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 could never be heaven without you (juno)

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Chae Hyunseong
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MessageSujet: could never be heaven without you (juno)   could never be heaven without you (juno) EmptyLun 15 Jan - 3:12

c’était une bonne soirée, pourtant.

une cérémonie incroyablement chiante à laquelle t’avais aucune envie de prendre part. parce que tu l’as déjà fait trop de fois, répété le scénario jusqu’à ce qu’il devienne tellement fade à tes yeux. une routine à laquelle tu aurais du participer sans souci tellement ça t’était habituel, mais cette fois-ci était de trop. trop difficile d’endurer le trop plein de regards – et de mains – posés sur juno. alors t’as préféré prendre fuite.
avec lui, évidemment.
alors ça ne pouvait être qu’une bonne soirée. la cérémonie pompeuse délaissée au profit d’une simple promenade et quelques verres pour faire passer la  dispute avant de le ramener chez lui. l’allégresse d’avoir un peu d’intimité avec lui, et surtout le soulagement d’avoir fait part des non-dits.

futile.

parce qu’au final, les démons reviennent toujours.
peu importe que tu lui dises ou non. peu importe les maigres réassurances et promesses naïves qu’il te fait en retour, ça te rattrape toujours. fureur dévastatrice chaque fois que vous devez retourner au boulot et que les mêmes scènes se reproduisent devant tes yeux sanguins, toujours aussi horripilantes.  
mais toi, t’as plus le droit de répéter les mêmes choses, plus le droit de piquer les mêmes crises. à la fois par considération pour juno et par fierté. parce que tu lui as fait croire que ça irait. parce qu’il en a fait de même pour toi et que t’es censé lui faire confiance. et parce que t’as eu honte de t’être laissé aller devant lui, lui dévoiler tes faiblesses, dévoiler que c’était lui ta faiblesse. plus jamais tu ne te laisserais paraître comme ça devant lui. alors t’as du prendre les choses en main d’une autre façon.

d’abord, les conseils. ceux sur lesquels vos deux carrières se reposent, que t’es littéralement payé pour lui donner. à présent mauvais, traitres, à ton image. non perds pas ton temps avec lui, c’est personne d’important. ou fais pas gaffe à ce type, il te servira à rien. les occasions de networking inexploitées par ta nouvelle habitude de pousser juno dans le sens contraire des gens qui pourraient servir à sa carrière. puis les appels rejetés, messages vocaux supprimés, les e-mails envoyés pourrir au fond des courriers indésirables – avant même que juno n’en soit au courant, évidemment. il ne se passe rien, sa carrière stagne, c’est étrange pourtant, d’habitude il croule sous les appels et les offres, il ne comprend pas ce qui arrive ? heureusement que son agent est là pour le rappeler à l’ordre, sauver quelques opportunités.
alors il a fallu que tu commences à apparaître dans son bureau. les embrouilles aux allures de menaces dans le dos de votre client commun, pour convaincre celui qui signe ses contrats qu’ils n’en valent pas la peine. que tu lui trouveras mieux, juste qu’il reste patient. et surtout qu’il n’en souffle pas mot à juno, pour qu’il ne soit pas déçu.

(pour qu’il ne découvre pas ta supercherie)

c’est tout ce que tu peux faire, sans avoir à lui montrer. le pousser à l’isolation la plus totale dans le plus grand des secrets. parce qu’après tout, il n’a pas besoin de sa carrière, pas besoin de tous ces corps qu’elle l’incite à fréquenter. il t’a toi. chaque jour, quand sa mine devient un peu plus déconfite devant son déclin, c’est toi qui es là pour lui redonner le sourire, le prendre dans ses bras et murmura qu’il s’en sortira. oubliant complètement le fait que c’est toi qui en es la cause.

(et que tu ne veux pas qu’il s’en sorte)

tout ce que tu peux faire c’est continuer ton manège. profiter des nouveaux moments de quiétude, moments passés avec lui avec les contrats qui tarissent. pas le moindre regret, si ce n’est celui qu’il reste toujours quelques engagements avec lesquels tu n’as d’autre choix qu’aller au bout. chaque nuit tu dors sur tes deux oreilles en te disant que c’est bientôt fini. chaque nuit tu te rappelles que bientôt il n’aura plus rien et que tu seras le seul à l’avoir.

pourtant cette nuit ta paix est trouble.
à peine calé dans ton lit – tôt, parce que tu aimes te réveiller tout aussi tôt, regarder le soleil se lever avec une tasse de café et beaucoup de fierté en ce que t’es en train de faire – t’entends un bruit retentir à la porte. cognement frénétiques que tu attribues juste à un ivrogne qui s’est trompé d’appartement, parce qu’il n’y a personne pour venir te rendre visite à une heure pareille. pourtant ça n’arrête pas et, si ce n’était pour empêcher tes voisins d’appeler les flics, tu l’aurais laissé y passer la nuit. vêtu de ton peignoir n’importe comment, tu tires la porte d’un geste sec, prêt à coincer l’importun.

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Ishiwara Juno
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MessageSujet: Re: could never be heaven without you (juno)   could never be heaven without you (juno) EmptyLun 15 Jan - 21:23

Il s’échoue au fond de son canapé. Bol de popcorn entre les mains et cheveux mouillés. Il vient de finir ses deux heures de musculation et, il ne sait même plus pourquoi il fait, en dehors de pouvoir s’en extasier devant le grand miroir qui ornait l’entièreté du mur de sa salle de bain. Juno soupire, il ne prend pas la peine de se sécher les cheveux, il allume juste la télévision et appuie sur le bouton qui le conduit aux fichiers contenus sur son usb. L’entière saison de l’amour a ses raisons sous-titrées en japonais se dévoile à lui, un vrai bijoux de rareté qui était bien plus difficile à trouver dans les fin fonds d’internet que des vidéos piratées de lui à gémir de façon indécente. Il n’était même plus certain de pouvoir encore gémir bien longtemps, vu le peu de travail qu’il avait en ce moment. C’était étrange, incompréhensible. Il avait toujours été beaucoup demandé. Il ne se souvenait pas avoir aussi peu de boulot même depuis l’époque où il n’était qu’un vulgaire camboy en résolution 240p.

Encore un soupir. Un énième, un dernier. Il espère. La série s’entame tranquillement devant son regard. Il s’ennuie d’être seul, il s’ennuie de n’avoir personne à qui parler. Il a passé ces dernières semaines accroché à Hyunseong comme seul repère de son existence. Juno d’habitude si sociable, si facile à approcher devient presque un mirage devant ses proches. Les soirées auxquelles on l’invite sont souvent une bonne occasion de faire de nouvelles connaissances et c’est toujours plus facile après quelques verres et des sourires enjôleurs de faire signer quelques contrats. Mais Hyunseong le détourne de plusieurs d’entre elles, et celles auxquelles il le laisse inviter, il les passe simplement à boire, son bras entourant celui de Hyunseong qui se transforme en mur de verre entre lui et les autres. Il peut tout voir mais il ne peut approcher qui que ce soit.

Il écoute et hoche la tête Juno, enfant conciliant, obéissant. Quand Hyunseong lui dit qu’untel n’a aucune importance pour sa carrière, qu’un contrat n’est pas assez bien payé et qu’il ne lui fera que perdre son temps. Son confiance est aveugle et il ferme naturellement les yeux à tout. Pendant deux ans, Hyunseong l’a parfaitement aidé dans sa carrière et il a vu ses revenues déjà importants augmenter considérablement. Juno n’avait pas à s’inquiéter de ne pas travailler même pendant plusieurs mois. Pourtant, au milieu des couches de naïveté, le doute prend part.

Aucun appel, pas la moindre nouvelle offre. Il se contente seulement de tourner les films pour lesquels les contrats avaient été déjà signés depuis plusieurs semaines, ou mois, tout en voyant sa confiance en lui-même baisser considérablement. Il avait conscience que ce n’était pas un métier qu’il pourrait faire éternellement, il n’avait aucune envie de descendre dans la catégorie d’étrange kinks à ses cinquante ans. Mais il n’en avait que la moitié et ne comprenait pas comment sa carrière pouvait d’un coup stagné alors qu’il venait d’être voté parmi les acteurs les plus populaires de l’industrie.

Il finit son bol de popcorn qui s‘est retrouvé magiquement accompagné par deux bouteilles de bière.
Il a envie de voir Hyunseong. Quand il pose un regard sur son répertoire, il n’y a que le nom de son manager qui se répéter d’innombrables fois alors que peu avant s’étaient des noms différents qui se bataillaient la première place en dernier message reçu. Et c’est pendant cette contemplation silencieuse qu’un message lui arrive, le faisant sursauter. Son agent. Ils ne s’étaient plus parlé pendant un bon moment. Et ses sourcils se froncèrent d’incompréhension en lisant les quelques lignes. T’es sûr de pas vouloir de ce contrat, je sais que le film est long mais la rémunération est plus que satisfaisante.

Quel contrat ?

Et plus il échange de messages avec son agent, plus il se sent nerveux, ses doigts tremblants de rage alors qu’il tapotait fébrilement sur son écran. Son agent lui fait comprendre que ce n’est pas le premier contrat que Hyunseong refuse, soit en son nom ou en disant qu’il avait mieux pour lui. Mieux, Juno n’en a rien vu. Il ne pense à rien quand il enfile une veste en cuir par-dessus son col roulé et ne prend même pas la peine de nouer les lacets de ses baskets. Il ne pense même pas au fait qu’il ne devrait pas conduire après les deux bouteilles, il veut juste arriver devant l’appartement de Hyunseong. Le confronter pour l’entendre dire que tout n’est que mensonge.

Il ne prend conscience de ses actes qu’au moment où son poing martèle la porte de sous ses forces, il manque d’ailleurs de l’enfoncer dans le visage de Hyunseong qu’il l’ouvre. Hyunseong semble si insouciant, presque heureux. « Dis-moi que c’est pas vrai, s’il te plait… » Mots incompréhensibles, Juno est souvent trop poli, trop respectueux des autres, vestiges de l’éducation sévère de son paternel. Il veut douter, mais il voit une étincelle dans le regard de Hyunseong qu’il n’avait jamais remarqué avant, elle crie sa culpabilité. « Je veux pas croire que tu es vraiment en train de saboter ma carrière. »
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Chae Hyunseong
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MessageSujet: Re: could never be heaven without you (juno)   could never be heaven without you (juno) EmptyMer 17 Jan - 23:16

la conscience tranquille, comme si t’en avais même pas – c’est peut-être le cas. pas l’ombre d’un regret envers tes actions. peut-être parfois quand tu regardes juno et que tu vois son sourire se faner, plus rare que jamais. mais tu l’enlaces, le fais revenir le temps d’une étreinte et tout remords est oublié. juste la réalisation que si ses sourires sont à présent si rares, c’est parce qu’ils ne sont plus adressés qu’à toi et en deviennent encore plus spéciaux. alors au lieu d’attiser ta culpabilité, ça alimente ta détermination, prêt à tout faire pour l’avoir rien que pour toi. si au final il faut qu’il ne reste que lui et toi, alors soit.

ainsi, ta journée fut une des plus paisibles depuis un moment, mis à part les mêmes supplices que toujours – que tu as pourtant eu moins de mal à endurer que d’habitude car certain qu’ils seraient bientôt finis pour de bon, et ta nuit allait l’être tout autant. si ce n’était pour les coups retentissant à ta porte, t’extirpant aussitôt de ton repos. tu te dis que si tu fais mine de ne pas être là, ça s’arrêtera tôt ou tard. pourtant faire le sourd ne marche pas et le bruit t’insupporte, en plus de provoquer ta curiosité. c’est tout de même d’un pas lent que tu arrives à ta porte, l’ouvrant d’un geste sec et visiblement exaspéré qui, malgré tout, ne traduit pas vraiment ton réel état d’esprit. plus curieux qu’agacé, parce que tu te sens trop bien ces derniers temps, et tu ne laisserais rien ruiner ça.

mis à part l’apparition impromptue de juno à cette heure-ci.
ce n’est pas vraiment extraordinaire. tu as l’habitude de le voir apparaître chez toi, quand il s’ennuie, quand il va mal, même quand il n’a pas de raison valable. pourtant cette fois c’est différent. il y a dans ses martèlements et sa voix quelque chose qui te dérange, une sonorité que tu n’as pas l’habitude d’y entendre. encore plus quand il s’effondre presque dans tes bras lorsque tu ouvres la porte. t’as déjà le cœur qui palpite avant même de savoir ce qui se passe, avant même qu’il ne te pose la question. « de quoi tu parles, juno ? » les sourcils froncés, seule expression d’inquiétude capable d’orner tes traits.  tu feins l’ignorance – ou peut-être qu’elle est sincère, parce qu’à tes yeux tu ne fais rien de mal. rien à te reprocher. rien à lui cacher. juste détourner les faits pour les rendre moins odieux à ses yeux.

tu le tiens délicatement, étreinte à la fois ferme et relâchée. tes yeux plantés dans les siens alors qu’il t’interroge une nouvelle fois. des mots crus, directs. accusateurs et surtout véridiques. « non. » ça ne t’empêche pas de le nier, le ton tout aussi dur que le regard. « non, c’est pas vrai. » et malgré la lueur de culpabilité dans tes yeux, malgré ta voix plus défensive que d’habitude, ce n’est pas qu’une défense désespérée. non, tu y crois vraiment ; ce que t’es en train de faire, c’est le protéger. d’une carrière dont il n’a pas besoin, de personnes pour qui il ne compte pas vraiment. de tout le superflu, parce que c’est toi l’essentiel. tout ce que tu fais c’est pour son bien. « je croyais que tu me faisais confiance ? pourquoi tu croirais une chose pareille ? » y compris et surtout lui retourner le cerveau.

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MessageSujet: Re: could never be heaven without you (juno)   could never be heaven without you (juno) EmptyJeu 18 Jan - 21:12

Il ne doute pas.
Il n’a jamais douté. (Il n’y a pas de lieu à ça entre eux).

Pourquoi douter, quand il n’y avait rien à gagner, et surement tout à perdre. Les bénéfices de Hyunseong passent directement à travers lui, il n’est peut-être pas celui qui signe ses chèques mais clairement celui qui en rajoute les zéros. Sa confiance a toujours été aveugle alors pourquoi est-ce qu’un putain de message devrait tout venir ébranler. Comme si les fondations de leur relation reposaient sur des bases trop fragiles, qui pourraient chavirer au moindre souffle. Juno ne veut pas douter. Il a confiance. Il croit en Hyunseong, à tous ses mots. Il se sait naturellement crédule, peut-être qu’il veut avoir foi dans l’humanité. Il s’est dit qu’il a déjà vu le pire (son père) alors rien d’autre ne peut le toucher, personne ne peut lui faire plus mal.

Mais alors pourquoi ?

Les idées vagues, rien de clair dans le fil de ses pensées. Ca s’accroche et se décroche, ça se perd, il essaye de suivre le rythme, de tenir bon, mais il n’arrive à rien. Il dit sa confiance ultime, pourtant il roule comme un déchainé entre les grands boulevards et les plus petites ruelles. Les néons de la ville l’aveugle, ou il ne veut juste pas avouer que sa vision se brouille. Il veut juste avoir Hyunseong devant lui le plus rapidement possible, ancrer son regard dans le sien et l’entendre lui dire que rien de ce qu’on lui a dit n’est vrai. Il ne lui fera jamais du mal.

Il est prêt à tout encore. Même un mensonge. Surtout un mensonge.
Il lève le regard vers Hyunseong, l’observe, le détaille. Son souffle est court mais les mots arrivent pourtant à parfaitement être articulés. Il se retrouve contre lui, Hyunseong était surement sur le point de s’endormir, s’il ne l’avait pas sorti de son sommeil, mais il s’en fout de tout. Il veut juste ses réponses. « Tu sais très bien de quoi je parle. » Les mots. Ils deviennent plus difficiles à être prononcés, parce qu’il est plus occupé à taire les sanglots qu’il sent prêt à faire un saut libre du recoin de ses yeux. Le regard de Hyunseong lui fait penser qu’il n’est pas aussi ignorant qu’il le fait croire, mais sa voix était trop sincère pour être surjouée. Il se laisse plus aller contre le corps de Hyunseong, il sait qu’il le retient et il n’a pas la force de rester debout par lui-même.

Le premier non sonne comme un affront. Le deuxième non à un goût de culpabilité. Juno a les lèvres affaissées, les sourcils qui se froncent au-dessus d’un regard perdu, triste. « Je te fais confiance, je veux te faire confiance… » finit-il par murmurer après plusieurs secondes de silence. Il n’a jamais eu l’impression que l’atmosphère était aussi pénible à vivre entre eux, même après leurs disputes, ou ses caprices à l’excès. La confiance était primordiale dans leur relation professionnelle, et s’ils perdaient ça, Juno était incertain de qui resterait d’eux. « C’est mon agent qui l’a dit. Il m’a affirmé que tu as refusé plusieurs contrats à mon nom. Il n’a aucune raison de mentir. » Il a la voix plus dur, Juno soutient le regard de l’autre. Il renifle fortement, se donne plus de force en se tenant plus droit, ses épaules paraissant encore plus larges qu’elles ne le sont déjà. Il ne cille pas, il ne veut pas perdre la moindre réaction de son manager. Il ne veut pas lui donner le temps de lui dissimuler quoi que ce soit.

Mais il est faible. Horriblement faible.

« T’as pas de raison de mentir, non plus. » qu’il rajoute, plus doucement. Oui, il veut que Hyunseong lui affirme, éteint toutes ses craintes de sa voix magnétique. Il lui donne la chance de se jouer de lui.




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MessageSujet: Re: could never be heaven without you (juno)   could never be heaven without you (juno) EmptyVen 19 Jan - 17:33

l’air solennel, inébranlable. juno arbore cet air meurtri qui te fait toujours céder, mais cette fois-ci tu ne cilles pas devant lui, trop près de ton objectif pour abandonner maintenant. tu as fait tout ça pour en arriver là, tu ne comptes pas t’arrêter ni laisser quoi que ce soit te freiner. pas même les yeux suppliants plantés dans les tiens, t’implorant un morceau de vérité. à la place tu le prends dans tes bras, marquant toujours autant ton emprise sur lui, que ce soit son corps ou son être. tu sais très bien de quoi il parle. pourtant tu ne dis rien. le silence qui trahit peut-être la culpabilité à ses yeux, mais pour toi c’est le refus de capituler. tu ne nieras pas ses dires, parce que t’es pas un gamin qui a besoin de se défendre. tu sais ce que tu fais, et tu défends ta position fermement.

la main qui se pose délicatement sur sa joue, geste osé malgré votre relation. tu n’as jamais eu l’audace d’être trop tactile avec lui, mis à part quand il est trop ivre pour y voir autre chose qu’un geste rassurant ou même s’en souvenir le lendemain. tout ça pour ne pas lui donner d’idées – ni t’en donner à toi-même. pour te protéger, éviter de trop en révéler, de trop t’enliser dans tes sentiments. prétextant le professionnalisme. pourtant aujourd’hui tu franchis le pas. t’as jamais aussi peu hésité avant de le toucher ; l’orgueil t’enivre, la certitude que tu l’as mérité te possède et tu reposes tes doigts sur sa peau comme s’il te revenait de droit.

« tu peux me faire confiance, juno. » souffle insistant, presque culpabilisant pour lui rappeler qu’il peut mais surtout devrait te croire. qu’il n’a pas à douter de toi, jamais. seule certitude dans sa vie. c’est ce que tu veux être. ton pouce trace une caresse sur sa pommette comme pour y infiltrer tes pensées. « tu sais que je ne te ferais jamais de mal, hm ? »  les mots doux et tendres, comme des sucreries émaillées de poison, qui s’ancrent dans sa peau et tordent son esprit. c’est à la fois une promesse et une dispense de chaque doute qu’il pourrait avoir à ton égard. écartant les soupçons, comme s’ils n’avaient pas lieu d’être.

pourtant tu l’écoutes en parler. il les prononce à voix haute et t’aimes pas ça, c’est comme s’ils allaient se concrétiser. mais tu l’écoutes quand même, juste cette fois, parce que de toute façon tu finiras par les balayer, et lui par les oublier. t’as l’envie de rétorquer, le blâmer pour toutes ses accusations. et tu préfères le croire lui ? mais elles sont vraies. tu es coupable de tout ça. et il a raison ; tu n’as pas à t’en cacher. tu n’as pas honte. tu sais que ce que tu fais est bon et t’es prêt à le lui faire croire. un sourire étire tes lèvres, sobre et discret. son air dur n’empêche pas le tien de s’attendrir, comme pour l’adoucir à son tour. « c’est vrai. » ton autre main se resserre doucement autour de son bras. tu ne veux lui laisser aucune chance de s’extirper à ton emprise devant cet aveu. pas tant que t’as pas fini de l’enrober. « tout ce que je fais, je le fais pour ton bien. tu le sais ça, juno, non ? » pas tant que tu caresses toujours sa joue, ton regard envoûtant soutenant le sien, car tu tiens toujours son visage et son cœur au creux de ta main.

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MessageSujet: Re: could never be heaven without you (juno)   could never be heaven without you (juno) EmptySam 20 Jan - 19:01

Il cherche la vérite. Pas n’importe laquelle.
Il cherche la vérité que lui désire entendre.

Il tait les doutes qui n’ont pas lieu d’être et Hyunseong l’aide assez bien dans cette voie. Il se laisse bercer de sa voix doucereuse, il l’enchante et Juno s’hypnotise des syllabes qui quittent ses lèvres. Il aimerait presque que Hyunseong lui prenne son téléphone des mains et supprime tous les messages qui s’y trouve, page redevenu blanche, pour que demain il lui dise que c’est seulement les deux bouteilles de bière et un mauvais rêve. Tout n’est que le fruit de son cerveau, rien n’est réel. Il veut s’y accrocher. Parce qu’il détesterait se rendre à l’évidence, qu’il ait de nouveau offert sa confiance à la mauvaise personne. Juno est prêt à tout pour éviter la déception. Mais il n’a que le silence pour réponse au début. Long. Pénible et insupportable, il ne sait pas à quoi s’attendre et veut éviter le pire. Il s’est beaucoup trop attaché à Hyunseong pour croire qu’il puisse saboter sa carrière, rien ne semblait plus avoir de sens.

Il peut lui faire confiance. C’est tout ce qu’il désire.

Il veut ancrer cette idée dans sa tête pour ne plus qu’elle s’en déloge, peu importe les preuves, peu importe que tout le guide vers la culpabilité de Hyunseong. Il hoche mécanique de la tête, comme un automate fait pour confirmer chaque petite parole de son manager, il ne lui fera jamais de mal, oui. Hyunseong sait à quel point son métier est important pour lui, simplement parce qu’il était incapable de faire autre chose, du moins qui lui permettre d’avoir le même train de vie qu’aujourd’hui. Il savait que son bien passait par sa carrière, alors il ne pouvait lui porter préjudice. Il baisse doucement les yeux, paupières mi-closes alors qu’il sent le pouce de Hyunseong glisse contre sa joue. Geste rare, le brun n’est jamais très démonstratif envers lui, c’est souvent lui qui cherche son contact. Et le fait que ce soit lui qui prenne l’initiative pour une fois, comme s’il savait qu’il en avait besoin, le faisait se détester d’avoir douté de lui.

Il aime le contact de sa main sur sa peau. C’est doux et agréable. C’est réconfortant. Une présence aussi réconfortante ne peut pas lui faire de mal, n’est-ce pas ? « Oui, t’as aucune raison de me faire du mal. » répète-t-il, la voix basse, presque inaudible. C’est comme si toute la tension était retombée en un instant, il ne souvient presque pas que quelques minutes avant seulement il cognait contre la porte comme un forcené avec la certitude que Hyunseong faisait voler sa carrière en éclats. « T’as toujours été là pour moi. » Il relève la tête vers lui, pourtant les mots semblent plus être prononcés pour lui-même. Son visage s’adoucit à mesure que les secondes passent, il fléchit. Et son corps naturellement se retrouve plus penché vers Hyunseong, jusqu’à ce qu’il se blottisse totalement contre lui. Signe qu’il capitule, enfin. « Rentrons. » Il n’a pas envie de rester dehors, il se rend compte qu’ils peuvent devenir sujet aux ragots si quelqu’un sortait de son appartement à ce moment. « Tu dormais avant que j’arrive ? »









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MessageSujet: Re: could never be heaven without you (juno)   could never be heaven without you (juno) EmptyDim 21 Jan - 3:11

c’est toujours juno qui s’immisce dans ta peau.
les mots suaves et les traits encore plus. ses sourires qui adoucissent ton cœur, affaiblissent ta coquille petit à petit. juno et son aura rayonnante, ses touches délicates comme les caresses du soleil sur ton épiderme. juno, les souffles enivrants qui ébranlent ton esprit et tes secrets qui tombent comme des pétales pendant une tempête. juno qui voit à travers toi, te rend transparent et te donne envie de lui offrir l’univers, t’offrir tout entier à lui. juno, juno, juno. le nom qui se répète au plus profond de ton être. il est ta sirène.
pourtant aujourd’hui, les rôles sont inversés.
c’est toi qui le tiens au creux de ta main. maître de ce qu’il pense et ce qu’il fait. tes murmures rassurants qui lui parviennent doucement, accentués par tes gestes tendres, qui prennent en importance de par leur rareté. soigneusement préservés pour des moments pareils. tes mots le guident vers la vérité – ta vérité, celle en laquelle tu crois, celle que tu veux qu’il croie aussi. vers le réconfort, celui que tu sais qu’il veut, dont il a besoin. parce que tu le connais très bien, trop bien. tu sais ce qu’il vient chercher chez toi, juno. de l’apaisement, des mots qui vont alléger son cœur, étouffer ses doutes.  tu le connais mieux que personne après tout. c’est pour ça qu’il n’a besoin de rien d’autre. juste de toi.

tes paroles sonnent comme des promesses, serments que tu ne lui feras jamais de mal. comme une évidence qu’il n’a d’autre choix que de croire. ce soir c’est toi qui dictes la situation et t’as décidé qu’il n’y avait pas de place pour les doutes entre vous deux. juste vos deux corps qui se rapprochent, la distance qui se minimisent jusqu’à n’en plus laisser pour les soupçons. « c’est ça. » soupire presque élogieux, le félicitant de croire en la vérité – et la seule que tu accepteras, alors que ton pouce effleure toujours sa peau. « et je le serai toujours, d’accord ? » tu écartes une mèche de cheveux de son visage, baisses les yeux pour mieux rencontrer les siens. le regard sincère, un peu opprimant. pour t’assurer qu’il comprend ce que tu lui dis, qu’il y croit. même regard qui glisse sur ses traits avec une adoration inégalable. tu sens les battements accélérer un peu plus à chaque nouvelle seconde de contemplation. l’envie de capturer ses lèvres qui grandit, ponctuation parfaite pour tes promesses. mais tu t’en empêches. il est encore trop tôt, tu n’en es pas encore là. bientôt. bientôt il sera tien et rien que ça.  la pensée t’arrache un sourire. alors en attendant tu l’étreins, presses entre vos corps la promesse de son appartenance à toi.

d’un simple acquiescement tu acceptes sa requête et le tires doucement vers l’intérieur du bout de la main. la porte se ferme derrière vous et c’est le retour dans votre cocon, à la banalité de vos interactions. jamais suffisante pour toi mais bien meilleure que la tension qui planait il y a quelques instants. maintenant que c’est revenu à la normale, t’as toi aussi envie de revenir à tes habitudes. lui demander comment il a fait pour arriver jusqu’ici, s’il a conduit pour venir à toi, l’engueuler si c’est le cas. trop dangereux de le faire dans cet état, faut bien le lui faire rentrer dans la tête. mais tu laisses glisser cette fois ; l’impression que cette quiétude est toujours assez délicate t’habite alors tu essaies de ne pas la troubler. « j’étais sur le point, mais ça n’a pas d’importance. si tu demandes si tu me déranges, alors la réponse est non. » toujours non, juno toujours bienvenu à n’importe quelle heure de la journée. dans ton appartement, dans ta vie. tornade que t’accueilles sans jamais hésiter, toujours prêt à la laisser tout détruire sur son chemin.
(même si, des deux, c’est rarement toi qui finit ravagé.)
tu te précipites vers ta cuisine, t’empresses de revenir vers lui avec une bouteille d’eau et un verre vide que tu poses devant lui, les poussant subtilement en sa direction. « bois, t’en as besoin. » comme une commande bienveillante alors que tu t’assois à côté de lui, ta main pressant doucement son genou. « ça va aller ? »

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MessageSujet: Re: could never be heaven without you (juno)   could never be heaven without you (juno) EmptyLun 22 Jan - 14:19

Sa confiance grandit, elle s’amplifie sans qu’il ne le réalise lui-même.

Et les doutes ne deviennent plus que néant, Hyunseong a abattu les murs qu’il avait tenté de construire entre eux, par ses simples mots, un à la fois. Il n’est plus entouré que de débris, mais au milieu, Juno est heureux. Il n’a pas été trahi, ça aurait été remettre en question tout sa relation avec Hyunseong, plus de deux longues années où le coréen avait partagé son quotidien et égayer ses journées par ses remarques et son cynisme, il s’en était toujours amusé. Il ne se rendait pas compte, non, que l’homme devenait bien plus que ça. Il ne sent pas son emprise invisible, comme milles mains qui embrassent son corps. Son cou, sa taille, ses jambes. Il est prisonnier, entièrement, des douceurs qu’il enrobe et de chaque pensée personnelle qu’il éteint. Il devient une poupée entre ses bras, seulement capable de hocher la tête. Mais tous les mots de Hyunseong semblent logiques. Il n’a aucune raison de lui vouloir du mal, ce ne serait en bénéfique pour les deux parties.

Son toucher est brûlant, la pulpe de ses doigts semble faite d’un fer en brasier. Elle marque sa peau sur son trajet, son épiderme frissonne, chavire. Peut-être qu’il veut plus. Peut-être que ces caresses sont parfaitement suffisantes. Il n’en a aucune idée. Il a l’impression de ne plus pouvoir penser, il a encore besoin que Hyunseong parle. N’importe quoi. Il a juste envie d’entendre sa voix douce et sentir ses mains qui l’embrasent. « D’accord. » répété-t-il comme un enfant à qui l’on apprend son alphabet. Ça semble naturel. Si naturel. Il a juste à ouvrir sa bouche, répéter ce qu’on lui dit. C’est simple. C’est ce dont il a besoin.

Hyunseong le regarde, yeux ancrés dans les siens comme s’il pouvait tout voir de lui, pas seulement l’enveloppe charnelle. Il sent encore ses battements qui s’accélèrent, qui s’affolent. Il veut détourner la tête mais n’y arrive pas, c’est au-delà de ses forces. Et dans le reflet de sa personne que lui renvoie les iris de Hyunseong, il se sent adoré, chéri. Personne n’a jamais autant porté attention à lui ni s’est occupé de son bien-être comme Hyunseong. Il aime la façon dont il l’étreint un peu plus et la rapproche de lui jusqu’à se laisser mener vers l’intérieur.

« Je sais que je te dérange jamais. » Retour de ses sourires de gamin, et ses nombreuses taquineries. Il prend place sur le canapé, le plus grand évidemment, afin de pouvoir comme à son habitude y entrainer Hyunseong et le coller. « Hm, j’aurais voulu quelque chose de plus fort. » Mine boudeuse pourtant sa main se tend vers le verre et s’en agrippe, il le boit d’une seule traite, il ne se connaissait pas une aussi grande soif. Il se rapproche doucement de Hyunseong et pose sa main sur la sienne, appréciant son contact contre son genou. « Mieux maintenant. » Il se sent bien, mais étrangement vide de tout. Comme si plus rien ne comptait en ce moment, à part la paume de Hyunseong qui réchauffait sa peau. « J’étais tellement perdu, c’était horrible…J’écouterai plus personne d’autre que toi. » assure-t-il, hochant la tête plus pour lui-même, le ton résolu.



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MessageSujet: Re: could never be heaven without you (juno)   could never be heaven without you (juno) EmptyVen 2 Fév - 5:37

soif de contrôle, ou soif de lui.

t’as jamais été aussi étonné par ta maîtrise d’une situation. la confiance toujours débordante en tes capacités, ta façon de mener les gens par le bout du nez et leur faire faire ce que tu veux sans qu’ils s’en rendent compte – sans que toi-même tu t’en rendes compte. avec juno c’est pas pareil. juno te fait douter, remet en question tout ce que t’es, tout ce que tu sais de toi-même. avec lui t’es plus le même, t’es toujours prêt à flancher, à te plier en quatre pour lui. parce que tout ce que tu veux c’est te soumettre à ses désirs, faire ce qu’il veut. le rendre heureux.
alors c’est pour ça que ce soir, tu prends les rennes, que t’enveloppes son esprit de mots doux et son corps de tes bras et tu souris secrètement en le sentant se laisser aller à son étreinte. c’est pour le rendre heureux, parce qu’il l’est mieux dans tes bras, quand t’es là pour le rassurer. plus heureux quand tu l’enlaces que quand il doute de toi, plus heureux quand c’est toi et juste toi et personne d’autre.

retour à l’intérieur, retour à votre monde sans les doutes qui planent et empoisonnent l’air. à peine quelques instants se sont écoulés pourtant t’as l’impression que c’est tellement loin derrière vous. trop doués pour prétendre que rien ne s’est passé, que tout le désarroi n’a jamais eu lieu. comme si, entre vous deux, il n’y a jamais eu que la certitude de vos sentiments, inexprimés mais presque palpables à travers les contacts furtifs et étreintes exigeantes, demandant toujours à être plus.
difficile de te retenir de les assouvir. il n’y a plus que le vide énorme qui se fait ressentir dès qu’il s’extirpe de tes bras alors que son odeur t’habite toujours, et ton envie de le happer immédiatement une nouvelle fois pour ne plus le laisser s’échapper. tu la fuis en te réfugiant dans la cuisine, revenant à ton habitude de le couver en lui servant de l’eau, le regard insistant pour l’inciter à en consommer. « n’abuse pas trop, j’essaie déjà de pas commenter sur le fait que t’as pris le volant après avoir bu. c’est dangereux, ça aurait pu très mal se terminer, tu sais. » et je sais pas ce que j’aurais fait. l’idée de le perdre de n’importe quelle façon te hante, à n’importe quel moment de la journée, sans raison valable. peu importe ce qui peut arriver tu supporterais pas que ça te sépare de lui. alors tu poses ta main sur son genou, pression tendre pour le rassurer, te rassurer toi-même qu’aucun de vous deux n’ira nulle part.

« tant mieux. » les lèvres béatement étirées, ton regard rivé sur sa main qui recouvre doucement la tienne alors que tu caresses distraitement son genou du revers de ton pouce. t’essaies de pas trop t’attarder dessus, pourtant c’est presque impossible. c’est toujours devant les petits gestes de juno que tu faiblis le plus. ses petites attentions à la fois innocentes et provocatrices de ton adoration, ton désir, ton besoin de lui. « n’y pense plus. » susurré au creux de son oreille sans même t’en rendre compte, ton corps qui s’incline vers le sien instinctivement, aimanté par sa simple présence. « fais-moi confiance et tout ira bien. » les mêmes promesses qui se répètent, toujours plus pour les engrainer dans son esprit et le forcer à y croire.
il te faut prendre une bouffée de sa senteur avant de te résoudre à te décoller de lui, comme si elle t’était indispensable pour respirer. tu libères ta main à contrecœur, tapotant la sienne avant de refocaliser ton regard sur lui. « je vais te faire couler un bain, d’accord ? » sourire bienveillant, ta paume qui caresse toujours un peu son épiderme. « tu dois être fatigué, ça va t’aider à te détendre. attends-moi là, je t’appellerai quand c’est bon. » et tu t’éclipses vers la salle de bain d’un pas hâtif, pressé d’échapper à l’emprise qu’il a sur toi.

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MessageSujet: Re: could never be heaven without you (juno)   could never be heaven without you (juno) EmptySam 3 Fév - 19:24

Ses bras sont son refuge.
Un refuge stable, rassurant. Brûlant.

Et il ne peut croire que le propriétaire de bras qui le font se sentir aussi bien, pourrait lui faire du mal un jour. Ce ne sont que des doutes nés du néant, voix obscure qui s’est infiltré dans son esprit pour semer le trouble. Mais Hyunseong est là pour mettre fin à tout, il l’enveloppe de sa chaleur, l’enrobe de sa douceur et tout disparait. Moins d’une heure était passée, pourtant il oublie déjà sa colère et ses peurs, éteintes par les murmures de Hyunseong et ses caresses, doutes surannés qu’il dispose loin de lui pour profiter du confort de cette étreinte. Jusqu’à se retrouver à l’intérieur. Ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve dans l’appartement de Hyunseong a une heure si avancée de la nuit, surement pas la dernière. Son manager en a l’habitude et il voit une réelle sincérité dans ses yeux quand il lui assure ne pas être dérangé par sa présence. Il prend place sur le canapé et ne pense plus à rien. Il ne veut plus laisser quoi que ce soit s’insinuer entre eux et dans leur relation. Il ne connait pas les raisons de son manager pour lui avoir soufflé ce genre de mensonge, et il s’en fout à présent. Il veut laisser ce malentendu derrière lui. « Je sais, je buvais parce que je comptais rester chez moi avant tout ça, je suis pas si con. » Non il l’est bien plus. Et s’il n’a jamais conduit en étant ivre ces dernières années, c’est surtout parce que Hyunseong n’était jamais loin pour l’empêcher de faire des conneries.

Mais il boit tranquillement son verre d’eau, et sourit doucement en sentant la main de Hyunseong sur son genou. Il avait conscience que le coréen avait initié plus de contact physique ce soir que durant ces deux années où ils ont travaillé ensemble. Et Juno pense naïvement que Hyunseong fait des efforts simplement pour le rassurer, peut-être qu’il n’a même pas envie d’autant l’approcher.

Ce qu’il comprendrait.

Mais Juno profite de chaque contact, le préserver et le fait perdurer. Il a besoin de cette promiscuité, surtout en ce moment. « Je sais. Je suis pas doué pour réfléchir, je préfère quand c’est toi qui s’occupe de tout. » Il n’a besoin de rien quand Hyunseong est là, lui n’a qu’à hocher la tête et suivre ses directives, ça c’est toujours bien passé de cette façon. Les lèvres de Hyunseong n’ont jamais été aussi proches, son souffle chaud s’échoue sur son oreille et lui procure un étrange frisson. Il se tourne lentement vers lui, observe ses traits et fixe ses lippes qui se meuvent doucement. Il est hypnotisé, happé par ses mots qui l’envoutent entièrement.

Et quand Hyunseong se tourne, Juno se surprend à être à bout de souffle. Comme si son système venait d’oublier une mécanique pourtant engrainée en lui. Il aurait dû comprendre à ce moment-là, qu’il devenait réellement dépendant. Une seconde. Deux. Un peu plus. C’est ce qu’il lui faut pour reprendre ses esprits. « Oh, j’adorerai ça. Je peux rester dormir ici aussi ? Je te dérangerai pas. » Son sourire est miroir du sien, même tendresse et affection qui en transparait.

Hyunseong disparait et les minutes passent. Juno est incapable de rester en place aussi longtemps et une baignoire n’est pas si rapide à remplir. Il lâche le verre et se lève, laisse son regard divaguer. Un peu partout, jusqu’à la chambre de Hyunseong dont la porte est grande ouverte. Son odeur et sa présence sont accrochées aux murs qui l’entourent et c’est une sensation agréable. Il aime le calme, pour une fois. Et sa curiosité l’entraine au milieu de la chambre, il ne comptait rien toucher, vraiment, mais la pile de feuilles attira son attention. Il n’y aurait surement pas prêté le moindre regard avant, mais ce soir, il y’a toujours les mots de son agents qui se jouent dans son esprit, bien que chassés par ceux de Hyunseong. Mais ils n’en sont pas moins présents et c’est sans s’en rendre compte que ses yeux défilent entre les nombreuses lignes. Plusieurs contrats datés des derniers mois et pour lesquels il n’a jamais eu connaissance.

Hyunseong se foutait de sa gueule.

Il peut contester les messages de son agent mais pas ce que ses yeux voient. Juno s’empare de tous les papiers et il se dirige vers la salle de bain dont il connaît le chemin par cœur pour y avoir vomi des dizaines de fois. « Tu me prends vraiment pour un con. » Il ne crie pas, il a même le cœur qui se serre, qui fait mal, parce qu’il y’a cru réellement à ses mots. Il veut juste lui jeter ces contrats à la gueule, peu importe si ça fait mal ou que le papier soit mouillé. Et il s’exécute.


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MessageSujet: Re: could never be heaven without you (juno)   could never be heaven without you (juno) EmptyJeu 15 Fév - 3:44

tout va pour le mieux.

tu n’as pas douté que ça finirait comme ça, pas un seul instant. tu finis toujours par avoir ce que tu veux, surtout avec juno. tendance à se laisser influencer par toi, l’esprit malléable, toujours prêt à être façonné par tes mots. tu ne le fais pas toujours exprès, pourtant, pas comme aujourd’hui. vous êtes dotés d’une faiblesse naturelle l’un pour l’autre, sans trop savoir pourquoi ni même vous en rendre compte. toi qui cèdes toujours à ses caprices et lui à tes petits mensonges rassurants, qu’ils soient délibérés ou pas, élaborés et soigneusement tissés comme aujourd’hui ou pas. ça n’a pas d’importance ; de toute façon il ne voit pas la différence. il sent juste à chaque fois le réconfort que ça lui apporte. et c’est tout ce qui t’importe.

tout ce qui t’importe c’est qu’il soit assis là sur ton canapé, à attendre sagement que tu t’occupes de lui, plutôt qu’ailleurs à faire tu ne sais quoi – sans doutes des conneries pour oublier ce qu’il a appris. à se laisser aller dans les bras d’inconnus, à s’enliser dans ses pensées, à croire les paroles de quelqu’un d’autre que toi. tu ne veux pas y penser. il est là et tu préfères largement ça. quand il est juste avec toi, n’écoute que toi. comme s’il n’y avait que toi dans son univers. c’est ce que tu désires le plus. « mouais, permets-moi d’en douter. » tu adoucis ta taquinerie avec un petit rire, t’installant à ses côtés avec ton verre d’eau et ton aura bienveillante, beaucoup plus apparente que d’habitude. d’ordinaire plus discret dans tes manies protectrices et attentionnées, tu te permets aujourd’hui d’être plus manifeste, laissant ta main s’attarder sur son genou et ton regard sur ses traits, la distance s’amoindrir naturellement entre vous deux malgré l’affolement de ton cœur qui devrait te freiner. mais rien ne te ralentira ce soir ; t’as tout fait pour en arriver là. tu le mérites.

« t’as de la chance que je sois là. » phrase prononcée avec le sourire et en toute légèreté, loin de ton arrogance voilée mais habituelle. des deux, c’est pourtant toi qui t’estimes le plus chanceux. chaque moment passé aux côtés de juno une bénédiction. sa présence en elle-même en est une ; irréelle, éthérée. un saint à tes yeux, dénué de vices. impression souvent douloureuse, parce qu’elle vient avec la réalisation que tu ne le mérites absolument pas. la vérité qui te fait toujours aussi mal même si tu t’es habitué, même si t’as fini par l’accepter. à tel point qu’elle ne te fait plus rien. parce que de toute façon t’as jamais su quand t’arrêter, parce que peu importe à quel point tu te dis que tu peux pas l’avoir parce qu’il est pas comme les autres – et que toi non plus tu veux pas être comme tous les autres – ça t’empêche pas d’essayer. parce que d’une façon ou d’une autre, tu finis toujours par avoir ce que tu veux.

alors tu continues à l’enrober de mots doux, de gestes tendres et de petites attentions tout aussi sincères que calculées car nécessaires pour arriver à tes fins. tu suggères un bain, disparais momentanément pour préparer sa détente. le cœur enflé à l’idée de prendre soin de lui comme t’as toujours envie de le faire, comme tu le fais toujours, mais cette fois sans te cacher derrière ton sarcasme et ton air grincheux. cette fois t’assumes pleinement ton affection pour lui.
tu te sens con de l’avoir fait quand il débarque avec des papiers.
et tu dois pas être le seul à te sentir con. tu sais ce qu’il tient dans la main, tu sais ce qui se cache dans son regard, dans sa voix ferme mais difficilement contrôlée. t’as même pas besoin qu’il parle pour savoir, alors tu ne cilles pas quand il te jette les papiers à la gueule. tu ne dis rien, même si ses mots te font mal et que tu meurs d’envie de les réfuter tu prends même pas la peine de défendre tes mensonges en les multipliant parce que tu sais que plus tu te débats, plus tu risques de te noyer.
(et, te connaissant, de l’emporter avec toi.)

tu restes calme, revêts le même air placide et impénétrable que toujours. pourtant c’est pas pour cacher quoi que ce soit. pour une fois tu vas dire la vérité. t’as appris que quand rien ne marche, c’est le dernier – et meilleur – recours. peut-être que si tu commençais par la vérité au lieu des magouilles, tout fonctionnerait beaucoup mieux.
« tu comprends rien. » et c’est ça, ta vérité. qu’il ne te comprend pas. il ne sait pas ce qui se passe dans ta tête, dans cette forteresse dont tu l’exiles volontairement parce que s’il savait ce qui s’y trouvait il ne voudrait plus avoir quoi que ce soit à faire avec toi. t’as pas à t’attendre à ce qu’il te comprenne, pas avec tous tes secrets, tous les mystères qui t’enveloppent, pas avec la fierté qui te force à ravaler tes sentiments parce que t’as envie d’être son seul et son tout et rien que ça. mais les faits sont les faits ; il ne te comprend pas, et tu veux changer ça. « je fais ça pour toi, juno. rien que pour toi. » et pour moi, un peu. beaucoup. pour nous. même s’il n’y a pas de nous. pas encore.

tu fais un pas vers lui, puis un autre. la distance te tue, autant physique qu’émotionnelle. t’as jamais réalisé à quel point c’est débordant de tout garder pour toi-même. tout ça pour quoi ? te protéger ? protéger les autres ? maintenir ta fierté ? tu t’en fous. y’a plus rien qui compte en ce moment. plus rien à part le besoin que tu ressens en ce moment, démesuré et irrépressible. besoin de lui plus que jamais et tu veux qu’il le sache. « tu crois que ces gens-là en ont quelque chose à foutre de toi ? les acteurs, les directeurs, toutes ces conneries. tu crois que tu signifies quelque chose pour eux ? non. » ton ton est peut-être menaçant, un peu trop ferme. les mots alourdis par ta respiration saccadée, souffle qui t’échappe car inaccoutumé à tant d’honnêteté, peut-être une tentative de te freiner avant qu’il ne soit trop tard. pour toi il est surtout désespéré. les murs qui commencent à s’effriter, à déverser le déluge qu’ils contenaient. quitte à tout retourner sur leur passage. « je suis le seul pour qui tu comptes vraiment, juno. alors le reste ne devrait pas compter non plus. »

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MessageSujet: Re: could never be heaven without you (juno)   could never be heaven without you (juno) EmptyVen 16 Fév - 1:27

Et pendant un instant, l’oubli s’est imposé.
Tout n’était que rêves, ridicules accusations qu’il regrettait du plus profond de son cœur. Comment avait-il pu douter de l’indoutable, du pilier de toute sa vie ? C’est ce qu’est Hyunseong. Un toit sur ses peines et un mur chaleureux loin de ses craintes. Juno en blâme son esprit si faible, bien souvent sujet aux diverses manipulations d’autrui. Hyunseong est surement le seul envers qui il pouvait avoir aveuglement confiance. Ce sont les autres qui ont intérêt à mentir, pas lui. Il sourit doucement, peut-être amèrement, sans en avoir conscience. Ouais, il en avait de la chance de l’avoir à côté de lui. Seul, il ne peut rien faire. Il sait travailler, il est infatigable, mais il n’est qu’un tas de muscles dénués d’une réelle autonomie, son manager est là pour palier à ses lacunes. Seulement, au fond, Juno commence à se demander s’il ne sera toujours que ça, s’il n’arrivera jamais à avancer par lui-même dans la vie sans ce besoin de voir ses bras et ses jambes restreints par les fils d’un quelconque marionnettiste. Mais rien de bon ne découle jamais quand il est seul. Il enchaine les conneries et Hyunseong est une main précieuse qui se tend vers lui à chaque fois. Tendre dans son aigreur. La seule qu’il veut tenir à présent, parce qu’elle ne lui a jamais fait de mal. Contrairement à tous les autres.

Il se berce d’illusions, ferme les yeux au moindre doute intrus. Seule la quiétude de ses sentiments est invitée à demeurer à ses côtés ce soir. La proposition doucereuse d’un bain est accueillie chaleureusement. Il n’y pensait pas vraiment mais une fois que Hyunseong l’a proposé, il en a ressenti un irrépressible besoin. Chacun de ses membres impatients de se laisser enfin couler dans une baignoire à l’eau brûlante. Le scénario parfait serait avec une bouteille de vin à la main, pas seulement un verre. Mais avec le brun, il serait plus judicieux de simplement lui demander une citronnade. Et si Juno avait été capable de voir l’avenir, il ne se serait pas faufilé dans la chambre de Hyunseong. Il aurait préféré se laisser submerger dans l’oblivion, paupières closes et pieds enclumés. Parce qu’il n’y a rien de plus pénible au cœur que de l’apaiser pour le tourmenter plus rudement deux secondes après.
Parce que dans la pile de contrat non signés qu’il jette à la face de Hyunseong, c’est tout son monde qui s’écroule.

Il a vu de ses yeux, touché de ses doigts les lignes noires transcrites. Son cerveau a analysé chaque phrase et chaque syllabe, tout est mémorisé et l’amnésie n’est plus possible. Ce serait se mentir à lui-même, accepter le faux pour plaire à son cœur qui se déchaine. Et il reçoit son mutisme pour réponse. Comme s’il ne valait rien, qu’on pouvait user de lui comme on voulait. Parce que Juno est bien trop con pour se rendre compte de quoi que ce soit, médisances qu’il capte parfois dans les couloirs de l’agence, et qu’il préfère ignorer. Il aurait voulu en faire de même pour son organe qui se lamente. (Parle putain, dis quelque chose).
Mais le silence fait écho à ses pensées.
Hyunseong semble si calme devant lui, montagne grandiose et imperturbable aux aléas de la vie. Devant son regard scruteur, il se sent réduit à néant. Les mots arrivent enfin. Il ne comprend rien. Bien sûr, c’est évident, si simple comme réponse. Presque lâche. « Comment tu peux dire que tu fais ça pour moi ? » Il a bien raison Hyunseong, il ne comprend rien. Quel bien ça pouvait bien lui faire que Hyunseong lui cache des contrats, qu’il gâche son boulot, tout ce qu’il avait passé des années à construire, ravalant sa fierté et son estime à chaque centimètre de peau dévoilé. Il gagnait quoi au comportement de son manager à part finir fauché et endetté jusqu’au cou.

Un pas vers lui et c’est un pas en arrière de Juno. Il veut être loin de lui, à des années lumières, dans une autre planète. Avec des aliens encore plus idiots que lui, parce qu’alors au moins, on cessera de se payer sa pauvre tête. « Arrête. » Mais ça résonne comme un horrible mantra. La voix de Hyunseong passe en boucle dans son esprit, il lui laisse entendre tout ce qu’il a toujours redoute. A quel point il est insignifiant, un atome, un pion qu’on garde parce qu’il est utile. Il ne veut rien en entendre mais les lèvres continuent de le meurtrir. Seule solution ; la fuite. Loin de la source. « Tu racontes n’importe quoi. T’es qui pour juger sur qui je peux compter ? Qu’est-ce que tu en sais des autres. » Il en sait surement quelque chose, la confiance en soi de Hyunseong alors qu’il lui débite tout ça ne peut être feinte. Pourtant, c’est insupportable. Il recule de plus en plus, jusqu’à quitter la salle de bain. De son regard, il cherche déjà sa veste. Il doit partir. « J’veux plus rien entendre, j’veux pas rester ici non plus. Prends le toi-même ton bain. » Une partie de lui veut rester, et il ne la comprend pas, elle désire s’accrocher à ses murs, encore plus à cet homme qui brise tout de lui. Mais il la fait taire, en étouffe chaque relief.
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MessageSujet: Re: could never be heaven without you (juno)   could never be heaven without you (juno) EmptyLun 19 Fév - 3:13

c’est ça qu’il a l’habitude de venir chercher chez toi. les étreintes fermes, les petites gestes attentionnés qui ne sont que plus précieux et rassurants de par leur rareté. il en va de même pour toi, en vérité. tu trouves toi aussi un réconfort énorme à ses côtés, dans sa tendance à toujours se reposer sur toi, peu importe à quel point tu t’en plains en apparence. le fait que quelqu’un compte autant sur toi te rassure énormément. peut-être un peu par orgueil, de te dire qu’on a autant besoin de toi. mais surtout parce qu’en vrai t’as autant besoin de lui que lui de toi. tu ne sais pas où tu serais sans lui, ton self-esteem sans doute réduit à néant si tes journées n’étaient pas dédiées à lui, à t’assurer qu’il va bien. quand il demande ton aide, vient chercher tes conseils et ton soutien, tu te sens désiré, autant que lui quand tu le choies et insistes sur sa présence à tes côtés. au final, vous êtes aussi dépendants l’un de l’autre.

tu es donc tout autant soulagé que lui de voir les choses rentrées dans l’ordre, les troubles rapidement passés sous silence. il ne t’a pas fallu longtemps pour maîtriser la situation comme à ton habitude même si, pour une fois, ce n’était pas prévu. tu n’as pas tardé à l’amadouer avec ton attention, tes petites caresses et la suggestion d’un bain chaud, trottant jusqu’à la salle de bain avec satisfaction, convaincu que tout allait bien.
tu ne t’attendais pas à ce que juno te rejoigne avant que tu l’appelles. ni à la gravité de sa voix, ni aux papiers qui te volent à la face avant de s’échouer lamentablement au sol. comme les espoirs que la paix allait durer.

tu ne perds pas ton calme, malgré les émotions qui bouillonnent en toi, malgré ton impatience face à juno qui remet sans cesse tes intentions. juno qui doute sans cesse de toi, de ce que tu représentes pour lui, sans jamais se douter de tout ce que ça cache. et ce n’est pas sa faute, parce que tu le caches si bien. inégalable dans l’art de dissimuler ses sentiments, par fierté, par peur. peur du risque, peur de le perdre. t’as sans doute eu tort de ne rien dire et t’en rendre compte t’irrite. tu n’aimes pas avoir tort. non, parce que t’as toujours raison. tu sais tout de juno, tu sais ce que les gens pensent de lui, ce qu’ils veulent de lui. tu sais ce dont il a besoin et tu sais que c’est toi. et c’est tout. il serait temps qu’il le sache aussi.

« je sais ce que je dis. » juno est en colère, meurtri, excédé. mais tu ne recules pas devant ça, pas même alors que son regard trahi et sa voix tremblante te tordent les boyaux. parce que toi aussi, tu subis. tu dois souffrir devant l’inattention  de juno, ses affections sans cesse dirigées vers d’autres. devant son habitude à te prendre pour acquis, à toujours t’appeler au moindre besoin comme si tu n’allais pas hésiter à tout laisser tomber pour courir à sa rescousse, comme si ta vie entière tournait autour de lui et putain le plus énervant c’est que c’est vrai. tu serais prêt à faire n’importe quoi pour lui, sans exceptions. ta vie ne tourne pas autour de lui, il est ta vie.
et t’as l’impression de la voir défiler devant tes yeux. s’il part, c’en est fini de toi. tu le vois reculer  et ça te fend le cœur. mais t’as plus envie de t’apitoyer sur ton sort, t’as plus le temps d’être triste et désolé et te sentir blessé parce que t’essaies de faire en sorte que ce ne sera plus jamais le cas. tu le laisses pas s’en aller, tu combles rapidement chaque distance qu’il essaie de créer entre vous et ta main finit rapidement serrée autour de son bras, le retenant fermement en place. ce soir il ne te fuira pas. et tu ne fuiras pas tes sentiments.

« je sais ce que je dis. »  tu te répète, chaque syllabe plus longue, alourdie par ton timbre strict et bien étirée pour qu’elle lui rentre bien dans la tête. « j’en sais plus que toi. parce que toi, t’es aveugle. » sinon t’aurais vu à quel point je t’aime, sans que j’aie besoin de le dire. ta prise se raffermit comme si t’essayais de laisser ton empreinte sur sa peau, sur son esprit. tes doigts tes serpents qui s’enroulent autour de lui, prêts à injecter leur poison. « reste. » imploration déguisée en ordre. « reste-là et écoute-moi, il le faut. parce que j’en ai marre de te voir perdre ton temps. » parce que chaque minute qui n’est pas passée avec toi est gaspillée. chaque minute passée loin de toi te prive un peu plus de ton oxygène, du truc dont t’as le plus besoin pour vivre.  « ça me tue putain. est-ce que tu sais à quel point ça me tue ? de te voir te donner à des gens pour qui tu ne veux rien dire. des gens pour qui tu ne représentes rien. »

tu tires à coups secs sur son bras pour le remuer, lui ouvrir les yeux sur cette réalité, ta réalité. et tu tires encore une fois pour qu’il te fasse face, le ramenant vers toi par la même occasion. t’envahis son espace un peu plus, tu voles les souffles qui s’échappent d’entre ses lèvres. tu le laisses pas respirer, tout comme t’arrives pas à respirer quand tu le vois avec quelqu’un d’autre, quand il te tourne le dos comme si t’existais pas et que tu retiens ton souffle jusqu’à ce qu’il revienne vers toi. « et je sais ça, je le sais parce qu’aucun d’eux ne se fait du souci pour toi comme moi. personne ne tient à toi comme moi, personne ne t’aime comme moi– » c’est dit. trop tard. tu peux plus reculer maintenant. tout ce que tu peux – et veux – faire c’est le répéter, encore et encore. alors tu l’attires un peu plus contre toi jusqu’à ce que vos souffles ne soient plus qu’un, cœurs synchronisés en un seul battement. ta main se desserre doucement pour laisser le revers de ton pouce caresser sa peau où il était enfoncé quelques instants auparavant. et l’autre se lève avec hésitation, frôle son visage. les phalanges qui effleurent sa joue et le bout des doigts qui en trace le contour, s’échoue doucement sur sa peau.

« parce que je t’aime. » c’est comme un dernier souffle arraché à un mourant alors que ton front s’échoue contre le sien. pourtant tu t’es jamais senti aussi vivant.  pendant quelques secondes un sourire éclair étire même tes lèvres. t’es soulagé, heureux de l’avoir enfin dit, heureux d’avoir enfin juno si près de toi, aussi près que tu l’as toujours voulu. tu sais pas à quoi t’attendre après ça mais tu n’y penses même pas, tu vis dans le moment. sûr que ça ne peut pas dérailler. il comprendra, cette fois. « je t’aime et ça me tue de devoir te partager. » le regard sincère et les lèvres tristement courbées en un sourire fatigué. il comprendra parce que tu t’assures que ce sera le cas. parce que tu te mets à nu devant lui et qu’il n’y a plus rien à cacher.

plus rien, pas ta passion, pas tes sourires épris ni tes gestes tendres enfin assumés. tu ne caches pas les battements effrénés de ton cœur, tes joues qui s’empourprent ni tes doigts qui frémissent au contact de sa peau. tu laisses tout se faire naturellement. sans lutter contre le magnétisme qui attire tes lèvres vers les siennes pour laisser un dernier souffle s’échouer contre elles. « je veux que tu sois à moi. » son visage brûle dans ta paume mais tu ne le lâches pas. tu laisses juste ta main glisser le long de sa joue, retracer l’angle de sa mâchoire et tenir délicatement son menton pour avoir une meilleure prise de ses lèvres. capture douce et voluptueuse, tes lippes se meuvent lascivement contre les siennes et tu as du mal à t’en séparer.  tu ne t’en fais pas, tu te dis qu’il y aura d’autres fois. tu satisfais juste ton désir de proximité en collant ton torse au sien, baissant la tête pour soutenir son regard d’un air candide.  « s’il te plaît ? »

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MessageSujet: Re: could never be heaven without you (juno)   could never be heaven without you (juno) EmptyJeu 22 Fév - 0:22

Il s’est habitué aux mensonges. C’est ce dont on l’a bien souvent enrobé depuis toujours, depuis l’enfance, d’abord la figure paternelle qui explique les nombreux coups par son amour (mais ça, Juno ne sait toujours pas que c’est un mensonge, il y croit encore dur comme fer), puis à l’âge adulte, ce sont les gens qui se mettent à lui mentir. Un peu pour tout, souvent pour n’importe, pour s’attirer ses faveurs et profiter de sa naïveté. Parce qu’il est sans doute la plus bonne poire de tout leur industrie. Mais au final, ça ne l’empêchait pas bien de gagner sa vie, alors qu’importe si on enjolivait la réalité, si on profitait de lui plus qu’il ne le faudrait. Et il mentirait s’il disait ne pas y avoir trouvé un certain plaisir, égoïste, incertain, à être ainsi le centre d’attention, bien que pour un instant fugace et si fragile. C’est quelque chose qui a existé un jour, qui a été source de plaisir. On l’aime toujours de la mauvaise façon et ça lui a suffi. Il a arrêté de se poser de question, se rassurant silencieusement, à enchainer les erreurs, il tombera surement sur la bonne personne, celle qui ne lui aurait pas menti, qui serait sincèrement présente à ses côtés, pour lui-même et pas pour un fou intérêt. Seulement de toutes ses personnes, Juno a pensé qu’il y’en avait une qui ne lui mentirait jamais, qui ne l’utiliserait jamais. Il avait toute sa confiance en cet homme face à lui. Peu importe ce qui arrive, Hyunseong ne le manipulera pas, il sera toujours là pour ramasser les morceaux cassés et le remettre sur pieds, prêt à se faire briser de nouveau. C’est rassurant d’avoir quelqu’un comme ça. C’est toujours de cette façon qu’il a vu Hyunseong, une sorte de pansement magique, il faisait tout disparaitre, effaçait les cicatrices et laissait la peau lisse et forte, prête à en encaisser plus.

Mais Hyunseong est comme les autres, peut-être même un peu pire parce qu’il a si bien dissimulé ses intentions. Derrière ses sourires, sa tendresse à peine exprimée si bien que Juno ne se serait jamais douté qu’il puisse ressentir quoi que ce soit à son égard. En fait, Juno pensait souvent qu’il le faisait chier tant le sarcasme et le cynisme de Hyunseong était monnaie courante en sa présence.

En ce moment, il ne pense qu’à la fuite. Réellement, il ne veut pas la moindre explication aux gestes de Hyunseong. Il veut être le plus loin possible, puis oublier. Il espère que demain, il se réveillera et que tout ne sera que cauchemar, un loin et putain de chiant cauchemar. Parce que ça ne peut pas être la réalité. Hyunseong ne cesse de se rapprocher quand lui recule, à la recherche d’une issue de secours. La porte est encore trop loin et il suffirait de quelques pas à Hyunseong pour le rattraper et l’arrêter. Peut-être que s’il recule doucement, assez pour que le brun ne s’en rende pas compte, il arrivera à le surprendre et atteindre la porte. Trop tard, son bras est déjà captif, prise ferme autour de sa peau qui ne saurait se défaire. Il lève les yeux vers Hyunseong mais il ne le regarde pas vraiment. Il se demande encore comment fuir, c’est à peine s’il l’écoute. Il n’a pas envie qu’il lui lance ses quatre vérités à la tête, qu’il est con, aveugle et stupide. Un gosse qui ne peut rien faire de lui-même.

Reste.

Il maudit encore cette partie de lui qui semble être rassurée par ces simples mots, qui a tant envie de rester auprès de Hyunseong, le laisse faire tout ce qu’il veut. A quoi bon courir quand il peut se reposer sur lui. Mais ce n’est pas la solution, il le sait et tente de s’en persuader. « Lâche-moi. » souffle-t-il en détournant les yeux, incapable de plus soutenir son regard. Il y’a du mauvais en Hyunseong, il est certain, lui aussi pourrait le briser, et contrairement aux autres, ce sera surement de façon définitive. Hyunseong, il a l’air de ceux auxquels on ne survit pas. Pourquoi ne l’avait-il jamais réalisé avant ? Il n’a jamais perçu le danger, surement parce qu’il n’était pas dirigé vers lui, avant. Puis les mots commencent à s’imposer eux même à son ouïe, il a beau ne pas vouloir entendre, la voix de Hyunseng a toujours été si magnétique, elle mettait ses sens en alerte. « Pourquoi ça te tuerait ? Qu’est-ce que ça te fait, si moi, j’aime ça. » Ces gens, personne ne l’oblige à les fréquenter ou se laisser berner, on profite de lui mais il n’a jamais été forcé à quoi que ce soit. Son regard est à présent fixé sur les doigts de Hyunseong, il les sent s’enfoncer dans sa peau tout autant qu’il les voit. Ce qu’il aime c’est se détruire, il s’en rend compte, il se laisse entrainer de tout. Et plus c’est désespéré et voué à l’échec, plus il veut s’y consacrer. Quand il le secoue, il lève enfin les yeux vers lui. Juno n’a pas à avoir peur de lui, il a connu beaucoup pire. Leur promiscuité le pousse à avoir peur de lui-même plutôt, de ce qu’il pourrait faire, de ses envies. Hyunseong est si proche, son souffle brûlant comme s’il provenait des enfers. Juno devient alors étrangement conscients des battements affolés de son cœur, si rapidement et presque douloureux, il n’en sent plus la main qui enserre son bras. Puis eux aussi disparaissent devant la confession qui lui fait écarquiller les yeux. Il n’y croit pas. Sa main sur sa joue est aussi douce que détestable. Et son corps entier frissonne pour une vulgaire caresse sur son bras.
Hyunseong l’aime, plus que personne ne pourrait l’aimer. Il l’aime et le lui répète encore une fois quand leurs fronts se touchent.
Et le vide se fait autour de lui.

Juno ne sait plus penser, il ne sait plus respirer non plus. Il a l’impression que son système à oublier cette fonction qu’il était supposé faire par automatisme. Ses lèvres s’entrouvrent, seulement à la recherche d’un oxygène devenu rare. Hyunseong le prive de toute source de survie. Son être entier tremble et suffoque, Juno n’a jamais ressenti ça. Il ne sait même pas s’il ressent réellement. Quand l’autre parle, il se sent se vider peu à peu. Il n’oppose pas de résistance quand Hyunseong le rapproche un peu plus. Leurs corps ne se frôlent plus, ils se touchent, comme un lien entre leurs deux âmes. Celle de Juno est complément paumée et la confusion est lisible sur son visage. « Arrête. » un souffle perdu contre le faciès de Hyunseong, pourtant son ton est quémandeur, il veut en entendre plus, jusqu’à la dernière syllabe qu’il puisse prononcer. Il ne sent pas sa main qui remonte vers le visage de Hyunseong à son tour, le bout de ses doigts tremblotants qui touchent sa mâchoire avec hésitation, comme s’il risquait de se brûler. Il ne sait pas s’il a envie de lui fermer la bouche ou faire disparaitre ce sourire épuisé. Il ne veut pas être la raison de sa peine. Hyunseong est si important. Mais Hyunseong lui fait du mal aussi, parce qu’il l’aime. Ce sera toujours le même schéma, comme un cercle vicieux qui lui fait perdre la tête.

Il ne bouge pas quand le visage de Hyunseong se rapproche dangereusement du sien, quelque part, il anticipe. Il sait ce qui va arriver. Quand leurs lèvres triomphent des derniers centimètres, ses doigts glissent jusqu’au col du haut de Hyunseong et s’y accroche. Il ne le repousse pas, son corps en est incapable peu importe tous les signaux d’alertes. Un baiser doux et long, sans violence, quelque chose qu’on ne lui a pas offert depuis des années de cette manière. Et ça le fait faiblir, jusqu’à ce que le contact soit rompu. Et c’est comme un retour à la réalité, Juno a enfin conscience de ce qu’il entoure et ce qu’il fait. « S’il te plait ? » répète-t-il, perdu, désabusé. Il pourrait se mettre à rire comme un hystérique, ça sonnerait tellement faux. « S’il te plait ? Vraiment ? C’est quoi, une formule magique qui me fera tout accepter de toi ? » Il recule enfin, profite que ses jambes en aient un peu la force, parce qu’il se complairait presque dans l’étreinte de Hyunseong. « Alors c’est pour ça que tu as été aussi gentil avec moi tous ces derniers mois, t’as fait tout ce que je voulais juste pour m’avoir ? T’es pas différent des autres, toi aussi, tu veux juste que je sois à toi pourquoi ? m’user jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien de moi qui tu désires puis me jeter comme tous les autres ? ce sera quoi après les contrats que tu sabotes, tu m’enfermeras ici pour que je ne puisse voir personne ? » Il recule encore, annihile chaque moindre contact entre eux. « T’es pas différent Hyunseong. » Il se rend pas compte à quel point ses mots pourraient faire mal. Un « J’veux juste mon manager. » s’échappe capricieusement de ses lèvres, celles-là même qu’il a pourtant tellement apprécié sentir contre celle de Hyunseong. Il ne sait pas quoi faire. Il se demande si c’est juste quelque chose de passager, s’il ne pouvait pas laisser Hyunseong faire ce qu’il voulait le temps d’un soir pour qu’il oublie tout ça. « J’veux partir, j’veux rentrer chez moi. Laisse-moi. »

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MessageSujet: Re: could never be heaven without you (juno)   could never be heaven without you (juno) EmptyVen 2 Mar - 1:28

hyunseong sans juno. suite de mots vulgaire, insensée, qui sonne comme une injure à tes oreilles, un affront que tu ne pourras jamais tolérer. affront envers toute ce que t’as construit avec juno et surtout envers la façon dont il t’a permis de te reconstruire. t’aimes bien te répéter que si t’as réussi à reprendre ta vie en main c’est grâce à toi-même, ta volonté, ta foi et pas juste lui. t’es conscient que ton boulot est une des principales choses qui t’ont aidé à aller mieux, mais t’omets que c’est pas juste le boulot, c’est surtout lui en particulier. c’était sa naïveté et sa candeur qui te donnaient un but dans la vie parce que t’étais censé l’en protéger. et maintenant c’est la lumière dans ses yeux, la joie dans ses rires et l’amour dans ses gestes qui te donnent envie de te réveiller le matin.
du coup, chaque moment passé avec lui est un cadeau. il en est un lui-même. alors tu devrais dire merci à dieu, de te l’avoir donné. mais t’en es incapable. sans que tu le saches ta foi passe en seconde position après juno et t’oublies ton devoir de reconnaissance. y’a plus que les péchés capitaux et tu deviens saint patron de l’envie, régi par ta cupidité, par ton désir que juno ne soit qu’à toi.  

alors c’est impensable que tu le laisses partir. c’est un soupir qui s’échappe de ta gorge quand tu lui demandes de rester, reste, par pitié, parce que tu sais pas ce que tu ferais sans lui, tu mourrais sûrement. t’y mets toute ta fermeté pour t’assurer qu’il t’écoutera, comme si c’était ta dernière chance. et tu lui laisses pas le choix, de toute façon ; il ne peut que t’écouter alors que les mots t’échappent l’un après l’autre, suintant d’une honnêteté dont tu fais rarement preuve. le souffle te manque alors tu ne le laisses pas respirer non plus, t’accaparant son espace vital, sa senteur et sa présence au plus possible, parce que t’en as besoin pour survivre.
et ça finit par un aveu que t’as pas su contrôler. c’était pas une de ces choses que tu planifies minutieusement, chaque détail prévu comme à ton habitude. c’est juste sorti tout seul parce que tu pouvais plus le garder pour toi-même, parce qu’avoir juno si près de toi te fait perdre les moyens, te rend faible au point où t’as envie de rien faire à part t’ouvrir, te laisser aller, lui offrir tout du monde et de toi.
t’as pas contrôlé la liaison de vos lèvres non plus. c’était voulu mais tellement spontané. un instinct qui n’attendait que d’être assouvi. ses doigts brûlent sur ta peau, électriques, comme un défibrillateur qui fait rebattre ton cœur, te donne un nouveau souffle. et  ses lèvres ont le goût d’une prière à laquelle on répond enfin. t’en oublies toutes les fois où elle se faisait ignorer, parce que plus rien ne compte maintenant, juste ce moment présent. juste juno, dans tes bras, tes lippes contre les siennes et ton amour pour lui révélé.

une dernière imploration, un s’il te plaît soufflé contre son faciès et pourtant il est loin d’être désespéré. tu te sens en paix, tu ne peux que l’être quand juno est juste près de toi, encore plus maintenant que t’as fini de lui cacher à quel point tu l’aimes. fini de dissimuler la vaste étendue de ton affection, de prétendre que tu ne rêves pas que de le prendre dans tes bras et le chérir avec tout ce que tu possèdes. maintenant il le sait.

et ça lui est égal.

ton expression se tord alors qu’il te repousse, rebute ton corps comme tes aveux.  ton visage est un portrait défiguré. juno te cisaille les sentiments, déchire ta toile comme un vulgaire chiffon avec ses mots tranchants et chaque lambeau se fait ressentir. et juno n’est pas qu’une lame, c’est un peu une tronçonneuse, ses paroles en sont le vrombissement infernal  qui te fait trembler au plus profond de ton être, te brise en éclats comme si t’étais fait de verre devant lui. et toi, le plus robuste des arbres, t’es plus qu’un triste tronc après son passage. à peine debout, enraciné dans ta misère. abattu.
c’est ça de baisser ta garde. de te laisser trop espérer, trop ressentir, trop aimer.
t’as cru que ça suffirait. t’as eu tort. et ça te met hors de toi. c'est pas parce que t'aimes pas te tromper, pour une fois. ce ne sont pas ton orgueil ni ton arrogance, c'est ton putain de désespoir, c'est de voir à quel point tu meurs d'envie de l'avoir, à quel point c'est la seule chose qu'il te faut pour être vraiment heureux. c'est de l'avoir eu, pendant un instant. juste au bout des doigts, au bout des lèvres. c'est qu'il se soit laissé aller à ton étreinte avant de s'y arracher violemment, sans prévenir, t'en as encore la douleur qui picote. c'est de penser à quel point c'est injuste, de devoir l'entendre dire que t'es comme les autres, et surtout de devoir te demander s'il n'a pas raison, en fin de compte.

les sourcils se froncent au-dessus de tes yeux grands ouverts et tu te retrouves à happer de nouveau son bras. poigne maladroite, tout aussi désespérée que toi, tentative vaine de l'empêcher de partir parce que t'as l'impression que s'il le fait, les choses ne seront plus jamais les mêmes. tout sera foutu, pour toujours. t'y survivras pas. « non ! c'est parce que je t'aime ! » tu t’étouffes un peu avec tes mots, ces pauvres mots qui sont tout ce que t'arrives à dire. disque rayé, minable, toute trace d'éloquence perdue. t'es au bout de tes capacités, à bout de toi-même, tu n'arrives pas à trouver les bons mots et plus tu le vois reculer, arracher son bras à ta main, plus tu te demandes si ça vaut la peine de les chercher. « je t’aime… » la voix qui s’éteint et tes espoirs aussi. parce que tout ce que tu dis tombe dans les oreilles d’un sourd. tu commences à comprendre que lui, il comprend pas. t’y a mis tout ton cœur et il comprend toujours pas. alors ce sera jamais le cas. peine perdue.
et donc, t’abandonnes.
ça te ressemble pas. t’es peut-être pas différent des autres, mais tu l’es de toi-même. t’es plus le même. juste une épave. un récipient creux parce qu’il a trop donné. le cœur transpercé et tu le sens couler, fuir, fuir comme t’es en train de faire. et puis peut-être que ça mérite pas d’être qualifié de fuite. parce que c’est pas de la lâcheté ; c’est la meilleure chose à faire, la seule chose que tu puisses faire. parce que tu peux pas le forcer à retourner ton amour, à te rendre toute l’affection et la dévotion versées pour lui. tu peux juste capituler. prendre ta distance pour lui faire plaisir. parce qu’il est sans doute plus heureux sans toi ? ça t’étonnerait pas. tout le monde l’est.
de toute évidence vous n’êtes pas du même monde. il est de ceux qui sont faits pour être adorés, pour insuffler l’amour. un ange qui incite à la tendresse et la beauté, le cœur et les intentions pures. et toi t’essaies d’en priver le monde. parce que ton amour est égoïste, il est laid, froid comme les chaînes que tu mets.
le monde ne mérite pas juno, mais juno ne mérite pas ça.

« d'accord... »
juno ne mérite pas les choses que tu veux lui donner. parce qu'elles ne sont pas assez bien pour lui, parce qu'elles sont de trop. il veut juste son manager. il veut juste ce que vous avez déjà, ce qui ne te satisfait pas, ce qui ne sera jamais assez pour toi. mais ça n'a plus d'importance. tes désirs ont été réduits à néant, et tu finis par en faire de même.
« d’accord. d’accord. » le volume s’estompe et toi aussi. tu te fais tout petit, refuses de t’imposer désormais. tu penses juste à lui laisser de l’espace. et t’as pas la force de parler plus haut, t’en vois pas l’intérêt. il a fait son choix. tu te répètes juste tout bas, pour toi-même. pour te convaincre d’accepter.
et tu continues à t’amoindrir, tu recules, l’espace entre vous deux qui grandit, s’étire interminablement comme ce supplice qui ne finit pas. tes pas en rythme avec les hochements de ta tête, acquiesçant machinalement à la fois pour affirmer vos décisions et pour te bercer, taire ta douleur.
tu lui tournes le dos. lui faire face devient trop pénible. de toute façon vous n’avez plus rien à vous dire, et il n’a plus envie de te voir. alors tes pas continuent dans l’autre sens, ils continuent et te mènent vers ton placard et t’en sors une bouteille de scotch en t’efforçant de ne pas te soucier qu’il soit toujours là, que ses yeux sont peut-être toujours rivés sur toi. ça t’est égal ; tu ne les croiseras pas. tu préfères te noyer dans un verre que dans son regard.
et tu te sers, assoiffé, désespéré d’y trouver la chaleur que tu souhaitais qu’il te donne.

- - - - ☆ - - - -

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