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 Douce neige, destin fleurit. (ft. Maya)

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MessageSujet: Douce neige, destin fleurit. (ft. Maya)    Dim 21 Jan - 23:44

Buée blanche. Ses talons claquent contre les trottoirs de la capitale. Quelle idée de porter des escarpins lorsqu’il a neigé la nuit dernière ? Ah, si, bien évidemment. Pour faire bonne figure. Toujours, pour se montrer élégante. Puisque c’est important, n’est-ce pas ? La société y veille, mais surtout, la jeune Japonaise ne voulait pas laisser sa chance passer sous le bout de son nez. Et en fait elle ne s’en plaint pas trop de ses talons, elle triche un peu et ils la font gagner quelques centimètres de hauteur.

Oui, elle venait de déposer une lettre dans le Dalhia Noir pour y travailler. Pour vivre sa passion, et pour oser enfin montrer son jeu. Pour oser passer outre sa timidité.

Elle sert fort la poignée de l’étui de son violon, et utilise sa main libre pour détacher ses longs cheveux châtains. Elle aime ses cheveux, mais pas trop lorsqu’elle joue du violon. Ses pensées sont dirigées vers ce jeune homme qu’elle venait de rencontrer. Il lui a dit qu’il la rappellerait. Évidemment qu’il reste la lecture de sa lettre. Difficile de trouver du travail lorsqu’on a abandonné les études avant même d’entrer au collège. Elle sert les dents. Ses sourcils se froncent, elle est énervée.

Les yeux rivés au sol, Aoi cherche à éviter les bosses qu’avaient fait la neige sur le sol. Elle est à l’aise dans ses chaussures, mais elle le serait d’autant plus dans de confortables petites tennis. Elle en oublierait presque de regarder autour d’elle, pour éviter les gens. Puisque oui, il semblerait que ce soit l’heure de pointe maintenant, le soleil tombera d’ici quelques minutes sûrement. L’un des points positifs de l’hiver, aux yeux de la jeune japonaise.

En fait, elle avait carrément oublié tout le monde autour d’elle. Trop perdue dans ses pensées, trop occupée à ne pas tomber, trop concentrée sur son violon. Elle soupire, avant même que son front ne frappe doucement l’épaule de quelqu’un. Elle s’arrête, manquant de perdre l’équilibre et tomber en arrière. Heureusement, elle reste bien debout. Son regard quitte le sol pour venir s’encrer dans celui de l’inconnue face à elle. Inconnu ? Ce n’est pas vraiment le pressentiment qu’elle a, Aoi. Elle reste bien droite, la tête légèrement relevée. Ses yeux le dévisagent presque. Il le dévisage carrément, en fait. Sa bouche est entre ouverte, elle semble faire abstraction de tout le reste. Il n’y a que lui, et elle, sur un trottoir de la capitale. « Je m’excuse », elle finit par parler, enfin. Par s’excuser du moins. Je n’ai pas fait attention. Les épaules tombantes, elle a comme l’impression que son violon est attiré sur le sol. Il ne lui était clairement pas inconnu. Maintenant, elle fait marcher ses souvenirs, en décalant son regard sur le côté. Devrait-elle s’en aller ? Elle inspire, prête à prononcer de nouveaux mots, en relevant sa main libre, l’index pointant le ciel. Elle se rétracte au dernier moment, rabaissant immédiatement la main. « Je ne vous ai pas fait trop mal ? » Elle s’était rapidement rendu compte que l’étui de son violon avait quelque peu frappé ses jambes, et elle sait à quel point ça peut faire mal. « Si c’est le cas, je m’excuse, je crois qu’il y a une pharmacie pas très loin. » elle relève le visage, tend ses jambes pour se faire toujours un peu plus grande, et cherche au-dessus de la tête des gens une pharmacie. « Ou pas… » elle remarque assez vite que dans cette rue-là, il n’y en avait pas. « Comment faire… » elle était sincèrement désolée.
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MessageSujet: Re: Douce neige, destin fleurit. (ft. Maya)    Mer 24 Jan - 20:38

le froid comme une piqûre nécessaire, une douleur éphémère. qui vous brûle les yeux et vous colore les joues d’un rose-rouge innocent. le soleil d’hiver comme un astre trop lointain, traître et mesquin, qui vous tourne le dos comme un ami-girouette, cesse de vous épauler dès que quelques nuages l’embêtent. pâle, timide, malade. et la neige qui s’est arrêtée de tomber, comme jalouse qu’on la contemple trop longtemps, star égoïste qui refuse d’émerveiller les enfants et disparaît dès que le bonheur pointe le bout d’son nez, laissant de gros tas d’un blanc triste et sale sur les trottoirs. dangereuse, traître, inutile. on dirait maya. il a pourtant pas toujours été comme ça, simplement tous ceux qu’il connaît aujourd’hui ont pas été là pour apprécier l’enfant qu’il avait été. le gosse qui voulait qu’ina lui lise dix histoires avant d’aller s’coucher, celui qui dessinait des papillons pour qu’son père aille mieux et qui ne s’échauffait que devant les injustices. on dirait pas ça d’lui, en le voyant sans cesse couvert de bleus qu’il saurait pas dater, quelque chose de mauvais et de raté au fond du regard. maintenant il s’excuse plus quand il bouscule une vieille dame et quand il sourit c’est faux, brisé. c’est périmé.
parfois on dirait qu’il va pleurer (parfois il pleure).
il traîne rarement dans les parages. c’est qu’il a l’air déplacé dans le paysage. avec son jean troué et son large manteau un peu trop sombre et pas assez cher. il a pas l’air heureux, on dirait juste un gamin qui sait pas quoi faire. il erre, ses iris charbon rivées sur ses vieilles vans. il pense à beaucoup d’choses et il a l’impression d’avoir le crâne vide (c’est peut-être pas bon signe). il se soucie peu des bonnes odeurs qui émanent des restos à côté desquels il passe ou des néons multicolores qui clignotent, pour la plupart tristes et fatigués. ça l’déprime, il arrive plus à voir où est la beauté. avant elle était partout : dans les mots, dans les voix, dans le ciel. elle était même là où elle aurait pas dû être. dans l’regard éteint de maman, dans son reflet éclaté renvoyé par le miroir brisé d’la salle de bain, dans le marbre sale de la tombe de papa. c’est peut-être pour ça qu’il a cessé d’la voir. parce qu’elle rimait plus à rien, parce qu’elle devenait n’importe quoi, dérisoire et péremptoire.
parce qu’elle le faisait souffrir et qu’il est pas si fort qu’il le prétend.
il est faible mais c’est pas grave tant qu’personne n’est au courant.
un coup dans son épaule, un autre dans ses jambes. rien de trop grave, pas de quoi l’alerter. ça l’a juste tiré d’ses pensées, de celles qu’il pensait pas. il lève les yeux vers la femme qui s’emmêle dans ses excuses. il la trouve légère et drôle. elle a quelque chose de pas commun, de singulier. pourtant elle ressemble à toutes les jolies filles de tokyo. à toutes les artistes un peu paumées, ces divinités déchues et plus du tout adulées (maya aimait bien ces nanas-là, avant). « euh c’est pas grave. » il fait, maladroit et agacé, en la balayant du regard, s’attardant très peu sur ses traits tandis qu’il sent son regard à elle l’englober. ça l’gêne. faut qu’il parte, il est mal à l’aise avec les inconnus. surtout ceux qui sont propres et qui habitent les jolis quartiers. il voudrait soit les frapper soit s’faire avaler par un trou noir. il a trop honte de lui-même pour s’laisser dévisager comme ça. il a toujours l’impression que ce qu’on voit ne peut pas plaire. il a rien pour lui, juste la misère.
il s’rend compte qu’il serrait le bras de l’inconnue tout ce temps, lui empêchant la chute. vieil instinct, foutu réflexe (quand il protégeait ceux qu’il aimait) qu’il maudit. il remet bien vite sa main dans sa poche et fait mine de partir, quand la voix de la violoniste lui fait lever les yeux de nouveau. il ricane, amusé (et c’est rappé, c’est usé, alors qu’avant ça tintait). « vous m’avez pas fait mal du t- » elle le laisse même pas finir sa phrase, déblatère des mots qui ne veulent rien dire sans s’arrêter.
il la toise curieusement.
il la connaît.
il sait pas. c’est quelque chose dans certaines de ses tonalités, la manière qu’elle a, imperceptible aux premiers abords, de couper certains mots sans s’en rendre compte, sa peau d’albâtre ou la façon dont elle cligne trop souvent des yeux quand elle est nerveuse. « aoi ? » il sait même pas d’où ça lui vient. ça sonne étranger sur sa langue. ça fait longtemps qu’il avait pas eu à prononcer ce nom et c’est comme s’il était rouillé. « j’ai pas besoin d’une pharmacie vous- tu- » il passe ses phalanges tremblantes dans sa chevelure abîmée par les décolorations. y a rien d’moins important que ce qu’elle raconte là maintenant tout d’suite. « c’est toi, pas vrai ? » et c’est comme un fantôme du passé qui revient le hanter. il sait pas si ça lui plaît, il décidera plus tard.
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MessageSujet: Re: Douce neige, destin fleurit. (ft. Maya)    Jeu 25 Jan - 19:24

C’était gênant. Très gênant. C’était vraiment très, très gênant. Elle n’est pas trop malchanceuse, Aoi. Enfin, pas trop au quotidien. C’est pas le genre de personne à renverser le bol de popcorn avant que le film ne commence, ou à vider les flûtes de champagnes sur le sol en éclatant leur verre sur le rebord de la table. Non, pas vraiment. Et puis de toute façon on lui ne recommande vraiment pas de toucher. Mais ça peut lui arriver quand elle est stressée. Mais là, aujourd’hui, alors qu’elle n’avait presque pas dormi de la nuit (même les cachets n’avaient pas fait effet, en avait-elle déjà trop pris dans le passé ?) Elle n’avait fait aucune gaffe, et c’était justement ce à quoi elle pensait plus tôt. L’épée de Damoclès aurait trouvé un nouveau propriétaire ? Elle l’ignorait, mais ce n’était pas plus mal comme ça, en fait. Sauf que voilà, le temps passe, l’horloge tourne, le ciel s’assombrit doucement et sa « chance » semble disparaître. Elle l’avait pas prévu, de lui rentrer dedans. Qui l’aurait prévu ? Elle s’excuse, et remarque tout de suite que sa main serre son bras. Elle ne dit rien, se tait simplement. Elle plonge ses iris sombres dans celle de l’inconnu. Quel inconnu. De cet homme. Est-il comme avant ? Elle ne sait plus trop, physiquement. Sa voix a bien changé, l’éclat dans ses yeux aussi (il est presque inexistant…). Elle sait qui il est, elle ne l’écoute pas vraiment. Est-ce vraiment une bonne idée de se présenter à lui comme étant son amie d’enfance qui l’aurait abandonné plus jeune ? Non… elle lève la tête, regarde autour d’elle prétextant chercher une pharmacie. Honnêtement, elle ne la cherche pas. Elle sait qu’il n’y en a pas. Mais c’est une excuse, un prétexte pour le fuir. C’est pas le moment. C’est ce qu’elle pense. Si seulement il la reconnaît, il risquerait… « aoi ? » son corps se paralyse, son regard aussi, alors qu’il est rivé au sol. Son cœur lui, elle sait pas trop s’il accélère bien fort ou s’il vient juste de louper d’un battement. À nouveau, elle ne l’écoute pas. Trop concentrée à réfléchir à comment réagir. Devrait-elle mentir ? Non. C’est pas d’elle, ça. « c’est toi, pas vrai ? » Oui, c’est elle. C’est elle et elle s’en excuse sincèrement. Elle retrouve la possibilité de bouger, et sent les larmes lui monter. Non, pas maintenant. Elle les ferme rapidement, s’incline devant lui et profite de passer une mèche de ses cheveux derrière son oreille pour essuyer cette petite larme in extremis avant de se relever. « Je suis vraiment désolée d’être cette Aoi… » elle tente tant bien que mal de lui sourire, mais c’est tellement faux. Ses yeux pleurent, ses joues ne réagissent même pas, ses lèvres tant abîmées par le froid que l’anxiété mentent. Elle espère de tout cœur qu’il n’interprétera pas ça comme du sarcasme. Elle soupire, et ose se redresser, le dos bien droit. « Ça faisait longtemps, Maya. » sa voix s’éteint doucement sur son nom, comme si le froid la kidnappait. « J’aurais aimé te rencontrer à nouveau dans une toute autre situation. » un temps, elle s’arrête. « Et surtout, bien plus tôt. » C’est vrai, que faisait-elle entre sa disparition et maintenant ? S’il savait, peut-être qu’il ne lui en voudrait pas trop. Peut-être pas autant que ce qu’il la déteste présentement du moins. Ses yeux le détail en entier maintenant, de la tête au pied, elle remarque quelqu’un d’absolument différent qu’elle connaissait plus jeune. De différent, au moins. « Où tu vas ? » Serait-ce trop direct comme question ? Qu’il ne pense pas qu’elle qu'elle est trop intrusive dans sa vie alors qu’elle ne fait que le rencontrer, à l’instant. « Je veux dire, tu es occupé, là ? Je pourrais t’offrir une boisson chaude, ou quelque chose du genre, si t’es pas occupé… » les ongles de sa main libre attaquent son autre manche, tic qu’elle avait plus jeune déjà, lorsqu’elle était gênée. Elle devrait grandir aussi des fois, par rapport à certaines choses. Son autre main, elle, reprend bien comme il faut l’étui qui manquait tout juste de tomber au sol. Elle soupire silencieusement, le remontant contre sa poitrine finalement. Des ascenseurs émotionnels, elle en a bien trop eu aujourd’hui. Elle n’a qu’une hâte, c’est de rentrer chez elle et de prendre ses médicaments en oubliant pour la énième fois de préparer un verre d’eau avant, s’affaler dans son lit et rejoindre Morphée, puisqu’elle a cette fâcheuse impression de ne plus l’avoir rencontré depuis des siècles.
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