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 lost stars (yasuo)

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東京住人

avatar : kiko m.
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âge : 23 yo.
métier : abuser.
les amours : lui: chaîne au cou, genoux qui se dérobent sous l'intensité de son regard, l'âme qu'affole sa douceur, et la passion qui crépite sous les artifices factices.. l'envie pure, bannie par la peur de céder — de l'aimer (koha). l'autre: pieux goût du mensonge et de la trahison, sourire mutin, craquant, irrésistible. piégeuse piégée. le feu du bout des doigts au palpitant (isas) — amour pluriel.
quartier : squatteuse.


MessageSujet: lost stars (yasuo)    Dim 7 Jan - 19:57


07 JAN. Envol de notes et de lettres mélancoliques ; les touches monochromes égrainent timidement les accords de l'intro. Un battement de cœur et la guitare succède au piano, perce l'atmosphère pour hurler sa mélancolie à pleines cordes, rythmée par les percussions sourdes de la batterie. Tout un univers décliné entre les embouts minables d'écouteurs cheap. Au-delà, le crachin persistant s'intensifie, et comme pour répondre aux lyrics, c'est soudain le fracas d'une pluie torrentielle qui heurte le pavé, baigne l'instant d'une atmosphère poignante.

Kaori rabat sa frange en arrière en un mécanisme vain, dénudant sont front quelques secondes à peine avant que les mèches roses ne reprennent leurs droits. Dos chargé d'un sac, une main calée sur l'anse d'un second, elle texte quelques commentaires de son pouce libre. La magie s'étiole entre suggestions d'harmonies et de placements de mots, désaccords et compromis ; parce qu'elle est comme ça, Kao : entière et raw et seulement guidée par les émotions quand elle écrit, perfectionniste dans l'âme du son plutôt qu'attachée à la technique. Et tout ça — les modifs, les revendications, les soucis du business la laissent froide et agacée. Fucking fine, elle lâche d'un ton plus détaché qu'autre chose, You've bought it, you own it. Do whatever the hell you want with it, I'm out. L'appel est conclu sur un coup de tête et la voilà libre à nouveau. Yens versés sur son compte, elle se sent refaite et ravale l'amertume qui lui ronge inévitablement les entrailles lorsqu'elle cède à la nécessité d'user de ses contacts pour vendre des paroles, des bouts d'âme, pour gratter de quoi enchaîner les jours suivants. Il lui faut un boulot. Sur son portable s'accumulent les pages internet répertoriant de petites annonces qu'elle écume depuis qu'elle a foutu en l'air son dernier plan. Et moitié détrempé moitié rentré dans son sac à dos chargé, un journal enroulé serré poppe à travers la fermeture éclair juste assez ouverte pour convenir à son diamètre, dénonçant tout autant de recherches et d'offres entourées de rouge, tentées, barrées. La pluie glaciale alourdit ses fringues, les lui colle à la peau par-dessous son blouson, et elle frissonne de délice plutôt que de froid, étrangement confortable dans une précarité teintée d'adrénaline. Étrangement soulagée par chaque bout d'aventure qui nourrit ses rêves et son imagination, l'obligeant à déployer inventivité et audace pour s'assurer un toit en vue des prochaines nuit.

Elle est comme ça, Kao, allergique aux certitudes, à la prudence, à la routine. A ses tympans se répercute un nouveau cri arraché aux cordes, suivi d’un entracte musical, d’une nouvelle émergence du piano, et enfin du retour du chanteur sur une note d’espoir que la guitare étouffe. Le dernier couplet qui s’élève est une supplique déchirante. Everything we've ever known's here, why must it drift away and die? I'll never find anyone to replace you. Elle fredonne sans y songer les paroles piochées à même ses pensées des mois auparavant et jetées sur un contrat en échange de billets. Les mots se noient dans la masse compacte et mouvante faisant trembler de ses pas le passage clouté de l'immense carrefour de Shibuya. Dans ce décor teinté de néons, d'insouciance et des lueurs des écrans géants bardés de tubes et de pub, elle se fond sans peine dans tout ce que les japonais ont de coloré et de déjanté, mais sa persistance à garder le nez levé pour voir bourdonner de vie ce quartier encore plus lumineux de nuit que de jour trahit son véritable statut de touriste. Elle a le pas sûr, pourtant, tandis qu'elle sillonne les rues, s'invite dans un immeuble à la suite d'un locataire, et pose brièvement son fardeau le temps d'une montée en ascenseur. Elle est comme ça, Kao, avide de liberté jusqu'à ce que tout se crashe, et que ses négligences retombent lourdement sur les épaules de quelqu'un d'autre. En l'occurrence, une vieille connaissance, un comparse, une silhouette d'antan.

Ils avaient quoi, treize, quatorze piges à tout casser, à l'époque des tags et de la casse et de l'hilarité partagée sous un ciel trop pollué pour laisser percevoir ses étoiles ? Ça semble remonter à une éternité, un peu comme tout ce qu'elle a laissé ici en partant et a prétendu oublier, parce que recommencer à zéro faisait moins mal que s'accrocher au passé. Elle est comme ça, Kao : passe les portes trop aisément, tant pour partir que pour revenir, sans prévenir. Et malgré elle, elle se ronge la lippe et un peu les sangs, se demande vaguement ce qui l'attend ; si Yasuo, avec son goût pour les emmerdes, est encore en un seul morceau. Oh putain, t'es encore vivant, j'étais pas sûre, elle s'étonne quand les quelques coups frappés à la porte lui valent de se retrouver nez à nez avec le concerné. Ses commissures s'étirent en un demi-sourire et ses yeux pétillent, étonnement amusé, joie de le retrouver aussi peut-être. Sûrement. Assurément. C'est cool. S'appuie contre le chambranle de la porte, de la tête et d'une épaule, pour battre des cils par-dessous sa frange, lèvres plissées en une moue boudeuse. Elle est crevée, est venue dans l'espoir de trouver un endroit où crécher et pourtant, ce qui lui vient, c'est : On sort ? J'ai grave faim. Kao, la meuf qui commande toujours dix kilos de bouffe pour finalement avaler trois frites aussi larges qu'elle. Même que j'paye, deal ? Mais je veux bien poser mes affaires avant, parce que ça fait lourd quand même. Enfin, si tu proposes.
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東京住人

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âge : la jeunesse qui s'étouffe encore dans sa gorge enragée. juste vingt-deux ans, juste le temps de se laisser mourir.
métier : aucunes aptitudes, aucune volonté; un rien abyssal et encombrant qui l'empêche de courir après l'argent.
les amours : lâches.
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MessageSujet: Re: lost stars (yasuo)    Mer 10 Jan - 18:46

quand il ouvrit les yeux, yasuo était encore déchiré dans les confusions. peut-être était-ce son corps qui le brûlait encore un peu, ou son esprit de flammes qui faisait encore des siennes. il n'avait aucun moyen de le savoir, car tout était tâché de rouge, il n'était pas capable de discerner quoi que ce soit. le cœur à peine vivace, le corps encore trop lourd. le goût amer de sa bouche qui rend le tout trop pénible. et c'est comme ça que yasuo se plonge immédiatement dans une abysse aux allures de chaos. la mâchoire serrée sur un énième mécontentement, il s'épuisait dans le labyrinthe de sa colère, qu'il avait lui-même construit. c'était encore charmant d'en vouloir à la terre entière, quand ses veines endiablées ne se resserraient que sur lui-même. c'est ça d'être trop cruel envers son existence.
mais yasuo s'en fichait. il ignorait les choses passées, et les choses à venir. libre dans l'instant présent, un idéal bancal qui l'oblige à se briser quelques nerfs de temps à autres. et lorsqu'il s'afflige son reflet battu, c'est une avalanche d'émotions confuses qui brusquent son être. le désir d'être toujours gagnant, ou la colère de ne pas être suffisant. inondé dans ses propres défis. c'est pas grave, ça lui semble logique, à lui, de s'arracher les ailes pour se donner un semblant de vivant. personne ne vit comme ça, personne ne se jette dans le feu avec un grand sourire. détestable exception, yasuo n'avait que ses bleus démesurés comme fiertés, à la valeur réelle que lorsqu'on le dévisageait. de l'attention, rien qu'un peu d'attention.
il n'y avait que dans ces moments de solitude que yasuo était sain pour lui-même. caché dans son appartement, il passait pour mort quelques jours, et ça lui semblait correct. dormant toutes les deux heures et avachit dans un canapé le plus clair de son temps, ces journées étaient censées lui donner le souffle dont il avait plus ou moins besoin. mais fallait toujours qu'on vienne le perturber. que ce foutus coups, projetés contre sa porte, viennent lui rappeler qu'il ne pourrait jamais être tout seul. forcément ça lui ronge immédiatement les muscles avec un peu d'électricité, il se prépare déjà à rejeter l'âme qui pourrait venir se frotter à la sienne. quand il se déplace d'un pas enflammé sur son sol, il se demande pourquoi il n'ignore pas simplement, en laissant sa porte fermée à clé éternellement. la tempête frotte sa gorge à la seconde où il pousse sur la poignée, mais le rose pastel familier lui ronge soudainement la rétine. un brin de confusion, quelques gouttes de rancoeur. « qu'est-ce que tu fous là? » l'offensif, précieux mécanisme. les sourcils qui ne tardent pas à suivre le mouvement, alors qu'il détaille la jeune femme aux tons de son adolescence. petite lueur de danger dans leurs regards mutuels, comme avant. et ça répugne yasuo immédiatement. ça lui tord le ventre, frustré par une trahison qu'il avait rapidement enterré pour se libérer d'un poids. et quand ça revient d'un coup, comme ça, il se sent complètement désarçonné. (on ne revient pas dans le cœur de yasuo après l'avoir abandonné, c'est tout.) « t'as jamais donné de nouvelles. et tu reviens, comme une fleur, sans prévenir? et je propose que dalle d'ailleurs, c'est pas un hôtel, ici. » les mots crachés du bout des lèvres, parce qu'il sait qu'il n'y a rien de juste. avant, il aurait pu donner un morceau de son cœur à kaori. elle lui avait plu, sous les lampadaires, à courir, enveloppée de son rire provocateur. au point que lorsqu'elle a soudainement disparu, quelque chose s'était brisé,et yasuo s'était promis de la détester du fond de ses tripes. il constate, vérifie, s'assure. mais y'a même pas une once de haine sous sa peau. tant pis – il suffit de prétendre un peu. « tu fais chier. sérieusement, kaori. » encore un peu de noir au fond du regard. être le plan de secours, ça le vexe un peu, venant de la jeune femme qu'il avait rêvé d'enlacer. et puis, il pousse un peu la porte pour lui laisser un écart suffisant, qu'elle rentre, elle, ses affaires et son audace. il déteste se plier aussi vite aux caprices de kaori, ça l'enrage, un peu. « je te préviens, tu restes pas. » marmonne t-il en s'enfonçant de nouveau dans l'appartement, à la recherche d'une veste ou d'un pull pour couvrir ses os. il n'est même pas si surpris que ça, au final. c'était le genre de kaori, de décider d'être là, d'un coup, et d'avoir faim. il la connaissait, trop bien pour rester bouche-bée devant l’entrebâillement de la porte. il trouve un large sweat gris et se noie dedans avant de se tourner à nouveau vers le parasite rosé. « je crève de faim. je vais pas me retenir. » prévient-il en arborant un visage méprisant : il choisirait ce qu'il y aura de plus cher, juste pour faire regretter à la jeune femme de faire des allées-retours dans son crâne.
c'est évident, qu'il n'est pas si énervé que ça. la main plongée dans ses cheveux encore argentés, il décide simplement d'ignorer les tons joyeux qui veulent se saisir de son cœur.
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