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 violent delights ((isao))

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東京住人

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MessageSujet: violent delights ((isao))   Ven 16 Fév - 20:56

((avant))

au-dessus d’elle les néons comme des soleils dégagent une lumière maladive qu’elle est forcée de juger belle si elle veut un peu s’aimer. hoa le nez dans le café, à renifler des arômes de désespoir en cette soirée de presque été. on la trouve louche d’avoir préféré le brûlant aux glaçons, le corsé à l’éthanol mais tant pis, elle est pas là pour plaire. elle n’a pas ses habitudes ici et ça la met un peu mal à l’aise. elle se sait observée alors qu’elle ne l’est pas, rentre sa tête dans ses épaules comme pour se protéger d’un danger qui ne vient pas. elle aurait pu rester dans son quartier doux-amer où le ciel est gris mais les gens gentils, elle aurait dû commander ce café au bar où travaille aimi. là-bas elle connaît les regards et a apprivoisé les reniflements, c’qui fait qu’elle commence à différencier le rhume du dédain et qu’elle peut sourire sans trop rougir. mais elle voulait du lointain, de l’inconnu. du qui la blesse et la pousse à revenir vers ceux qui veulent bien d’elle. faut qu’elle ressente, qu’elle ait un peu mal pour aller mieux ensuite. c’est comme ça qu’on guérit (purge nécessaire). et puis y a des jours comme ça, où le silence de makoto fait trop d’bruit dans l’appart, des jours où pour garder contenance faut qu’elle s’éloigne, s’retrouve avec elle-même. ce soir elle voulait être seule, elle voulait plus les chaînes (aussi confortables et factices soient-elles). juste de la mauvaise paix et du n’importe quoi.
on lui demande comment elle s’appelle, ce qu’elle fait là. elle sait bien de quel là on lui cause. elle fait comme si c’était ok. ça ne l’est pas. elle dit qu’elle s’appelle hoa et qu’elle vient d’ailleurs. elle dit que c’est pas trop loin, qu’ici on connaît. elle parle un peu de sa mère, un peu de la guerre. elle raconte ça comme si elle y était. elle aime se faire plaindre et se savoir indemne, le corps et l’esprit striés de cicatrices invisibles, imaginaires. on lui demande si ça va et elle fait comme si ça n’allait pas,
alors que si,
ça va.
et soudain un bruit de verre brisé vers le fond de la salle, qui lui fait lever la tête de ses maux fabriqués. ils sont pas des tonnes dans l’coin et comme c’est un petit endroit y a quasiment que des hommes, pas forts et habitués. un petit cercle se forme autour du carnage, le gérant menace d’appeler la police. hoa s’approche elle aussi, se fait petite mais s’grandit pour assister à la débâcle. elle voit deux ombres s’affronter, troubles et qui tournaient pas au café. des cris échangés parfois, des rires immondes, d’la provocation brisée. l’une des deux ombres paraît très jeune. son âge à elle, peut-être moins. y a du désespoir dans ses coups et elle trouve ça beau.
elle le trouve beau.
elle voudrait être dans sa tête, qu’il lui dise tout c’qui lui fait mal. elle voudrait l’aider à couler (parce qu’au fond y a qu’à ça qu’elle est bonne) et qu’il la laisse faire. elle aime cette sensibilité qu’il dégage, mal dissimulée derrière les bleus et la carne. elle a envie d’mordre dedans, de lui envoyer des flèches en plein cœur. qu’il devienne son expérience, qu’elle puisse voir s’il était déjà mort ou s’il en restait encore à sauver. elle veut qu’il soit trop tard, elle veut regretter. les minutes passent, les cris commencent à leur faire grincer les poumons et ils s’retrouvent à terre. ça devient trop violent, hoa s’en passionne. elle regarde jusqu’à en être dégoûtée et quand sa pupille capte du carmin, elle décrète ne plus en pouvoir. autour d’elle personne ne bouge. (c’est qu’ils ont tous peur de s’abîmer la peau, préfèrent s’pervertir l’esprit.
c’est plus sain).
alors elle s’jette au milieu, à corps pas perdu. elle tire l’ombre en arrière en se pensant forte. elle emprisonne les poings rougis entre ses mains tremblantes. et quand elle parle c’est un peu faible. elle s’déteste, elle voulait que ça fasse peur. elle voudrait savoir s’écorcher les jointures autre part que sur des murs. « arrête, tu vas te faire mal. » et de tirer l’ombre par fascination, de fendre la marée lâche en tenant trop fort l’humain désespoir. sur un coup de tête elle le pousse dans les toilettes, prise d’une soudaine envie de panser ses plaies. elle veut qu’il lui parle, qu’il lui apprenne. qu’il lui dise comment on peut se haïr au point de donner aux autres un prétexte à la haine. cette reine. « montre-moi. » t’es fait de quels pêchés ?
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東京住人

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MessageSujet: Re: violent delights ((isao))   Sam 24 Fév - 0:23

musicalement vôtre

Et cette foule d’attardés qui lancent déjà les paris.
Et ton torse nu vibrant de sueur.
Tu ne sais plus comment.
Le T-shirt a volé, c’est tout.
Le cœur battant, guerrier.
Un regard dans le vague.
Vitreux, acerbe, belliqueux peut-être.
Te battre contre qui ?
L’autre n’est qu’un putain de prétexte.
Pour te déchaîner.
Pour bousiller le reste de ta dignité.
Ça te brûle les tympans.
Tu vas pisser des yeux mec.
Tu te crois dans Fight Club.
Les encouragements, les hiiii haa.
Dans ce foutoir, tu ne comprends pas les huées, les applaudissements.
Gladiateur dans le Colisée à mener une danse des poings.
Ils en veulent toujours plus ces vauriens.
Toi le chiot apeuré.
Juste paumé, écervelé.
Jamais sobre, toujours désargenté.
Revenons en arrière pour élucider le mystère.
Isao claque la porte.
Isao à la rue.
Il déambule comme toujours, le jean troué, la cigarette au bec.
On trouve un groupe de potes.
On se descend des verres à la douzaine.
L’envie de l’impossible.
L’irrépressible.
De perdre pied.
Entre mecs ça dégénère.
Les défis sournois, les dragues passagères.
On ne sait plus vraiment qui a frappé le premier.
C’est pas ça qui compte.
La chaise dans le mollet.
Les coups hasardeux comme un jeu d’arcade.
C’est factice, c’est comme les catcheurs professionnels.
Ça tombe, ça se débat.
Des gosses de rue qui aboient.
Et puis…tout tourne au rouge, au noir.
Dans tes mains, le sang séché.
De l’autre ou le tien ?
Victoire lamentable.
Dans tes mains, os brisés.
Dans tes mains sentir la vie s’écouler.
Tu te bats, sans bannière, sans cause.
La folie a ce pouvoir sur toi.
Pathétique, la mâchoire défoncée.
Une drogue, la frappe.
Une drogue dure qui te gonfle les veines de titan.
Elle te tire en arrière.
La violence est tendre.
Elle, c’est qui ?
Une furie peut-être.
Une sauveuse du massacre.
Elle parle à l'enfant.
« Tu vas te faire mal »
Déjà fait.
Tu aimes te brûler les doigts.
Mettre la tête dans le micro-ondes.
Rester la tête sous l’eau.
Nausée, vertige, il chancelle contre le lavabo des toilettes.
Il exécute ses paroles sans broncher.
Prêt à se faire réprimander.
« Tu t’prends pour ma mère ? »
Il détourne le regard.
Peureux mais pas trop.
Craintif comme les chats sauvages, les chats errants.
A feuler bêtement pour rien du tout.
« T’as de quoi panser les plaies ? Pas sûr que tu en aies assez. »
T'as pas assez pour me tirer de ma misère humaine.
L’œil cramoisi, il la voit à peine.
Un écran de sang.
Ça fait viril de se battre dans les bars alors que c’est juste affligeant.
Elle aime ça, les types, le torse nu, qui se ramassent la gueule ?
Qui s’empoignent comme des chiens enragés ?
Qui dégueulent leur haine ?
Elle aime ça, la violence sans nom ?
« Faudrait soigner l’intérieur d’abord… »
Il tapote sa poitrine striée.
Il a l’âme défoncée Isao.
Et il se retient au bastingage des larmes.
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