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 running to you (haru)

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東京住人

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âge : la jeunesse qui s'étouffe encore dans sa gorge enragée. juste vingt-deux ans, juste le temps de se laisser mourir.
métier : aucunes aptitudes, aucune volonté; un rien abyssal et encombrant qui l'empêche de courir après l'argent.
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MessageSujet: running to you (haru)   Dim 17 Déc - 19:54


une fraction de seconde après avoir envoyer les messages, yasuo se défait rapidement de l'écran lumineux qui abîme son regard. il attrape une veste pour ajouter une épaisseur au léger sweat qui couvrait son corps, et s'extirpe de chez lui à une vitesse remarquable.
il ne réfléchit pas plus que ça. son corps épris d'automatismes, de réactions provoquées toutes seules, il sait ce qu'il a à faire. où il doit être. phobique des pertes de temps et de dialogues inutiles, le garçon se contente d'aller droit au but. des écouteurs enfoncés dans les oreilles, crachant un énième discours de révolte, yasuo s'avance efficacement tandis que la pierre forge ses traits. cette fois-ci, il endosse le rôle du gardien. c'est risible, mais ça lui plaît. indirectement, ça lui donne de l'importance, c'est ça qui est grisant. pouvoir se déchirer les poings pour une bonne raison - personne ne viendrait le traiter d'animal, si il a une justification de violence. de toute façon, il n'y est pour rien, si son être entier rugit sous sa peau. il n'a jamais su comment faire, n'a jamais cherché d'autre solution que l'explosion. adepte des raccourcis émotionnels, on le pensait simple d'esprit, alors qu'il se trouve juste être monstrueusement maladroit.
le métro, plus rapide que ses jambes, l'amène jusqu'au quartier de bunkyō. plutôt éclatant, yasuo n'a pas l'habitude de traîner ici, dégoûté par l'atmosphère resplendissante d'un endroit qui lui semblait banal. trop de lumière, trop de clarté. c'était sûrement trop différent de ce qu'il avait l'habitude de vivre.  
encore un peu déterminé, il emprunte les chemins familiers et se retrouve près de l'établissement scolaire nocif. un concentré d'esprits mal-attentionnés, de jeunesse brusque et répugnante. là où rien n'allait, mais tout le monde prétendait ne rien voir, et c'était ça le plus révoltant. yasuo se sentait bouillir rien que d'y penser. mais la silhouette au loin, délicate et reconnaissable, lui apporte un peu plus de douceur, lui ôte cette idée de se braquer si vite. il s'approche de la jeune femme, les mains dans les poches, arborant l'ébauche d'un sourire infime. « personne t'as emmerdée? » demande t-il en guise de "bonjour".
il la regarde, la détaille. apprécie l'image de son somptueux visage, sans s'en cacher.
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MessageSujet: Re: running to you (haru)   Dim 17 Déc - 21:07


la longue et interminable journée se terminait pour la nipponne. encore une fois, elle était éprouvée, fatiguée de toutes ces brimes et ces regards, ces moqueries et ces gestes déplacés, mais elle s’en fiche, haru. elle passe au-dessus de tout ça, elle n’a pas le choix de toute façon. tu dois rester forte, il te reste moins d’un an, tu vas y arriver, t’as réussi tout ce temps, pourquoi t’y arriverais plus à deux pas de la fin ? des mots qu’elle se répétait sans cesse, dans l’espoir de se donner un minimum de courage, de force. haru savait qu’elle pouvait y arriver bien qu’elle avait quelques fois pensé de lâcher prise et d’abandonner mais elle valait mieux qu’eux, ils ne méritaient d’avoir la gratitude d’avoir réussi à faire craquer la demoiselle, hors de question.
la nymphe avait enfin terminé, le ciel se tentait de cette couleur nocturne, signalant que le jour perdait du terrain petit à petit, laissant place à cette nuit hivernale. malheureusement pour haru, le bus qui desservait son arrêt pour l’emmener chez elle ne passait pas ce soir, la jeune fille devant alors utiliser une autre manière plus longue pour rentrer, la marche à pieds. seulement, elle n’était guère rassurée à l’idée de devoir y aller, seule. elle sait qu’elle pouvait passer au-dessus de ces brimades dans l’enceinte de l’établissement mais elle savait également qu’une fois en dehors de ces lieux, les insolents étaient plus virulents, plus violent et ça, ça effrayait haru.
alors, rapidement, la nipponne avait envoyé un rapide message à ce garçon, à contrecoeur. elle n’aimait pas tant l’idée de montrer qu’elle avait besoin d’aide, qu’elle était dans une mauvais situation, qu’elle avait peur. elle avait dû passer au-dessus de sa fierté et, patientant devant cette fichu école, source de ses nombreuses terreurs nocturnes, son sauveur était arrivé, toujours aussi charmant, toujours aussi hypnotisant. les iris de la demoiselles ne cessaient d’observer le garçon si bien qu’elle sentait ses joues se chauffer, prenant une teinte légèrement rosée qu’elle tentait de faîre disparaître. « pas plus que d’habitude. » avait-elle rétorquée une fois le gaillard arrivé devant elle, l’interrogeant sur sa journée. « on y va ? j’ai pas très envie de traîner, je suis fatiguée. » refermant son manteau, enfilant ses gants, haru commençait à partir, un long soupir s’échappant d’entre ses croissants de chairs. foutu lycée.
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MessageSujet: Re: running to you (haru)   Dim 17 Déc - 23:38


pitoyable prince charmant. mais la fierté est la même. que quelqu'un en détresse, ou simplement en proie à l'inquiétude, face appel à lui et pas une personne d'autre, valait tout les sentiments du monde. et ça, yasuo, ça lui permet de s'attacher un peu. de s'agripper. ça lui donne une raison de garder un contact. ce simple fait de ne pas être complètement inutile, au final, alimentait son ego dissimulé sous des tonnes de principes. prétendant ne jamais nourrir le dit-ego, il s'amusait encore des mensonges qu'il tissait silencieusement dans sa tête dérangée. peut-être que ça lui va, quand on crie connard à l'autre bout de la rue.
la jeune femme attise son attention. petite princesse au cœur soit-disant glacé, qu'il avait d'abord méprisée, et puis, que son esprit avait décider de convoiter. déchiré entre des extrêmes qui n'avaient jamais de sens, yasuo mettait ça sur le dos des réflexes surprotecteurs qui enlaçaient ses muscles. il ne savait jamais ou donner de la tête. soit les flammes, soit les battements de son organe vital avide. ça l'agaçait, d'être si désireux. mais il ne pouvait pas faire autrement. yasuo avait toujours été baigné dans l'intensité, incapable de s'en défaire depuis des années.
sa réponse ne lui plaît pas - l'habitude d'une routine si mauvaise le frustrait. personne n'avait à en être habitué, ni elle, ni n'importe qui d'autre dans l'établissement. mais yasuo n'avait rien d'un justicier, il n'allait certainement pas voler à la rescousse de chaque étudiant. il n'y avait que le cas de haru entre ses fines mains. et c'était particulier, c'était comme si elle faisait ressortir l'infime part de bon qui traînait quelque part dans son être. y réfléchir l'ennuyait.
l'air perdu dans des pensées de pierre, ses sourcils se froncent mais ses jambes s'actionnent. « tu sais que si ça tenait qu'à moi, je les aurais tous tué. » il hausse les sourcils, plaisanterie crue qui ne passe pas forcément avec tout le monde - il s'en tape, il la pense qu'à moitié, tant pis. il sait que haru ne mérite pas tout ce qu'elle reçoit, et que les personnes qui s'en amusent sont de ce qu'il y a de plus inférieur sur terre. il peut défaire quelque visages, ça occupe et ça marque quelques esprits. mais parfois, il se dit qu'il vaux peut-être mieux, juste rester à côté d'elle, servir d'appuis, user de la proximité que même lui, recherche. « il te reste que dalle. t'as tenu jusqu'ici, tu peux encore tenir quelques mois. » yasuo s'essaie au réconfort. il sent que c'est ridicule entre ses lèvres incendiées, mais il préfère tenter que de rester là, comme le parfait idiot qu'il pouvait être. « ça va le faire, haru. t'en fais pas. » le visage encore un peu fermé, il approche légèrement son épaule de la sienne, puisqu'il ne pouvait pas presser lentement sa main.
il aurait voulu encaisser les coups à sa place, la débarrasser de son fardeau quotidien. c'était ce qu'il voulait s'appliquer à faire, quand il lui lançait ces certains regards, qu'il frôlait soigneusement sa peau.
et puis, il y avait autre chose. un désir plus caché, moins héroïque, évidemment plus égoïste.
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MessageSujet: Re: running to you (haru)   Mar 2 Jan - 0:57


princesse de glace fatiguée par cette routine incessante, brisée par les brimades, une vie trop lourde à porte, seule sur ses fines épaules. haru est fatiguée mais la nipponne fait bonne figure, tentant de rester impassible devant toutes ces moqueries, ces gens qu’elle ne supporte plus, ces personnes tant aimées des autres mais tellement détestée par elle, pauvre gamine foutue là, un destin dont elle n’avait guère le choix de supporter.
seulement, même si la nymphe est habituée à cette routine qui la brise un tant soit peu chaque jour, haru est terrifiée, apeurée de rentrer seule alors que le crépuscule a laissé place à une nuit, la ville plongée dans l’obscurité, les néons éclairant faiblement les ruelles tokyoïte, lieu propice aux fourberies des individus qu’elle souhaite par-dessus-tout éviter une fois les portes de l’établissement closes. alors, la gamine ne réfléchit plus une seule seconde, un message envoyé au jeune homme autrefois méprisé, aujourd’hui adoré, un appel à l’aide lancé suivi d’une réponse presqu’immédiate, léger sourire naissant faiblement sur ses pulpeuses, rassurée.
et il était là, lui et sa belle gueule, lui et son air détaché, lui tout simplement. sa présence suffisait pour réchauffer le cœur meurtrit de la demoiselle. yasuo était arrivé avant elle, les deux nippons marchant désormais côte à côte. au moins, personne ne semblait importuner la gamine et elle lui en était reconnaissante, le remerciant silencieusement, n’exprimant sa gratitude qu’au travers de sourires sincères, uniquement. « les persécuter en retour serait se rabaisser à leur niveau, tu vaux mieux que ça tu sais. » elle continuait d’avancer, observant avec mélancolie les jeunes bambins en compagnie de leurs progéniteurs, mains dans la mains. elle rêvait de pouvoir revivre ces moments, revoir mai et son père, elle rêvait d’une vie normale où personne n’irait encore brimer la nymphe.
« je sais yasuo. il me reste quelques mois, je vais pas craquer alors que j’arrive à la fin. » elle appréciait le soutient du jeune imprudent, camouflant un énième rictus qui pourrait sembler être de trop. puis, une idée lui était venue à l’esprit, message envoyé brièvement à sa mère, prévenant un détour de plusieurs heures, elle qui ne sortait d’habitude jamais. haru avait alors soudainement enroulé son bras autour de celui de l’aîné, ses joues se teintant encore d’une couleur légèrement rosée. « merci, yasuo. » des paroles prononcées avec sincérité, des remerciements qui n’étaient jamais sortit de sa cavité buccale avant aujourd’hui, une gratitude qu’elle se sentait beaucoup trop obligée d’exprimer avant de prendre une grande inspiration, rassemblant un semblant de courage avant d’exprimer ces quelques mots, appréhendant sa réponse. « t’as rien de prévu.. ? j’aimerais bien aller boire un truc chaud et faire un tour où il y a des marchés de noël, ou des trucs comme ça… » son ton était hésitant, incertain. haru voulait passer davantage de temps aux côtés de celui qui l’avait captivé, qui avait suscité un tel intérêt aux yeux de la demoiselle, des sentiments qu’elle voulait réfréner mais aussi accepter, en même temps.
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MessageSujet: Re: running to you (haru)   Mar 2 Jan - 20:01


c'est l'inquiétude qui teinte l'éclat de son regard. trop maladroit pour l'exprimer correctement, il avait encore ces pulsions puériles qui s'emparaient de ses mots et de ses gestes les plus infimes. yasuo était conscient de toute ça, et il en avait réellement horreur. il voulait pas se fondre si facilement dans le schéma de l'impulsif, et plus que tout, il ne voulait pas être ridicule aux yeux d'haru. alors il se précipite un peu, veut être partout à la fois sans trop exagérer non plus, il s'emmêle et se perd dans son esprit à vouloir bien faire. il souffle du nez et de dissipe dans l'esquisse d'un sourire, ça l'amuse parce qu'il sait, il sait très bien qu'il n'est pas loin du niveau des déchets qu'elle évoque. il se permet de s'avancer le torse bombé, les poings serrés, et se clamant roi. il ajoute rien parce qu'elle se trompe, il vaut pas grand chose, et ça sert à rien de le préciser encore et encore. « je sais que t'es capable de tenir le coup, c'est pour ça que j'insiste. » encore un peu de positivité qu'il est même pas foutu d'user pour lui-même. le "merci" lui fait gentiment rouler des yeux, parce qu'il agit normalement, et qu'il sent qu'elle n'a pas spécialement à lui être redevable. son regard s'attarde sur le bras qu'haru enlace, il l'attire un peu contre lui en silence et se satisfait de ce contact si simple.
ça l'apaise, peut-être. la douceur, le calme de la princesse brisée. ça tait les plaies ouvertes pendant un long moment, et c'est monstrueusement calme dans le crâne de yasuo. il s'attache parce que c'est trop facile. ça se fait tout seul, quand il la regarde, quand il détaille sa silhouette et qu'il lui promet que rien lui arrivera aujourd'hui. quelqu'un à l'esprit moins tenace que lui, il peut même pas se retenir de se ruer dessus. mais quand haru lui parle, quand elle hésite entre ses lèvres à l'allure délicate, yasuo il se sent con, trop con de jouer un prince charmant. sûrement parce qu'elle mérite tellement mieux que le premier connard du coin. il le sait, parce qu'à chaque fois que ses joues se teignent de rose, il ressent beaucoup trop de satisfaction, et ça traduit juste à quel point il devrait disparaître dans la poussière. (mais il en veut toujours un peu plus, toujours) « ouais, carrément. j'te paie le chocolat même. » yasuo sait même pas si il a des pièces sur lui, il s'en doute un peu quand il entend un tintement dans ses poches à ses pas, mais ça doit pas être une somme astronomique non plus, pauvre garçon dénué de tout. mais c'est correct que la seule préoccupation dans son esprit soit le prix d'un chocolat chaud, pour une fois, y'a pas de tempête, pas d'éclairs, c'est inhabituel et yasuo s'y fait rapidement.
en s'approchant du café le plus près, le garçon plonge une de ses mains dans sa poche naturellement, mais en réalité, juste pour s'assurer de la présence des pièces. le contact froid de l'or le rassure, et il se racle la gorge. « tu peux venir chez moi, ce soir. si tu veux. t'en fais pas, si tu veux même y dormir, j'irai sur le canapé. et j't'emmène en cours demain. ou pas. t'es pas obligée d'y aller. » sourire mauvais sur ses lèvres de gamin, les yeux qui pétillent quand il est poussé par l'envie d'inciter quelqu'un à faire une connerie. « bref, c'est comme tu veux. t'es pas obligée de dire oui. »
cette fois, il sait pas. il sait pas ce qu'il fait, y'a les pensées qui afflue et yasuo qui les choisis au hasard. il en sait rien. et ça l'ennuie d'être si dépendant des lèvres rosées d'haru, qu'il mérite pas une seule seconde.
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MessageSujet: Re: running to you (haru)   Dim 21 Jan - 20:12


elle se sent rassurée, le cœur léger. à ses côtés, la petite haru redevient une petite gamine, axée sur les sentiments qu’elle ressent, ses joues rougissants et son regard fuyant. elle est protégée, apaisée par l’aura que le gaillard dégageait, accroc à la présence du garçon. la nipponne peine à supporter les brimades auxquelles elle fait continuellement face mais parvient à trouver du réconfort auprès du badboy, celui pour lequel son organe tambourine au cœur de sa cage thoracique. malgré ça, haru ne se beigne pas d’illusions, elle sait que jamais elle ne pourra intéresser un garçon comme lui alors haru se contente de l’observer, ressentir ces papillonnements dans son ventre en silence, apprécier sa présence loin de tous ces jugements, ces regards haineux et ces brimades qu’elle peine à encaisser au fil des jours, taisant sa tristesse, masquant son désarroi.
la journée s’était terminée, encore un temps qui s’écoulait inlassablement tandis que la princesse rêvait de fuir ces lieux, partir loin et découvrir un tout nouvel horizon. seulement, le destin la cloisonnait là, prisonnière de cette cité nipponne qu’elle voulait abandonner plus que tout au monde, laissant derrière elle ce quotidien qu’elle se coltinait avec difficulté, ses angoisses qu’elle affrontait tant bien que mal et cette pression qu’elle subissait continuellement. haru était épuisée, éreintée de de cette vie qu’elle menait, cette peur qu’elle ressentait mais qu’elle étouffait, feintant d’être cette fille forte dont ses soucis lui passaient bien au-dessus de sa petite tête.
enfin, ses problèmes s’évaporaient tout naturellement lorsqu’elle était à ses côtés, son attention se portant uniquement sur le garçon, gardant néanmoins son calme olympien, soigneusement blottie contre le bras de son jules. « je comptais payer tu sais… mais merci. » sourire naissance sur ses pulpeuses, la nuit commençant progressivement à tomber sur la capitale, les deux jeunots se dirigeaient vers le café le plus proche. haru se sentait comme une fille normale à chaque fois qu’elle était avec lui, une fille sans problèmes craquant simplement sur un garçon, comme n’importe quelle gamine de son âge. elle écoute la proposition de yasuo, rougis une énième fois et évite le regard du garçon. incertitude, la nymphe hésite entre accepter ou refuser mais la gamine cherche en même temps une excuse à donner à sa mère pour s’éclipser cette nuit. « je sais pas… j’ai cours demain puis j’ai même pas mes affaires. »
les deux camarades étaient finalement arrivés, la gamine ouvrant la porte. l'ambiance était agréable, les lieux n’étaient pas bondés. haru était soulagée, les endroits noirs de monde, ce n’était guère sa tasse de thé, peu à l’aise entourée d’une foule. « en plus je sais pas je pourrais dire quoi à ma mère sans que ça paraisse suspect, je doute qu’elle me laisse dormir chez un garçon, puis des copines, j’en ai pas tellement donc je peux pas la baratiner avec ça.. » elle était installée  face à lui, commande passée, son regard ancré dans celui de yasuo. mais, rapidement, haru avait baissée les yeux, trop intimidée, facilement gênée et elle se concentrait sur ses doigts qu’elle entremêlait nerveusement entre eux, attendant patiemment son chocolat viennois. « trouvons une excuse potable et j’envisagerai de répondre positivement à ta requête. » sourire narquois sur ses lèvres, la nipponne essayait de jouer à l’insolente même si elle savait qu’elle serait la première à perdre.
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MessageSujet: Re: running to you (haru)   Mer 24 Jan - 22:18


c'est comme ça qu'il évite de s'évaporer. à travers deux trois promesses, quelques sourires plus ou moins assurés. en se sentant rien qu'un peu important pour quelqu'un. ça tonne moins fort, quand il perçoit la confiance. aux côtés de haru, yasuo a l'impression d'être quelqu'un d'autre qu'un de ces amas de poussière. il en devient rapidement dépendant, sans s'en rendre compte. il s'en voudra plus tard, quand il se rendra compte que ce masque qui lui colle à la peau du visage n'est qu'une autre fantaisie ridicule. rien n'était faux, cependant. il tenait à haru, à sa façon adorable d'exprimer son manque de confort, à ses traits creusés dans le marbre quand il était impossible de s'imaginer comment son esprit était dessiné. il avait le sentiment de la connaître depuis toujours.
il voit la princesse hésiter, et ça lui semble normal. lui, quand il était encore plus idiot et scolarisé, il ne prenait même pas la peine de se soucier des choses. s'il n'avait pas envie d'aller en cours, il n'y allait pas, sans se préoccuper de l'avis de sa mère, ou qui que ce soit d'autre. l'audace et l'insolence implantées dans ses deux yeux ternes, yasuo était pourtant parfaitement conscient que quelqu'un comme haru ne voudrait pas suivre le même chemin de raté. c'était préférable, et yasuo renonça immédiatement à poursuivre son incitation. il se contente de rouler ironiquement les yeux au ciel, en la suivant de le café aux effluves chaleureuses. c'était étrange. il n'en avait pas l'habitude. cette ambiance apaisante, presque délicate. il ne prenait jamais le temps d'y goûter. mais appréciait de découvrir une autre douceur avec haru. « te fais pas de soucis pour ça, on peut trouver pleins d'excuses si on réfléchit bien. » sourcils haussés et sourire dévoilé, une passion peu cachée pour le mensonge et le faux. yasuo, toujours prêt à bâtir les inepties les plus méticuleuses juste pour obtenir ce qu'il convoitait. il croise ses bras et repose son dos contre le dossier de la chaise, plongé dans une réflexion quasi-intense. c'est uniquement lorsque les breuvages arrivent qu'il s'extirpe de son esprit. ses doigts s'emparent du café qu'il a commandé, alors que ses yeux cherchent ceux de haru, nappés d'un sérieux particulier. « j'ai un truc. tu dis à ta mère que t'avais un travail en groupe à faire pour demain, c'est loin d'être fini donc une camarade t'as proposé de venir chez elle pour avancer. t'as qu'à dire que la camarade, c'est une fille que t'avais jamais vraiment remarqué et qui est plus sympa que les autres. elle connaît pas ta classe par cœur, de toute façon. » il marmonne, fronçant les sourcils de temps à autres, comme s'il s'agissait d'une préoccupation déchirante pour laquelle il se donnerait au maximum - pour une fois. « si t'es pas convaincue, je te trouve un autre truc en trois secondes. » légère prétention après s'être emparé d'une gorgée de café. c'était si simple, comme ça. yasuo se demandait si ça n'était pas largement mieux de se livrer à une vie aux tons plus pastels que noircis. mais, non, il y avait toujours le chaos pour lui tapoter sur l'épaule, pour lui rappeler qu'il n'aurait jamais le droit de s'éprendre dans la douceur des yeux de haru.
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MessageSujet: Re: running to you (haru)   Mer 24 Jan - 23:31


elle perd la tête. plongée dans des illusions, de beaux rêves une fois qu’elle se trouvait aux côtés de cet homme qui parvenait à la faire sentir un peu spéciale, une fille qui pouvait susciter de l’intérêt chez quelqu’un. haru pourtant n’aimait pas ça, être regardée, appréciée de la sorte. seulement, avec lui, c’était différent, tout était différent. elle se perdait dans le regard de yasuo, elle semblait hypnotisée dès que le garçon commençait à parler, intimidée lorsqu’il la regardait. gamine d’ordinaire impassible, elle n’arrivait pas à rester indifférente au charme du garçon et pourtant dieu seul sait à quel point elle avait luttée, à quel point elle souhaitait être de marbre face à ce gaillard. malheureusement, son cœur battait la chamade lorsqu’il était là, l’adrénaline circulait dans ses veines et la sensation de papillonnement était beaucoup trop intense pour être ignorée alors haru elle faisait avec mais gardait silencieux ce qu’elle ressentait, comme toujours.

elle hésitait, installée confortablement dans ce café, face au jeune garçon. la nipponne souhaitait accepter l’offre proposée par yasuo mais était tiraillée par son appréhension, sa mère et son manque de confiance en elle. alors, pensant pouvoir retarder la décision, elle trouvait des excuses, la demoiselle. et puis, en plus de ça, haru devait retourner sur les bancs de l’école le lendemain, à son grand désarroi, affronter de nouveau ces regards pesants, cette haine insensée qu’elle tentait d’esquiver au fil de ses misérables journées. « j’ai déjà cherché mais rien ne me vient en tête en fait… » pour elle, c’était perdu d’avance. sa mère était une dure à cuire, femme qui enfermait son oisillon dans sa cage chaque soir et qui l’empêchait de vivre pleinement sa vie. haru étouffait chez elle et la proposition du garçon était une aubaine, une occasion parfaite de s’enfuir le temps d’une soirée, de s’éloigner de ses problèmes, de vivre une vie normale, juste pour un soir.

elle allait intervenir mais le jeune homme lui avait coupé l’herbe sous le pied et, en l’espace de quelques secondes, il avait déjà trouvé une excuse toute faite, une couleuvre qu’elle pourrait faire avaler à sa génitrice. ses lippes s’étaient légèrement étirées tandis qu’elle sirotait son chocolat quelque peu trop chaud mais agréable en cette période hivernale. « j’ai une idée. » avait-elle ajouté une fois sa tasse posée et la proposition écoutée. « je crois que mon lycée est encore ouvert… on a qu’à utiliser ton portable pour les appeler, tu te fais passer pour quelqu’un de ma famille autre que mon père et si t’arrives à leur faire croire que demain je suis malade et que je peux pas aller en cours demain, c’est ok. » ses joues s’étaient teintées de rose et la princesse tentait de les camoufler derrière son infime tasse, sourire enfantin accroché à ses lèvres. haru se sentait étrangement guillerette, heureuse de passer du temps loin de tout ce qui pouvait l’oppresser au quotidien, loin de tous ses problèmes.
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quartier : shibuya


MessageSujet: Re: running to you (haru)   Jeu 25 Jan - 12:25


dans une autre réalité, peut-être. dans un autre monde, plus juste et moins poussiéreux, yasuo aurait pu glisser ses bras autour des épaules de haru, la presser un peu contre son torse, prendre soin d'elle comme elle le méritait. il savait, quand il la voyait se peindre d'adorables hésitations, que rester constamment à ses côtés ne pouvait qu'être bénéfique. mais il n'en avait pas le droit. c'était si risible de le voir jouer au super-héros, lui-même se moquait de sa propre personne quand il se trouvait seul. ça n'était pas pour lui, toute cette douceur gratuite, et pourtant, il en demandait encore. c'est juste qu'il se sentait si bien, à l’abri de coups, sans même être traversé pas une once de colère. il en était assez étonné, d'ailleurs. mais d'une part, il craignait de développe une dépendance à la tendresse non-mérité – il tâchera de disparaître partiellement, dans les jours à venir. haru et sa délicate timidité devraient être réservés à quelqu'un de moins terne.
il est agréablement surpris quant à la proposition de haru. il ne la voyait pas spécialement comme un petit oisillon fragile, mais l'entendre contribuer à l'arrangement d'une illusion l'étonnait autant que ça lui plaisait. « facile. donne-moi leur numéro. » petit roi quand il tend la main sous un rictus au goût de défi. peu de choses lui paressaient insurmontables, là, tout de suite. se jouer de semblants d'adultes était alors un jeu d'enfant. son esprit s'active rapidement, le temps de trouver d'autres mensonges, sans trop de difficultés. yasuo n'était jamais trop honnête, ça variait, selon ses caprices. ça devenait alors si simple de tisser le faux, qu'il pouvait le faire sur commande sans problèmes. il tape les chiffres sur l'écran de son téléphone rapidement, et appelle sur-le-champ, en proie à l'improvisation. il regarde haru quelques instants, les yeux pétillants. dès que l'on décroche, il tourne immédiatement la tête, se fondant dans un personnage qu'il avait inventé dans la seconde. « allô? oui, bonsoir. je suis le grand frère de jinkei haru. » haussements de sourcils en sa direction, l'air fier. puis retour dans le vide. « elle a vomi en rentrant ce soir, et elle se sent vraiment pas bien. c'était pour vous prévenir qu'elle ne viendra sûrement pas demain. » s'exprimant de la façon la moins familière qu'il le pouvait, il hochait légèrement la tête, réellement sérieux dans son rôle. « merci à vous. bonne fin d'après-midi, au revoir. » il décolle l'objet de son oreille, le pose sur la table de bois et regarde la jeune femme avec une lueur victorieuse inscrite sur le totalité de son visage. yasuo avait l'air d'un petit garçon, fier d'un mauvais coup. parfois, il était certain d'avoir grandi à ce niveau, de ne plus être l'enfant fauteur de troubles. mais ça n'était qu'une énième illusion s'agrippant à sa peau, il suffisait de constater l'excitation dans ses yeux pour contrer ses pensées. « c'est bon, j'ai gagné? » il n'y a plus rien de très chaotique quand il sourit en cherchant de la considération. il espère juste que le rose des joues de haru ne s'estompera pas si vite.
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You never do, babe, that's just what you do
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MessageSujet: Re: running to you (haru)   Lun 5 Fév - 21:37


petite poupée brisée par la violence nippone, princesse mutilée par les mots aiguisés de ces détracteurs, brisée par la virulence hebdomadaire, les brimades et bousculades. et pourtant, haru reste là, impassible, subissant les journée fatidiques, inlassablement longues et, chaque jour, son visage se teint un peu plus de cette tristesse, cette morosité qu’elle tente de camoufler par-dessous ces légères couches de maquillages, qui devrait la rendre plus jolie, sans succès. la gamine se trouve toujours aussi fade une fois face à son propre reflet, marquée par la fatigue, la mélancolie et la rancœur.

alors, assise dans ce café avec son sauveur, infime sourire sur ses pulpeuses, haru était à l’aise, se changeant les idées le temps d’une brève pause qui, néanmoins, risquait de s’allonger en une charmante soirée si les choses se passaient comme prévu. acquiesçant silencieusement à la demande de l’aîné, la nymphe avait murmuré lentement les numéros, appréhendant d’être entendue par l’entourage, de peur d’être prise au piège à son propre jeu, gamine innocente encore apeurée pour la moindre chose. si effrayée à l’idée d’être démasquée en écoutant les dires du garçon, elle qui n’avait jamais renseigné à l’établissement qu’elle avait un frère puisqu’il s’agissait de la réalité, retenant son souffle durant tout l’échange, finalement soulagée en apercevant l’air victorieux du voyou, plutôt impressionnée par sa prestation. « pas mal. à mon tour, faut que je prévienne ma mère… » mains moites et respiration tremblante, haru avait apporté son cellulaire à son oreille, peu sure d’elle, comme d’habitude. « euh maman c’est moi… désolé je, euh.. en fait j’ai un travail à rendre pour demain en groupe et on a pas fini avec la fille alors elle m’a invité à dormir chez elle parce qu’on doit absolument le rendre pour demain… oui je sais je te préviens à la dernière minute… oui, oui, salut. » reposant à son tour le combiné sur la table en bois, léger rictus victorieux naissant sur ses croissants de chairs, accomplissement personnel, premier gros mensonge de sa vie et, bizarrement, ça lui faisait du bien. sensation singulière mais en aucun cas désagréable, braver les interdis semblait être quelque chose d’euphorisant mais encore trop nébuleux, trop dangereux pour elle. « t’as gagné, je passe la soirée chez toi, yasuo. » nom prononcé tout bas, joues teintées de rose, la gamine camouflait cette euphorie qu’elle avait au fond d’elle, joie cependant mêlée à une certaine appréhension. « tu veux qu'on fasse quoi, du coup ? on mange dehors ou bien on rentre directement après qu'on ait terminé nos consommations ? » ses doigts tapotant nerveusement la table, haru avait beau être pour une fois heureuse, elle restait néanmoins perdue, chérubin plongée au milieu de ce bordel tokyoïte sans guide. enfin, ce soir yasuo était le sien, la lumière éclairant l'obscurité dans laquelle elle était plongée.
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