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 hématomes crochus ((tao))

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東京住人

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MessageSujet: hématomes crochus ((tao))   Jeu 4 Jan - 22:44

dix minutes que l’autre con est parti. les dix minutes les plus pénibles de sa vie. ça faisait longtemps qu’il avait pas été autant sur les nerfs et bordel ça lui avait pas manqué. il voudrait faire les cent pas mais il a mal aux côtes, il voudrait s’allonger et dormir mais il a mal à la tête, il voudrait s’fumer une clope mais il en a pas, il voudrait tuer yasuo mais il a pas les couilles, il voudrait détester nao mais il sait pas faire. alors il fait la seule chose qui lui reste, le geste peut-être plus évident que respirer, même plus facile au vu des circonstances : il appelle tao à l’aide. enfin c’est plus un message de haine qu’autre chose, mais ça veut dire c’que ça veut dire. et comme tao c’est pas un yasuo, pas une girouette ridicule ni un faux frère, tao répond présent. avec des pizzas. si ça c’est pas un vrai bro. ça soulage un peu maya, mais qu’à peine. il ira mieux quand tao sera là en chair et en os. il a jamais été du genre solitaire, il aime bien être entouré, il trouve ça confortable. c’est terrible c’qui s’passe dans sa tête quand il est tout seul, c’est un vide à ordures, un gouffre sans fond, une hécatombe, un typhon infernal. il est dépendant des autres, d’leurs gestes et d’leurs mots. il a peut-être grandi trop vite, il a peut-être besoin qu’on l’rassure. mais personne s’en doute trop, probablement qu’personne s’est jamais posé la question et c’est tant mieux. ça évite à maya de devoir ravaler sa fierté.
depuis que shigeru s’est barré, il est assis sur le canapé, le regard dans le vide, un peu secoué, surtout enragé. c’est pas son style de péter des plombs en l’air, si y a personne il intériorise tout et c’est sûrement ça le plus dangereux. il pense à trop d’choses et à rien en même temps, c’est que y a beaucoup à méditer mais pas d’leçon à tirer. yasuo est un loup et lui un lion, cette bagarre stupide c’était rien d’plus que de la haine condensée, un dialogue de malades des mots. y a pas de morale, qu’il se dit maya, pas de remords à avoir. il s’dit ça à chaque fois. ça l’aide à aller mieux. quand il relève la tête au bout d’à peine vingt minutes de combat silencieux, tao est là, devant lui. il l’a pas entendu sonner ni même ouvrir la porte. sûrement parce qu’elle est restée ouverte depuis tout c’temps. il a à peine entendu son téléphone vibrer les dernières fois. certainement parce qu’il l’a jeté à l’autre bout du canapé quand à un moment c’était trop sombre sous ses paupières. mais le voir là, frais comme un ours et tout sourire, ça déclenche la roue infernale une seconde fois. il s’lève comme une furie, et, cette fois, fait les cent pas. non mais ce type il est vraiment taré déjà c’est un gros con un connard fini un fils de pute un enculé il m’donne des ordres il m’connaît même pas il s’mêle d’un truc qui l’regarde pas il m’parle de nao cet enfoiré si j’le revois j’le détruis non mais t’imagines même pas comment j’vais l’crever comment il ose se pointer chez moi dans ma maison dans mon salon et me crier dessus alors que je dormais. il a dit ça tout d’une traite, à peine soucieux de reprendre sa respiration. il s’tourne vers tao, attendant inconsciemment qu’il le rassure dans sa démarche complètement pétée. c’est l’plus gros pédé du monde. charmante conclusion.
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MessageSujet: Re: hématomes crochus ((tao))   Jeu 4 Jan - 23:48

la pluie glaciale, le ciel embourbé, l'atmosphère hivernale, et tao au milieu. une capuche vissée sur le crâne et les lèvres mâchant un nouveau juron, il déteste étreint par les gouttes qui dévorent fraîchement les parcelles de peau qu'elles peuvent atteindre. l'odeur des pizzas qui transperce le carton dans lequel elles sont enfermées se jouait fortement de lui, l'obligeant à se mouvoir un peu plus vite sur les pavés trempés. il se souvient plus vraiment de ce qu'il était censé faire avant de décider de rejoindre maya. probablement une autre escapade à se crever les poumons dans les ruelles qui veulent plus de lui. tao s'en lassait pas, il se jouait de tokyo, lui riait au visage comme un gamin. y'avait rien qui lui suffisait, ici. il fallait créer le feu et le provoquer, se moquer de tout pour s'insuffler un semblant de vie. détestable mécanisme qui lui collait à la peau, et qu'il avait adopté sans même s'en rendre compte. tant pis, il s'en foutait parce qu'il était enfin à l'abris et que l'idée d'engloutir une part de pizza devenait de plus en plus réelle.
dernier message envoyé sur son téléphone trop abîmé, et dont il n'aurait sûrement jamais l'argent pour le réparé, tao constate que la porte est entrouverte, alors, il fait comme chez lui, parce que c'est maya et que ça semble naturel. les lèvres légères et le sourire qui vient automatiquement, il s'engouffre dans l'appartement familier et s'avachit sur le canapé dans un profond soupir au même moment où maya se lève. il se doutait un peu, que la tempête allait éclater instantanément. les rafales d'insultes le font souffler du nez, et en même temps, ça le surprend, que maya soit aussi enflammé. lui qui donne de l'importance qu'à ce qui lui plaît. « wow wow wow attends, respires deux secondes. » il pose le carton sur la table, l'ouvre, parce que le contenu l'intéresse quand même énormément. il fouille dans la poche arrière de son jean et en tire un paquet de cigarette en piteux état, certainement volé, lui aussi. il le lance en direction de l'autre garçon, persuadé qu'il en avait besoin. « déjà, les homosexuels ils t'ont rien fait. » commente t-il dans un ton léger, en attrapant une part de pizza, bercé par un détachement qui lui permettait de percevoir tout les autres mots de maya comme quelque chose de parfaitement normal. « pourquoi il t'as parlé de nao? y'a eu un problème avec elle? » son dos rencontre brutalement le dossier du canapé, alors que ses yeux se dirigent sur maya. il remarque que maintenant son visage rougit par des coups, et soudainement ça lui donne l'impression que tout est bien plus dramatique qu'il le pensait. « ça sert à rien de retourner aller le cogner j'pense. ça serait se rabaisser à son niveau, tu vois? mais si lui il recommence bah tu m'appelles et on se le fait à deux, c'est tout. » comme si ça lui ressemblait. tao, la violence, il la garde que pour lui. y'a que lui qui mérite ses poings. il se voit pas particulièrement frapper les autres, il perçoit pas la satisfaction que ça pourrait lui apporter. c'est pour ça qu'il comprend pas ce genre de situations, et les personnes qui agissent comme des bêtes sauvages. par contre, ça lui fout les nerfs que ça soit tombé sur maya. « calmes toi, mec. ok? c'est juste un gamin qui a voulu jouer au plus fort, j'imagine. il vaut certainement pas la peine que tu restes énervé. » c'est risible, parce que quand tao est dans ses phases de haine brute, il prendrait même pas la peine d'écouter ces mots. pourtant il essaie un peu, c'est maya, il aime pas l'voir comme ça, alors il le submerge de sa présence pour faire passer le goût amer qui le pourrit le crâne.
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MessageSujet: Re: hématomes crochus ((tao))   Sam 6 Jan - 16:52

tout ce qu’il dit, maya ne le croit pas une seule seconde. pourtant ça sonne si vrai, si évident, qu’ça calme son cœur en colère quelques instants. mais il sait que c’est une paix provisoire et que ce n’est qu’une question de temps avant que l’orage n’éclate de nouveau. et il l’écoute, il s’la ferme. il fait ça juste avec tao, tout bien réfléchi. si ç’avait été quelqu’un d’autre il l’aurait insulté lui aussi, l’aurait à peine écouté (il aurait eu trop peur de s’être trompé). mais là c’est différent. c’est tao, c’est pas tout l’monde. maya lui fait confiance. un peu. il attrape le paquet d’clopes qu’il lui lance à la volée, en sort une, balance la boîte à maux sur la table et s’en va pas loin, à la fenêtre. il déteste quand l’air qu’il respire embaume le tabac froid. dehors il pleut doucement, et sûrement qu’ça apaise quelques braises en lui. il regarde le ciel et pas tao, il l’écoute pourtant d’une oreille attentive, acquiesce quelques fois, grogne souvent, aussi. comme un enfant. il fronce les sourcils à la mention de nao, qui apparaît toujours dans les pires moments. comme si elle était prétexte à toute cette colère qu’il garde en lui ; à cause d’elle tout part toujours en vrille et maya assiste à son propre déclin, impuissant. « non, il s’est rien passé avec nao. ce mec, j’crois juste que c’est un bon pote à elle et il a appris pour nous alors il s’est mis dans la tête que j’devais arrêter d’la voir. » il rit et c’est amer. « s’il croit m’avoir fait peur. » il évite de trop parler de nao parce que sa relation avec elle est tout sauf stable, assez malsaine, et il a peur que tao le juge s’il apprenait à quel point il s’comporte en gros connard avec elle. il lui ment pas, il omet juste certains trucs. un sourire quand l’autre lui propose de l’aider à tabasser yasuo si besoin. maya le sait pas trop violent, ça le surprend. il admire la patience de son ami, la faculté qu’il a à refroidir les problèmes, dédramatiser les choses, faire rire maya. lui il trouve ça surhumain, ça demande un trop gros contrôle d’ses émotions et il sait pas brider son cœur comme il le devrait. quand ça doit partir ça part, et maya cherche même pas à retenir l’avalanche. mais il se souvient des moments où tao va mal, il s’rappelle du brasier dans ses yeux, bien trop brûlant pour être maîtrisé, et alors maya s’dit que laisser parler sa haine dès qu’il en ressent le besoin c’est pas la pire des options. ceux qui accumulent d’la rancœur ils s’autodétruisent, ils font bien trop de dégâts autour d’eux. et ça, ça effraie vraiment maya. tao lui fait peur dans ses moments d’folie, mais plutôt crever que de le lui avouer.
plusieurs minutes passent où personne ne dit rien. maya réfléchit, pèse le pour et le contre, calme ses tremblements et les battements désespérés d’son cœur, fait taire les voix qui lui disent de cogner, oublie le sang qui pulse contre ses tempes. en profite pour se discréditer une dernière fois, manière d’éviter les remords. et puis, quand les dernières cendres disparaissent dans l’vide, il se redresse et vient s’écrouler sur le canapé, à côté de tao. « ok t’as raison, vaut mieux laisser couler. » mensonge, il se vengera un jour de pluie et ce sera terrible. mais là ça l’empoisonne, ça lui donne encore plus mal à la tête et il s’dit qu’il a pas besoin d’ça en plus du reste. il a déjà trop à penser, trop à gérer, une merde de plus c’est pas raisonnable. mais c’est qu’partie remise, yasuo s’en sortira pas comme ça. maya et la rancune c’est une histoire de longue date. il s’tourne vers son ami, la tête posée contre le dossier mal rembourré et sourit, maladroit. « merci d’être venu, mec. » il prend une part de pizza sans demander l’autorisation et s’installe plus confortablement. il a capté que s’il restait immobile il avait mal nulle part, donc il arrête de gigoter. « putain elles sont super bonnes leurs pizzas, j’tombe amoureux à chaque fois. » il a la bouche pleine et les mains grasses mais il s’est jamais vanté d’être un gamin très maniéré, alors tant pis. « tu racontes quoi ? » et c’est comme s’ils avaient fait fuir les problèmes, comme si le soleil n’avait jamais cessé de briller, comme si aucun des deux s’doutait que bientôt, les emmerdes reviendraient. parce qu’elles reviennent toujours.
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MessageSujet: Re: hématomes crochus ((tao))   Dim 7 Jan - 1:31


c'était flagrant, tao se sentait beaucoup mieux ici que chez lui. tout lui semblait un peu plus familier que l'ennuyeux ordinaire de son appartement, qu'il n'habitait pas si souvent que ça. il allait chercher de la vie ailleurs, là où il n'aurait pas à se confronter à lui même. chez maya ça semblait toujours bien, toujours mieux. désordre, mais peut-être pas aussi chaotique que le brouhaha dans le crâne de tao. et quand il se posait sur ce canapé, c'était stupide mais ça lui faisait le cœur léger. la présence de maya largement plus confortable que celle de n'importe qui d'autre, sûrement. tao se trouvait deux trois échappatoires diverses, pour s'occuper l'esprit. certaines étaient bien plus efficaces que d'autres, de toute évidence. « ahh. bah, je vois pas en quoi ça t'empêche de le faire, hein. » pas plus loin, pas plus compliqué. tao il se doute un peu de comment c'est avec nao. il imagine pas trop le couple lumineux avec les cœurs en harmonie. mais il s'en fout aussi, parce que c'est la vie de maya et qu'il a pas spécialement à lui demander comment ça lui fait quand il l'enlace. il hausse les sourcils en entendant le rire de maya, et plisse les yeux, d'une indescriptible façon, qui ne donnait aucun indice sur son sérieux. « moi par contre tu m'fais peur. ça serait préférable d'essayer d'éviter que tu deviennes un meurtrier, je pense? » le ton léger, pour pas donner trop d'importance à la nocive colère. il part du principe que ça sert à rien de se livrer complètement à l'obscurité, juste de la laisser gagner un peu, une fois de temps en temps. mais aujourd'hui ça serait juste inutile, y'a plus grave, y'a moins important. et y'a surtout tao qui veut se précipiter pour débarrasser maya de toute ça avant que ça le nuise complètement.
le silence ça semble bien. au moins pour quelques minutes, le temps de taire la tempête. tao il mange encore, toujours complètement affamé à se nourrir n'importe comment, à n'importe quelle heure. il ne savait même pas gérer le peu d'argent qui remplissait ses poches. « si t'as autant envie de te venger que ça on peut se battre si tu veux, et je te laisse gagner. » il plaisante mais il pourrait très bien le faire. parce que tao c'est se prendre de goût pour les choses éphémères, surtout celles qui n'ont pas de sens et qui lui traversent juste l'esprit en quelques secondes. réflexe idiot qui l'empêchait de bâtir quoi que ce soit de stable, il engloutit rapidement une deuxième part pour passer à autre chose. sa main s'agite de droite à gauche quand il entend maya le remercier, l'air de balayer ses paroles dans l'espace. il tape sa paume contre l'autre quand il termine de mâcher, pour se défaire des miettes qui collaient à sa peau. « grave, j'en reviens pas. faudrait que je les paie un jour. » marmonna t-il dans un sourire, fier de passer pour le gamin des ruelles qui filait toujours entre les doigts. riant du désastre à gorge déployée, il se laissait couler à sa manière. « moi? euh.. j'ai rencontré quelqu'un. enfin non pas exactement parce qu'on se connaît pas. mais.. bref. » on y venait doucement: la phase où tao disait strictement tout ce qui lui passait par la tête, sans réfléchir. il y avait certainement des choses qu'il n'avait même pas envie d'évoquer, mais il pouvait rien n'y faire. « je sais pas, y'a une fille que je vois souvent et ça m'fait pas pareil que d'habitude. ça me serre dans la poitrine et ça craint vraiment parce que c'est vraiment pas le genre de truc que je veux. et c'est même super gênant de t'en parler. » il haussa les sourcils, s'enfonçant dans le dossier. avec un peu de chance, peut-être qu'il pourrait y disparaître. « et ce qui est encore plus chiant c'est que j'ai que ça à raconter. y'a que ça qui me prend la tête. même le fait que j'ai failli perdre pour travail hier parce que je suis arrivé trois heures en retard c'est plus drôle du tout. » une expression dramatique repeint lentement son visage. ses sourcils se froncent légèrement quand il se laisse aller quelques secondes à l’inquiétude. il ne savait pas trop où il allait, avec toutes ces émotions lourdes. une part de lui était persuadée qu'il pourrait se débarrasser de tout avec des verres ou d'autres passes-temps, mais ça faisait plusieurs jours maintenant, et c'était toujours là. « putain, on dirait des confessions de collégien. t'as clairement le droit de te foutre de ma gueule. » précise t-il en s'armant de la dernière cigarette qu'il restait dans le paquet. il la glisse dans le coin de sa bouche mais ne l'allume pas, sans vraiment de raisons. ça devient un peu plus froid dans ses organes, il doute qu'un bâtonnet de nicotine puisse y faire quoi que ce soit.
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MessageSujet: Re: hématomes crochus ((tao))   Sam 13 Jan - 20:49

il s’dit souvent qu’il a beaucoup d’chance de les avoir, lui et ran. il s’dit souvent qu’il les mérite pas, aussi. il mérite pas que tao soit venu sous la pluie parce qu’il allait pas bien, il mérite pas qu’il ait partagé sa pizza trop bonne avec lui et il mérite pas non plus qu’il lui remonte le moral avec son sourire d’homme qui n’a jamais mal. maya, quand il parle il fane les gens et quand il les touche il laisse des bleus. il a dû être héros dans une vie antérieure pour qu’le sort soit si clément avec lui, c’est pas possible autrement. il lui arrive de penser que c’est normal qu’on soit là pour lui parce que lui il est là pour les autres. c’que c’est rassurant, d’savoir qu’on a toujours quelqu’un sur qui compter. mais il peut pas s’empêcher d’aussi penser qu’il bat des records avec ses conneries et qu’arrivera le jour où il perdra tout et s’retrouvera seul, ayant dépassé son quota d’ecchymoses sur les cœurs aimés. peut-être qu’il perdra nao quand elle se sera lassée d’ses silences, et ran après l’avoir traitée d’orpheline malade. et probablement qu’il perdra tao, parce que d’entre tous c’est lui qu’il mérite le moins. il déteste les jours de pluie et les moments post-baston, où il essaie d’se persuader qu’ils sont tous cons et que c’est pas lui l’problème sans jamais complètement y parvenir. il se sait détestable, il a presque peur de vraiment l’être.
(arrête de réfléchir)
acquiescer aux mots de l’autre mais ne rien dire, par peur que le sujet nao ne s’étale et qu’ensuite maya doive avouer des trucs sales. rire doucement à la mention du crime, parce que c’est comme ça que les enfants s’guérissent. faire semblant de pas capter les vibrations particulières de la voix d’ordinaire si enjouée de tao, prétendre qu’il vient pas juste d’avouer être effrayé. finalement, même rire le guérirait pas assez. « j’ai encore jamais tué personne. » mais là c’est yasuo, alors y aurait pas mort d’homme. il aime pas trop la tournure que prend cette conversation alors il est soulagé quand le silence dure et que tao fait rien pour le briser. ça lui aurait fait chier de devoir encore ignorer l’avertissement dans ses regards et les quelques syllabes inquiètes qu’il cache derrière de la douceur. ça l’écœure. et puis tao il le recouvre de propositions à la crème, stupides mais pas innocentes, qu’il balance comme il les pense mais ça n’a jamais pas d’sens. l’iris de maya se fait joueuse, reconnaissante dans les reflets. « t’aurais pas besoin de faire semblant, j’gagne toujours de toute façon. » pas comme s’ils se battaient beaucoup, tao montre rarement ses phalanges et maya répugne à blesser ses amis. s’ils l’énervent il les insulte, met des mots sur leurs maux et ça leur plaît pas plus que ça mais tant pis, l’essentiel c’est qu’ça fasse mal. « t’inquiète pas pour ça, d’la thune ils doivent en avoir, va. » encore un mensonge pour s’rassurer. les petits commerçants de rue c’est pas les types les plus friqués du quartier. mais maya s’en fiche un peu. ils gagnent quand même leur vie. et même si c’est pas grand-chose, c’est déjà bien assez.
« comment ça t’as rencontré quelqu’un ??? comment ça tu la connais pas ? » il a eu un spasme en entendant la nouvelle et ça lui arrache une grimace parce qu’il a les côtes fragiles et des flammes sous les paupières. sa réaction a beau être excessive, elle est sincère ; voir tao qui rosit presque et qui s’mélange dans ses mots, ça n’a pas de prix. maya le toise du coin de l’œil, malicieux. il prépare une prochaine blague de cul, sûrement. tout pour refouler les relents amers de cette foutue peur de l’abandon qui l’ronge toujours un peu plus à la moindre occasion. il a pas l’droit d’être égoïste, pas maintenant, pas avec tao. il laisse passer un moment, presque de suspens, où il ne fait qu’observer son meilleur ami et ses airs de princesse, d’amoureuse transie. il a les sourcils froncés et semble plongé dans ses pensées, comme prêt à donner de super conseils. puis soudain il s’rapproche, enroule un bras autour d’ses larges épaules et dans un sourire gamin se met à hennir des sons obscènes, gueulant entre deux inspirations exagérées des « oh oui senpai comme ça. » ou « encore tao, plus vite. » quelques octaves trop haut, avant d’exploser de rire, roulant sur le canapé, d’la joie plein les cordes vocales. « non, plus sérieusement : t’es en train d’me dire que t’as eu le coup d’foudre pour une nana ? tu dois m’en dire plus, mec, j’peux pas me contenter de ça. t’as son numéro ? tu l’as invitée à sortir ? dis-moi qu’tu lui as demandé son prénom au moins ? » à défaut de savoir quoi faire de son cœur malade et des battements pas trop réguliers qui le troublent quand il regarde nao trop longtemps, maya compte bien faire de celui de tao sa nouvelle passion.
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MessageSujet: Re: hématomes crochus ((tao))   Dim 14 Jan - 22:21


il veut pas être trop honnête, tao. il fait pas exprès, quand ça s'échappe de son coeur, comme ça. ça se déverse tout seul, et il se retrouve exposé, transparent, les bras ballants. mais avec maya c'est bien trop naturel, ça frôle le réflexe, le besoin de se sentir en sûreté contre une existence bien trop familière. c'est un secret pour peu de monde: être seul avec lui-même, ça lui est aussi corrosif que l'arsenic. c'est pour ça qu'il se précipite dans la première porte ouverte, la première main tendue à laquelle il s'agrippera de toute ses forces pour se laisser tomber dans le gouffre qu'il redoute. il vole ce qui lui tombe sous la main, s'arme d'un sourire bancal qui fonctionne toujours, et se fait passer pour le justicier aux phalanges cicatrisées.
la réaction de maya taquine le coin de ses lèvres. il savait, au fond de lui, qu'il aurait dû attendre encore un peu avant de trop se confier. ça aurait été bien mieux, de se laisser porter par la brise des préoccupations habituelles, plutôt que de s'embourber dans le sérieux. ça ne lui plaisait pas, à tao, cette idée d'avoir le coeur complètement dépendant. il nie encore, persuadé de s'être égaré dans une énième fantaisie sans queue ni tête. il hausse les sourcils quand maya se rapproche, à la fois effaré et amusé. c'était prévisible. il fallait bien dédramatiser le cœur. « ferme ta gueule. » qu'il répond aux obscénités, alors qu'un large sourire fend la moitié de son visage, en même temps que son majeur gauche se dégage de son poing. et puis, l'arrière de son crâne vient se caler pleinement contre le canapé quand il se fait ensevelir sous la curiosité de maya. le petit bâton de nicotine qui pivote de haut en bas du bout de ses lèvres, il essaie de faire taire l'étincelle qui veut cramer son regard. « non mais mec, c'est compliqué. enfin non, mais c'est juste pas aussi simple que tu le crois. » il arrache la cigarette éteinte de sa bouche et se tourne vers l'autre garçon, finalement décidé à ne plus jouer à l'adolescent mystérieux. « en gros. y'a un café où je vais souvent, je déteste le café ça me donne la gerbe mais c'est pas le sujet, mais y'a une fille qui travaille là-bas et du coup, elle me donne quand même vachement envie d'aimer le café. » un rictus enfantin dévore son visage quand il se retrouve lui-même amusé par ses propos. pourtant tout est si ridicule, il perçoit un brin de honte dans sa poitrine quand il se réalise fade à en mourir. l'esprit estompé au coin d'une ruelle qu'il a déjà oublié, tao s'inquiète de ce qu'il pourrait devenir quand il constate que son coeur n'est qu'un insecte dépendant de lumière. ça le dégoûte, un peu. le terrifie, beaucoup. « elle s'appelle aimi, je crois. c'est écrit sur son badge. c'est tout ce que je sais, je reste juste assis à la regarder comme un connard flippant. » marmonne t-il en haussant vaguement les sourcils. il fera jamais rien tao. parce qu'il a la ferme l'impression que, cette fois, il n'a même pas le goût de jouer. la demoiselle du café n'est qu'un de ces faisceaux de lumière qui dorent la conscience le temps d'une délicieuse brûlure.
et soudainement ça lui va plus. plus du tout. il veut pas de ça, il a jamais voulu de ça. les conversations d'gamins désorientés par les premières fois sentimentales, ça le repulse d'une telle force qu'il se serait presque jeté aux flammes. « non par contre, ça me fait vraiment chier, j'avais pas spécifiquement envie de parler de ça en arrivant ici. même dans les dramas ça fait moins pitié. » il finit par allumer le cigarette qui ennuyait ses doigts, la porte à sa bouche et trouve l'énergie d'aller se poser contre la fenêtre, tourné vers son ami. « de tout façon je pourrais jamais être en couple avec quelqu'un parce la personne va automatiquement penser que je la trompe avec toi. » lance t-il avec un peu d'ironie pour combler les cavités de son battant isolé. ça ira, si il se laisse se noyer dans le rire. maquillé d'une ou deux illusions, ignorant les pulsations.
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MessageSujet: Re: hématomes crochus ((tao))   Dim 21 Jan - 19:22

c’est pas tant qu’il est jaloux, mais presque. pourtant tao c’est pas sa meuf ni sa petite sœur de quinze ans mais voilà, maya il a une peur insoutenable de l’abandon. d’la trahison dans les veines, comme une maladie incurable qui, un jour où on s’y attend pas, le prend à la tête et ne s’en va pas. maya il détruit sans vraiment le vouloir et nie tout après, mais regrette tellement. et quelque part il a le terrible besoin d’exister dans l’cœur des autres (il supporterait pas d’être mis de côté). néanmoins il s’laisse pas encore vraiment gagner par la paranoïa et il s’autorise pas tout à fait la possessivité malsaine. mais il a déjà d’la fumée qui l’emplit là où il faudrait pas ; fumée toxique, fumée sale, qui doucement colore ses idées d’un argent-rouille et étale ses cendres un peu partout. c’est parce que ça lui fait bizarre d’entendre tao parler comme ça. ça lui paraît pas naturel. il a l’habitude de voir d’la nonchalance au fond de ses noisettes un peu trop sombres, quelque chose de terne et d’opaque, qui l’rassure, lui fait comprendre qu’il y a pas d’inquiétudes à avoir. là, c’est différent. on dirait presque qu’il est heureux. mais eux, ils sont pas heureux. ils le sont jamais vraiment. à croire que le bonheur ça fait peur à maya, étant donné que c’qui fait sourire ses yeux (le rire de tao, sa presque gêne adorable) lui serre aussi le cœur. il a un mauvais pressentiment. parce que justement, tao est en train de foutre en l’air leur routine rassurante de gamins perdus.
en disant que c’est compliqué alors que leur vie est faite de chemins bien trop faciles parsemés d’problèmes d’adultes qu’ils cachent derrière de la connerie adolescente. et alors tout leur semble simple (mais ça l’est pas), puisqu’ils ferment les yeux pour échapper à la douleur et s’décident pas à vraiment se battre pour ce qui pourrait en valoir la peine. puis quand tao balance qu’il boit du café alors qu’il déteste ça, maya comprend pas, et quand il sort un truc du style « elle me donne envie d’en boire » ça l’fait ricaner, c’est si niais. bizarre également ; maya n’est pas dans son élément. mais il ne fait aucune remarque, c’est pas un rabat-joie et puis d’un certain côté il s’retrouve tout excité, comme un gamin à qui on confie un secret.
(ou alors maya se trompe et tao met juste des mots sur leur situation de toujours et alors y a aucune inquiétude à avoir, pas de nuage trop lourd à l’horizon).
aimi.
aimi aimi aimi.
ça résonne dans sa tête comme une musique chiante et entraînante, une qu’on a déjà entendu des centaines de fois mais sans jamais le faire exprès. une que certains prennent un malin plaisir à vous foutre dans les oreilles alors que vous avez rien demandé. et maya, inconsciemment, se l’imagine déjà. avec son plateau et son tablier blanc, ses longs cheveux noirs qu’elle attache parfois, et jamais teints, pour pas les abîmer. une frange, peut-être ? des bracelets porte-bonheur comme une seconde peau et une voix à faire tomber des tao. « euh ouais, carrément flippant. tu dois passer pour le plus gros pervers du quartier, mec. » fait-il sans rien laisser paraître de son amertume que personne pourrait comprendre et qui lui ferait perdre son ami avant l’heure (faut qu’il contrôle sa rancœur). « roh arrête, on est que tous les deux. j’te juge pas ni rien, et j’le dirai à personne. » il se dit que si ran avait été là, elle aurait fait plein de commentaires trop marrants. il imagine tao râler, rougir, les insulter et faire semblant de bouder. se levant pour aller fumer cette putain d’clope avec laquelle il jouait depuis ce qui avait semblé des heures à maya, si bien qu’il commençait à se dire qu’il allait finir par la bouffer, leur tournant le dos et les laissant se foutre (gentiment) de sa gueule en mimant l’acte ou en rejouant des scènes de dramas, aimi et tao comme personnages principaux. il se promet d’envoyer un message à ran dès qu’tao sera parti. « dans les dramas, ils ont au moins l’avantage d’être beaux. surtout le mec. grand, fort, viril. fin il a pas ta petite bite, quoi. » ricane-t-il, toujours dans la même position (tourné vers l’endroit où tao s’tenait il y a quelques secondes). ah, speaking of. il rit franchement cette fois, faisant totale abstraction de la douleur, et tourne la tête vers tao, d’la malice au fond des yeux. « tu crois qu’elle le prendrait comment ta meuf si j’te draguais le jour où tu m’la présentes ? genre si j’te touchais tout le temps le cul et faisais des blagues hyper sales. elle fuirait ? » ça s’veut innocent et léger, mais pas que.
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MessageSujet: Re: hématomes crochus ((tao))   Ven 26 Jan - 18:57


y'a rien qui dure, et tao le sait. il se sent frustré, exposé, fragile. dans deux, trois heures, y'aura plus grand chose, un grand rire et tout s'en ira naturellement. mais quand ça reste, ça lui prend sacrément la tête et il a horreur de ça. l'anxiété prédatrice qui grince sur ses os, sans aucune pitié. il n'est pas si sûr que les radiations d'un bonheur quelconque lui transpercent l'être un jour ou l'autre. il n'y a jamais eu le droit, que ça soit dans son adolescence poussiéreuse ou dans l'actuel brouillon, c'était toujours la même chose. les saveurs qui se perdent sur son palais et rapidement, plus rien n'a de goût. aujourd'hui il se serait crevé pour des sensations nouvelles, courtes mais intenses, éphémères mais destructrices. n'importe quoi, n'importe qui, n'importe où. avec maya ça allait, parce que tao n'aurait jamais pu s'en lasser. s'il venait encore vers lui quand tout était à sang, même des années après avoir appris son prénom, c'est que c'était sûrement un air de "à tout jamais" qui prenait la place entre eux. tout est périssable, momentané, rageusement provisoire. mais certainement pas l'instant présent, et tao en prend conscience silencieusement contre la lâche fumée qui s'échappe par la fenêtre.
il se déteste un peu tao, quand il se surprend à ne parler que de lui, que de ce qui le préoccupe. c'est probablement la chose dont il a le plus horreur - après le café. à étaler ses prétendus problèmes, son stupide cœur essoufflé et ses niaises, envahissantes pensées transies. maya remarque sûrement pas, parce qu'il est pas (directement) implanté dans le crâne de tao. mais il a l'impression de s'étaler, de répandre la couleur de ses préoccupations sur les murs de la pièce, une couleur écœurante qui ne plaît à personne - surtout, surtout pas à lui. « c'est mignon, t'exprimes ta jalousie comme quand t'avais treize ans. peut-être que t'accepteras la réalité un jour. » des fois (tout le temps), tao n'a plus envie de s'appliquer à vivre, il veut juste rester à rire des choses les plus primaires et ridicules avec maya, s'étouffer dans un rire, peut-être. ça paraît moins compliqué, y'a rien pour épuiser ses épaules et son esprit fuyant. et maintenant il sourit à la manière du soleil, les yeux encore pétillants d'un humour puéril qu'il affectionne toujours de la même manière. « tu vas juste passer pour un mec désespéré de s'en taper un autre. j'm'en tape, ça sera rien que pour toi. » et puis y'aura rien du tout, parce que tao et son pessimisme précieusement entretenu se disent qu'il serait encore seul pendant un moment. c'est pas juste parce qu'il s'était épris pour quelques temps que tout allait changer, peut-être que demain ça serait fini, peut-être que dans trois jours, il décidera de ne plus jamais aller au café. encore des suppositions barbantes, redondantes, toujours les mêmes quand il s'agit de douter de soi.
elle est bâclée, cette façon d'être. le battant dans un entre-deux trop lourd trop léger, les muscles fatigués mais tendus, constamment. et l'être bon sang si usé, alors qu'il ne fait qu'éclater aux creux de plusieurs nuits accumulées sous les étoiles. il en mourra pas tao. il est figé dans ses quotidiens fades mais n'en demande pas plus. si le chaos le surprend, tant pis. « t'as peur que je m'éloigne? » d'un coup, comme ça, alors qu'il s'était égaré dans le danger de ses pensées. au final c'était plutôt approprié comme question, des fois, ça suffit plus, de se cacher derrière l'hilarité. et puis tao a l'impression de déjà connaître la réponse, mais il fait semblant, comme trop souvent.
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MessageSujet: Re: hématomes crochus ((tao))   Jeu 8 Fév - 16:57

y a du brisé dans l’air, de l’éphémère. du qui dure pas ou peu. du quotidien sûrement (peut-être) aussi. et quelque chose de tragique. dans leurs rires presque faux et leurs souffles trop calmes, leurs sous-entendus à la con et leur manière d’agir immature, comme s’ils se comprenaient pas. ils ont l’art de faire semblant, des propensions à prétendre. et pourtant personne n’est dupe (et maya a peur). il peut pas s’en empêcher, c’est plus fort que lui. il doit s’inquiéter, se tendre, sentir du danger. il overreact tout l’temps et souvent pour rien mais il se connaît si mal que pour lui ça paraît réel. c’est comme si tao lui tournait déjà le dos. « me fais pas passer pour l’ado jaloux alors que y a même pas cinq minutes tu disais, ouvrez les guillemets, "ça me serre dans la poitrine elle me fait aimer le café j’aimerais être son prince on voyagerait partout dans l’monde elle me donnerait douze garçons me sucerait tous les soirs gneugneugneu". » bien sûr que c’est toujours avec humour, bien sûr que c’est d’la pure taquinerie. mais petit à petit maya sent autre chose monter. le sang recommence à lui pulser dans l’crâne (feu de forêt) et cette fois, c’est pompier tao qui lui fout des coups de matraque. il a fermé les yeux pour limiter les dégâts, ne plus le voir lui et c’que maya reconnaît comme de la condescendance déguisée. c’est comme de la pitié, et venant de tao ça passe pas. « de quelle réalité tu parles ? » tout autour d’eux n’est que trop réel. leurs conneries qui les dépassent, leurs quelques yens au fond des poches, leurs étoiles mortes et leurs cœurs décharnés, piétinés sans faire exprès. sous les roues des camions, bouffés par les rats ou entre leurs propres mains (les phalanges des enfants ont des tendances suicidaires).
un mec désespéré, hein ? c’est presque comique, comment tao trouve toujours le bon mot. en effet le désespoir ça définit plutôt bien leurs maux. parce que si c’était juste de la colère, du mépris, du dégoût, maya aurait jamais pris la peine d’envoyer tous ces messages de haine à tao. il l’aurait pas fait venir ici. il serait juste resté assis et n’aurait rien fait, aurait attendu patiemment que l’orage soit passé. alors oui, peut-être que y avait quelque chose de plus que du rouge violence dans ces foutus textos. y avait peut-être du bleu cœur en peine, ou du gris s’il te plait aide-moi. et pourtant « t’es sûr que ce soit moi le plus désespéré de nous deux ? » il peut pas s’en empêcher. de s’rincer de ses pêchés aussitôt qu’il les a entrevus, de rejeter la faute sur les autres, se laver de toute culpabilité. c’est comme ça c’est pas lui. c’est l’monde qui tourne pas rond, tao qui dit n’importe quoi. maya il est pas désespéré, il a juste besoin d’eux (de lui) et besoin qu’on soit là. faut pas qu’il parte.
le silence qu’il fait durer en gardant les yeux fermés. il a pas les couilles de les ouvrir, de voir si ses remarques de moins en moins anodines, à chaque syllabe un peu plus agressives, ont voilé le regard de tao de quelque chose qu’il aurait détesté voir. et puis y a ça. qu’il dit. qui l’fait rouvrir les yeux et accélérer les battements de son cœur. pas comme s’il était amoureux non, comme s’il avait peur. il aurait dû s’en douter, que ça finirait comme ça. lui à terre et tao sur ses deux pieds. de toute façon les jeux d’mots, de mensonges et d’émotions c’est pas pour lui. il peut jurer sur les vieilles dames, faire pleurer les lycéennes, ignorer (un peu) nao et ravaler ses larmes, quand ça le concerne lui il sait plus, il est perdu. d’ordinaire il aurait rien dit. il aurait pas entendu, se serait terré dans son mutisme de connard. mais il a compris que là il était foutu, démasqué. il peut pas clore de nouveau ses paupières, ça lui ferait trop mal. alors il fait ce qu’il sait faire de mieux.
il explose.
« pas du tout j’en ai rien à foutre, arrête de t’croire indispensable à ma vie. tape-toi la meuf du café si t’as envie, j’suis pas ta mère j’suis rien, juste sois réaliste deux minutes, t’as l’air tellement sérieux quand tu parles d’elle mais tu m’décris une meuf bien, là. » un entre-deux, le souffle étouffant comme pour qu’il ravale ses mots-épées, pour qu’il s’arrête là avant que tout ne parte en fumée. « et toi et moi on est pas des mecs bien. » c’est vrai, ils méritent pas tout ça. en étant ce qu’ils sont, c’est comme s’ils avaient signé pour une vie de merde. c’est en tout cas c’que maya pense et il arrive pas à concevoir qu’on puisse penser différemment. qu’on puisse pas s’croire damné, avec une réservation pour un cinq étoiles aux enfers. c’est en partie pour ça qu’il s’approche pas trop de nao, malgré tout ce qu’il la désire. il se sait pas bon, toxique, grenade dégoupillée. « y a forcément un moment où tu vas tout faire foirer. » la méchanceté en dit long, en dit trop. mais vaut mieux s’tacher un peu les mains plutôt qu’de perdre tao.
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MessageSujet: Re: hématomes crochus ((tao))   Sam 3 Mar - 22:51


ils semblent toujours trop décousus, tao et maya. une harmonie un peu désastreuse pour plaire à l'oreille. mais c'est comme ça qu'ils résonnent, à deux, l'un pour combler les déchirures de l'autre. ça n'a jamais de sens ni d'efficacité, quand ils confrontent leurs malheurs. c'est ridicule de s'lancer à deux dans les étangs de tristesse noire. mais y'a rien qui change. 16, 18, 20 ans. peut-être à 30 ans, aussi. crevés dans le temps et le morose des jours qui se tisse à travers des rayons de soleil qui ne brillent plus depuis longtemps, ils n'auront qu'à tenir le coeur de l'autre un peu plus longtemps. « fermes-là. » qu'il marmonne à travers les lèvres. l'amusement encore étincelant dans ses yeux sombrent visant le ciel. il regarde pas maya parce qu'il se doute des éclairs qui commencent à vrombir sous sa peau. ça peut s'déchirer un rien de temps, un rien de mots, une phrase mal choisie, un regard moins agréable que le précédent. il sait tout ça tao, il connait les règles. la fumée de cigarette ne suffit même plus pour imbiber son cerveau. ça déborde un peu, là-haut. toujours aussi désordre. laid. noir et blanc, sans aucun rythme.
c'est ridicule, tout ça. lui le premier. cette manie de toujours se penser plus fort qu'il ne l'était réellement. de se ruer chez son meilleur pote en super-héros, alors qu'il n'a jamais pris la peine de se sauver lui-même. c'est pathétique parce qu'il ne sait rien faire. peut-être que, c'est juste parce qu'il a un petit peu plus de contrôle sur ses émotions, et que ça lui permet de marmonner des leçons de morale bâties sur le moment. mais tao il se déteste, il se trouve trop misérable et jamais assez bon ami pour personne. il s'isole parce que ça lui donne l'impression que c'est mieux pour tout le monde. peut-être. peut-être pas. mais quand c'est maya, maya qui va criser, maya qui va cramer l'immeuble entier, il peut sûrement laisser sa pitoyable estime de soi de côté, il peut toujours s'oublier pour les autres. ses insécurités, il les tait quelques instants pour dire que, tout va bien, y'a rien qui étouffe sa gorge.
à la deuxième question de maya, son regard se plante de nouveau sur lui, immédiatement. touché. mais dans un concours de désespoir, ils seraient sûrement à égalité. tous les deux écorchés, tous les deux pleins de poussière. « ça dépend. qui c'est qui a appelé l'autre au secours, déjà? » détache t-il d'une voix moins amusée qu'auparavant. ça l'amuse plus trop quand il s'agit d'évoquer clairement ce qu'il y a de plus sombre dans leur carcasse. ça devient plus sérieux dans son esprit, ses veines s'alourdissent mais ça a en rien à voir avec de la colère. c'est pas assez brut, pas assez dur sous sa peau. et puis, tao il veut pas s'énerver, jamais. c'est toujours trop brouillon, très soudain, pas assez contrôlable. plus jamais il voudrait diriger ça contre maya, le résultat serait bien trop triste.
ça le fait juste chier. quand il parle de lui comme ça, quand il lui dresse le portrait du connard de rue. ça le blesse, d'un côté. ça lui fait toujours prendre plus conscience qu'il mérite rien. qu'il crèvera sûrement dans une dizaine d'année, contre les pavés, quand il n'aura même plus assez d'argent pour tenir debout. que jamais de sa vie trop misérable il pourra connaître un confort semblable à celui de l'amour. ça le fait chier. « c'est vrai que toi, tu gères parfaitement ta relation avec nao. déjà, j'ai jamais dit que j'voulais m'engager dans quoi que ce soit. j'ai juste dit que j'avais rencontré quelqu'un. » et que de toute façon, ça se terminera dans un battement de cil, que tao foire ou pas. « et c'est pas parce que tu me décris comme un connard que j'peux pas me taper qui je veux. j'en ai rien à foutre d'être un sale type ou pas, je fais encore ce que j'ai envie de faire, que ça t'emmerdes ou pas. » son ton reste calme, à son habitude. les mots se dégainent facilement, parce que y'a un tao vexé, là-dessous, c'était bien trop facile à percevoir. il a l'habitude des mots crus de maya. mais des fois, ça le plonge dans des réflexions trop lourdes et ça le fatigue d'avance. « et bien sûr que si, j'suis indispensable à ta vie. parles-moi comme à une merde si tu veux mais évites de mentir. » léger sourire sur ses lèvres, il privilégie l'ironie sans trop quitter son enveloppe de pierre. il préfère la légèreté face à tout ce qui lui échappe des mains. c'est déjà trop froid, de partout, il a même pas besoin du désarroi, là, maintenant.
et puis, si maya n'était pas là y'aurait même plus d'couleurs.
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