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RIT a ouvert ses portes, bienvenue à vous les choux. :coucou:
des bisous d'amour sur vous les petits chats, on vous aime. wtf do you think love is (kohaku) 3081928241 wtf do you think love is (kohaku) 2900119244
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 wtf do you think love is (kohaku)

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Yoshida Kaori
Yoshida Kaori

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âge : 23 yo.
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les amours : lui: chaîne au cou, genoux qui se dérobent sous l'intensité de son regard, l'âme qu'affole sa douceur, et la passion qui crépite sous les artifices factices.. l'envie pure, bannie par la peur de céder — de l'aimer (koha). l'autre: pieux goût du mensonge et de la trahison, sourire mutin, craquant, irrésistible. piégeuse piégée. le feu du bout des doigts au palpitant (isas) — amour pluriel.
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MessageSujet: wtf do you think love is (kohaku)   wtf do you think love is (kohaku) EmptyMer 20 Déc - 22:13



Débandade de bons sentiments surjoués, complicité pastiche — les éclats de rire pétillent avec la légèreté des bulles de champagne, tandis que s'effeuillent les souvenirs feints : ici on raconte à demi-mots une anecdotes d'adolescence, étouffant dextrement les fausses notes et autres désaccords scénaristiques à travers des regards prétendument chargés de compréhension et de non-dits ; là, on s'embrouille au sujet d'une première rencontre, en se jouant des codes : les contradictions deviennent une arme pour surenchérir, assumées. Mais non, tu confonds tout ! Il y a eu cette fois où (...) Et de réminiscences en embrouilles se tisse une toile qui, quoique confuse, impose sa simili-crédibilité en ne laissant à personne le temps ou l'occasion d'émettre le moindre doute ; et pique de crédibilité mensongère la prestation d'une mariée ayant opté pour les services d'une agence de faux convives, pour épater ses monstres de beaux-parents.

Bras dessus bras dessous, Kao et Nana papillonnent d'un groupe à l'autre en ravissant les convives d'un show qui n'a, aux yeux de la première, nul autre intérêt que le pécule de yens qu'ils lui rapporteront au terme du calvaire. Drapée dans le pourpre d'une longue robe de soirée, Kao se fait équilibriste, charmant pour tromper. Hémoglobine épicée d'alcool, touches d'euphorie en fusion dans ses veines — elle en use, en abuse pour faire taire les sarcasmes qui dorment juste là, sur le bout de sa langue, et troquer les répliques cinglantes contre une ribambelle de mots doux qui lui retournent l'estomac. Et brusquement, la comédie s'écrase contre les rouages de la réalité : elle rompt le charme d'un Fuck ! retentissant lorsque hurle une guitare stridente au creux de sa pochette. Contenant trop restreint pour qu'elle s'y perde et pourtant, Axl Rose a presque le temps de superposer sa voix à l'instru avant qu'elle ne mette la main sur le téléphone coupable. Kohaku. L'heure la nargue, la date se joue de ses oublis, et les connexions s'imposent à retardement : c'était ça, l'idée vaporeuse qui la tracassait, calée quelque part à l'arrière de ses pensées ; juste assez proche pour ne pas la quitter, juste assez distante pour lui échapper à chaque tentative de s'en saisir. Elle devait le rejoindre, ce soir. Autour d'elle, quelques mines choquées qu'elle ne voit même plus. Rôle oublié, bâclé, elle tapote l'épaule de la mariée et brandit sans honte une paume ouverte. Urgence... hm. Familiale. J'me casse plus tôt que prévu alors j'accepte de réduire un peu mon prix, 4000 yens suffiront. Commissures suavement relevées à l'appui, elle fait silencieusement le deuil des billets auxquels elle renonce en avortant ce job barbant au possible ; se doute surtout qu'il s'agira de son dernier contrat avant d'être proprement foutue à la porte de l'agence, faute de professionnalisme. Tant pis. CV à 99.99% truqué d'un poste à l'autre, liste interminable de renvois en guise de squelettes dans son placard, Kao n'en est pas à un échec près et s'en bat profondément les boobs.

Sentiment que ne partage malheureusement pas la mariée.

Son chignon sculpté en oeuvre d’art est une hécatombe de mèches folles et de décorations arrachées lorsqu’elle s’effondre dans un taxi. Il y a sur ses bras pâles le souvenir des griffes de sa “très chère Nana”, poupée devenue furie, mais Kao pardonne : elle est à près sûre de lui avoir offert un oeil au beurre noir en guise de voeux de bonheur, et un K.O en prime. What a shame : la nuit de noces ruinée est bien le seul foutu intérêt d’un mariage, et Kaori témoigne d’expérience. Froisser les draps et gémir d’extase — ultime satisfaction avant les larmes de mascara qui accompagnent le réveil et la prise de conscience.

C’est dans cet état qu’elle se présente à la porte de son mari, talons aux mains et traîne dans l’autre pour un semblant de confort. Les yeux du photographe n’est pas aussi doux qu’à l’accoutumée et étrangement, le regard noir fait courir un frisson exquis le long de son échine ; plus encore quand il oublie brièvement sa désapprobation pour la dévisager, et que ses traits se parent de cet elle-ne-sait-quoi qui s’associe habituellement à la promesse, tacite, d’un shooting à venir. Elle se ressaisit, pince les lèvres, redresse les épaules, prête à attaquer la première. T'aurais pu me rappeler plus tôt qu’ils venaient ce soir, accusation chuchotée pour n’être pas entendue de l’audience indésirable qui fait assurément le pied de grue dans la pièce à vivre. C’est de la pure mauvaise foi, considérant le nombre de messages ignorés avant qu’il ne se résigne à l’appeler, mais Kaori n’en est plus à ça près. Décidément, pas moyen de compter sur toi. Inversion des rôles en bonne et due forme. Elle lui met ses talons dans les mains, s’apprête à le dépasser tête haute, l’écrasant de son mètre cinquante-cinq de dédain, mais. Capte du coin de l’oeil une forme mouvante, quelques pas plus loin. Ils sont observés ; changement de tactique. Son index accroche le col du haut que porte Kohaku, et elle l’attire vers elle. Leurs lèvres se rejoignent avec une brusquerie imputable à la surprise, maladresse qu’elle dissipe en la mettant sur le compte d’un élan de passion : ses doigts épousent la nuque du japonais, s’ancrent à la naissance de ses mèches brunes en effleurant son épiderme de leurs ongles manucurés. Leurs corps s’emboîtent avec le naturel d’un puzzle trop longtemps éparpillé, fragrance de retrouvailles au terme d’heures de séparation comparables à une éternité. Jeu risqué : pour la façon dont il l’enflamme inévitablement, certes, et plus encore pour cette démonstration d’intimité devant les représentants même d’une société rigide ; mais c’est volontaire, voué à laisser croire qu’elle se pense seule avec un mari dont elle ne peut se passer du contact. Et intérieurement, elle jubile, Kao, du raclement de gorge insatisfait qui les interrompt.


Dernière édition par Yoshida Kaori le Ven 22 Déc - 23:25, édité 1 fois
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Yoshida Kohaku
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MessageSujet: Re: wtf do you think love is (kohaku)   wtf do you think love is (kohaku) EmptyVen 22 Déc - 14:57


wtf do you think love is -- tentative désespérée de se faire entendre - rien en retour si ce n'est le silence. kohaku suspendu à son portable, dernier espoir de ne pas attirer quelconque soupçon - falsification d'un mariage, loin d'un amour idyllique, d'une passion retranscrite sur le papier. tout de faux, tout d'un matériau moins résistant - neige fondue au soleil, ne devenant qu'une vilaine flaque de boue. soupir qui se déploie, les pas qui trahissent une certaine anxiété, le sourire qui s'épuise envers les autres - justiciers du monde moderne, police sans ses merveilles. lèvre inférieure mordillée, temps qui se dilate en même temps qu'il se referme - sorte de piège dont il est le propre auteur, si seulement il avait eu l'éclair de génie de briser le papier avant même qu'il ne soit signé. folie passagère, folie qui devait être éphémère - qui devient constante, prenante, tant son admiration dépasse la fiction. l'envie de rire, parfois d'en pleurer - cabaret risible où la danseuse aux cheveux roses n'a de cesse de se moquer de son public. et enfin, enfin elle arrive, le murmure cinglant qui brise chacun de ses tympans - le regard qui se perd en sachant pertinemment que c'est sa peau qu'elle met en vente sur le marché, pas celle d'un ours qu'on aurait bon de mettre sur les épaules. critique qui vise à faire mal - qui y arrive tout en s'extirpant rapidement de son coeur déjà malmené, marqué au fer de ce diable vêtu de cette longue robe rouge. et le baiser - le baiser sans doute attendu, sans doute bien trop désiré, dégageant cette haine qu'elle cultive en roseraie - félicitant les épines de naître plus que les fleurs aux senteurs éternelles. la main qui se glisse - qui joue, se pose sur la taille pour approfondir - faire comme si. jouer la comédie du bon mari, de la superbe épouse un peu brûlante - jetée dans la cheminée, qui danse encore ses moqueries.

la toux - l'arrêt - la gêne palpable -

et le goût de ses lèvres, du champagne sucré qui pétille encore contre les siennes. le soupir vague - mais la croyance avortée pour le baiser qui pourrait tout réparer. le sourire qui se déploie sur le visage - kohaku tout juste en âge. qui se redresse, passe quelques doigts pour glisser une mèche derrière l'oreille de la sauvage - caresse perdue parmi d'autres.
- et bien... nous sommes au complet.
que soient notées les réponses aux questions infâmes - qu'ils disparaissent et jamais ne se doutent du mensonge éhonté, découvert à la face du monde, trop idiot pour réellement le pointer du doigt. et l'assise enfin dans le petit salon - loin des chaises trop raides. montrer le calme, montrer cette étrange détente ne trahissant aucune anxiété - peur de se louper. et le bon petit soldat qui sourit, les joues un peu empourprées, tapotant sur son carnet.

- ça ne devrait pas durer trop longtemps.
il l'espère. il hoche la tête.
- comment vous êtes-vous rencontrés ?

aucune répétition en amont. les doigts qui se lient aux siens - kaori et sa présence, jusqu'au bout des ongles. pudeur dont il oublie les préceptes. le rictus qui reste sur la mine et le rire qui se déploie - feignant l'amusement, la jeunesse candide.
- de façon un peu basique, je l'conçois. broder. kaori cherchait un travail, j'avais besoin d'un modèle. j'imagine qu'elle s'est retrouvée dans mon studio à force de bouches à oreilles - juste derrière vous d'ailleurs. nous avons passé des après-midi à discuter, à échanger, plus qu'à être totalement sérieux j'en ai peur. grimace légère. je l'ai finalement invitée à sortir une fois, deux fois, trois fois. et je pense que la suite n'a pas besoin de plus d'explications.

à demi-menteur -

- - - - ☆ - - - -

basic instinct -- je sais que je ne rencontrerais plus jamais rien ni personne qui m'inspire de la passion. tu sais, pour se mettre à aimer quelqu'un, c'est une entreprise.
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Yoshida Kaori
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MessageSujet: Re: wtf do you think love is (kohaku)   wtf do you think love is (kohaku) EmptySam 23 Déc - 0:38



Au complet.
Complet.
Corps traître en lequel le mot se répercute et trouve échos, tant il se délecte du contact — de ses lèvres, de ses mains. Elle se détache abruptement, s'arrache à lui comme on s'ampute, et ses lèvres s'entrouvrent en quête de l'oxygène qu'il lui a pris. Souffle court, comme à chaque fois ; à travers chaque contact un nouveau piège, et au creux de son âme s'anime la signalétique effarée d'un danger imminent.

Elle ne veut pas, Kao. S'attacher, se gâcher. Ne peut pas le laisser lui faire ça. Rongée par la phobie du bonheur lisse et de sa routine redondante, certaine jusqu'aux tréfonds de son âme que se laisser ligoter par des vœux l'ancreraient à un port alors même qu'un océan de libertés l'attend au-delà. Elle veut— vivre, sans entraves ni contraintes, sans limites, mais pas que. Crainte que ses mystères une fois déjoués ne brisent le semblant de mythe qu'elle construit du bout des lèvres, tisse de ses absences et de ses secrets. Kohaku saurait, assurément, trouver la clé de son algorithme — simple en soi : refus de faire ce qu'on attend d'elle. Et juste ainsi, il aurait les armes pour la prendre à revers, atout fatal à ajouter à toutes ses autres cartes : à son sourire ravageur ; ses mots balbutiés, saccadés, mélodies erratiques qui la frappent en plein cœur ; les illusions qu'il dépeint, faisant sonner "toujours" comme un idéal plutôt que comme le cauchemar qu'elle y voit ; et la magie de ses photographies, qui repeignent en merveille la réalité qu'elle trouvait pourtant souvent si terne avant lui. Kohaku saurait la convertir à tout ce qu'elle exècre-

Elle ne veut pas.

Complets ? Foutaise. Il y a lui, elle, entités distinctes ; entre eux un contrat creux. Qu'elle ne prolonge qu'un temps, s'acharnant en attendant à lui faire voir combien il a tort de croire en elle. En eux.

Leurs mains se trouvent et s'enlacent. Putain, c'est un comble — la façon dont leurs paumes s'épousent, comme faites pour ne jamais se désunir. Foutaises. De façon un peu basique, je l'conçois, il entame alors même qu'elle annonce : C'était complètement  inattendu, puis s'interrompt. Oupsy. Reprend comme si de rien, acquiesçant au fil des mots qu'il égraine :  (kaori cherchait un travail) Un travail, oui- (j'imagine qu'elle s'est retrouvée dans mon studio à force de bouches à oreilles) Tout à fait. L'amie du copain du cousin d'une amie qui- vous voyez. (et je pense que la suite n'a pas besoin de plus d'explications.) Amen.
Enfin.. Kao n'aime pas qu'on décide pour elle et ne peut se résoudre à se taire, pas alors que quelqu'un d'autre (un époux) suggère qu'il n'y a rien à ajouter. On est juste devenus- inséparables ? Voilà.

Elle le regarde. Sourit ; douceur non calculée. Mais — danger, ça clignote, de rouge et de blanc. Elle se reprend, se rétracte, recule. En face, ça griffonne sur les docs, ça fronce les sourcils, ça s'accroche aux zones d'ombres. "Basique", donc, ou "inattendu" ? Et ils reprennent : Basique / Dingue, choeur contradictoire, assasymphonie. Try again ? Dingue / Basique.

Ah, bon sang.

En face, haussement de sourcil menaçant.
C'était. Basique pour lui. Terrain d'entente. L'art des photographes est leur quotidien, après tout. Mais le commun des mortels n'est pas si aisément propulsé au rôle de modèle, so — surprenant. Pour moi. Hochement de tête sec de la part de l'un de leurs détracteurs. L'autre les scrute comme s'il était apte à déceler à travers leurs micro-expressions les vérités qu'ils cachent. Quand et pour quelles raisons avez-vous décidé de vous marier ? Question qui fâche. Ça s'est fait assez vite, certes, elle avoue aisément. Ils ont les dates, les détails, tout ; inutile de nier. mais à juste titre. J'avais ma vie aux Etats-Unis et lui devait rentrer ici. On ne voulait pas se perdre, mais je n'aurais pas été capable de tout plaquer pour du vent. Pour une relation chimérique que la moindre dispute aurait suffi à étioler. Le mariage, c'était notre façon de cimenter notre attachement pour transformer les promesses en certitudes. Ew, niais à vomir. Ça lui donne envie de rire, elle se contient péniblement. Qui a formulé la demande ? vient la question suivante. La seule, sans doute, qui puisse fermer efficacement le clapet de Kaori : jamais elle ne pourrait prétendre avoir été à l'origine d'une telle initiative et, tout à la fois, avouer qu'elle s'est laissé passer la corde au cou semble tout bonnement humiliant à son reille récalcitrante.
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Yoshida Kohaku
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MessageSujet: Re: wtf do you think love is (kohaku)   wtf do you think love is (kohaku) EmptyLun 15 Jan - 11:36


wtf do you think love is -- particule ridicule d'êtres qui se contredisent à outrance - et là sans doute kohaku voit-il enfin les différences, ce qui ressemble à une faiblesse plus qu'à une force. et la déception en son coeur qui doucement gangrène le morceau de chair crachant du sang, et la déception en son coeur qui doucement apaise les couleurs sur son visage, passant d'un rose délicat à une blancheur plus standard - et sans doute aurait-elle pu être maladive. kohaku qui, inspire profondément, à moitié amusé par leur manière si étrange de se sortir de ce mauvais pas demandant un jeu digne des comédiens - je suis ou ne suis pas. il est, et elle, elle n'est pas. elle ne veut pas. elle ne souhaite pas. elle ne désire pas kaori, alors elle enfile des costumes, du maquillage, s'invente toute une palette aux reflets mordorés - à souffler de doux mensonges que lui adorerait entendre plus souvent. amour bafoué, amour taché, amour dégueulassé par le manque d'un consentement parfaitement mutuel. loin de la banalité. loin des dogmes imposées - et kohaku qui aurait préféré ne jamais regretter. qui reste digne face à l'ennemi, qui peut-être une seconde durant souhaite se débarrasser de la mascarade, qu'elle parte, retourne en amérique - que plus jamais sa haine tendre ne traverse ses doigts.

- moi. le rictus mutin continue sa petite course sur ses lippes, dévoile une candeur propre, presque une timidité tant les questions sont intimes et auraient de quoi faire jalouser ces livres au romantisme inégalé. lui aussi qui vient à créer, lui aussi kohaku, à mettre en scène les préceptes d'une existence qui le lâche - l'abandonne. je n'avais rien préparé de spécial pour l'occasion, j'dois l'avouer. je n'avais pas envie de faire quelque chose de préparé, de surjoué, de travaillé en amont toute une mascarade qui aurait pu, si elle avait dit non, terminer en un échec cuisant. regard complice - qui tente de l'être envers la femme aimée, adorée, trop adulée pour sa violence face aux tendresses qu'il ferait mieux de taire.

- j'ai simplement demandé. sur le balcon. sans artifices, sans fioritures ni violons. regard vers l'autorité qui laisse passer une sorte de douceur à travers ses traits pourtant fermés - à se rendre compte que l'époux est celui qui se fait tirer le collier. lui dont il ne tirera rien - alors il se tourne vers la comète rose, tapote du bout du bout du stylo sur son carnet sans doute plein.

- donc vous saviez qu'elle allait tomber, cette demande ? c'est tout de même un peu rapide, non ?
un temps.
- un mariage incombe beaucoup de responsabilités, de partage... c'est donc pour vous une valeur sûre ?

- - - - ☆ - - - -

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Yoshida Kaori
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MessageSujet: Re: wtf do you think love is (kohaku)   wtf do you think love is (kohaku) EmptyDim 18 Fév - 9:11



Il endosse la responsabilité avec flegme. Elle admire ses ongles avec détachement. Si elle avait dit non, il glisse, et elle se demande s'il y a une part de vrai dans ces mots-là. S'il a. Appréhendé ? Comme l'aurait fait un amoureux transi au moment de se déclarer.

(S'il l'est. Amoureux. Comme il le prétend.)

Ça lui traverse l'esprit sans crier gare, really. Assez pour la pousser à le fixer en coin, et alors les prunelles de Kohaku s'accrochent aux siennes. J'ai simplement demandé. Sur le balcon. Sans artifices, sans fioritures ni violons. Elle se représente la scène onirique, inventée, prétextée ; ce qu'elle aurait pu être si elle avait existé. Elle se l'imagine bien que sans vraiment le vouloir, esprit fertile comblant les vides et le néant — Kao n'a aucun souvenir de comment les choses se sont réellement déroulées. Réminiscences avortées aux verres enchaînés, aux premiers regards ; flash de baisers fiévreux, d'éclats de rire, de fontaine ? De l'objectif d'un appareil photo. Le reste...

Sa main épouse la courbe du genou de Kohaku en un partage involontaire, presque timide. Elle ne le fixe pas lui, iris rivés sur ses propres phalanges, peu désireuse de déchiffrer d'éventuelles questions muettes dont elle ne connaîtrait pas la réponse. L'attention se retourne vers elle cependant, et elle met un instant à s'en apercevoir. Battement de paupières. Haussement de sourcil. Elle penche la tête, rideau de mèches roses coulant sur son épaule. Je ne savais pas, puisqu'il n'y avait rien de prêt.  
Elle hausse une épaule à la seconde interrogation, ennuyée. Tout est relatif. Ceux qui me connaissent n'ont pas été surpris, je planifie rarement à l'avance. Et le fait qu'il soit spontané a contribué- elle se mord la lippe en s'interrompant un instant, hésitante, puis avoue : à me séduire. Et c'est tellement vrai qu'elle en a mal à l'âme, peine à rester immobile ; lutte sévère contre la tentation de se redresser, de s'éloigner. Un mariage incombe beaucoup de responsabilités, de partage... c'est donc pour vous une valeur sûre ? Rien n'est jamais sûr. Mais c'est une raison de se battre, right ? Ce n'est pas toujours facile- mais c'est tangible, réel. Je n'aimais pas l'idée d'appartenir à quelqu'un et vice versa, avant Kohaku. Mais franchir le cap avec lui a juste été une évidence.

Un peu sur la défensive, malgré elle.
Un peu déconcertée (terrifiée) de l'aisance avec laquelle les mots lui échappent. Inspire. Vous en avez encore pour longtemps ? Ils ne semblent pas surpris, sans doute accoutumés à ce que les couples épiés, jugés, interrogés tels de potentiels criminels, s'agacent tôt ou tard de l'intrusion. Plus qu'une vérification de routine. Vous vivez bien ensemble, n'est-ce pas ? Ils se lèvent déjà Vous comprenez bien sûr que notre rôle est de nous en assurer. Les couples formés pour un mariage blanc peinent généralement avec la cohabitation. Elle essaye de ne pas blêmir.

Se souvient de sa répulsion à l'idée de s'installer ici, en brave épouse.
Des sacs laissés un peu en vrac dans un placard, de la promesse de les récupérer sans faute sitôt qu'elle se trouverait un appart.

We're so fucked, elle songe.
Et le liquide vital se glace dans ses veines alors qu'elle voit s'esquisser la fin de leur mascarade, se profiler les véritables ennuis. Pourtant Kohaku ne semble pas... paniquer. Il les guide vers les autres pièces et elle s'oblige à ne pas s'étonner de découvrir partout une touche féminine. Effets personnels dans la salle de bain. Vêtements, chaussures, sacs côtoyant ceux du propriétaire des lieux. La tension au creux de son ventre se dénoue et mue en rush de soulagement si intense qu'elle en vacille presque. Permettez ? Ils demandent en pointant du bout du stylo un panier à linge sale ; se raclent la gorge derrière leur poing et détournent les yeux, stoïques mais pudibonds, en confirmant la présence de vêtements et de dessous là aussi. Tout ne lui appartient pas— pourtant tout lui ressemble, et elle est. Choquée, assurément. Ça lui plait, de le découvrir si aguerri dans l'art de duper. Ils s'en vont et Kaori s'en aperçoit à peine, salue sans grand intérêt, l'esprit ailleurs. L'esprit à lui ; et sitôt qu'il ferme la porte sur leurs silhouettes menaçantes, elle s'accroche à son cou. Rit, un peu ivre d'allégresse, un peu plus conquise.

Mains sur sa nuque, baisers semés sur sa mâchoire, ses joues, entre deux éclats d'hilarité — et puis elle lui dévore les lèvres, fiévreuse et exaltée. C'était brillant ! Tu es vraiment-, elle s'interrompt un temps, se détache de sa bouche sans s'éloigner vraiment ; sans se défaire des bras qui enserrent sa taille et l'ancrent à lui. Tu as l'art des mises en scène, mais je ne devrais pas être surprise. Il est photographe après tout ; l’œil affûté, l'âme aux détails. Elle n'arrive même pas à s'en vouloir de ne pas pouvoir détacher son regard de lui, à se morigéner pour le sourire persistant qui lui ronge les commissures.

C'est juste l'euphorie de l'instant.
C'est juste.
(C'est juste lui et elle sait, pourtant, le poison qu'il distille dans ses artères. Sait pourquoi elle ne doit pas rester à proximité trop longtemps, au risque de lui céder.)

Mais plus calmement, elle effleure malgré tout son nez du bout du sien, paupières à demi closes. Leurs lèvres se frôlent et se détachent et se cherchent sans tout à fait se toucher, valse à l'image de celle qu'ils dansent au quotidien.
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