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 your love is scaring me -- hyunseong

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MessageSujet: your love is scaring me -- hyunseong   Ven 2 Mar - 12:05

Le manque.
Sentiment brutal causé par une pénible absence. Les pensées tournées vers ce que l'on prenait pour acquis, puis qui disparaît, devient mirage fait d'illusions et de souvenirs collectés follement mais qui finissent par s'échapper, à leur tour. Comme on tend les bras au ciel pour toucher les étoiles, on pense y arriver, on espère, on sourit, on s'excite. Puis on désenchante. Parce que, parce que c'est qu'une putain d'illusion optique, il n'y a jamais rien eu. Les étoiles le prennent de haut sur leur manteau céleste, il entend leur rire qui lui brise les tympans, basses médisance qui témoignent de sa chute. Il a trop bu.
Constat évident en ses joues teintées de rouge, ses yeux qui ne caressent plus de leur regard que les cieux alors qu'il ignore les personnes à ses côtés.
Insuffisance. Incomplétude.
Vide.
Qu'il ressent au plus profond de lui. Vide, vide et vide. A l'intérieur ça sonne creux, ça sonne faux. Les parois profondes d’un puits où la pierre jetée rebondi, se multiplient en échos assourdissants. Peu importe s’il ferme les yeux ou s’il se couvre les oreilles. Le bruit sourd demeure, parce qu’il vient de lui-même. Il baisse les yeux, son attention uniquement dirigée vers le verre ambré, entièrement désintéressé par les lèvres inconnues qui cajolent la peau de son cou, murmures indécents destinés à éveiller ses sens mais qui le laissent de glace. Combien de fois a-t-il cherché un semblant d'amour dans ces corps-à-corps nocturnes, prêt à tout pour recevoir une quelconque tendresse, même simulée. Ça lui importait peu tant que ça comblait cette envie. Mais ce soir, ça ne suffit plus. Depuis des jours même. Deux semaines sans lui et c’est tout son monde qui se dépeuple peu à peu. Il a juste envie de soigner dans ses larmes, tant il lui manque.

Le lendemain de la confession a été celui du déni. Réveil avec la gueule de bois, comme souvent, il a pas pu dormir sans quelques verres, il avait pas cessé de se tourner encore et encore dans son lit, repensant à tous les je t’aime que son manager lui a murmuré, à ses lèvres contre les siennes. Alors il a assommé son esprit par une bouteille, a ignoré les frissons qui parcourent son corps. Et le lendemain, Hyunseong était absent. Pas de son esprit, non, il s’est rendu compte que plus rien ne pouvait l’en déloger, c’est sa présence physique qui s’est évaporé. Un congé urgent ; explication rapide que lui a déballé son agent sans plus d’émotions et ça avait énervé Juno au plus haut point, ce ton distant et désintéressé avec lequel l’homme lui a dit ça. Il ne voit pas le feu qui brûle au fond de lui, le vent qui lui retourne les tripes et lui garde le cœur serré.
Juno a hoché de la tête. C’est pas grave. Ça passera.
C’est pas passé.
Hyunseong, il s’entête à contrôler ses pensées même quand il n’est pas là. Juno n’a pas besoin qu’il soit pour sentir ses mains le retenir à chaque fois qu’il désire suivre un inconnu rencontré dans un bar, pour frissonner à sa voix contre son cou qui prône son appartenance, le goût de ses lèvres toujours sur les siennes, comme éternel. Et il ne sait pas comment il se retrouve devant la porte de Hyunseong, cognant la surface en bois de toutes ses forces, son prénom répété mille et mille une fois sans espoir. Personne n’ouvre. Hyunseong n’est pas là, ou simplement ne veut plus de lui. Il glisse jusqu’au sol et soupire. Il n’est pas ivre, juste triste. Peut-être déçu. De lui-même surtout. Il veut juste le revoir, il acceptera tout de lui, même si ce n’est que des petits bouts que Hyunseong daigne encore lui offrir de lui.

Et il suffit un clignement de cils, plus longs, pour qu’une paire de chaussures apparaisse devant lui. Il relève doucement les yeux. Et son cœur tremble. Il s’affole. Il rugit, de plaisir et d’envie. C’est étrange et différent, incomparable avec tout ce qu’il avait ressenti avant, comme une révélation. Il a l’impression que des années sont passées depuis leur dernière rencontre, tant il se sent las et fatigué. « Pourquoi tu m’as abandonné ? T’as dit que tu serais toujours là. » Il tend les mains vers lui, pas pour qu’il le relève, non, il veut qu’il suive dans sa chute et c’est de toutes ses forces qu’il le fait basculer vers lui, l’attire entre ses jambes pour emprisonner son visage entre ses doigts. « T’étais où ? » Ce soir. Ces derniers jours. Depuis toujours. « Pourquoi je continue à penser à toi, même quand t’es là devant moi ? » Ses doigts se courbent, glissent vers les mèches courtes de la nuque de Hyunseong, ses pouces seuls restés sur son visage qu’il caresse lentement dans un besoin étouffant de le toucher.
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MessageSujet: Re: your love is scaring me -- hyunseong   Mer 14 Mar - 6:39

tu traînes des pieds derrière toi. les pas lourds et lents, pas hâte de rentrer maintenant que la fête est finie, que les « potes » sont partis chacun de son côté et que tu te retrouves de retour à ton quotidien. grisâtre et triste depuis deux semaines. c’est pas très différent d’avant. mais avant avant.
pause.
tu veux pas penser à cet avant. tu veux pas non plus penser au fait que maintenant, c’est pareil.
t’allumes juste une clope, la dernière, pour rendre le reste du trajet moins pénible. maintenant, t’es à cours de verres, de pseudo-amis bruyants pour t’occuper, t’as épuisé les détours à faire pour retarder ton arrivée et en plus t’as plus de cigarettes. y’a juste la réalisation que tu vas devoir aller chez toi et y rester seul, ou avec une bouteille que tu vas sûrement devoir vider à moitié avant de pouvoir t’endormir.

parce que c’est plus aussi simple qu’avant.
t’as plus le sommeil facile, les paupières qui se ferment et l’esprit qui s’envole rapidement après une journée longue mais satisfaisante.
parce que tes journées ne le sont plus.
parce que juno n’en fait plus partie.
tu ne sais plus si c’était ton choix ou le sien. des fois ça se brouille dans ton esprit et tu te retrouves à te demander qui a décidé de partir en premier. puis tu balaies la question, parce que sa réponse n’a pas d’importance. l’important, c’est que le vide est là. y’a tout qui s’effondre, il ne reste plus que le grand gouffre et ton corps qui y git au fond parmi les débris de ce que vous étiez. et la réalisation de la place que juno occupait dans ta vie.

tu as toujours été conscient de cette dernière. juno, tu l’as jamais pris pour acquis. depuis le jour où t’as réalisé à quel point il était important pour toi, tu l’as pas oublié. c’est un truc qui revenait souvent dans tes prières. les vœux de son bonheur et les merci dieu d’avoir croisé vos chemins. le tien est tellement plus dur à parcourir sans lui à tes côtés.
et tu le réalises maintenant que tu traînes des pieds, tout seul.
l’immeuble devant toi te semble énorme. les marches à monter, interminables. et t’aurais aimé qu’elles le soient. t’aurais aimé qu’elles ne se terminent pas, ne te mènent jamais au pas de ta porte, à cet appartement où tu n’aimes plus te retrouver. il est hanté, par les échos de la scène qui se répète, par les fantômes de votre relation.

chaque marche est un peu plus insurmontable que la précédente. pas à cause de ton ébriété qui fait bouger les murs et chanceler le sol, c’est juste à quel point t’as pas envie de rentrer. tu ne te presses pas, pas même quand t’entends l’écho d’une voix retentir un étage plus haut, rebondir jusqu’à toi. t’as perdu ta curiosité qui te pousserait à aller voir, ou le sens de la responsabilité qui te donnerait envie de t’en occuper pour pas déranger les voisins. tu continues juste à te hisser maladroitement, lourdement, un nouveau soupir à chaque marche.
et puis un autre qui se noue au fond de ta gorge quand t’arrives.
il sort pas et tu pourrais t’étouffer avec – t’aimerais bien, un peu. ça te donnerait une issue. parce que maintenant tu peux pas t’enfuir. l’obstacle se dresse entre toi et ton seul refuge et t’es obligé de le franchir.

tes clés s’agitent dans ta main, pressées d’être utilisées. y’a à peine quelques secondes t’aurais préféré passer la nuit dehors que rentrer chez toi et maintenant c’est la seule chose que t’attends. quand il te rappelle ton abandon, tu ne veux que l’enjamber, claquer la porte derrière toi et ne plus jamais revenir. mais tu ne fais que le regarder avec un air de biche perdue, sur le point d’être abattue. « j’ai menti. » et tu ripostes. t’as menti. tu lui avais promis que t’irais nulle part, que tu serais toujours là pour lui. mais ça c’était à condition qu’il le veuille. et tu aurais juré que ce n’est pas le cas. « tu l’as dit toi-même. je suis pas différent des autres. » juste un léger haussement d’épaules pour ponctuer ta phrase alors que le reste de ton corps devient flasque. ce n’est pas une remarque aigrie, passivement agressive pour lui rappeler ce qu’il t’a dit (et à quel point ça t’a meurtri). non, c’est plus une approbation. parce qu’au fond t’es peut-être pas différent des autres. t’es tout aussi mauvais pour lui qu’eux. peut-être même plus.

il tend les mains vers toi et t’as envie de les saisir, de l’attirer vers toi et le prendre fort dans tes bras, ne plus jamais le laisser. mais tu te retiens. et à la place, c’est lui qui le fait. juno te fait basculer et tu ne luttes même pas. t’es toujours prêt à tomber pour lui, tête première, toujours prêt à tout faire pour juno, de toute évidence c’est un fait qui ne changera pas.
alors tu te laisses faire et quand ton visage se retrouve prisonnier de ses mains c’est ton soupir qui est libéré. le souffle s’échoue sur son faciès et tu réalises la proximité et surtout à quel point t’en avais besoin, même si tu te répétais que c’était pas le cas. les lèvres entrouvertes, cherchant de l’air. les lèvres qui tremblent, tremblent d’envie de happer les siennes.

« ailleurs. » il n’y a pas besoin d’en dire plus. t’étais pas là, ailleurs, à te bourrer la gueule, à aller à l’église, faire du sport, faire tout et n’importe quoi pour t’occuper, pour te convaincre que t’arriveras à l’oublier et, le cas échéant, que c’est mieux pour lui, que t’as qu’à prendre sur toi-même pour qu’il soit heureux. parce que la charité est une vertu que tu te dois d’avoir, vouloir et faire le bien d’autrui, celui de juno avant tout.
mais t’as rien de vertueux. t’es pourri de l’intérieur, jusqu’à la moelle et il te le rappelle sans rien faire. t’as juste à te souvenir que tu l’aurais jamais quitté si c’était pas absolument nécessaire. tu devais partir, il te l’a fait comprendre. et tu devrais pas être là maintenant, tu devrais pas être si près de lui, si près que ton cœur s’affole, en bat jusqu’à n’en plus pouvoir.

tu sais que personne n’a les réponses à tout mais t’aimes souvent te dire que c’est pas ton cas. qu’au moins, tu les as à ce qui se passe dans ta vie. « je sais pas… » mais là y’a rien. tu n’as aucune réponse à sa question. tu ne sais pas pourquoi il ressent ça, tu ne comprends pas pourquoi il pense à toi alors qu’il avait énoncé ne pas vouloir de toi, si clairement que les mots en sont encore gravés dans ton esprit. des cordes brisées dont le son désaccordé n’a cessé de résonner.
ses doigts glissent vers ta nuque, ils se perdent dans tes mèches et c’est toi qui commences à te perdre. tu sens tes paupières se clore presque, bats des cils quand le frisson euphorique parcourt ton corps et que tu te retrouves à te pencher un peu plus vers lui. toujours plus près, trop près, dépasser le trop parce que t’en auras jamais assez de lui.
« laisse-moi. » et pourtant tu t’efforces de sortir ce murmure. la phrase dénuée de fermeté, dénuée de force, de tout ce qui t’est propre. rien de tout ça ne t’est propre, ni l’abandon ni l’apitoiement et surtout pas le fait d’être à genoux devant un homme qui n’est pas jésus.

(pourtant, ça n’a rien d’étonnant. tu le vénères et ce n’est pas nouveau.)

tu humes son air, son parfum qui t’a tant manqué et il te faut toute la force du monde pour t’empêcher d’enfouir ton visage dans son cou, le respirer un peu plus et le dévorer de baisers.
à la place tu t’écartes à reculons, maladroitement parce que t’es pas parfaitement sobre, mais surtout parce que t’en as pas tellement envie. « t’es bourré, tu sais pas ce que tu fais… tu vas regretter ça. » et moi, je veux signifier quelque chose à tes yeux. je veux être ton monde entier, pas juste un regret. tu ramasses tes clés lamentablement échouées sur le sol, te hisses en prenant appui sur la porte derrière lui, lourd et lamentable. les clés recommencent leur concert irritant alors que tu tentes de les démêler, de déverrouiller la porte alors que la serrure se dédouble devant toi. (de lui donner le temps de te retenir, peut-être.)
quand la porte fait clac et s’ouvre enfin, tu t’affales contre le pan, ton poing toujours serré autour de la poignée. et tu baisses la tête, le dos tourné. c’est plus facile pour dire des choses que tu ne penses pas. « rentre chez toi. » tu sais pertinemment qu’il t’écoutera pas. et t’as jamais été aussi reconnaissant envers son entêtement.

- - - - ☆ - - - -

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MessageSujet: Re: your love is scaring me -- hyunseong   Dim 18 Mar - 0:08

Il a cherché son odeur et son toucher. Il a entendu sa voix là où elle n’avait pas lieu d’être, a senti sa présence dans son absence. Il l’a vu dans chaque inconnu qui passait dans la rue, a attendu de voir son nom apparaitre à chaque appel, chaque sms, chaque putain de spam sur sa boite mail qu’il actualisait cent fois par jours, comme si Hyunseong allait lui envoyer un foutu mail pour avoir de ses nouvelles. Mais ça l’a pas empêché d’espérer et de réaliser à quel point il était important pour lui. Il n’avait envie de rien. Hyunseong s’était immiscé dans sa vie de la plus dangereuse des façons, petit à petit, sa présence est devenue vitale, nécessaire à son bon fonctionnement. Et sans lui, Juno est totalement dépaysé. Il va au boulot le matin sans le moindre sourire sur ses lèvres, ne trouve plus d’utilité à suivre ses collègues dans leurs nombreuses fêtes faites d’alcool et d’excès en tout genre. Parce qu’il s’ennuie, alors qu’il ne pensait pas un jour s’ennuyer alors qu’il est entouré de bouteilles de vodka. Jusqu’à arrêter parce que ça n’en valait pas la peine. Il ne s’amuse plus de rien. Son agent s’occupe de lui le temps que son manager revienne mais il n’est même plus certain que Hyunseong lui revienne après tout ça. Il se sent coupable sans pouvoir dire de quoi ? Il est juste paumé.

Il se demande comment il faisait avant sans lui pour douloureusement se rendre compte qu’il n’a plus de souvenir de cette vie sans Juno. Comme si toutes ses années n’étaient que néant jusqu’au deux dernières où il avait fait apparition dans son quotidien. Hyunseong a tant été là qu’il confond sa présence à plus loin que ce qu’il en est réellement. Depuis toujours. Le début. Et il veut qu’il soit là. Le dos collé contre sa porte, il ne souhaite rien de plus. Il aimerait prier dieu mais ne sait pas comment faire, il aurait dû suivre Hyunseong à l’église toutes ces nombreuses fois où il lui a demandé, peut-être que ça aurait été utile comme ça. Ou même son père quand il était plus jeune – mauvaise, mauvaise, horrible, pensée.
Mais il est prêt à tout pour le revoir, plus que ça, pour se faire accepter.
Il entend les pas (il les reconnait entre mille, il le jure), puis le tintement des clefs. Mais il ne le laissa pas lui filer aussi facilement, si Hyunseong choisit encore la fuite. Il le regarde. Hyunseong le regard aussi. Il n’y a pas cette étincelle, il n’y a rien en fait, c’est juste vide. C’est creux, c’est douloureux. C’est désespérant. Il veut hurler ou crier. Il veut le prendre dans ses bras, poser un sourire sur son visage, ses lèvres contre les siennes. Il veut…Il ne sait pas, d’où lui viennent toutes ces pensées. Il veut juste Hyunseong. Mais tout ça ne quitte pas la barrière de ses lèvres, au lieu de ça, c’est une plainte qui en ressort, désir de connaitre la raison de cet abandon quand l’autre lui a promis de rester toujours à ses côtés. Pourtant, il la connait la réponse. Mais ce n’est pas celle qu’on lui offre. Un mensonge, aussi simple que ça, Hyunseong lui offre ses propres paroles en riposte. Le Hyunseong qu’il connaît se serait défendu, ou moins lui aurait sorti ça sur un ton acerbe, il n’aurait pas cédé juste ainsi. Et quelque part, Juno n’assume pas d’être la raison de tout ce changement. Mais il ne veut pas baisser les bras devient le premier obstacle érigé. Il a déjà pris beaucoup trop de temps avant de venir ici. Simplement parce qu’il a bêtement pensé que Hyunseong lui reviendrait de lui-même, le déni s’est vite pris la malle au bout de quelques jours. Le doute l’a rapidement remplacé. Et si Hyunseong l’avait déjà oublié ? Est-ce qu’il aurait vraiment tiré un trait sur lui en si peu de temps ?

Non, il refuse. Quand bien même ce serait la vérité, il n’y fera pas face. Il est sourd, aveugle, devant tout ce qui ne suit pas le trajet qu’il désire. Ses bras tendus vers Hyunseong comme un enfant, en vain, alors il l’attire vers lui au sol. Il sourit un peu plus quand il sent enfin le souffle de Hyunseong contre son visage, brûlant et surtout alcoolisé, plus concentré que le sien qui n’a pas dépassé quelques pauvres petits verres. Il fixe ses lèvres. Il le veut. Tout entier.

A sa question, une autre réponse insuffisante et tout ça est un jeu qu’il n’apprécie pas. Ailleurs peut être n’importe où, n’importe quoi. Mais ce n’est pas le moment idéal pour le disputer sur ça alors il hoche simplement de la tête. Il laisse une autre caresse sur son visage tout en ignorant son cœur qui bat un peu plus. Hm, lui-non plus ne sait pas. Et même maintenant que Hyunseong est devant lui, il continue de penser à lui. « Non. » Il ne le laissera pas. Il a fauté une fois, jamais deux. Encore moins quand Hyunseong lui semble tant offert et dévoué, ses genoux contre le sol et les paupières mi-closes. Il désire glisser ses doigts et ses lippes le long de chacun de ses traits mais ne s’en sait pas le droit et ne peut que continuer à le contempler. Ses mains hésitantes, comme tout son être. C’est étrange d’être si certain de ce qu’il désire faire mais pourtant incapable d’agir, ce n’est pas la peur qui l’empêche, c’est quelque chose d’autre qu’il ne sait pas définir.

« Non. » encore. Il le répétera autant de fois qu’il le faudra. Le ton ferme et sérieux, plus qu’il ne l’a jamais été. Hyunseong se dérobe à lui, insensible à chacun de ses mots, il le sent lui glisser des doigts et ça fait tout bonnement mal. « Je suis pas bourré, Hyunseong, tu le sais parfaitement. » Il le connaît mieux que quiconque, il sait qu’il n’a pas devant lui un homme sous l’emprise de l’alcool et que lui seul dicte ses actions, néanmoins il n’est pas certain de pouvoir en dire autant pour son manager qui semble dans un pire état que lui. Il l’abandonne encore, se désintéresse de lui, son attention uniquement dirigée vers la serrure de sa porte. Juno se redresse à son tour et l’observe faire, les traits affaissés, d’amertume et de tristesse, l’une dirigée vers lui-même et l’autre vers Hyunseong. Rentrer chez lui ? « C’est pour ça que je suis là. » répond-t-il simplement en se rapprochant de lui, il déteste qu’il soit dos à lui mais ça ne l’empêche pas de l’étreindre, ses mains trouvant refuge contre son abdomen avant de serrer son corps au sien. « Me fais pas, ça, me rejette pas. » murmure-t-il contre son cou, seul endroit accessible à ses lèvres. « Hyunseong. » Chaque syllabe est appelée avec une tendresse dont il ne s’est jamais pensé capable, ça se transforme en une supplication ; de lui faire face, de le regarder, de lui affirmer qu’il le voit bien parce qu’il se sent invisible à force d’être ignoré. Totalement insignifiant. Ses lèvres cheminent jusqu’à sa nuque qu’elles cajolent. « Hyunseong. » Il passera la nuit à le supplier de lui offrir son attention s’il le fallait, ce n’était rien devant des jours et des jours d’attente. Une de ses mains cherche celle de Hyunseong et l’enlace avant d’user d’un peu de force afin de l’obliger à se tourner vers lui. Un pas de plus pour combler une distance qu’il déteste et un battement plus rapide comme conséquence à ce geste. Il se demande la conséquence de sa main libre qui remonte doucement jusqu’au visage de Hyunseong, à ses lèvres dont les pulpes de ses doigts dessinent tendrement le contour puis s’y arrêtent, les entrouvrent légèrement avant que ses propres lèvres ne viennent les caresser, presque sensuellement. Il s’y éternise, en profite, par peur d’un nouveau rejet à la fin. « Laisse-moi entrer. » soupire-t-il en l’embrassant de nouveau, plus fougueusement, ses ongles s’enfonçant délicatement dans la peau de sa main.
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MessageSujet: Re: your love is scaring me -- hyunseong   Mar 20 Mar - 4:25

tu n’avais pas envie de le voir.
c’est sans doute la première fois de ta vie – du moins, depuis que tu le connais, mais c'est là que ta vie a vraiment commencé – que tu penses ça.
mais voilà, telle est la vérité ; tu  ne voulais pas revoir juno. pas dans ces circonstances, pas dans cet état. pas après qu’il ait été clair sur le fait qu’il ne voulait pas de toi. et pas après que t’aies réalisé qu’il avait raison. c’est quelque chose qui n’arrive pas souvent, ça. te rendre compte que dans la plupart des cas, être loin de toi, c’est pour le meilleur. parce que tu n’apportes rien de bon. juste un fléau qui tient bon, s’accroche jusqu’à en écorcher, laisser des marques sanglantes qui ne s’effacent jamais.

maintenant si tu t’accroches, c’est juste à la conviction qu’il est mieux sans toi.
tu sais même pas pourquoi tu t’infliges ça. pourquoi tu t’accroches autant à une idée qui te répugne et que tu aimerais bannir de tes pensées, bannir de l’existence. tu te dis que c’est plus facile comme ça. alors que c’est pas vrai, qu’il n’y a rien de plus difficile qu’être loin de juno. tes journées fades et pénibles sans son sourire, son odeur, sans ses petits gestes que tu t’efforces d’ignorer et prétendre moindres alors qu’ils t’électrisent à chaque toucher chaque contact que vous partagez. rien de plus pénible qu’être séparé de lui.
et pourtant ça l’est sans doute moins que lui dire que tu l’aimes.
ça ne devrait pas être aussi douloureux. tu n’étais pas censé avoir autant mal, quand tu lui as dit. aimer, ça ne doit pas faire mal. alors en fin de compte, c’est peut-être pour ça qu’il a préféré te laisser partir. c’est pour ça que tous les gens qui ont été dans ta vie ont préféré partir. parce que tu sais pas aimer sans faire mal. et c’est pour ça que toi aussi t’as choisi de partir. pour ne pas avoir à lui dire une deuxième fois.

mais tu ne rêves que de ça. quand tu te retrouves à genoux devant lui, aussi près de lui que tu l’as toujours voulu, il n’y a que ça qui passe dans ton esprit. je t’aime, je t’aime, je t’aime je t’aime je t’aime je t’aime- en boucle encore et encore et encore sans jamais t’en lasser, le répéter jusqu’à ce que t’étouffes, jusqu’à ce que le souffle te manque et que t’en crèves. mieux vaut crever de lui que sans lui.
et tout ce que tu peux lui souffler c’est de te laisser, quand tes sens t’échappent et s’affolent sous ses caresses. laisse-moi, parce qu’il commet une erreur, parce que t’es une erreur. t’es pas assez bien pour lui, il le sait, il l’a dit. et tu comprends pas qu’il revienne dessus. c’est plus facile de le mettre sur le dos de l’alcool. « je sais rien… rien du tout. » non, tu ne sais rien. juste qu’il est têtu, mais toi aussi. que t’as du mal à te traîner loin de lui mais que tu le fais quand même, même si tes jambes ont du mal à supporter ton poids, même si tes clés tiennent pas dans tes mains et que la serrure te semble impossible. tu sais juste que t’as envie de lui échapper et en même temps pas du tout. tu sais que tu ne sais plus rien, pour la première fois. la seule certitude c’est que tu l’aimes – et tu veux fuir ce fait à tout prix.

alors tu fonces sans te soucier de rien. ou du moins t’essaies. t’aimerais fermer les yeux et te boucher les oreilles, prétendre qu’il n’est pas là, qu’il n’a jamais été là, ni au pas de ta porte ni dans ta vie. que rien de tout ça ne s’est jamais passé que t’as jamais été aussi faible pour quelqu’un-
faible
comme ta main qui se fige sur la poignée parce qu’elle a plus la force de la tourner
comme ton cœur qui bat la chamade et qui sait plus quoi faire de lui-même
faible comme tes doigts tremblants et tes paupières qui s’affaissent, espèrent secrètement que quand tu les rouvriras tout sera fini
faible comme ta volonté de partir, quand ses lèvres rencontrent ton cou et que le monde entier te semble futile, dérisoire, parce qu’il n’y a rien qui importe à part ses caresses et ses attentions et lui.
t’as jamais réussi à être autre chose que faible avec lui – pour lui, à cause de lui. il ne lui faut qu’une caresse pour s’accaparer toute ton attention et tu te hais de l’avoir laissé avoir autant d’emprise sur toi, tu ne sais même pas comment c’est arrivé. tu détestes ça et tu ne luttes même pas. à la place tu te laisses envoûter par ton prénom qui sort de ses lèvres. doux et mélodieux, c’est le prénom de quelqu’un qu’on aime, qu’on chérit et qu’on veut avoir à ses côtés. ce n’est plus celui d’un monstre.

ses lèvres t’appellent même quand elles ne parlent pas. il suffit qu’elles parcourent ta nuque pour laisser des implorations sur leur sillon et dieu seul sait le pouvoir que ça t’insuffle. tu te sens revivre, quand juno supplie ton attention, quand sa main cherche désespérément la tienne pour l’enlacer et te retourner vers lui. tu le laisses faire, appréhendant et anticipant à la fois, d’un regard languissant mais avec une lueur prédatrice. parce que si tu continues de te rendre à lui, c’est sans doute par faiblesse, mais surtout par désir de voir jusqu’où ses supplications iront.

jusqu’où ses doigts iront, alors qu’ils suivent les sinuosités de ton visage, en tracent les courbes et les reliefs. tu détestes l’imprévu, tu détestes ne pas savoir ce qu’il fait, ce qu’il pense. mais tu ne t’en plains pas, parce que tu adores avoir ses lippes contre les tiennes. tendre étreinte qui dure des siècles mais dont la durée semble pourtant infime à côté du temps que t’as attendu pour y goûter. ton souffle t’échappe, se mélange au sien quand il rompt la liaison pour réitérer sa demande. comme si tu serais plus enclin à l’accepter maintenant que sa magie a opéré. juno à la fois doux et charmeur, prêt à user de tes faiblesses pour te récupérer. juno qui va jusqu’à planter ses ongles dans ta peau  sans savoir qu’il t’injecte de l’orgueil. juno qui s’essaie à ton jeu, celui dont personne n’est jamais gagnant.

quand tu recules, ce n’est pas pour le fuir. ce sont des pas lents et assurés, mouvements feutrés de quelqu’un qui veut attirer l’autre dans son piège. et tu reviens sur ces mêmes pas, jusqu’à ce que le dos de juno contre la porte suffise à la fermer. jusqu’à ce qu’il n’y ait plus l’ombre d’un espace entre vous deux, juste ton corps collé au sien et ton bras qui s’enroule autour de sa taille, l’attire encore plus près, aussi près que possible. il n’y a plus que le dos de ta main qui se balade le long de sa joue, et le regard fauve que tu lui adresses.

« pourquoi tu m’as repoussé ? » que tu souffles. tu connais déjà la réponse. tu lui donnerais presque raison. mais tu veux qu’il le répète. tu veux qu’il le dise encore, à voix haute, pour entendre à quel point c’est absurde. ridicule d’avoir pensé qu’il pouvait continuer sans toi. que vous étiez capables de rester loin l’un de l’autre. et surtout que sa place était ailleurs qu’à tes côtés.
il est à la fois le feu qui te dévore et celui qui te fait revivre. de ses baisers tu t’es senti renaître, retrouver tes ardeurs, renouer avec ton arrogance. alors tu laisses tes lippes effleurer son cou, effleurer sa mâchoire, effleurer les siennes. tu amènes leur douceur jusqu’à lui juste pour l’en priver encore, attendre qu’il le quémande, même si tu ne rêves que de céder toi aussi.  « pourquoi t’es là ? » tu le sais, tu l’as vu dans ses yeux suppliants, dans ses gestes insistants et dans sa voix plaintive. tu comprends ses actions car elles miroitent les tiennes, reflètent ton envie, toi qui as autant envie de lui que lui de toi, si ce n’est plus. mais s’il y a quelque chose que tu veux c’est qu’il le dise à voix haute, de ses propres mots. parce qu’il n’y  a rien de plus beau que quand juno exprime à quel point il te désire.

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MessageSujet: Re: your love is scaring me -- hyunseong   Jeu 22 Mar - 18:06

Hyunseong est devant lui. Et il n’a pour seul envie que de le sentir entre ses bras, le retenir et s’assurer qu’il ne partira jamais. Il avait pensé son amour étouffant, mais son absence était meurtrière. Il ne voulait plus qu’il soit loin de lui. Il avait besoin de sa présence, d’être aussi proche. Besoin devenu vital sans qu’il ne sache pas vraiment pourquoi. Sans qu’il ne le réalise. Hyunseong est devenu une constante dans sa vie. Il s’est habitué à ses messages, à être la première personne qu’il voyait après s’être réveillé en quittant son appartement, le dernier visage qu’il percevait avant de dormir, souvent bourré mais le cœur léger. De ces deux dernières années, il ne retenait plus le moindre souvenir où le jeune homme n’aurait pas été là, bon comme mauvais. Il ne s’est pas attendu à ce qu’un jour Hyunseong se mettre à foutre en l’air sa carrière sciemment, il n’est pas attendu à ce qu’il lui murmure l’aimer et désirer qu’il soit sien, mais tout ça n’est rien, devant la surprise de voir ces sentiments-là réciproques. Hyunseong lui a énormément manqué, il a fait rugir en lui ce qu’il pensait inexistant ; l’envie d’être avec un autre, de ne pouvoir se séparer de lui, peu importe les circonstances.

Il est là et il ne peut obéir à sa supplication. Il ne le laissera pas. Hyunseong ne veut pas qu’il le laisse, il en est certain et s’il l’a abandonné une fois, il ne fera pas la même connerie une seconde fois. Ce sentiment de manque ne reviendra pas, Hyunseong le lui comblera. Il a mal quand il recule, presque comme s’il le repoussait, ça a dû faire mille fois plus mal à Hyunseong l’autre jour, il n’avait pas mâché ses mots. Il faudra qu’il se fasse pardonner ça aussi, après, après quand tout redeviendra comme avant ; ou même mieux qu’avant. Plutôt que de céder à cette douleur, il se relève à son tour et ne le quitte pas d’un pas, il devient son ombre et s’enroule à lui, le cliquetis de la porte lui rappelant pourquoi il était là. Hyunseong ne le quittera plus.

Sa main contre la sienne, il ne saurait dire laquelle des deux tremble autant, mais le constant est le même, les vibrations de l’une sont communiquées à l’autre. Presque en harmonie. Celle-là même avec laquelle il le retourne vers lui, ses doigts ne tardant pas à venir parcourir son visage. Son regard capte le sien. Il tremble. Il est certain, qu’il tremble tout autant comme si les battements de son cœur se manifestaient sur le reste de sa peau. Hyunseong a cette lueur qui le rendrait fou, s’il continuait ainsi. Et de cet instant de faiblesse que crée la liaison de leurs lèvres, bulle sur le temps, il tente de nouveau sa chance. Au pas de cette porte, il n’est encore certain de rien, mais s’il arrive à se faire inviter dans l’intimité de l’appartement de Hyunseong, peut-être qu’il le sera. Sa main ne quitte pas la sienne, elle ne fait que renforcer son emprise, miroir sur celle qu’il aimerait avoir sur toute la vie de Hyunseong.

Hyunseong recule et il le suit, chaque pas épousant le sien, dans une lenteur commune. Les gestes sont mécaniques, aimantés seulement par le jeune homme, il n’a conscience de rien d’autre que ses iris qui luisent et son envie qui monte à chaque seconde. Puis la danse s’inverse jusqu’à ce son dos bute contre la porte qu’il refermer, seulement pour être happé par le bras de Hyunseong rapidement après. Il se perd dans son contact, abandonne sa joue au dos de sa main, les yeux baissés. « Je sais pas. » Mélodie à la sonorité presque honteuse tandis que sa main joue avec celle de Hyunseong. Il s’appuie plus contre la porte et le bras de Hyunseong à la même occasion, et des soupirs viennent flatter chaque bout de peau que ses lèvres effleurent. Juno est avide de plus, désireux de le laisse le consumer entièrement. Mais les caresses ne sont qu’éphémères et disparaissent au prix d’une nouvelle question à laquelle il réponde par un éternel « Je sais pas. » C’est une supplication, de lui qui désire arrêter de penser au risque de finir dans des constats qu’il n’assumerait pas. Juno a peur, de ses propres sentiments, de ce que Hyunseong arrive à éveiller en lui sans même qu’il puisse pouvoir s’y confronter. Il aimerait qu’il pose ses mains et ses lèvres sur son corps, profiter un peu plus du silence où sont alors plongées ses pensées, trop occupées à marquer chaque sensation dans son esprit et sur son épiderme. Pourtant, il sait qu’il a des réponses à donner. Le silence, le déni ou peu importe comment il pouvait appeler ça devait prendre fin. Sa main remonte sur le torse de Hyunseong jusqu’à s’accroche à son cou, il lève la tête enfin, le regard droit dans les yeux. « Tu as dit que tu m’aimais. » Il y’a le souffle chaud de Hyunseong contre son visage, l’odeur entêtante d’alcool et cigarette, whisky ? rhum ? il n’arrive pas vraiment à distinguer, mais c’est persistant, et au-delà, il y’a juste son odeur à lui. Il l’aime, elle le rassure et le réconforte. Elle lui donne du courage. « J’y connais rien à l’amour, tu sais. Mais ça fait mal quand t’es pas là, alors ça doit être ça. » Je t’aime parce que ça fait mal, ça fait mal parce que je t’aime. Peu importe l’ordre, tout revient au même pour lui. Cette même logique que ses parents lui ont un jour instruits, pour expliquer les coups et les douleurs. Il a grandi, mais des choses restent en tête, immuables.  « Je suis là parce que je veux pas être sans toi. Je peux pas. Ça servirait à quoi de m’éloigner si ça me fait juste penser encore plus à toi ? » Il enroule ses doigts à ses mèches de cheveux seulement pour lui faire pencher la tête en arrière et venir déposer tendrement les lèvres sur sa gorge, s’y attardant longuement sans pour autant chercher à le marquer, encore.
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MessageSujet: Re: your love is scaring me -- hyunseong   Sam 7 Avr - 4:45

le souffle te manque, plus que jamais. réalisation soudaine du vide que tu ressens sans juno, l’asphyxie que son absence a causée te rattrape enfin, se fait ressentir d’un coup. tu sens tes poumons s’affaisser, ton cœur crouler sous leur poids, se débattre follement pour sortir de cette cage. l’étreinte de juno n’a jamais été aussi étouffante mais tu as plus envie de t’y laisser mourir que de la fuir. aucun souffle ne mérite d'être pris s'il n'est pas là. il est ton dernier souffle, la seule chose dont tu veux remplir te poumons et ton être tout entier.  
pourtant tu recules et c'est comme si tu suffoquais encore. tes mains tremblent sur la poignée, sous les siennes. le contrôle qui t’échappe du bout des doigts, se renverse comme des billes au sol. tu ne sens plus que ses lèvres contre ton cou et ta tête tourner, son toucher plus enivrant que tout l’alcool que t’as pu consommer. pendant un moment il n’y a plus que la réalisation que tu es plus dépendant à lui que n’importe quelle substance que tu pourrais prendre.  rien ne peut substituer au bonheur ni te redonner vie comme il le fait.  
alors tu inverses la danse, reviens sur tes pas jusqu’à le pousser contre la porte. tu réalises que la distance te tuerait alors tu préfères l’annihiler, satisfaire le désir de vos corps l’un pour l’autre. ton souffle parcourt son cou, le ton interrogateur et les yeux  le toisant sans cesse comme si tu cherchais quelque chose. des réponses, sûrement. ou peut-être  juste qu’il te rassure, t’offre son réconfort sous forme de soumission.      
 
je sais pas. mêmes mots qui se répètent, qui résonnent mélodieusement à tes oreilles. ta confusion le possède à son tour, lui fait ressentir la même peur qui t’a broyé les entrailles lorsque tu as réalisé ce que tu ressentais pour lui, puis lorsque tu as cru l’avoir perdu. quelque part tu te complais à te dire qu’il souffre autant que toi. tu te délectes de son air perdu, du regard baissé, presque honteux qui évite le tien. plus encore, tu te délectes de l’imploration dans sa voix, de savoir qu’il reconnaît son tort, reconnaît l’absurdité de ses choix, de savoir qu’il cède. ses soupirs le trahissent, sa main qui remonte le long de ton torse en témoigne un peu plus. « je le pensais vraiment. » tu n'aurais pas pu être plus sincère. tu n’es pas certain de pouvoir ressentir ces choses envers lui plus intensément. et en même temps tu sais que ça ne cessera de croître, comme un astre brûlant qui grandit en toi  jusqu’à t’engloutir entier – peut-être vous consumer tous les deux – et qu’il ne reste plus rien de toi. ton amour pour lui est tout ce que tu as, tout ce que tu es, comme si ton existence commence et se termine par lui.

il te fait penser à toi-même, d'une certaine façon. tu te vois en lui, en sa peur de l'amour, et l'image laide et tordue qu'il en a. ça a toujours fait mal, aussi longtemps que tu te souviennes. et tu ne l'as jamais remis en cause, pas même une seule fois, surtout pas maintenant. pas pour lui, pas quand tu te dis que la peine en vaut le coup et qu'il en vaut la peine. « l’amour, ça fait mal. » les gens comme toi n’ont pas le droit de croire le contraire. les gens comme toi ne connaissent que des tragédies dont les vestiges renforcent les inquiétudes et font se reproduire le scénario. cycle interminable, bobines qui tournent et projettent   les mêmes peurs, rejouent les mêmes erreurs. tu ne connais que ce cinéma morbide dont tu maîtrises le jeu d’acteur, et juno est le choix parfait pour le second rôle. « plus tu as mal, plus tu aimes. » logique tordue, malsaine. tu ne peux qu’y croire avec ton vécu, avec ce que tu es. ce n’est peut-être pas toi qui décides, en ce moment ; tu ne fais que lire le script. c’est comme ça que votre histoire est censée se passer.    

tu retrouves ses yeux et en eux, la réponse à toutes tes questions. pourquoi il t'a repoussé, pourquoi il est parti : il t'aime. tu ne l'as jamais vraiment réalisé. tu ne voulais pas prétendre que quelqu'un comme lui était capable d'aimer quelqu'un comme toi, encore moins de son plein gré. ce pourquoi tu n'as pas insisté : tu le comprenais.  une partie de toi voulait qu'il culpabilise, se sente si misérable sans toi qu'il reviendrait vers toi en rampant – et il l'a fait. mais tu comprenais qu'il était mieux sans toi. et maintenant ? ça n'a plus d'importance. il n'y a plus de bon ou de mauvais ou de meilleur, notions stupides qui n'ont jamais été aussi dérisoires à tes yeux qu'elles le sont maintenant. tout ce qui importe maintenant c'est ce que tu veux, ce que vous désirez tous les deux, et c'est l'un l'autre. « tu n’as plus besoin de t’éloigner – il t'arrache un soupir rauque quand ses doigts se glissent dans tes cheveux et ses lèvres viennent orner ta gorge. tu ne contestes pas, préférant te laisser faire docilement, pour mieux lui donner l'illusion du contrôle. avant qu'il ne soit trop tard, avant qu'il ne réalise ce que tu es vraiment, t’as juste besoin de moi. » c'est un mensonge, tordu et horrible. un de ceux que tu t'es juré de ne plus jamais prononcer, le genre dont tu aurais aimé l'épargner. mais tu ne penses plus à la moralité de tes actes ni à ce qu'il mérite. tu es possédé par lui, par ses mots et par l'orgueil qu'ils t'insufflent.

et tu penches la tête sur le côté, baisses le menton de sorte à ce que tes lèvres rencontrent les siennes sans pour autant les capturer. juste assez pour murmurer contre ses bouts de chair, « et je suis là. » ça te suffit. tu te contentes de la proximité, de ce subtil contact, de tes mains qui le caressent avec adoration – et soudainement ce n'est plus assez, soudainement ça devient de l'envie et tes mains s'emparent de ses hanches pour les attirer contre les tiennes, satisfaire ce besoin crevant de n'être qu'un avec lui. tu en as besoin pour survivre ; juno t'est vital. et sans t'en rendre compte tes mains parcourent sa peau, le bout des doigts traçant sa colonne vertébrale jusqu'à chatouiller le bas de son dos alors que tes dents taquinent la naissance de sa mâchoire avec une faim que tu ne peux plus réprimer. « je peux te donner tout ce qu'il te faut. » tu le veux, ça te rend fou ; et tout devient de trop, que ce soit les maigres millimètres de distance entre vos corps ou le tissu qui les sépare, t'empêche de vénérer sa chair et la profaner à la fois. alors tu n'hésites pas à t'en débarrasser, doigts pressés et maladroits s'accrochant aux passants de son pantalon après avoir retiré son haut que tes lèvres remplacent rapidement. elles le couvrent de baisers, n'épargnent ni ses clavicules ni sa pomme d'adam ni toute la surface de son cou, et encore moins les siennes qu'elles dévorent fougueusement, t'offrant le salut que tu attends depuis toujours.

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