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 hachikô — let it snow (libre)

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MessageSujet: hachikô — let it snow (libre)   Dim 3 Déc - 22:43


premières neiges

L'hiver avait bien pris ses marques, c'était officiel. Il y avait du verglas et du sel sur les routes, les camions dégivrants de la ville travaillaient dur pour éviter des chutes aux passants et les agents de police du quartier veillaient à intervenir au moindre incident. Tous, passants comme travailleurs, ne semblaient attendre qu'une chose : que le ciel s'ouvre sur les premières neiges de la saison, qui interviendraient bien tôt cette année. Certains vlogueurs se baladaient même caméra en main, dans l'espoir de capturer les premiers flocons pour le regard de quelques auditeurs ébahis.
Hanae n'était pas de ceux-là, mais elle se trouvait dehors aussi, assise au pied d'Hachikô, ses deux mains fermement serrées autour d'un thermos de thé, le regard perdu au loin. Un sourire rêveur se baladait sur ses lèvres alors qu'elle songeait à l'héroïne de son roman, qui s'apprêtait à profiter d'une soirée d'hiver en compagnie de son amoureuse. Un jour, peut-être qu'elle connaîtrait elle aussi ce genre de choses. Des instants de tendresse et de romance sincère, de la douceur, des caresses, des jeux taquins sous la couette, des rêves et des projets à n'en plus finir.
Soudain, quelque chose de doux et froid tomba sur sa joue. Elle redressa la tête avec un sourire. Les premières neiges. Des exclamations de joie se faisaient déjà entendre dans toute la rue, mais elle n'y joignit pas sa voix, se contenant de plonger son regard dans l'infinité sombre du ciel, un sourire rayonnant sur ses lèvres offertes aux flocons blancs. Et elle était belle en cet instant, belle, libre et sans peur.
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MessageSujet: Re: hachikô — let it snow (libre)   Mar 5 Déc - 18:48


Une cigarette qui brûle entre ses lèvres rosées. Il rejette la fumée, dans l'air hivernal de cette fin d'année, son regard s'arrêtant quelques secondes autour de lui. Le beau et vivant quartier de Shinjuku ; il s'y promène pour y dénicher de l'originalité, pour s'ouvrir au monde qui s'offre à ses yeux restés trop longtemps égoïstes. L'homme avance, pas après pas, son autre main gantée enfouie dans la poche de son long manteau noir tandis que l'autre écrase sa cigarette avant de la jeter. Il pense à son cabaret, ce pour quoi il est là, à cet univers qu'il a modelé au fil des années et pour lequel il a été le seul à y croire de toute son âme. Son dos se raidit légèrement, un vent frais est passé par là. Ses pupilles se lèvent vers le ciel qui se couvre d'un délicat voile blanc, annonciateur d'une neige prochaine. Doucereusement, un sourire se trace sur son visage alors que ses pas l'approchent de la statue de Hachikô. En amateur d'art qu'il est, Masashi imagine une représentation dans son esprit, impliquant des acteurs de Kabuki, ou bien ce garçon auquel il compte rendre une visite pour voir de quoi il est capable. A cela, il saisit une nouvelle barrette de nicotine pour la coincer encore entre ses lèvres, l'allumer et en profiter juste un instant. Quand il s'approche un peu plus de l'animal immortalisé, le vagabond y découvre une jeune femme dont les traits ne lui rappellent pas ceux des Japonaises. « Vous êtes magnifique », se permet-il de la tirer de ses pensées en le lui déclarant. Puis, il tire une latte de sa cigarette et la recrache longuement, mêlant la fumée à la buée froide de ses paroles.
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MessageSujet: Re: hachikô — let it snow (libre)   Mar 5 Déc - 20:02


premières neiges

Hanae ne savait pas vraiment si elle adorait ou détestait l'hiver. Le froid... C'était vraiment quelque chose de terrible pour elle. Les cicatrices sur ses poignets toujours couverts brûlaient lorsque le froid venait, et même si elle savait que c'était psychosomatique, elle souffrait. Mais d'un autre côté, le plaisir lascif d'être blottie sous un plaid un soir d'hiver, un chat sur les genoux, un thé à disposition et un bon livre à la main, de préférence le tout devant un feu de cheminée. Elle ne savait décidément pas quoi choisir entre amour et haine.
« Vous êtes magnifique. »
Le compliment inattendu lui tira un nouveau sourire rayonnant et elle détourna le regard du ciel pour le poser sur l'homme qui venait de l'aborder. Elle ne put s'empêcher de rougir un peu, de ce rouge charmant qui n'avait rien à voir avec le froid, parce qu'il lui avait fait plaisir et parce qu'il était plutôt son genre de gars, plus âgé, les cheveux plutôt longs, et quelque chose dans le regard qui parlait à la part de son esprit prompte à se laisser charmer.
Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait plus accepté les avances de quelqu'un... Depuis son ex, en fait. Depuis son ex, elle avait si peur de retomber dans cette violence qui l'avait conduite si loin d'elle-même, si près de la mort, qu'elle refusait de s'ouvrir à nouveau, que ce soit pour une nuit ou pour la vie. Parce que même pour nuit elle pouvait s'exposer dangereusement, laisser à un amant un moyen de lui faire du mal, et cette perspective la terrifiait, quand bien même elle avait terriblement faim d'amour, de tendresse, de passion, et de tout ce qui réchauffait le corps et l'esprit.
Mais ce soir elle avait envie d'être effrontée, poussée à cette folie par les premières neiges dont un flocon s'était posé sur l'une de ses pommettes et restait là, à la fois doux et bravache.
« Je vous trouve plutôt beau, moi aussi. »
Un petit euphémisme. Il aurait pu tenir le rôle de l'intérêt romantique masculin dans l'un de ses romans, et elle écrivait en fonction de ses fantasmes, hommes, situations sages ou plus épicées. Son rougissement gagna en intensité et elle battit des paupières, étonnée par ses propres pensées. Troublée, elle se mordilla la lèvre et croisa les jambes, appuyant ses mains toujours chargées d'un thé bien chaud sur celui du haut. Son épaisse robe d'un rouge soutenu se dégageait sur la pierre grise, ainsi que le faisaient ses boucles roux sombre sur sa peau ivoirine.
« Ce compliment avait-il une motivation particulière, monsieur le charmant inconnu ? »
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MessageSujet: Re: hachikô — let it snow (libre)   Sam 9 Déc - 20:59

Ce n'était pas forcément une manière d'aborder quelqu'un, pour un Japonais, mais Masashi ne se privait pas des belles choses quand il en voyait. Trop longtemps confiné dans sa bulle, trop longtemps assoiffé de découvrir le monde autour de lui, à presque trente ans désormais le jeune homme s'autorisait à peu près tout. Parfois, il se plaisait à imaginer ce que diraient ses parents s'ils voyaient de quelle manière magnifique il avait réussi sa vie. Malgré un début compliqué, il avait su se lever et prendre les bonnes décisions afin de suivre ses rêves jusqu'au bout. Aujourd'hui, il était fier d'être l'heureux propriétaire d'un cabaret qui se faisait de plus en plus connaître au coeur même de la capitale nipponne et de ne pas avoir de problème à aborder une demoiselle très charmante. Il tira une dernière latte de sa cigarette, cachant un sourire derrière en apercevant les pommettes délicatement rosées de son interlocutrice. Cela confirmait la première impression de Masashi : elle n'était pas Japonaise. Dans le cas contraire, elle se serait contentée de glousser avant d'accélérer le pas en s'accrochant au bras de l'une de ses amies. Lentement, il se mit à bouger pour écraser et jeter son mégot avant de venir s'installer à côté de l'étrangère qui lui déclara le trouver beau également. Il la remercia d'un doux sourire et d'un mouvement du visage, enfouissant les mains dans ses poches avant de répondre à sa question. « Je suis un grand amateur d'art, alors je n'ai pas de complexes à complimenter une belle femme quand j'en vois une, lui avoua-t-il. Vous savez, les Japonaises sont élégantes, mais elles ne possèdent pas le charisme qui émane de votre personne. » Il se tourna un peu vers elle, appréciant sa chevelure de feu d'une beauté naturelle que personne ici ne possédait, puis ses tâches de rousseur qui parsemaient son visage, faisant davantage encore ressortir ses magnifiques yeux bleus qui le transperçait. « Que faîtes-vous ici toute seule par un temps de neige ? Vous risquez d'attraper mal. » Son regard finit par quitter la jeune femme, ne voulant pas la mettre mal à l'aise en continuant de la fixer. Alors Masashi aperçut quelques flocons qui virevoltaient pour venir fondre sur son manteau noir.
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MessageSujet: Re: hachikô — let it snow (libre)   Sam 9 Déc - 22:36


premières neiges

Hanae aussi songeait à ses parents à cet instant. Ils étaient en voyage d'affaire depuis deux mois mais échangeaient toujours avec leur fille une correspondance régulière. Ils l'assuraient constamment de leur soutien et de leur fierté sans borne. Dans son dernier mail, la jeune femme leur avait parlé d'Archibald, le chat qu'elle avait recueilli alors qu'il venait à peine de naître, un an auparavant. Elle l'avait alors nourri au biberon toutes les trois heures et puis de moins en moins souvent, jusqu'à son sevrage : autant dire qu'elle l'aimait profondément. Aujourd'hui, Archie avait un peu plus d'un an et sa dernière lubie était de se percher, on ne savait comment, sur les poutres apparentes à deux mètres du sol de son loft.
« Je suis un grand amateur d'art, alors je n'ai pas de complexes à complimenter une belle femme quand j'en vois une. Vous savez, les Japonaises sont élégantes, mais elles ne possèdent pas le charisme qui émane de votre personne. »
C'était sans doute un peu malsain de se sentir heureuse d'être complimentée au détriment d'énormément d'autres femmes, mais Hanae se sentait si complexée et mise à part par la société japonaise qu'elle se réjouissait qu'on la remarque positivement pour une fois. Les joues encore plus rouge, elle cacha sa joie timide derrière une gorgée de son thé. Le goût rond et doux des roses, du lotus et du litchi mêlées apaisèrent un peu son coeur battant. Ciel, pour un peu on l'aurait crue plus innocente qu'elle ne l'était réellement.
« Que faîtes-vous ici toute seule par un temps de neige ? Vous risquez d'attraper mal. »
Oui, que faisait-elle là exactement ? Elle aurait bien dit qu'elle écrivait - c'était le cas d'une certaine façon, des pans de son roman s'écrivaient dans son esprit en cet instant - mais elle n'avait ni stylo ni papier devant elle et aurait donc l'air stupide si cette réponse venait à franchir ses lèvres.
« Je pense... que je suis venue chercher l'inspiration. Et peut-être l'ai-je trouvée, qui sait ? »
Elle coula un regard tendre, chaleureux, à l'homme qui s'était assis près d'elle, si près qu'elle pouvait sentir la chaleur de sa jambe qui effleurait la sienne, et cette sensation, si elle s'y abandonnait, risquerait bien de lui faire perdre la tête. Elle entrouvrit les lèvres pour exhaler un soupir tremblant d'émotion, incapable de retrouver une parfaite maîtrise de son corps trop longtemps délaissé.
« À vrai dire, maintenant que j'ai vu ce qui ne vient qu'une fois l'an, j'ai bien envie de me réchauffer à mon tour. Avez-vous déjà mangé ce soir ? »
Effrontée à nouveau en cet instant, elle incarnait presque avec ses cheveux de flammes et les étincelles sur sa peau les feu follets de sa terre natale.
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MessageSujet: Re: hachikô — let it snow (libre)   Dim 10 Déc - 10:05

Masashi n'avait pas eu beaucoup d'occasions dans sa vie de s'ouvrir aux autres, de s'ouvrir à l'art des autres cultures. En ce moment, il arpentait les rues de la ville pour se permettre de ne plus être aussi ignorent du monde qui l'entourait. Il était curieux et aimait rencontrer des personnes plus qu'il ne pouvait en avoir l'air. Masashi souhaitait repérer des talents rares, qu'il aurait la chance de produire par la suite pour montrer aux clients de son cabaret que l'excentricité n'était pas une mauvaise chose ; bien au contraire. C'était notamment grâce à elle qu'il avait pu s'élever et croire si fort en ses rêves dans les temps les plus sombres de son enfance et de son adolescence. Il voyait bien le côté timide de son interlocutrice, mais aussi le plaisir d'être complimenté de la sorte, un peu de cette manière égoïste dont l'avait formulé le brun. Cependant, loin d'être nippone, Masashi se doutait que cela ne devait sans doute pas être simple tous les jours de se faire une place dans la capitale. « Vous aimez l'art également ? l'interrogea-t-il, vous peignez ? » Il ignorait pourquoi il voyait cette jolie demoiselle installée derrière un tableau, une palette de couleur vive dans les mains, ses beaux yeux bleus délicatement plissés en train d'analyser les esquisses qu'elle tracerait d'une main habile.
A son regard, il lui adressa un doux sourire, presque charmeur. Serait-elle en train de défaillir face à sa personne ? Malgré sa timidité apparente, l'étrangère ne semblait pas en reste et ce trait de caractère ne manqua pas de frapper Masashi, le déstabilisant quelques secondes quand elle lui demanda s'il avait déjà dîné. Alors il se releva, pour demeurer face à elle, une main gantée tendue dans sa direction. « Tout le plaisir serait pour moi de vous accompagner dîner. Connaissez-vous un bon endroit ? » Son plus beau sourire affiché sur ses lèvres rosées, presque rouges à cause du froid qui s'installait progressivement, il l'aida à se remettre sur pieds à son tour. Comme elle paraissait avoir du caractère derrière cette carapace tout à fait enfantine, le Japonais souhaitait découvrir jusqu'où elle était capable d'aller. « Je m'appelle Kujô Masashi, finit-il par se présenter. Mon prénom vient de mon grand-père décédé à la guerre. » Cela dit, le couple put s'éloigner de l'éminente statue du chien afin de s'avancer dans les rues à la recherche d'un restaurant où se réchauffer pour quelques heures.
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MessageSujet: Re: hachikô — let it snow (libre)   Dim 10 Déc - 22:45


premières neiges
En sortant de chez elle, Hanae ne s'attendait certainement pas à terminer la soirée en charmante compagnie. C'était aussi imprévisible qu'une neige de mai. Elle qui craignait le moindre petit grain de sable qui venait enrayer les rouages du destin se sentait plutôt heureuse de cet écart en-dehors des sentiers battus. Elle se sentait frénétique sous la surface paisible de ses traits.
« Vous aimez l'art également ? Vous peignez ? »
Un petit rire doux franchit les lèvres d'Hanae comme une musique. C'était si drôle qu'il l'associe à cet art, l'un des rares qu'elle ne pratiquait que pour s'amuser et non pour en vivre.
« Je peins parfois, oui. Mais je préfère chanter et écrire, à vrai dire. »
« Tout le plaisir serait pour moi de vous accompagner dîner. Connaissez-vous un bon endroit ? Je m'appelle Kujô Masashi. Mon prénom vient de mon grand-père décédé à la guerre. »
Ah, oui, en effet, ils mélangeaient les étapes. D'après la maigre expérience d'Hanae, on demandait le nom d'une personne avant de l'inviter à dîner. Mais qui se souciait des règles et des convenances ? Elle, bien sûr, s'il fallait être honnête, s'en souciait la plupart du temps. Elle laissa son regard s'attarder encore un peu sur l'homme avant de se présenter à son tour. Il était vraiment bien fait de sa personne.
« Voilà que j'en oublie mes bonnes manières... Je m'appelle Nakajima Hanae. J'ai aussi un prénom écossais... Je vous le dirai peut-être un jour, qui sait ? »
Avec un sourire charmeur qui la surprit elle-même, elle se leva et lui prit la main. Elle était si grande et si large par rapport à la sienne... C'était l'une des choses qui la rendaient folle chez un homme. Son coeur battait plus vite rien que de sentir la chaleur de sa paume à travers son gant de velours.
« Je connais un endroit merveilleux où on peut avoir de l'intimité et où la nourriture est exquise. »
D'autorité, elle s'accrocha à son bras comme une dame l'aurait fait et le guida à travers les autres passants. Il avait un pas plus long que le sien mais puisque c'était elle qui donnait le rythme, elle pouvait flâner à foison, laisser une partie de ses cheveux de feu s'accrocher au manteau noir de ce presqu'inconnu, et le mener à un petit restaurant italien sans prétention coincé entre deux enseignes plus clinquantes.
« Nous y sommes. »
Elle passa la porte, toujours au bras de Masashi, et salua le serveur qui gérait les entrées, qui lui répondit d'un sourire lumineux. Elle était cliente régulière ici mais elle venait toujours seule, Masashi était le premier homme avec qui elle sortait en tant qu'adulte, même si ce n'était sans doute que pour un soir. Quand le serveur lui demanda si elle préférait la salle ou une alcôve, elle choisit la seconde option, afin d'avoir un petit peu d'intimité avec son rencard, et ils se retrouvèrent bien vite de part et d'autre d'une petite table intimiste sur laquelle le serveur alluma une bougie qui projetait comme des étincelles sur sa chevelure de feu, et de belles ombres et lumières sur le visage de Masashi.
« Alors, vous avez l'habitude de sortir avec des inconnus, Kujô-san ? »
Elle avait envie de l'appeler par son prénom, de passer outre les convenances, mais comment aurait-elle pu oser ? Elle était encore trop retenue, trop craintive, pour se laisser vraiment aller.
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MessageSujet: Re: hachikô — let it snow (libre)   Dim 17 Déc - 14:53


Il n'y avait pas de sens de priorité et il n'y en aurait probablement pas entre ces deux personnes qui déambulaient dans les rues de la ville par un temps neigeux. Masashi avait acquiescé doucement à la réponse de son interlocutrice ,dont il n'apprit que par la suite qu'elle s'appelait Hanae, quelque peu surpris tout de même de l'entendre lui déclarer qu'elle chantait et écrivait. D'un point de vue extérieur, en l'ayant juste découverte installé au pied de la statue du chien le plus célèbre du Japon, jamais le directeur du Dahlia Noir n'aurait pu dire autre chose qu'elle était peintre. Il l'imaginait que trop bien derrière un chevalet à replacer une longue mèche de sa chevelure de feu derrière son oreille, ses lèvres rouges légèrement pincées, ses beaux yeux très concentrés sur la peinture qu'elle représentait. C'était une image qu'il conservait dans son propre esprit, commençant doucement à la voir assise derrière un bureau, ses fines jambes croisées, un stylo retenant un chignon lâche tandis qu'un autre effleurait des pages blanches. « Je finirais par l'apprendre, j'en suis secrètement persuadé, Hanae », sourit Masashi à cette forme de provocation délicate qui s'échappait de la bouche de la demoiselle accrochée à son bras. Il savait d'ores et déjà que cette soirée prendrait une forme qu'il n'avait pas tout de suite espéré.
Poliment, l'homme laissa sa compagne diriger la marche, finissant par calquer ses pas sur les siens de sorte à ne pas la tirer à sa suite. Il était ce genre de personne à s'effacer pour mieux se dévoiler quand cela le nécessitait. Il s'était trop longtemps fait marcher sur les pieds pour ne pas riposter maintenant. A presque trente années, il avait réussi à forger complètement son caractère, sa carrière et à gérer sa vie d'une main ferme, mais rêveuse. Hanae désigna une enseigne qu'il ne connaissait pas encore, il ouvrit la porte qu'ils puissent se présenter ensemble au serveur, un doux sourire tracé au coin de ses lèvres. Très vite, la jeune femme fit son choix et ils purent s'installer dans une alcôve, à l'abri des yeux et des oreilles trop indiscrets. Masashi retira son manteau avant de répondre : « Êtes-vous donc prude, finalement, pour ne pas oser m'appeler par mon prénom ? » Il s'amusa quelques secondes de la réaction de léger malaise de la demoiselle puis il reprit la parole. « Je sors avec qui bon me semble, quand je le désire, pour vous répondre. J'ai eu assez de barrières en étant plus jeune, et vous Hanae ? » Vous qui me sembliez si calme, coquette et trop timide pour provoquer un homme.
Il passa une main rapide dans sa chevelure avant de faire signe au serveur de venir leur servir deux verres de vin rouge, pour les réchauffer. Masashi paierait la note, bien sûr. « Ainsi donc vous écrivez, rebondit le plus âgé, quels genre de romans ? Je suis le producteur et le dirigeant d'un cabaret au coeur de la capitale, j'aime trouver l'inspiration un peu partout. Peut-être sauriez-vous m'inspirer. » Il leva son verre  de rouge,tout juste déposé sur la table vers son interlocutrice pour trinquer à cette rencontre, avant d'y tremper ses lèvres, ses pupilles sombres toujours fixées sur la demoiselle qui lui faisait face. « Pourquoi le Japon plutôt que l'Ecosse ? » l'interrogea-t-il, curieux. Si toutes les femmes étaient si belles là-bas, Masashi était prêt à y aller les découvrir de ses propres yeux. Néanmoins, il doutait de retrouver cette si magnifique crinière rousse qui dévalait somptueusement sur les épaules fragiles de Hanae.
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