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 vodka triste ((isao))

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東京住人

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MessageSujet: vodka triste ((isao))   Mer 7 Fév - 23:57

la panique toujours qui le prend.
là.
aux tripes, au cœur, au creux de l’estomac. là où ça l’brûle, là où il peut plus faire semblant d’en avoir rien à foutre. il en a l’appétit coupé, le souffle énervé et le cerveau disloqué. quand ran revient avec des bleus au visage et qu’elle répond pas aux pourquoi, quand tao lui dit que ça va alors que ça va pas. ou maintenant. quand ça fait une putain de semaine qu’il a pas de nouvelles d’isao et deux jours qu’il le harcèle de messages. quand le manque de lucidité est flagrant, coulé entre les lettres malheureuses, lorsqu’enfin l’autre crie à l’aide sans vraiment l’crier. mais pas besoin de bouger les lèvres ou de taper maladroitement sur le clavier parce que maya sait, maya sent. ce message il pue l’alcool-désespoir, il a goût d’insécurité et de peur du noir.
« j’suis bourré, t’inquiète, la routine mec »
avant on en riait, maintenant c’est plus drôle du tout. et maya culpabilise, s’en veut à mort. de toutes ces fois où il a pas mais aurait pu. s’il avait porté ses couilles, mûri plus vite. s’il avait pas sans cesse détourné le regard, s’il savait être autre chose qu’un connard. ça l’ronge, ça lui pèse sur la conscience. il pourrait ne rien faire parce qu’au fond c’est pas anodin ce genre de choses (et bordel c’est si triste à dire). d’habitude isao s’en remet, seul parfois. ça passe et on l’perd encore. mais dans l’cœur de maya y a cette phobie du toujours, la hantise de l’abandon et un certain inconfort en c’qui concerne les gens morts. surtout ceux qu’il aime. et y a cette assurance ridicule mêlée d’égoïsme et de mal-être, qui le poussent à croire que courir dans la nuit à en perdre haleine, glisser vingt fois sur les trottoirs, faire du stop, supporter que des vieux mecs lui matent le cul et froncer les sourcils, c’est peut-être un ticket d’rachat. dans l’sens où quand t’as mal fait, ça devient dur de te supporter.
dix minutes qu’il retourne ce foutu bar gay et toujours pas de corps fragile à remorquer. en même temps ça doit faire quoi... une heure qu’isao lui a dit qu’il était là ? qui sait s’il est pas à l’autre bout de tokyo maintenant. quel con.
dehors la lune est fraîche et maya fatigué. il va abandonner (il a l’échec si familier). et puis un peu plus loin, vers là où les lampadaires sont éteints, une forme un peu floue, silhouette façon radeau à la dérive. et le phare est pas allumé.
(presque la tête dans l’caniveau)
« isao ! » pour pas qu’il s’en aille, pour qu’il lui dise ça va j’vais bien c’était une blague pardon m’en veux pas t’es génial promis j’irai voir quelqu’un. maya voudrait entendre tout ça et bien plus, mais quand vient l’temps des remontrances tout ce qu’il arrive à faire c’est sourire comme un enfoiré, ravaler ses inquiétudes de presque frère et garder leurs phalanges soudées. c’est pas d’la fraternité, juste un catalogue de faiblesses.
arrivé à son niveau le flou s’obscurcit, devient tout sauf net. ça commence déjà à bouillir dans sa tête. « pourquoi tu répondais pas ? » un peu trop méchant, pour virer le surplus d’émotions, souffler les accents détruits, quelque part au fond. et quand sous un rayon de lune, le pâle sous les cernes d’isao s’montre taché d’un pastel laid (bleu griffes, jaune dents, rouge à l’aide), maya peut plus empêcher ses mains de trembler. il a beau être habitué, c’est tout l’temps pareil. on s’habitue pas à la peine. « attends quand tu disais qu’un gars voulait ta peau parce que t’as dragué sa meuf c’était pas des conneries ? tu verrais ta tête mec, on dirait que t’es passé sous l’tram. » et le rire est amer, ponctué de regards-alarmes partout sur le squelette ami. « allez viens on va chez moi. »
le prendre par la main et se retourner. pour qu’il voie la force et pas la pitié.
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MessageSujet: Re: vodka triste ((isao))   Dim 11 Fév - 17:42

musicalement vôtre

T’as le sang souillé par l’alcool.
A peine le rebord d’un trottoir.
Serre les dents, ce goût de sang.
La gencive explosée.
La lèvre écorchée.
T’es à vif, tout le corps exsangue.
Le cœur bat un peu trop lentement.
Les gestes fébriles.
Il ne se reconnaît même pas dans la vitrine.
Un sentiment grisant d’impuissance.
Allez-y, roulez-moi dessus - qu’il pense tout haut.
A hurler la vie par les poumons.
A se bousiller le crâne d’inepties chantantes.
L’effort l’achève.
Il finit sa course dans le caniveau.
Juste à côté de ce bar à l’enseigne déformée par son filtre.
Celui du combat à mort.
Il s’essouffle follement, asthme indécent.
Il veut qu’on l’oublie.
Il veut voir le jour comme le signal absolu.
Une rédemption peut-être.
La nuit n’est pas terminée, loin de là.
L’horizon le fuit.
Isao reste parmi les ombres.
Il se fond dans la masse, un ramassis d’ordures.
L’ivresse atténue tout étrangement.
La douleur dans le moindre de ses membres.
Même son trou, là, dans le cœur.
Doux flottement.
Il sent les os craquer.
Pourtant, il est absent à toute souffrance maintenant.
Dire qu’il a voulu c’te meuf (qui avait un mec au sang chaud).
Se la faire comme un dieu.
Il s’est fait rembarrer, jeter hors de la scène.
Il s’est débrouillé pour atterrir dans un bar gay.
Il s’est dit que ça fonctionnerait mieux au milieu de ces requins.
Les garçons libres, c’est vers ça qu’il tend la main.
Mais avec sa gueule défoncée, tu crois qu’on l’aurait accepté ?
Il s’est jeté dans une fosse pour ne plus en sortir.
Il attend l’messie.
Il a un nom.
Maya.
Isao ne se souvient même pas avoir tapé sur les touches humides de larmes.
Il n’a qu’un refrain en tête.
Dépérir pour de bon.
Se laisser comme une carcasse au bord des routes.
Il a l’alcool tristement méchant, méchamment triste.
L’alcool déprime, l’alcool tombeau à ciel ouvert.
La violence est partie depuis longtemps.
C’est Maya toujours qui le récupère et ramasse les morceaux à la petite cuillère.
Il s’inquiète comme un fou.
Tao aussi d’ailleurs.
Mais Maya c’est son roi, il ne saurait pas dire pourquoi Isao.
Le dieu de la guerre.
Ses paroles l’agressent, mais il le remercie pour ça.
« J’sais pas. »
Un point d’interrogation.
Espèce d’incapable.
Handicapé de la vie.
Il esquisse un sourire qui fait mal, un sourire désemparé.
« Ton humour est touchant. Les cicatrices ça plaît aux filles, ducon. »
Tant d’affection dans les mots.
Jamais méchant, un peu rageant parfois Isao, un peu trou-du-cul aussi.
Mais jamais odieux avec les gens.
Il se laisse emporter, il ne pèse plus rien.
Il ne se supporte plus.
Pas fichu de régler ses affaires comme un grand.
Frustration qui le gagne.
« Pourquoi tu t’occupes de moi Maya ? J’fais tellement pitié, c’est ça ? »
Pourquoi t’es mieux que ma famille ?
Pourquoi tu n’abandonnes pas une cause perdue ?
Il se mord la lèvre, il ne voulait pas déraper.
Mais ce sentiment infernal, il faut qu’il l’exorcise un jour.
Il n'ose pas l'avouer.
Isao veut juste que son pote le prenne dans ses bras.
Et qu'il serre fort, si fort, jusqu'à étouffer.
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MessageSujet: Re: vodka triste ((isao))   Jeu 1 Mar - 22:01

la nuit est tout sauf protectrice, elle préfère laisser les enfants mourir de mal-être en travers des caniveaux. les étoiles leur donnent mal à la tête, les trompent plus qu’elles ne les guident, les envoient périr au milieu des routes, les tirent un peu trop au bord des trottoirs. et la lune, cette pute, spectatrice de leurs maux terribles, qui rit beaucoup et s’étonne à peine, quand maya fend les ombres pour supporter ses amis de ses épaules solides mais qu’il s’effondre, se plie comme une brindille quand il s’agit de soutenir leurs regards désemparés. il aurait pleuré, s’il était pas si fier. il pourrait. il y pense un moment. éclater en sanglot comme le gamin qu’on l’a pas laissé être (ou qu’il a choisi d’rester bien trop longtemps), se blottir tout contre isao juste un moment. lui dire pardon de pouvoir si peu, d’être si con. il s’dit qu’isao, lui, il dirait rien à personne, oublierait sûrement, lui vomirait dans l’dos (pour la forme). mais il mérite pas de se laisser aller. ce serait injuste et déplacé. pas quand y a cette faiblesse et ces trémolos dans la voix pourtant bien assurée de l’autre. pas quand il arrive à blaguer même avec autant d’couleur partout sur la peau. c’est même plus de l’art, ou si, mais un travail d’acharné. ça transpire la douleur et les regrets. regardez cet artiste en chute libre, qui tente même plus de se relever.
maya a levé les yeux une demi-seconde, a eu le temps de capter ce sourire brisé. merde. ça fait quelque chose à son cœur. s’il pouvait il effacerait tout, il rendrait isao heureux. il gommerait la peine, les erreurs et surtout l’éthanol. lui remplirait les veines de bonheur pour remplacer l’alcool. s’il pouvait il voudrait ne jamais l’avoir rencontré. parce que c’est le plus simple et tant pis si c’est cruel. maya s’passionne pour la facilité, de toute façon. il choisit de contourner les problèmes plutôt que de les affronter. mais maintenant c’est trop tard et il s’foutrait lui-même dans le caniveau s’il venait à tourner le dos à cet ami trop précieux, malédiction-cadeau des dieux. « non mec, y a que dans les dramas qu’ça plaît aux filles. si j’en étais une ça m’plairait pas. » pour pas que les cordes vocales ne rouillent trop. vite vite faire marcher la machine. il sait pourtant que y a forcément un moment où quelque chose va péter, et où voir les bleus d’isao ça le fera craquer.
comme maintenant. pourquoi attendre si longtemps ?
non ne me demande pas ça pitié laisse-moi garde ta merde pour toi moi j’en veux pas.
jusqu’à présent maya le traînait un peu derrière, s’était même rapproché pour mieux le rattraper s’il venait à faillir. il arrête tout. le regarde comme s’il avait insulté sa mère. il hésite entre l’embrasser ou le pousser sous le tram (pour de vrai cette fois). « dis pas ça. » voilà la machine est éraillée. tant pis, y a qu’à espérer qu’isao oublie. et pour la forme un poing dans sa gueule ; manière d’évacuer la détresse qui, sournoise, commençait déjà à lui monter à la tête. « t’es vraiment con. » c’est tout ce qu’il arrive à dire. du sale, du qui rassure pas pour un sou. comment on peut l’aimer un peu ? c’est isao qui devrait lui avoir fait faux bond depuis longtemps, pas l’inverse.
« j’appelle un taxi. » comme pour clore le sujet. lève les mains façon appel à l’aide. traîne son cadavre d’ami sur la banquette arrière. le voyage est court, la nuit toujours si peu accueillante. maya tourné pourtant vers elle (tout pour éviter de croiser le regard d’isao). il claque tout son fric dans cette foutue échappée, extirpe leurs deux corps malades du carrosse, choisit l’ascenseur cette fois-ci, direction le paradis.
il est même pas délicat quand il balance la carcasse sur son canapé. s’enfuit vite dans la salle de bain chercher quelques conneries qui guériront deux-trois gouttes de sang sans faire cesser l’hémorragie. il s’installe à même le sol, tire isao à lui, le force à se tenir droit. et puis
« tu sais tu m’feras jamais pitié. » ça sonne comme une promesse, c’en est peut-être une. « et j’te laisserai pas tomber. » c’est plus que des mots balancés dans l’vent, c’est pas pour meubler le vide.
c’est même pas le chemin facile.
de la glace pour son œil-constellation, des caresses maladroites sur ses épaules trop frêles. « isao, j’te comprends pas. » il a pas l’air mais il cherche, pourtant. il se questionne des heures durant, voudrait vraiment connaître la source du mal, aimerait bien pouvoir chasser les démons. « parle-moi, explique-moi. » bien sûr il sait des choses. il sait peut-être tout. mais il veut l’entendre encore, il veut savoir le flou. il prétend pas pouvoir réparer grand-chose. faire semblant ça suffira.
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