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 MARDY BUM

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東京住人

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MessageSujet: MARDY BUM   Mar 13 Mar - 20:55


mardy bum -- rao elle est pas comme la peinture à l’huile - celle qui reste. elle est plus pastelle et pastelle grasse qui s’estompe et s’étale quand tu passes ton doigt dessus, qui fait des traces. elle a pas les traits noircis au fusain, la gueule coulée dans du béton brut, les bords ciselés au couteau suisse. rao c’est du verre poli par le sel marin à force de rouler et rouler dans les grains de sables. se taire c’est son slogan silencieux - celui qu’elle crie pas. se taire quand ça va pas - parce que ça l’épuise et ça la fatigue qu’on veuille pas l’entendre et parce que c’est long et éprouvant de se faire entendre.
elle a pas bien peur qu’on lui brise le coeur rao - elle peut même te le poser parterre et te regarder marcher dessus c’est pas grave elle sourira encore. ses sentiments elle les tord - elle se fait violence rao - pour pas être de ces nanas que la vie effiloche comme les fils de ses costumes. puis son coeur il est trop gros et il bat trop vite pour qu’on l’extermine finalement - il est sur tous les fronts et plus personne s’en étonne parce que rao elle est comme ça - en amour avec un s en serpentin.
mais
mais elle a essayé de passer au-dessus. elle a essayé de dormir le soir sans se poser de question. elle a essayé de se lever le matin - les cernes noires et bleues - sans chercher encore et encore des réponses en tourbillon.
mais
mais c’est sans fin sans échappatoire ça revient toujours comme un vieux refrain de chanson - comme une réplique de film qu’on connait par coeur.
et pourquoi
et pourquoi elle est comme ça ?
ran qu’a les yeux qui se font noirs comme le charbon quand ils se posent sur elle - ran qu’a les sourcils qui se froncent - ran qu’elle a voix qui se fait plus dure.
et rao - rao elle soupire. elle lève les yeux au ciel - à quoi bon. sans passion pour les conflits - les confrontations. se dit ok, on verra demain. et demain c’est toujours pareil alors elle déplace au sur-lendemain et rien ne change et elle hausse toujours les épaules en finissant la route seule le blouson en cuir de ran loin devant.
mais c’est qu’elle en a marre de marcher qu’avec son ombre - et marre aussi sans le dire de ne pas savoir ce qu’elle fait mal parce qu’elle est sûre qu’on lui dirait rien, rien. et que quand elle ose regarder un peu - assez longtemps pour montrer sans parler qu’elle ne comprend pas - ran elle continue. et ça fait un petit peu plus mal que d’habitude. juste un peu.
alors elle a rien dit à ran - ran qui lui fait souvent oublier ce qu’elle voulait dire, qui casse le fil de ses pensées - et rao elle est devant son immeuble (parce qu’il faut qu’elle se sorte cette chanson de la tête, un jour). elle remet une mèche brune derrière son oreille - inspire avant d’appuyer sur le bouton de l’interphone. « ran ? c’est moi - c’est rao faut - faut qu’on parle. » y a pas la moindre poussière d’assurance dans le fond de sa groge et elle a l’oseophage sec et c’est con parce que c’est que ran - juste ran - mais elle se demande si c’est bien de se jeter comme ça dans la gueule du loup la tête en premier et le corps entier qui suit.
elle sait pas si y a eu une réponse - elle a pas écouté rao. mais y a le cliquetis familier et en une fraction de seconde elle a déjà enjambé les deux étages. une nouvelle inspiration avan de frapper contre la porte avec ses phalanges.
elle sait pas trop par quoi elle va commencer.
par bonjour peut-être.
mais elle voudrait bien savoir - savoir où couche le problème.
parce qu’elle aime mieux ran quand elle lui parle pour de vrai - sans aboyer - et quand ses yeux sont un peu plus doux.

- - - - ☆ - - - -


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chante le cygne qui se meurt mime des milliers de films en couleur
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MessageSujet: Re: MARDY BUM   Sam 24 Mar - 15:15


mardy bum -- Les notes sauvages s’échappent des enceintes, la fougue des guitares et la violence de la batterie et la fureur des basses qui font trembler les murs, sans que la locataire ne se préoccupe de ce que peuvent en penser les voisins. Assise sur le rebord de la fenêtre, clope au bec, une jambe qui se balance dans le vide, ran contemple paresseusement la ville sous ses pieds. Tokyo et ses néons tape-à-l’œil qui lui déchirent la rétine, tokyo et ses hauts bâtiments bras tendus vers le ciel, tokyo et son grouillement incessant, tokyo et sa vitesse grand v. elle s’en repait comme de chaque bouffée de tabac qui lui brûle le fond de la gorge, une morsure qui fait du bien, qui fait se sentir vivant. Tokyo c’est la jungle, et ran, petit animal sauvage, se dit qu’elle a presque sa place ici. Bien plus que dans le trop calme des montagnes et les règles qui appellent à la révolte.  Ran elle a du feu dans le sang, mais ya de rares moments, comme ça, où le bourdonnement de la capitale l’apaise. Tokyo se presse et la voix rauque du chanteur vient lui déchirer les tympans, mais ran se sent étrangement tranquille. Paradoxe. Elle se laisse aller contre le mur dans son dos, et profite de cet instant.
Puis la sonnerie de l’interphone qui retentit. Elle l’aurait bien ignoré, mais la bulle est brisée.
Elle se traine en grommelant vers le combiné, et c’est qui qui vient sans prévenir, et ils peuvent pas envoyer un message, nan ?!. Des protestations qui s’étouffent quand la voix parle.
Rao.
Ran elle essaie. Elle essaie, de pas paniquer, mais c’est pas facile avec rao juste en bas, juste là. C’est jamais facile avec rao. Ran elle a beau essayer de l’ignorer, de faire comme si c’était n’importe qui, comme si elle était pas là, elle le sent, son regard posé sur elle des fois, qui lui picote la peau et la démange –la tente. Rao et ses tentatives d’approche alors que ran veut juste fuir, rao et ses mots gentils, ses mots amis qui injectent le poison de la culpabilité et laissent comme un goût amer dans la bouche, rao qui insiste, qui vient jusque devant chez elle comme si c’était normal –mais c’est pas normal.
qu’est-ce qu’elle fout là.
Elle fait pas trop attention à ce qu’elle fait, et ça lui vient à l’esprit qu’elle aurait juste pu raccrocher, mais c’est trop tard, parce que son doigt a déjà enfoncé le bouton.  ya pas de raison de paniquer, pas vraiment. c’est juste rao, rao toute douce, rao toute fragile. Mais justement –justement. C’est rao qui vient la provoquer, alors qu’elle a rien demandé.
A peine quelques coups sont frappés sur la porte que la rousse l’a déjà tirée, d’un geste vif. Ya deux grands yeux qui l’accueillent, et voilà, c’est tout ce qu’elle veut toujours éviter.
Elle rentre les épaules et se décale un peu pour laisser son invitée improvisée entrer. Les enceintes battent toujours au rythme des basses comme de son cœur, et dans la pièce c’est un bazar comme dans sa tête, mais ran elle y fait pas attention parce que ses yeux ne quittent pas l’autre gamine et ses airs d’animal apeuré.
-qu’est-ce que tu veux ?
Et voilà ça c’est tout ran, ya pas de bonjour ou de raisons de tourner autour du pot, juste un grognement rauque. Et elle se rend même pas compte, de la dureté de sa voix qui risque de faire tressaillir la pauvre rao déjà toute frissonnante d’anxiété, de son regard rude et ses sourcils froncé qui sont tout ce qu’elle a pas envie de trouver, la raison même de sa présence ici. Parce que ran sait pas exprimer ses émotions et, quand son cœur dit panique et incompréhension, son corps crie colère. Et en laissant rao entrer dans son refuge elle a désagréable impression d’être prise au piège. Alors elle attend, tendue.
La vérité c’est que face à rao ran est toujours un peu trop faible sous ses airs durs.
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