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 cercles tentés // kaori

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MessageSujet: cercles tentés // kaori    Ven 22 Déc - 23:46


cercles tentés --
Il se puisse qu’il eut définit comme seul amie proche la tentation. Celle qui ne pourrait le tromper que par lui-même, pour lui-même et envers lui-même. D’une tentation, comme ce jour où il dansait pour fuir les maux, comme ce jour où il eut brisé l’unique proche l’appréciant pour son esprit mal famé ; une série de jours allant puer la rose, en somme. On eut définit la rose comme fleur magnifique d’une tentation neuve, rougissante ; une tentation si haute qu’elle manquait d’échéances. Est-ce là l’ironie ? Une rose rosée n’allait point être plus tentatrice, par l’esprit malin qu’elle avait de se déteindre à la naissance ? Isas. L’être rose rosée et rose pourrie à la pointe seulement. Aux épines brûlées mais présentes au toucher. Une rose qui ne ressemble à plus rien, si ce n’est qu’à une rose trop photoshopée pour paraître naturelle.
Rose tout de même jalouse d’une femme dévorant les orbes de l’amant d’un espoir ; qu’il ne peut posséder. Peut-être était-il trop jeune pour les relations adultes, isas. Il préfère écrire à la rose rouge, sur les roses rosées et celles tintées d’un noir rouge rosé. Alors, il se perdait dans les bars, dans de multiples lieux où de nouveaux regards pouvaient l’emmener voir plus loin qu’au matin où il dansait avec innocence ; il l’eut alors rencontré, elle. Elle est tintée de rose, par ailleurs –
Lapsus ? L’ennui le ronge alors ; telle est l’excuse. L’ennui d’avoir assez de temps par tout les devoirs qu’il ne fait pas, tous les oraux où n’a comme réussite que celle d’une mémoire trop grande : pour mieux se murer dans le mensonge, tel en serait le prix. Il s’évade à la recherche de mots allant correspondre à la demoiselle, demoiselle devant qui il commence à se noyer, perdu dans ses propres charmes. Il eut développé la maladie des charmes, isas. Fixant alors un miroir trop dur, frappé à la méduse ; je suis beau et autres dires s’ensuivaient alors pour oublier qu’elle avait, légèrement seulement, marqué son esprit. Les touches parlaient d’elle-mêmes dans le rendez-vous qu’il lançait à l’aveuglette, mais il allait attendre de kaori qu’il lui apporte, par sa beauté même, la cause de cette inspiration déjà trop grandie par un autre abruti.
C’est l’intrigue qui guide ses pas et son âme trop pourrie. Le lien créé est si différent de celui de l’amant, cet homme plus sacré à ses yeux. Kaori, c’est le jeu, c’est la douce qui ne se laisse attraper dans de vulgaires filets ; et isas ne le voudrait pour rien au monde. Il apprécie de voir la liberté dans une discussion anodine, une liberté inhumaine, sans-gêne, sans déshumanisation.
Kaori, humaine paraissant aussi déchue que lui : peut-être avait-il lu un brin de valeurs égales dans son regard, alors il s’en attirait.
((des valeurs égales à zéro, sous un bon langage mathématique))
Alors, il attendait simplement, Isas. Les yeux rivés sur le portable en attendant la belle, s’imaginant des personnes plus belles encore, afin de ne pas tomber trop haut. Contraste affligeant alors qu’il levait le regard ;
Chevelure rosée venant apporter une rose à la table des péchés.

- Bonsoir. Répétition d’un message classique. Il joue et s’endormirait dans le classique, mais le sourire parle, l’art mensonger encore d’un charme naif s’éveille, hilare de ne parvenir à tromper. Nous sommes à l'heure. L'ennui devait nous ravager. Comment vas-tu ?

Complicité dont les charmes énoncent une entrée de jeu passionnante ;
Tentée par la tentation même, Kaori ?



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les amours : lui: chaîne au cou, genoux qui se dérobent sous l'intensité de son regard, l'âme qu'affole sa douceur, et la passion qui crépite sous les artifices factices.. l'envie pure, bannie par la peur de céder — de l'aimer (koha). l'autre: pieux goût du mensonge et de la trahison, sourire mutin, craquant, irrésistible. piégeuse piégée. le feu du bout des doigts au palpitant (isas) — amour pluriel.
quartier : squatteuse.


MessageSujet: Re: cercles tentés // kaori    Mer 27 Déc - 14:23



Ça la prend aux tripes comme un cauchemar.

Son visage cloîtrée dans un petit cadre à l'entrée. Quatre bordures comme quatre murs comme quatre barreaux de prison ; sous la vitre, son faciès a le regard séducteur mais la moue ennuyée. Comme un jeu au départ, que l'uniforme et l'écriteau rendent tout à coup monstrueusement sérieux : employée du mois. Une tape sur son épaule, un sourire. Des félicitations, quelques regards noirs. Et Kao qui nage dans le brouillard.

Ça la prend d'un coup, comme un cauchemar.
Hier elle s'est pointée au taff sans lassitude aucune, achevant pour la première fois depuis une éternité, lui semblait-il, un mois entier sans brûler de l'envie de prendre ses jambes à son cou. Un mois complet à flirter avec les clients en toute subtilité, pour faire naître en eux le désir de franchir la porte encore et encore, de tapisser la caisse de leurs billets durement acquis et de noyer leurs tracas dans les verres de saké. Basique, sans pression. Certes, les tracas inhérents au rôle de serveuse, sous-fifre. Certes les mains baladeuses titillant les limites de son uniforme, quelques remarques faisant grincer un sourire mauvais et persiffler tout bas une réplique mesquine. Certes, l'épuisement physique et la lassitude d'un enchaînement de tâches redondantes, mécaniques, parfois grotesques. Certes, la sensation de n'aller nulle part.

Mais. C'était intense et concret et ça l'encrait dans le présent, l'immédiat, les ordres et requêtes enchaînés sans discontinuer, puis elle s'effondrait dans un canapé, encore toute habillée, sans trouver une seconde pour penser. Et en cela — l'échappatoire parfait, excuse idéale pour nier Kohaku et le trou béant au creux de sa poitrine et le souvenir brûlant de ses lèvres et le malaise croissant à la pensée du regard malicieux d'Isas.  
C'était parfait jusqu'à ce matin. Des doigts claquent devant son regard figé, l'arrachent à sa contemplation effarés pour la replonger dans une routine qui tout à coup prend des allures de catastrophe ; elle trébuche ici, brise un verre là, et les commandes s'enchaînent aussi vite qu'elle les emmêle. Un mécontent à cette table, un oublié à celle-là. Kao dans le chaos, lorgnée par le tableau sarcastique sur lequel trône l'indésirable titre. Employé du mois. "What the fuck did I do wrong ?" elle s'demande, effarée, prunelles aimantée vers le cliché qui la nargue et l'humilie et lui broie les entrailles.

Ça persiste plus de deux heures ou toute une vie, elle ne saurait le dire. Misère. Ça s'étire en longueur tandis qu'elle se fracasse de l'intérieur, galérienne, jusqu'à ce que son responsable s'emporte et lui hurle de se reprendre sous les yeux curieux et avides de toute la clientèle. Il est blême de rage et elle a dans la paume la trace inélégante d'un bris de verre maladroitement ancré dans la chair. Et c'est juste— trop. Comment vous avez pu me faire ça ? Elle demande, trahie, frustrée. Désigne le tableau macabre, le sourire immortalisé sur papier glacé, son propre regard qui la suit depuis son arrivée et la réduit à tout ce qu'elle hait : robot formaté par la société, enchaîné dans une routine qui l'oblige à se projeter dans un avenir piètre où sa vie, dix ans plus tard, serait en tous points semblable à ce qu'elle est aujourd'hui.
No fucking way.
Et Kao d'ôter son tablier dans un geste dramatique, pour le jeter au visage de son supérieur ahuri. Allez vous faire foutre, elle déballe sans ambages ni remords, expiant le poids des responsabilités dont ils ont fait son fardeau et claquant la porte pour retrouver sa liberté.

Done.
Sans emploi, sans toit, retour à la case départ (sans toucher le moindre yen).
Elle inspire, expire. S'éloigne sans trop savoir où elle va ni pourquoi, embourbée dans le brouillard épais de ses pensées (est-ce qu'elle a eu tort ? Raison ?). Fronce les sourcils. Tranche : rit. Putain, oui. C'est bon, la liberté.
Son téléphone la raccroche à la réalité, vibrant de toutes ses forces ; Kaori pianote avec ennui sur la surface de l'écran tactile, fait défiler sans s'attarder les messages reçus du désigné #404ERROR, un nœud au creux du ventre qu'elle s'oblige à définir comme de l'ennui. Kohaku Kohaku Kohaku— oh. Isas. Tentation malsaine et jouissive tout à la fois, stratégie futile brodée de mauvais augure, et comme toutes les fois où elle devrait réellement résister, Kao cède. (Après tout, ses heures de boulot viennent de tomber à l'eau ; un raison comme une autre de célébrer, non ?).

(...)

Uniforme troqué contre une nouvelle peau, rideau de mèches roses qui s'égare brièvement sur l'épaule de son rencard : elle se présente derrière lui, s'incline pour souffler à l'oreille de la statue grecque attablée pour son bon plaisir un Déjà là ? amusé. La première fois ils étaient en retard tous les deux et cette fois : Nous sommes à l'heure. L'ennui devait nous ravager. Verres déjà sur la table. Elle s'installe sans grand égard pour les convenances : de côté, coude sur le dossier de sa chaise et menton calé sur le dos de sa main, presque déjà ennuyée sitôt arrivée. Jambes croisées, et doigts libres qui s'enroulent sans attendre d'invitation autour du pied de sa coupe. Il a opté pour du champagne, comme annoncé, et- ha. Kao tient bien des types d'alcool mais étrangement, pas celui-ci. La célérité avec laquelle les bulles lui montent habituellement à la tête est presque magique. Elle y trempe juste les lèvres, le cale ensuite entre deux doigts pour regarder valser l'or dans son écrin transparent. Hausse les épaules : Il faut varier les plaisirs. Elle aurait été plus qu'agacée s'il l'avait fait attendre, et est certaine que lui aussi si lesdits rôles étaient inversés. Isas a les traits de l'enfant gâté dont les mains capricieuses se referment aisément sur le moindre objet de ses désirs. Mais qui sait ; peut-être qu'elle le lit mal. On est synchro, c'est quand même amusant, Kao esquisse un demi-sourire, référence au hasard qui les a fait se retrouver presque en même temps à deux occasions déjà. Mais ce ne sera un exploit qu'au bout de la troisième fois. Elle a ses chiffres, Kao ; généralement, les impairs (et plus spécifiquement le un, syllabe des exceptions, mais Isas a déjà franchi le cap du pluriel minimal et malgré les alarmes que lui envoie son esprit agacé, Kao s'enfonce plus précisément dans l'ébauche d'un drame à venir). Comment vas-tu ? Comment ai-je l'air d'aller ? elle lui retourne négligemment, habituée à laisser les autres répondre à cette question pour elle. Je dirais que toi tu vas plus que bien, elle décrète en se tournant finalement pour lui faire face, paume épousant la courbe de sa joue tandis qu'elle prétend le déchiffrer, mais la fausse phase d'observation s'achève sur un rictus taquin au moment de compléter la déduction par un prétentieux : puisque tu es en excellente compagnie. D'un sourcil arqué, elle le défie de la contredire. Et puis l'observe, l'observe vraiment cette fois. En quête d'un crève-cœur, d'une trace, d'un suçon peut-être ; d'une preuve mauve sur peau de crème témoignant d'heures passées au creux des bras son époux.

Mais Isas est bon joueur : rien ne dépasse. Pas une preuve qu'il puisse y avoir qui que ce soit d'autre, rien. Un peu plus et elle pourrait croire s'être trompée de personne, si elle ne tenait l'information de source sûre (de la source elle-même : Kohaku). Mais non, c'est bien lui. Isas, l'attraction faite homme, le soupçon d'intrigue, et tous les charmes à même de conquérir un esthète tel que Koha, des traits physiques aux traits d'esprit (tous les charmes à même d'emprisonner deux fois d'affilé même une âme volage comme elle). On ne s'est pas vus depuis un moment, elle constate comme si la distance n'avait pas été volontaire. Tu as peut-être fait d'autres rencontres fascinantes ? Dans son regard, l'éclat presque candide d'une curiosité sincère. Ou retrouvé une compagnie suffisamment plaisante pour faire pâlir la mienne. L'envie masochiste de l'entendre lui parler d'un autre se mêle à celle, un brin sadique, de le voir choisir de ne pas le faire. Elle s'imagine déjà, dans le second cas, glisser plus tard à Kohaku : il ne m'a même jamais parlé de toi. Wrong, wrong, wrong. Quel que soit le choix, tout est un faux pas, et elle n'est pas certaine d'aimer, Kao, l'éveil brutal d'un souffle de conscience qui lui fredonne que son cher et tendre ne mérite pas ça.


Dernière édition par Yoshida Kaori le Dim 31 Déc - 21:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: cercles tentés // kaori    Jeu 28 Déc - 21:54


cercles tentés --
et les pensées se perdirent alors –
le souffle déjà vainc, par la suite même celles-ci. Les frissons parcourant le corps aux  souvenirs de ressentis, aux allers d’une vie, retour d’une mort et le bonheur qui s’ensuit. Satisfaction animale, merveille des merveilles, et qu'on ne peut regretter malgré les premières fois toutes aussi vaines. Les orbes qui se dévorent, qui s’admirent, pépites et pleurs de joie si l’on se voulait dramatique ; l’impression de se connaitre de nouveau, de reconnaître une autre personne comme sienne, sienne alors que les étreintes se font plus douces, moins destructrices de la morale première. Des fines caresses sur la peau de marbre, d’un soupir mélodieux, de ce remerciement discret pour avoir disperser son malheur en l’air – poupée de foire qui le rend bien, Isas. Ainsi, il crut définir les termes d’amour une énième fois, par la peur d’un abandon nouveau à cause de ses mensonges, par l’enfance se dégageant en l’espoir de cette personne, par sa beauté si singulière auquel il donnait des coups de pinceaux ;
il personnalise. Mais il ne pensait à Kaori, Isas. C’était la voix de l’autre amant, toujours plus grave à l’oreille, toujours plus saine, mélodie moins ténébreuse, la remontée au paradis d’enfance qui était sien.
Dans la lune, alors qu’il tombait à terre. Mèche rose venant décorer alors son épaule, il se pria donc de se ressaisir, d’arborer le charme blanc comme neige qu’il maîtrisait si bien. Ce qui était curieux, c’était que la demoiselle était revenue : était-il peu trompeur, pas assez ? Elle paraissait comme miroir de son démon, miroir des règles qui se brisent, miroir du désir simple que l’on souhaite et que l’on échange ; il avoue n’avoir vu comme premier intérêt en la demoiselle qu’une attirance classique, afin de combler les maux de l’ange prétendu. Malheureusement, la caprice non comblé, l’abime dans laquelle il s’écroule et se fond alors –
Celle de la similitude, le rendant plus lâche encore. Kaori, impossible de ne pas pressentir l’énergie vitale qu’est cette liberté, une liberté qui assomme et consume. Persuadé de sa solitude, à elle, ou de la solitude du cœur l’habitant. C’est ainsi ce qu’il décrivit dans ses orbes, par la chevelure peu naturelle, par l’aura qu’elle venait promener près de lui en un sourire ; désirant. Ou l’homme est désiré, ou il s’éprend de désir. Ainsi, l’idée de parcourir le corps sans amertume le parcourait, d’une manière trop grossière s’il n’était intéressé que par cela : et, dieu, ce serait si simple ! Il n’aurait l’impression de multiplier les charmes, par les pensées qu’il en tirait. Isas avait comme habitude de se vêtir de mensonge sans posséder nuls remords, mais cette fois –
C’est toujours le cas, bien malheureusement.

- Il est vrai. Affirmation comme simple commentaire de bienvenue, alors qu’elle s’installait : tout en style, la demoiselle. Alors, il scrutait comme poliment, mesquinerie aux jeux de dialogues, deux démons se rencontrant une deuxième fois. Ce n’était qu’une impression, mais elle éveillait des sens, Kaori. Il en resterait adolescent. Coup du destin, nous verrons la troisième. Puis la quatrième, éventuellement.

Alcool léger, son aimé, qu’il savourait alors. Ne dire cinquième fois au risque de paraître lourd, et de s’enfoncer inutilement dans un mensonge curieux. Le questionnement amical, alimentant l’égo de la demoiselle, alors qu’elle éveillait les charmes à son tour, air d’ange mais seulement air à qui ne se fit pas prendre ; son sourire s’étirait alors, regard s’éteignant alors qu’il savourait l’alcool, orbes aussi rieuses que le possesseur. Dialogue d’aimant(s) de leurs personnes, surement.

- Je pourrai dire que ma compagnie offre un petit nuage. Maiiis. Sous-entendus d’une interlocutrice ayant raison. Excellente compagnie, oui, Kaori. Mais je dirai que tu as l’air un peu fatiguée, mais je suis là pour faire oublier ça, non ? Chasser l'ennui.

Il se servait alors ; bouteille commandée en un sourire simpliste, que dire venant d’un enfant ayant l’or de la bouche ! Il puait le caprice, mais s’en lavait les mains, Isas. Depuis un moment. Certes, il n’avait compté le temps. Il n’avait eut l’idée de la voir avant. C’était une simple envie, une simple petite pulsion, appétit d’une connaissance à approfondir. Rien de méchant, simplement quelque chose d’amical ; il mentirait en disant qu’il est éprit d’elle, alors il observe simplement, l’enfant.

- Cela doit dater un peu. Il se permettait de déverser le liquide d’or dans la coupe attitrée – le goût si léger qu’il aime partager, et ce d’une manière sincère. L’alcool devait être son unique vertu. D’autres ?

Sourire s’élargissant alors jusqu’aux oreilles, ayant souvent entendu ce type de question, sous de multiples tableaux. Le travail, les affaires, les musicalités, les tortures et les peines derrière cette question souvent à contre sens contre dire et les dires mêmes qui se perdent souvent pas la suite, dieu ! Non, cette fois, il s’étonnait d’une candeur, de l’innocence de cette question, ainsi il ne pouvait qu’enjoliver. Poète de la mort, Isas.

- Tu vois, j’ai la chance de faire des rencontres fascinantes tout les jours. Chanceux, c’est le terme, non ? Ah. Mauvais garçon, Isas. Il ne put détourner que mieux cette question, c’est l’art du discours, l’art d’un politique, s’il était pas coincé en économie. Des tas de jolies rencontres, d’autres bien agaçantes. Mais fascinantes, beaucoup trop. Tu choisis bien les mots, Kaori.

Regard se levant alors ; bataille d’orbes dans l’abysse même de la fausseté, mais il parait si vrai dans sa manière de dévorer. Peut-être est-elle assez vraie, par ailleurs : ainsi, préfère-t-il mentir pour rester menteur, Isas.

Il eut été sincère avec l’ange, ainsi s’est-il brûlé les siennes. Trop déchu, piètre gamin.

- Oh ? Tu aurais peur de devenir plus pâle ? Voyons. Cela ne te sied pas au teint. Sous-entendus d’un jeu d’acteur : on ne le trompe pas, la taquinerie de l’homme ne peut qu’en être plus grande. Jeu lancé, chère demoiselle. Et toi, dis-moi ? Que de rencontres fascinantes, depuis la dernière fois ? En suis-je pâle ? Il fit l’air de la victime minaudant, se moquant avec amusement. Santé.

Avant de déguster. Sale petit, va.

- Je ne savais ce que tu aimais, alors j’ai opté pour ce petit restaurant. Du classique, tu ne m’en voudras pas. Main se posant près du verre, l’air penseur par kohaku venant l’absorber, inspiration instinctive, peu appropriée ; ainsi, il se ressaisissait. Très sincèrement, ça fait plaisir de te voir libre. Tu changes des rendez-vous que je peux donner à ceux m’entourant. Un vent frais.

Aveu caché ; seul vent frais malgré l’autre qui l’étourdit de trop, Isas.




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MessageSujet: Re: cercles tentés // kaori    Dim 31 Déc - 22:26



Quatrième. Elle expie un rire, plisse les yeux, arque un sourcil. Tu t'avances un peu. Son humour se fait plus souvent un brin vache plutôt que douceur. Elle s'accorde une gorgée pour faire taire l'intérêt sourd qui lui court dans les veines, s'oblige à rester détachée. Mais je dirai que tu as l’air un peu fatiguée, mais je suis là pour faire oublier ça, non ? Chasser l'ennui. Nuque qui bascule en arrière, ployant sous le coup de l'amusement tandis qu'elle se laisse aller à rire. C'est comme ça que tu flattes les femmes ? En leur disant qu'elles ont l'air fatiguées ? Elle aime bien. Qu'il soit juste un peu agaçant sous ses belles phrases, plutôt que convenu et indécemment mielleux (elle n'aime pas la tendresse excessive, Kao. [strike]Elle n'aimait pas. Jusqu'à Koha[/stike]). Tout, plutôt que pétri des phrases toutes faites qui la débectent. C'est ta mission alors, ses commissures s'ornent d'un sourire tout en douceur cette fois, divertis-moi.

Il contourne, détourne. Elle se fend d'une moue un peu amusée, un peu boudeuse, tapote du bout de l'index le rebord de sa coupe. En suis-je pâle ? Un peu plus et j'en oubliais tes traits, elle prétend tandis qu'ils trinquent, Disons que tu réapparais juste à temps. Isas a des traits que même le temps gomme difficilement, en réalité, mais Kaori ne saurait déterminer pour l'heure ce qui les lui a gravés sur la rétine : l'obsession qu'elle nourrit depuis que Kahoku lui a avoué son intérêt pour cet homme, ou la curiosité qu'il lui inspire ? Isas embraye sur le choix de lieu, et elle se demande ce qu'il dirait s'il la savait plus abonnée aux fast-food et aux tables à squatter qu'au faste auquel lui semble coutumier. Ce demande si c'est ce qui a charmé son artiste d'époux : les goûts délicats de son nouvel éphèbe.

Parce que Kaori, Koha le découvre à ses dépends, est raw au-delà de l'illusion pastel de ses longues mèches, toute tissée de drames et de complications ; irritée par le coup de foudre instantané (et beau, comme pour rendre l'erreur plus poignante encore) qui a lié leurs vies au terme d'une nuit alcoolisée.

Alors peut-être, peut-être ; qu'il a trouvé son idéal dans les yeux d'un garçon un peu trop beau, qui semble à tous égards être le contraire d'elle. Tu changes des rendez-vous que je peux donner à ceux m’entourant. Un vent frais. Ah. Autant pour moi : tu sais flatter, finalement. Et elle l'imagine servir ce genre de lignes à chacun de ses rencards. Se demande si Kohaku l'aurait voulue ainsi : à lui conter combien il illumine sa vie lorsqu'ils se voient.

(Elle aimerait que ce soit faux ; il serait moins difficile, alors, de ne pas le lui dire.)

Tu es étudiant, right ? Il l'avait mentionné la première fois ; elle n'avait pas relancée alors. Quel domaine ? Je serais curieuse de découvrir ce qui occupe ces jolies mains au quotidien. Ses propres doigts effleurent brièvement les phalanges d'Isas, pour mieux les désigner, geste qui lui vaut un regard un peu intrigué de la serveuse quand cette dernière passe vérifier à leur table qu'ils n'ont besoin de rien. Kao sourit à cette dernière, sweetly, consciente qu'il suffit de peu, ici, pour être jugée trop audacieuse. Haussement d'épaules impénitent de celle qui à douze ans déjà goûtait à la douceur des lèvres de sa meilleure amie.

Elle imagine Isas derrière un bureau. Futur CEO, peut-être, héritier en passe de se voir offrir un poste promis de père en fils. Tâches administratives ennuyeuses, raison pour laquelle il se chercherait des compagnies multiples pour passer le temps. Elle se demande brièvement ce qui aurait été plus rentable, entre épouser un bel utopiste, rêveur, passionné, ou un riche enfant apte à offrir le monde sous forme d'or, sans être ni étouffant ni même présent — occupé à travaillé et à faire des rencontres par dizaines. Ou peut-être se trompe-t-elle : il pourrait être artiste aussi, pour ce qu'elle en sait ; de quoi justifier l'alchimie immédiate entre les deux hommes.  
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