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 rosewater (kaze)

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東京住人

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âge : vingt-deux ans
métier : ballerine écornée et rétrogradée au rang de figurante, en 3ème année à la fac d'arts.
les amours : ivl : en couple avec zen de mystic messenger. irl : cœur d’artichaut, elle crush sur tout le monde.

MessageSujet: rosewater (kaze)   Mar 26 Déc - 19:43

Marmonnement d’une voix trop blanche, trop fantomatique, trop faible pour être entendue ; mordillement de lèvre sans oser poser une seconde fois sa question furtive pour récupérer un peu d’espace dans cet enchevêtrement de corps alignés comme des quilles. Le bus n’est même pas si bondé que ça mais le monsieur aux cheveux gris (et plus édenté qu’il n’est en forme pour mâchouiller son bâtonnet de sucre cristallisé – cinquante calories, hashtag déception) refuse de bouger son énorme sac, empêchant les gens de se disperser à l’arrière. Gênée et mal à l’aise, Nomi tente un hairflip pour rejeter ses cheveux en arrière qui la dérangeaient mais ces mèches volent au visage d’un autre homme et cette fois-ci, sa voix se fait plus forte, pour lui demander pardon, tête baissée. Gênance extrême fois dix et dire qu’elle n’apprécie pas les transports en commun serait un euphémisme ; son vélo est blessé en plein coeur (aka, la pédale), l’obligeant à supporter le trajet en bus. Perchée sur ses talons et son sac trop lourd qui arrache ses cheveux au passage, Nomi défie les statues dans son inertie.

Puis, le moment fatidique où elle sent quelqu’un tirer sur son sac, geste agressif qui la fait momentanément lâcher son attention de son portable ; flippée et surtout choquée, elle s'agrippe à la anse en cuir, ses marmonnements plus pathétiques qu’ils ne sont dangereux mais c’est too late. C’était juste une diversion, en quelques secondes qui s'effilent, le voleur de sac obtient une promotion et devient soudainement voleur de portable, quittant le bus en courant, laissant une Nomi complètement paralysée sur place. Avec toujours son sac mais plus de portable.

Moment de honte qui se mêle à une tristesse profonde, causé par l’amputation d’un membre, de son plus cher ami, de son presque amoureux. S’ensuit une cascade de larmes alors que le bus reprend le trajet, pendant que les autres usagers la dévisagent sans même avoir essayé de sauver son appareil (monstres). Tant bien que mal, elle trouve le courage de chouiner pour qu’on lui prête un téléphone (elle sait très bien qu’elle fait pitié, elle et sa moue pas jolie de pleurnicharde incapable de sauver son précieux).

De mémoire, elle compose le numéro de Kaze. Tombe sur un inconnu. Retente une seconde fois, toujours en pleurant dans l’appareil and yet again, c’est un échec. La troisième tentative, c’est la bonne, elle entend la voix de Kaze de l’autre côté mais n’attend pas qu’il finisse avant de pleurer en marmonnant une logorrhée incompréhensible, ponctuée par des sanglots. “Je souffre- je meurs, Kaze, à l’aide” – pause dramatique pour placer quelques sanglots – “KAZE, AIDE-MOI! On m’a volée mon portable, j’peux plus vivre-” elle entend quelque chose comme t’es où et c’est la seule chose qui la réconforte, la certitude qu’elle ne sera pas seule dans son deuil. Elle donne le nom du prochain arrêt et raccroche, remercie la personne qui lui a prêté l’appareil et quitte le bus, perdant complètement la face.

Cachée sous l’abri de bus, ses larmes disparues ayant emporté avec elles son makeup on point et qui se retrouve maintenant complètement gâché ; tant pis, c’était une mauvaise journée, elle est prête à la poursuivre avec une tête de déterrée.
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âge : vingt-deux ans que le feu brûle, le même incandescent qui traverse les veines.
métier : petit prodige aux doigts de sang qui explosent les cordes & qui composent les mots qui font penser ; qui font s'aimer ; qui font hurler. (guitariste des tokyo b a n s h e e s)
les amours : cœur bien trop maladroit, qui ne demande qu'à savoir aimer - qu'à être aimé.
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MessageSujet: Re: rosewater (kaze)   Sam 30 Déc - 1:13

☾ R O S E W A T E R ☽

les heures écoulées depuis que kaze est levé sont atrocement floues. un peu semblables à des rêves écoulés vitesse grand v qui reviennent hanter l'esprit par série de flashs histoire de rendre le monde un peu plus gris. peut-être - probablement ont-elles été entrecoupées de quelques réprimandes paternelles (et fraternelles ? il ne sait plus, il ne sait pas, et il s'en fiche pas mal à vrai dire) quand il traîne sa carcasse dans l'espace familial, qui a depuis longtemps perdu de sa valeur, ne laissant qu'un goût fade au fond de la gorge.

(ou de sang, à l'occasion.)
(t'es con kaze.)

il les atténue vite par la pénombre et le calme de sa piaule qu'il regagne avant de faire quelque chose de regrettable pour tout le monde, puis les élimine quand il s'étale à nouveau sur son matelas. son squelette souffre du concert donné la nuit dernière tandis que son esprit s'efforce de s'extirper de ces songes tenaces pour revenir à une autre réalité – la vraie, la douloureuse, la suffocante. beaucoup moins plaisante, à se demander s'il n'aurait pas été plus judicieux de se retourner, enveloppé dans ses draps, pour juste clore à nouveau les yeux.

(l'ignorer un peu, ce p'tit bout de cauchemar-)

main sur la tronche, iris qui se perdent vers le plafond, il se décide à mettre en application cette merveilleuse idée quand la lumière de son téléphone s'agite à côté de lui. kaze met un peu de temps à réagir, l'esprit dans le vague, mais sa face se décompose progressivement lorsqu'il se rend compte que c'est nomi. et nomi n'appelle pas – elle a des doigts de pianiste quand il s'agit de textoter comme une guerrière et sait comment l'harceler pour le faire culpabiliser de ne pas lui répondre avant une éternité lassante, mais n'appelle pas.

(ou rarement ; quand elle voudra lui parler de ce fabuleux nouveau fard à paupières, de cette nouvelle chorégraphie qu'ils doivent absolument apprendre, ou pour demander des nouvelles de son chien.)

il décroche et le ton plaintif qu'il rencontre ne le rassure pas – laisse son cœur s'emballer sur de l'imagination futile parce qu'il s'inquiète trop facilement pour elle. - “eh, woh, nomi zen- respire, j'comprends rien.” il fronce les sourcils ; s'applique à déchiffrer quelque chose d'exploitable à travers ses plaintes. -“ on t'a volé quoi ? ton portable ? mais comment tu- whatever, t'es où ?” il note l'adresse du prochain arrêt dans un coin de sa boîte à mémoire parce qu'il se rend finalement compte qu'elle n'est pas en état de faire quoi que ce soit d'autre si ce n'est patienter. et il déteste la savoir seule. et il déteste la savoir en pleurs.

(ne pas oublier le nom de l'arrêt.)
(surtout, ne pas l'oublier.)

-“ j'arrive tout de suite, okay ? attends-moi et essaie de t'calmer.” il se contente d'enfiler ses rangers et un sweat délavé qui ne sent pas le passé, d'arranger de ses phalanges ses mèches d'épouvantail et voilà la furie qui traverse ni vue ni connue la maison minée avant d'atterrir dans le froid de tokyo. il court, parce qu'il sait que ça sert à rien de se fatiguer à demander les clefs de voiture – le pneu de son vélo est défoncé et il a pas envie de se trimbaler son squate sur le chemin du retour. alors il court.

il sprinte jusqu'à l'arrêt de bus, et la silhouette de la poupée se dessine doucement alors il souffle un peu – et quand il se rapproche il se penche pour mieux distinguer ses traits, le bout de ses cils qui brillent encore de l'orage dépassé. il se pose devant elle, les genoux fragiles et le souffle écourté, lui sourit avec le cœur. - “hey, you're okay ?” il passe ses mains sur ses joues, essuie un peu le charbon qui les a abîmées. soupir. - “tu t'souviens de comment il était ? le type ? ou la nana ? grand ? brun ? gros ? laid af ?” petit justicier en ébullition – c'est qu'il retournerait ciel et terre pour lui mettre un croissant de lune sur les lèvres.

- - - - ☆ - - - -

take a sad song
and make it better

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MessageSujet: Re: rosewater (kaze)   Dim 7 Jan - 18:25

Une dizaine de badauds s’attardent de leurs mires curieux sur sa silhouette avachie sur le banc froid mais elle les évite abruptement, regard saturé de larmes qu’elle braque au sol de honte brumeuse. Suffisamment humiliée mais pas assez courageuse pour affronter les inconnus, mentalement comptant les secondes qui la séparent de Kaze dans cette aquarelle d’anthracite.

Funny, une vingtaine de minutes seulement qu’on lui a arrachée son ami le plus cher mais elle se sent déjà vide ; a l’impression que tous les sons et les images du monde sont décuplés, maintenant qu’elle n’a plus les yeux rivés sur un écran ; a l’impression que le canevas du monde est un peu plus terne et triste que sur la surface pixelisée de rose. Ce n’est pas juste un portable. C’était l’appareil qui contenait les souvenirs de ses amis et les derniers messages que sa mère lui avait envoyée – qu’elle connaît par cœur, à jamais tatoués sur ses cornées après les avoir lus un millier de fois. Funny, de pleurer pour un appareil, de se trouver pathétique mais ne pas pouvoir retenir la tristesse de la submerger. Émotive, Nomi l’est un peu trop, à toujours pleurnicher dans les bras de Reiko et Kaze à chaque fois qu’elle les oblige à regarder Casablanca sur un lit de popcorn. Mais elle l’est un peu plus avec cet appareil, valeur sentimentale à la coque rose et à l’écran toujours intact, petit bonhomme qui a tant vécu et qu’elle n’a pas su le protéger.

En une enjambée, Kaze se retrouve devant elle et c’est le soulagement. Yeux écarquillés et lèvre tremblante, elle a encore une fois envie de pleurer maintenant qu’il est là, même si elle se trouve ridicule de se mettre dans cet état pour un objet. Ridicule mais c’est Kaze, Kaze ne juge pas, Kaze prend soin – même quand elle perd sa vénusté, même quand elle danse mal, même quand elle n’peut pas se regarder dans le miroir. Avec Kaze, c’est toujours une brise automnale, pas trop sévère, ni trop brutale, c’est l’iridescence sur la toile fuligineuse, c’est l’approche d’une tempête mais la certitude d’être safe from it all, c’est la flammèche de l’enfance constellée de souvenirs par milliers. “hey, you're okay ?” Elle le laisse lui essuyer les joues, ouvre la bouche pour répondre mais la referme, ne faisant pas confiance à sa voix qui risque de se casser sur les syllabes et devenir sanglots de marasme. “tu t'souviens de comment il était ? le type ? ou la nana ? grand ? brun ? gros ? laid af ?” Elle tente de se concentrer sur le sourire qu’il lui offre et les mots qu’il prononce mais c’est plus dur à dire qu’à faire, quand sa lèvre inférieure tremble de nouveau et qu’elle ne retient plus ses bras qui s’enroulent autour du cou de Kaze, safe et familier. “Je-j’ai eu vraiment peur, heureusement que tu es là et puis il était grand et huge et pas très gentil e-et les autres gens ne m’ont pas aidée…

Si ses pleurs se sont interrompus, elle a toujours ce tumulte émotionnel dans son cœur, chevauchant sur ses cordes vocales pour couvrir ses phrases de grisaille. “J’ai cru qu’il allait voler mon sac, il l’avait agrippé mais c’était juste pour me distraire et m’arracher le portable quand j’ai essayé de sauver mon sac… Tu crois qu’il va vraiment utiliser mon portable tout rose…?” Ou peut-être revendre au marché noir. Ou peut-être qu’il va l’offrir à sa fille... Nomi préfère ce scénario, ça enlève une touche de laideur miasmatique à son voleur. Même s’il lui a brisé le cœur en mille morceaux. “Et puis, y’avait toutes mes photos de Reiko, de toi et de tout le monde-” – et les derniers souvenirs de ma mère aussi. Elle finit par s’écarter, tant bien que mal, ses mains se posant sur les épaules de Kaze alors que sa lippe peinée s’ourle vers le bas et qu’elle le fixe droit dans les yeux. “J’veux un bubble tea.” Récompense méritée après une telle épreuve (et obviously, Kaze devra lui payer sa boisson).
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