles de son hospitalité en insultant son café et sa réponse placarde un haussement de sourcil sur ton visage. ouvrant la bouche pour répliquer, sa main divague vers son téléphone dans un geste que tu ne lâches pas du regard. tu vois rapidement le modèle de base d'une conversation, des mots ici et là devinés à la hâte avant que l'appareil ne retourne à bonne distance. ça t'énerve. cette soudaine distraction, aussi brève soit-elle, qui est venue perturber le flux de tes pensées. ses lèvres se pressent contre les tiennes, mais tu ne réagis pas, réflexe qui souligne que tu n'as pas apprécié le dernier épisode de cette matinée qui se balaye aussitôt lorsque son sourire accroche tes iris.

peut-être que tu détestes cette horrible sensation qui crépite sous ta peau lorsque cette plus simple expression vient ensoleiller ses traits. peut-être que ça force une faiblesse à s'installer dans les tréfonds de ton âme solitaire. la dernière chose que tu désires, c'est de trop t'attacher. de t'enfoncer dans des espoirs idiots qui ne fonctionnent jamais parce que la race humaine n'est pas fait pour ressembler aux contes de disney. « quelle ironie pour un médecin que de fumer. » les mots pour te distraire toi-même, le ton qui se veut un peut moqueur de ses mauvaises habitudes. « c'est comme si je ne comprenais rien à mon téléphone dès qu'il fait une mise à jour. » l'exemple un peu boiteux, mais ce n'est pas comme si tu avais un élément du quotidien plus concret à fournir dans l'immédiat. tu en profites surtout pour réduire cette distance formée par son déplacement précédent, la main trouvant sa taille pour s'y glisser dans une étrange douceur à la manière d'une réclamation silencieuse à savoir si cela le dérange. tu possèdes la blinde de défauts, tu le sais, mais tu ne les as pas encore tous.

« et c'est pas sexy l'odeur de cigarette. » l'haleine matinale mélangée à celle du café non plus, que ton esprit glisse en remarque dans le fond de ta tête. les intentions clarifiés par le sourire légèrement carnassier qui se dessine sur ton visage avant que tu ne l'embrasses à ton tour. tu savoures davantage le goût amer de son café que tu perçois à peine, la proximité conservée malgré la nécessité de passer le commentaire. « il a bien meilleur goût comme ça. » une partie de toi quitte pour des vacances, incapable de gérer le côté niais et prévisible de ces mots qui te feront honte plus tard.

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MessageSujet: Re: night on earth (reizo)   Ven 29 Déc - 0:25


"ouais mais je sais pas, j'me suis dit que t'es peut-être fatigué, ou que ça allait te déranger, ou un truc du genre ... désolé" tu baisses les yeux, coupable sans savoir de quoi. tu vas encore te perdre dans les excuses, comme à chaque fois où l'on te reproche quelque chose, même pour rire. puis voilà qu'il ne réagit pas à ton baiser (sans pour autant te repousser, encore heureux, mais tu te sens quand même gêné.) peut-être que t'es un peu trop sur tes gardes, à chercher le moindre défaut en toi-même, à faire attention à ce que pensent les autres de toi, hypersensible même si tu prétends le contraire. parce qu'en réalité, tu cherches le mécontentement dans la moindre parole, juste pour te convaincre que les voix qui chantent dans ta tête ont raison. gamin empathique qui veut qu'on le déteste, qui ne connait que les extrêmes, qui se fait des films pour un rien, qui divague à cause d'une parole sèche ou un geste qu'il juge déplacé, un poil trop doux pour supporter l'idée d'avoir irrité quelqu'un.

tu essayes de te détendre, laissant ta morosité dans un coin de ton esprit, dissimulée par ton sourire. tu reprends une gorgée de café pour revenir sur terre, te calmant un peu à mesure que rei te couvre de tendresses, sa main jouant distraitement avec tes cheveux depuis un moment avant de retrouver le chemin vers ta taille, son corps cherchant visiblement le tien. tu sais que c'est peut-être pas le mec le plus sentimental au monde, donc tu t'efforces à profiter de ces petits instants. tu fais la moue quand même, esquivant sa main avant qu'elle ne t'atteigne. "monsieur se plaint beaucoup aujourd'hui" mais tu n'arrives pas à te retenir de pouffer de rire, quand il parle de toi comme ça. "ça va, j'ai fait l'effort de ne pas fumer aujourd'hui, comment se porte mon sex-appeal, du coup ?" une mauvaise habitude dont tu as du mal à te détacher, toujours là à chercher un remède à tes angoisses. "on en parle de tes bouteilles ? je suis pas le seul à se péter la santé ici" tu essayes de suivre la cadence de ses commentaires, peut-être sans trop de crédibilité, trébuchant sur tes mots qui se veulent taquins.

tu souris contre ses lèvres, passant tes bras autour de son cou. intimité et contact rassurants, qui illuminent à la fois ton âme et ton faciès d'un sourire, tes yeux en demi lune qui te donnent l'air d'un puppy. ces moments de joie se faisant de plus en plus rare, ces derniers temps, et tu te dis qu'heureusement que t'as trouvé de quoi remplir ton cœur un peu trop mélancolique, mais assez simple pour se contenter de ces petites illusions, se réjouissant à la moindre étreinte. "mouais, ça valait le coup de lâcher mon téléphone pour ça, fallait se lever plus tôt" tes mains caressent distraitement sa nuque, alors que tu lances cette remarque dont tu ne réalises probablement pas le poids.
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MessageSujet: Re: night on earth (reizo)   Mer 10 Jan - 23:58


" a little bit of sugar but lots of poison too. "
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« je ne me plains pas ; j'énumère des faits. » têtu jusqu'au bout dans cette obligation d'avoir le dernier mot, mais l'être devant toi ne fait pas acte du même caractère et ses propos sont suffisant pour forcer un sourire sur tes lèvres. « comme un charme. tu ne devrais pas fumer. » incitation subtile, le compliment qu'il faut deviner entre les lignes. je te préfère sans l'arôme de nicotine, pensée envahissante, qui traverse l'esprit sans quitter les lèvres. tu ne complimentes pas, pas ouvertement. ou du moins que très rarement et dans des occasions particulières. celle-ci n'a rien qui sort de l'ordinaire. une matinée comme une autre. une journée qui ne se démarque aucunement du quotidien dans son contexte général. sauf que tes mains en disent davantage que les phrases que tu formules, installées contre sa taille tandis que l'oreille capte la remarque sur ta facilité à boire. réalité facile à pointer du doigt qui n'a rien pour te plaire, tu fronces les sourcils et crispes la mâchoire par réflexe. par défense qui prouve que t'as bel et bien un problème que tu préfères nier. « je ne bois pas tant que ça. » faux. si faux que même à ton ouïe les mots résonnent de façon ignoble. toutefois, tu te calmes assez vite devant la mine de jinsuk. devant cette foutue bouille trop adorable pour que tu parviennes à rester en rogne suffisamment longtemps.

et ce sourire. il te donne envie de nicher le visage dans son cou, d'y presser les lèvres pour en dévorer le goût de sa peau sans pour autant craquer à cette envie. « j'espère bien que je vaux plus qu'un téléphone. » la simple mention te fait reculer de quelques minces centimètres après une rapide réflexion, mais le geste demeure le même. « remarque, tu l'a tout de même préféré. » parce qu'il a quitté le lit plutôt que d'y rester et attendre que tu te réveilles. parce qu'il a simplement joué la carte de la politesse en te laissant dormir en paix, mais toi tu sautes au conclusion. tu te fais tes propres scénarios, construisant tes idées de la réalité pour mieux la déformer. « tu pourrais au moins faire semblant d'aimer ma compagnie. » à la fois reproche et taquinerie, tu ne le penses pas moins. une main contre sa taille vient froisser le tissu de son haut entre tes doigts. action qui empêche la fuite, qui oblige à rester en place. l'instinct possessif s'agrippe à sa victime malgré toi qui digère mal cette idée d'être mis à l'écart lorsque tu es présent. le sale caractère qui s'expose encore sans que tu ne puisses le camoufler, le naturel toujours plus fort que la mascarade éphémère. tu t'estimes plus intéressant que quiconque pouvait se trouver au bout d'une conversation stupide sur son téléphone. plus intéressant, plus beau, plus aisé dans tes finances. mieux. sans pour autant te considérer parfait - loin de toi cette idée pour la simple raison que tu connais malheureusement très bien le moindre de tes défauts. « dis-le que je dérange tes plans de la journée. » et elle est là, la manipulation qui se faufile dans la conversation, cette vipère servant cruellement à basculer le tout en ta faveur en jouant sur la culpabilité d'autrui.

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MessageSujet: Re: night on earth (reizo)   Lun 15 Jan - 3:54


"je sais. au moins je ne fume pas quand t'es là. je dois t'appeler plus souvent, du coup." petit sourire, tes lèvres cherchent les siennes encore, pour ponctuer ta phrase. peut-être que c'est ça, la solution. t'attacher encore plus à lui pour te trouver un remplacement à la nicotine que tu n'arrives pas à te sortir du système, un coup de pouce te motivant à lâcher cette vieille habitude qui te colle à la peau depuis quelques années. toi, qui gueulait sur tes proches car ils se pétaient les poumons, celui qui menaçait de jeter les paquets de cigarettes dans les toilettes, qui les confisquait, qui cachait les briquets. maintenant, t'es celui qui se consume et met feu à ses poumons. et le foie de rei n'est pas mieux. rares sont les moments où il n'est pas sous influence. vous ne traînez ensemble qu'autour de quelques verres, l'alcool toujours là pour faciliter le contact et calmer ton anxiété. tu ris, du coup, à sa tentative de te convaincre qu'il n'a aucun souci avec bacchus.

mais elle est là, l'anxiété, le lendemain de tes nuits passés dans ses bras. l'anxiété de voir la conversation dériver comme elle le fait maintenant. tu te perds entre son sarcasme et ses piques. tu rougis, tu bégaies. tu sens que tu t'es un peu trop approché du soleil, que tu vas te brûler les ailes. que t'es encore en train de merder, sans trop savoir comment, ni pourquoi, sans être capable d'arrêter. ce n'était qu'un pressentiment, au début. une autre de tes voix que tu ignores pour ne pas te sentir mal dans ta peau, celle que tu ignores, quand tu es avec quelqu'un que tu aimes, pour pas t'y perdre et tout gâcher. mais tu vois la mâchoire crispée, les mots durs qu'on t'adresse. tu ne sais pas comment réagir, quoi dire. ton sourire se perds, aussi. parce que tu la reconnais, la colère, un goût un peu trop familier. tu la sens dans la main qui s'agrippe à ton haut, dans les sourcils froncés, dans les mots secs, dans l'électricité qui vient remplir la pièce. dans ton incapacité à faire autre chose à part subir l'angoisse. ce n'est pas la première fois que t'es dans cette position.

tu le sens s'éloigner, sans rompre le contact établi, et au contraire, s'accrocher à toi. tu le vois refroidir et s'enflammer à la fois. peut-être que tu exagères, mais tu restes silencieux, et on entendrait presque ton cerveau vrombir, chercher quelque chose de pertinent à dire, du sarcasme pour l'imiter, mais tu n'es pas habitué à tous ces degrés d'humour. "t'es vraiment sûr que je suis en train de faire semblant ?" t'es la première personne que j'appelle quand je me sens seul. tu ne sais pas d'où sort cette tension, ce que t'as fait encore pour merder. peut-être qu'il est en train de taquiner, mais t'es déjà sur tes gardes. (une certitude : quelque chose ne va pas, probablement en toi.) reizo est intimidant. reizo est l'arôme du passé. reizo qui te fait vivre dans l'indécision, qui déchaîne les papillons dans ton estomac et la boule dans ta gorge à la fois, entre détachement et affection. possessif, sans que votre relation ne soit assez concrète pour qu'il ait raison de l'être. (tu te dis ça pour te rassurer qu'il n'y a pas de mal à regarder ailleurs.) peut-être que t'es en train de te faire des histoires. peut-être que tu cherches les red flags là où il n'y en a pas. tu essayes de te rassurer, dans le déni de voir une dispute éclater. parce que dispute ou pas, tu seras juste là à encaisser. alors tu te rapproches, phalène vers le feu, tes bras s'agrippant à lui, une étreinte qui se veut rassurante car tu es incapable de verbaliser tes pensées. "tu sais que je plaisantais, quand j'ai dit que tu pouvais te casser tout à l'heure, hein ?" tu as peur qu'il prenne ça mal, aussi. tu as peur d'avoir choisi les mauvais mots, le mauvais ton. chaque pas est un faux pas, maintenant, et ça ne t'étonnerait pas s'il te repoussait, là, tout de suite, pour encore plus faire entendre son mécontentement, plus agressif que passif, pour une fois. "ça ne t'a pas plu, que je reste sur mon téléphone en attendant que tu te réveilles ?" tu demandes, histoire de savoir de quoi tu vas t'excuser cette fois.
(parfois, tu ne sais plus si tu parles de lui ou de quelqu'un d'autre.)
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MessageSujet: Re: night on earth (reizo)   Mer 17 Jan - 15:40


" a little bit of sugar but lots of poison too. "
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mine de rien, t'es content d'avoir au moins une utilité certaine pour sa santé - et tu te ferais un plaisir de l'empêcher de fumer s'il s'y essayait en ta compagnie. comble de l'ironie quand on voit à quel point tu parviens à t'imposer dans les manies d'autrui, alors que quiconque tente de te faire la même chose place sa vie en péril. aide à sa santé, tu n'en demeures pas moins une menace lorsque tu t'emportes, lorsque tu tournes au poison malgré toute bonne volonté de faire attention. c'est plus fort que toi, ce venin qui te ronge, qui te pousse à agir de la sorte. qui éveille la flamme dans ton sang, crispant les doigts, ne maltraitant que le tissu pour le moment présent. tu ne sais quoi penser de sa réponse, quoi croire, trop pris dans cet entêtement à te dire qu'il préfère regarder ailleurs dès que tu tournes le dos. Pourtant, n’en a-t-il pas le droit ? tu ne sers qu’à combler quelques nuits, une réalité qui va dans les deux sens puisque tu l’utilises autant qu’il ne le fait, alors à quoi bon s’accrocher autant à des futilités ? tout bonnement, t’es incapable de faire la distinction. Incapable de tracer la ligne entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, donc tu la franchis à grands pas trop souvent. « comment je pourrais savoir ? » ce n’est pas une question à proprement parlé que tu lui adresses. Rien ne te prouve que ta compagnie apporte quelque chose d’agréable et rien ne peut réellement le prouver, mais ça tire sur une corde sensible que de croire qu’il puisse avoir une préférence pour un – ou des – inconnus plutôt que toi. Pensée à ne pas confondre avec de la jalousie puisque, quand tu n’es pas là, tu te fiches bien de qui il voit et avec qui il entretient de longues conversations jusqu’à tard dans la nuit.

Tu le fixes, longuement. Regard rivé dans le sien avec la mâchoire un peu crispée qui ne cherche qu’à se détendre. Tout ce qu’il rajoute sonne horriblement comme une tentative pour sauver sa peau, d’éviter le pire. Du moins, c’est l’impression que tu en tires et ça te rend presque malade. « évidemment. On ne me donne pas d’ordres. » tu voudrais agir à la rigolade, sourire pour atténuer le sérieux des mots, sauf que c’est trop te demander. Ce serait que de s’écarter de la vérité derrière tes propos. Trop habitué à faire ce que tu veux quand tu veux, à ne plus laisser personne tenter de gouverner le moindre geste, pas même le plus banal ou insignifiant. « la prochaine fois, réveille-moi. » loin d’être une adorable proposition, il s’agit fermement d’une obligation. D’une nette préférence soulignée par un ton un peu froid, un peu trop dur avec lui qui n’a rien fait. Et tu le sais. Tu sais que Jinsuk n’a rien fait de mal, au fond, mais les nerfs se mettent trop aisément en boule lorsque l’on cesse de te porter attention quand tu es présent. « d’ailleurs, tu faisais quoi dessus ? » malgré la bonne idée que tu as déjà, tu veux savoir. Tu veux l’entendre de sa bouche, être certain avec précision. Tes doigts ne lâchent pas le vêtement, mais se décrispent assez pour donner la vague impression que tu te calmes. Une fausse impression puisque tu n’attends qu’une confirmation pour t’emporter un peu plus malgré son adorable minois contre lequel tu poses la seconde main, celle libre qui se presse le long de sa mâchoire.

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MessageSujet: Re: night on earth (reizo)   Dim 21 Jan - 4:44


"parce que je te le dis maintenant." tu ne sais même pas où tu veux en arriver, avec cette phrase. tu as peur de mettre les points sur les i, avec lui. éclaircir les choses, lui expliquer ce que tu ressens, parce que tu en es incapable, que tu vas encore te perdre dans tes mots, entre les lignes, à chercher des sentiments, des signes là où il n'y en a pas. de compliquer des choses. et tu te sens mal à l'aise, de devoir lui expliquer que tu tiens à lui, que tu as besoin de lui pour tenir le coup, pour te distraire, pour te sentir mieux, potion improvisée pour guérir tes maux, des non-dits qui ne vont peut-être jamais franchir tes lèvres. ton esprit t'arrache un autre sourire, tout aussi tendre que les autres, mais que tu essayes de retenir, cette fois, pour lui tenir tête. parce que tu le sens bouillir, encore, et t’entraîner dans cette valse masochiste qui te torture l'esprit. "je dois te le prouver comment ?" question qui hésite, encore, et tu ne sais pas si elle t'est adressée ou à lui. réponse par interrogation, et tu te sens coincé, entre ces deux murs, celui de pierre et l'autre de chair, lui. et peut-être même un troisième, interne, de tes angoisses, métaphore pour dramatiser ta situation plus qu'il ne le faut.

soupir de frustration, yeux qui se ferment un moment pour se ressaisir. tu t'es complètement emmêlé les pinceaux. tu as toujours eu du mal avec ces histoires. le cœur, organe inconnu mais trop présent en toi. mystère dont tu as appris l'anatomie, la technicité. rien de plus. tu ne sais même pas comment t'as fini avec reizo, alors comment lui expliquer ? personnalités aux antipodes, différences peut-être irréconciliables, mais il se trouve que tu aimes le poison. probablement sans même t'en rendre compte. rêver de réparer les autres, sauver des âmes plus perdues que la tienne, te mettre à table avec le diable sans savoir que tu vends une partie de ton âme. "oui oui, d'accord" toujours prêt à servir, à se plier, à calmer la tension, à encourager la main qui te tient par le haut à desserrer son emprise sur toi. "je sais pas, je checkais un peu instagram et compagnie, et je parlais un peu ?" réponse qui se dégrade pour devenir question, incertitude due à ta gêne d'expliquer ce que tu faisais, timidité qui débarque au mauvais moment, comme à son habitude. tu sens que c'est une conversation que tu ne devrais pas avoir, une poignée de main avec le diable à éviter, mais tu te dis qu'il faudrait mieux être honnête. qu'il est calme, reizo. qu'il ne va pas te pousser à bout. qu'il va comprendre ton embarras, et se contenter de ta réponse. que tu n'es pas en train de te leurrer. que toute la situation est absurde. puis y'a sa main sur ton visage, vers laquelle tu portes la tienne par réflexe, qui te distrait de tes insécurités. toujours là à paniquer, tout va bien, regarde. signaux qui devraient te rendre confus, mais tu préfères la confiance, même aveugle. "je discutais avec des amis" mensonges pluriels. malaise presque palpable. champion de l'overthinking, qui se croit capable de baratiner la personne devant lui.
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MessageSujet: Re: night on earth (reizo)   Sam 27 Jan - 17:34


" a little bit of sugar but lots of poison too. "
night on earth
Pour le coup, tu n’as rien à renchérir, rien de brillant à répondre si ce ne serait que d’étaler des insécurités. Au fond, tu ne crois pas les mots, mais il n’a pas besoin d’en savoir autant sur toi. Il n’a pas besoin d’apprendre à connaître les facettes de toi qui font que t’agis comme un imbécile beaucoup trop souvent, ou de réaliser qu’elles sont mauvaises et que tu n’es qu’un enfoiré avec une bouille adorable. Et il pose la question que tu aurais préféré ne pas entendre, celle qui te fait lever les yeux au plafond dans un fin grognement d’irritation. Parce que tu ne sais pas. Tu ne sais pas et tu devrais en avoir rien à faire. Vos rencontres n’ont rien de charmantes ou même moindre amicales, toujours le même but précis accompli avant de retourner à vos vies. Pourtant ses sourires ont la manie de tirer sur ta conscience, de te faire tendre la main dans sa direction pour l’approcher un peu plus, pour apprécier ces petites marques de bonheur simple sur son doux visage. Au final, tu ne réponds rien. Réponse préférable à une formulée sans destination qui ne servira qu’à un gaspillage de temps dans lequel tu es incapable de comprendre ce qui fait autant bouillir le sang dans tes veines, ce qui anime cette frustration vis-à-vis un stupide objet.

Il se pli à tes exigences pour une raison profonde que tu ne connais pas, mais c’est suffisant pour apaiser une partie du feu qui fait rage dans ton esprit. Juste assez pour que ta poigne se relâche légèrement de son vêtement, juste assez pour décrisper la mâchoire. Et il y a ta main contre son visage, rejointe par la sienne et tu craques un peu malgré le fait que tu n’avales pas ses mots. Tu ne le crois pas, ça se lit probablement avec aisance dans ton fin froncement de sourcils, mais il fait de son mieux pour lutter contre la crise et ça aide. « Des amis. Bien sûr. » La voix teintée par le doute, par cette preuve que tu ne le crois pas. « Tu leur parleras plus tard. » Qu’importe l’identité de la ou les personnes à l’autre bout de l’écran, tu t’en fiches. Tu ne veux pas que l’on vienne empiéter sur le temps qui devrait t’être réservé en exclusivité. Il te faut quelques secondes supplémentaires à scruter le fond de ses yeux avant de l’embrasser, de verser un peu plus de poison dans cette relation sans description en cherchant la dernière étincelle pour calmer ton humeur. « T’as quelque chose à manger ? J’ai faim. » Sujet changé de direction, tu parles à voix basse tout près de son visage avec les mains qui glissent jusqu’à se poser contre ses hanches comme si rien d’anormal venait de se produire. Malgré l’habitude de tes agissements en ce qui te concerne, un goût amer demeure en bouche. Une sensation désagréable similaire à la réalisation que tu puisses manipuler Jinsuk en lui foutant des doutes, en lui faisant croire que le problème ne vient pas de toi. « Sinon, y’a un petit resto français que j’aime bien qui est pas trop loin. » Proposition presque mignonne qui le devient nettement moins lorsque l’on réalise qu’il ne s’agit que d’un moyen détourné de le tenir loin de son téléphone, ne serait-ce que par marque de politesse obligée.

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MessageSujet: Re: night on earth (reizo)   Mar 30 Jan - 0:43


ce soir, tu auras tout le temps du monde pour retourner cette conversation dans tous les sens. chercher la moindre faille dans ton comportement, te perdre dans le souvenir de ses lèvres contre les tiennes, ton sourire qui s'élargit malgré toi, toujours heureux du moindre contact avec lui. brume douce de sentiments, qui t'aveugle la vision pendant qu'il te parle, que tu t'oublies sans faire exprès dans ses yeux. (sentiments ou désir, tu n'as jamais su faire la différence, de toutes les façons. et tu n'en as pas envie. tu préfères te convaincre que ton organe vital fonctionne encore, éternel romantique, désespéré.)t'es con d'essayer de gâcher ça, tu l'as cherché. le doute ne tarde pas à s'installer. bravo, jin suk.

un silence, puis un baiser qui s'accompagne d'une surcharge sensorielle, d'un cœur qui tambourine, d'un rappel que tu tiens à lui, et de frissons quand sa voix devient un murmure. angoisse effacée en un instant, par un simple geste de sa main, et t'es prêt à boire son poison et le remercier ensuite. toujours aussi naïf. retour à la case départ. il a réussi à te distraire de l'électricité dans l'air, détourner ton regard de ses yeux qui bouillonnent, ses sourcils froncés et sa mâchoire crispée, comme si c'était normal, d'être comme ça. possessivité égoïste bien différente de la jalousie d'amour. ils ont l'air similaires, à tes yeux. tant qu'on tient à toi. il a le droit de s'énerver, s'il veut. même pour un rien. les émotions se confondent, comme d'habitude. tu sautes de l'anxiété à la joie au doute au désir. les gestes de reizo ponctuent évidemment ces passages du chaud au froid, jusqu'à ce que tu fondes un jour et que tu disparaisses.

et la tempête se calme, enfin. conversation close par ton silence, vous revenez au confort habituel, la petite bulle d'illusion où vous prétendez que vous n'allez pas reprendre le train habituel de vos vies dans une heure ou deux, sans penser à l'autre, pour que tu le rappelles quand la boule dans ton estomac se fait trop présente et que tu as besoin d'oublier. le dragon se rendort. il te parle de nourriture, maintenant, ses mains posées sur tes hanches. la dernière demi-heure s'efface. "je sais pas si j'ai encore quelque chose de comestible, je suis trop habitué à boire du café dès que j'ai un creux" tu poses ta main sur ta nuque, pour la masser, pour réfléchir, incapable de te souvenir de la dernière fois où tu as eu un repas qui n'est pas surgelé, ou provenant d'un distributeur auto, ou même ta dernière journée passée à la maison. tu te détaches de lui, pour voir ce que tu pourras lui cuisiner. "je comptais sortir faire les courses" mais tu es là, et comme d'habitude, ça me distrait du reste du monde. "et je pense que j'devais sortir cet après-midi, je sais pas merde, j'suis sûr d'avoir promis ça à quelqu'un, genre dans une heure ou deux quoi" du coup je ne sais pas si j'aurai le temps de faire les amoureux avec toi. "hm, j'vais voir si j'ai assez de compétences culinaires pour te sortir un repas du vide" tu rigoles, avant de te diriger vers le frigo, prêt à passer dix minutes à réfléchir devant celui-ci, comme si tu ne viens pas de lui foutre un râteau. "on ira une autre fois au resto" ah bah c'est bien nils, gé-nial, c'est ce qu'il manquait, un autre clou dans le cercueil.
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