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 bad vibes lonely // (jude)

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métier : aucunes aptitudes, aucune volonté; un rien abyssal et encombrant qui l'empêche de courir après l'argent.
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MessageSujet: bad vibes lonely // (jude)   Dim 10 Déc - 19:39


encore une soirée perdue à vouloir briller.
encore une soirée à se croire roi.
il refuse de comprendre, yasuo. trop têtu, trop perdu, trop con. trop borné. il refuse de croire que tout n'est pas à lui. c'est plus facile de s'obstiner avec des idées qu'on prépare soi-même. fantômes des ruelles familières, il cherchait encore un endroit où éclater. la nuit crie mais lui, il crie plus fort encore. son sang qui se débat dans ses veines trop étroites lui font croire que ça n'est jamais assez. et pourtant, son corps entier le brûle d'un feu qu'il a lui-même commencé. la douleur mord sa chair qui n'a obtenu que ce qu'elle méritait; les contusions sur son visage et sa peau de lait le montre très bien. à son habitude, il se contrefout du goût métallique qui envahit sa bouche.
il se contrefout de tout.
c'est mieux comme ça.
ses jambes le traînent encore un peu sur les pavés minés. il a encore un peu le temps de détester son environnement quotidien. pourtant, son coeur lui siffle qu'il n'a plus rien à faire dans les rues néfastes, maintenant qu'il ressemble au premier idiot du coin. il est ennuyé, parce que lorsqu'il rentre dans le repère, il se rappelle qu'il n'a aucune excuse. rien pour justifier la foudre. les yeux de yasuo, trempés dans la lâcheté usuelle, fuient automatiquement.
trop tard.
ils ont vu jude, et c'est déjà trop tard, il n'a pas le temps de se cacher nulle part. lourd soupir qui s'échappe de ses poumons. il aurait peut-être dû rester là-bas, la tête contre les murs, dévoué à la violence. au lieu de s'éclipser comme il l'aurait naturellement fait, il s’assoit en face de la jeune femme qu'il redoute, laissant son poids s'écraser sur un fauteuil capable de supporter le poids de ses conneries. « t'es pas obligée de dire quelque chose. » il pense anticiper, prenant soigneusement soin de ne pas croiser son regarde une seule fois. « trouves-moi juste un désinfectant, ou un truc du genre. » sa main se glisse dans ses cheveux, alors qu'il revisite visuellement cette pièce qu'il connaît déjà par coeur.
il devait parer la tornade, maintenant.
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MessageSujet: Re: bad vibes lonely // (jude)   Dim 10 Déc - 23:26


la carcasse solitaire ce soir – y’a personne, qu’un peu de vide pour lui répondre et des abonnés aux absents. la carcasse qui s’abandonne dans le repère, le dos voûté au-dessus de feuilles de cours éparpillées sur le canapé, les écouteurs enfoncés dans les oreilles dans une tentative de se concentrer sans laisser son esprit se disperser vers des ailleurs plus réjouissants. mais elle peut pas retenir des coups d’œil vains jetés à l’écran de son téléphone – ne rencontrant que le vide, et ça l’agace ; pas savoir où ils sont, pas savoir ce qu’ils font. ça s’avoue pas, ça se dit pas – y’a juste un peu d’amertume les soirs comme ceux-là. alors on hausse les épaules, parce qu’on sait que c’est rien que c’est comme ça : chacun sa vie, chacun ses tracas. y’a une vie en dehors d’eux.

pourtant, il y a la porte qui s’ouvre sur une silhouette qu’elle ne connait que trop bien et son propre regard qui entre en collision avec le sien. et c’est rien – ça pourrait être rien, si y’avait pas les ecchymoses, les contusions sur le visage de suo, et un sourire nerveux qui s’étire entre les lippes de la demoiselle, un tas d’exclamations qui se précipitent au précipice de ses lippes et qu’elle retient de peu. tu déconnes. « t’es pas obligée de dire quelque chose.
- tu déconnes.
- trouves-moi juste un désinfectant, ou un truc du genre.
- suo- ouais nan, t’as raison. »
et ça se siffle entre ses lèvres rosées alors qu’elle se redresse, le stylo qu’elle rebouche d’un geste vif et quelques pas un peu plus lourds qu’en temps normaux pour se diriger vers le fond de la pièce – ouvrir un placard, tâtonner à la hâte et peut-être faire tomber quelques flacons qui sait, avant d’en extirper une sacoche. quelques secondes la revoilà en face de l’autre, yasuo – le regard qui vrille à la recherche du sien, et le palpitant qui bascule entre inquiétudes fiévreuses et crispations irritées. et ce silence qui pèse – les mots qui peinent à se frayer une place entre vous, l’explosion qui menace mais pour l’instant jude se contente de gestes qu’elle déteste par leur aspect outrageusement routinier : coton, désinfectant, puis sa main qui glisse sur le menton du plus âgé pour l’inviter à pencher le visage et son propre dos qui se voute afin d’observer les plaies de plus près. « bouge pas. » premier contact, celui qu’on apprécie le moins en général – mais elle ne doute pas qu’il ne bronchera pas ; et dans ses gestes il y a malgré tout la minutie nécessaire et l’application concentrée : elle ne voudrait pas d’avantage le blesser. et pourtant.

« tu m’saoules. » la porte est ouverte – et l’amertume se mêle aux craintes avortées. on ne les dit pas, les craintes, on les insinue, on laisse l’autre les deviner – parce que l’autre c’est yasuo, c’est un coup de tonnerre et on a peur qu’il nous clamse entre les doigts. alors on se contente de nettoyer les plaies, faute de mieux. « tu m’saoules, c’est quoi le but ? ça t’fait marrer ? ça t’fait kiffer ? y’en a combien qui sont aussi amochés que toi, maintenant ? voire pire, mais ça j’veux pas savoir. » et toi, toi t’es fier quand t’arbores tes plaies à chaque coin de rue – trophées bleus et rouges à défaut de pouvoir porter une couronne dorée ?
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MessageSujet: Re: bad vibes lonely // (jude)   Lun 11 Déc - 21:04


c'était prévisible. si yasuo avait réfléchi un peu plus, avant de s'engouffrer dans ce lieu si familier, il aurait fait quelques pas en arrière et se serait laissé pourrir dans une ruelle. il les compte pas, les plaies, il les regarde même pas. il les laisse ronger sa chair, partant du principe que, de toute façon, on n'a que ce qu'on mérite.
sa mâchoire se serre automatiquement quand le produit rentre en contact avec les infimes déchirures de son visage. il reste immobile, il ne dit rien. ça n'était certainement pas comparable à ce qui l'avait brûlé un peu plus tôt. et puis, évidemment, mes mots fusent. ses yeux roulent, un souffle exaspéré s'extirpe de ses narines. allégorie de l'insolence, yasuo plante son regard dans celui qu'il avait été prêt à ignorer toute une soirée. « j'avais dis qu'on n'en parlait pas. » craché entre ses lèvres rougies, ses mots s'élèvent en même temps que ses sourcils se froncent. il la craint, cette inquiétude. en même temps qu'il n'est pas fichu de la comprendre. il se dit que ça sert à rien, c'est ridicule, c'est une perte de temps. c'est s'essouffler pour quelque chose qui n'en vaux pas la peine. yasuo il voyage le coeur et la tête légère. comme ça, quand il s'écrase au sol à chaque envol, il est persuadé de s'épargner quelques peines. « qu'est-ce que ça peut te foutre, de toute façon? » si ça le concerne que lui, pourquoi il fallait en faire tout un drame? tant pis s'il mourrait demain. tant pis s'il s'attirait les foudres d'un gang qui voudrait sa tête. c'était son problème. c'était son corps qu'il dépeçait aux coins des rues. « et puis on s'en tape des autres. ils avaient qu'à pas m'emmerder. j'suis pas mort, donc ça sert à rien de péter un câble. » ce qui compte, c'est d'être celui qui a réussi à rester debout. logique un peu bâclée, il choisit de ne pas s'énerver plus que ça. comme s'il avait un contrôle quelconque sur ses nerfs instables. la suite était déjà dessinée, il s'enflammerait encore plus en s'enroulant de plus belle dans son arrogance qui lui collait à la peau.
contrarié, l'idiot s'écarte dès qu'elle a fini de réparer ses conneries physiques. il laisse son dos engourdi retrouver le confort du fauteuil, et tente du mieux qu'il peut de s'habituer aux pincements des douleurs diverses qui taquinent son être entier. il tape sur ses poches, à la rechercher d'un aliment ou d'une sucrerie pour divertir son estomac. et comme d'habitude, yasuo il a rien, à par sa bêtise. encore plus agacé, il refuse catégoriquement de demander quelque chose à jude. lâche. il reste là, muet, frustré, souhaitant le poing fermé que son corps puisse s'évaporer à sa guise. mais tout est trop lourd, et son besoin de repos l'est plus encore. nouveau bruyant soupir. regard furtif. il se mord l'intérieur de la joue, prêt à dégainer une nouvelle charge de râlements hautains. j'avais juste envie d'me sentir vivant.
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MessageSujet: Re: bad vibes lonely // (jude)   Lun 18 Déc - 1:59


âmes en friction, étincelles qui éclatent dans l’espace – il est de ces êtres qui ne s’entendent que sur le plan de la déraison. c’est l’inquiétude qui la ronge, l’inquiétude qui se fond en agression quand elle se sent incapable de quoi que ce soit d’autre, quoi que ce soit de plus. l’impuissance qui lui tend les bras, et jude qui s’y réfugie en prisonnière maladroite – elle voudrait pouvoir faire tellement plus pour lui, pour eux, se sent minable au pied du mur, quand les faits lui tombent en pleine gueule comme des enclumes. elle est pas en béton armé, elle en a que le désir risible au creux des pupilles quand elle se dresse face à l’autre.

pourtant elle la sait – cette envie de vivre, ce besoin ardent de sentir l’adrénaline parcourir les veines pour se sentir exister. à vivre trop vite, à vivre trop fort – sans avoir besoin de recourir à de telles extrémités. et aux arrogances insolentes du plus âgé, elle sent sa propre mâchoire se crisper – à quoi bon, s’évertuer encore à le raisonner, la question l’effleure mais trop vite elle est balayée ; un soupir s’extirpe d’entre ses lippes et s’écrase dans l’espace entre eux, le regard qui glisse le long de la carcasse du garçon, solide et pourtant fracassée. « ravie d’voir que t’es pas mort, j’en étais pas sûre. » le sarcasme incontrôlé qui pointe à l’improviste, et qu’elle regrette qu’à moitié d’avoir laissé s’échapper. dans un geste vif, elle ramasse la petite caisse d’urgences – retour case départ, premiers soins accordés, le tout reprend place dans le petit placard, avant de s’y adosser dans un demi-tour ; mise à distance, ne pas rester trop prêt, comme si ça allait changer quoi que ce soit à ses ardeurs déjà éveillées.

« t’as perdu un truc ? » le sourcil haussé, l’attitude qui lui a pas échappée et encore des remarques qui menacent de franchir la porte de ses lippes suite à une question qui aurait pu paraître anodine dans un autre contexte – mais l’amertume qui trompe personne, certainement pas celui qu’elle connait depuis trop longtemps. ses poings enfoncés alors rageusement au fond de ses poches, les canines qui viennent mordiller frénétiquement ses lèvres – trop chétive pour cogner, et pourtant parfois l’envie y est ; le paradoxe qui l’habite quand elle se dresse face à yasuo, et aux éclairs de rage qui règnent au creux de ses iris ombragés.
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MessageSujet: Re: bad vibes lonely // (jude)   Mar 19 Déc - 22:51


il reste là, yasuo. confortable dans la discorde. comme si la frustration lui plaisait et qu'il ne demandait qu'un peu de colère quand il provoquait les yeux de jude. il perçoit son sarcasme, ses armes à elle. mais c'est une tornade qu'il veut provoquer. avide d'émotions secouantes, le garçon des rues s'est toujours demandé si il y avait des gens aussi orageux que lui. avec elle, la question ne se posait même pas. il la savait forte. secrètement, dans l'ombre des sentiments qu'on ne montre pas, yasuo la respectait profondément. un regard doré qui frôlait l'admiration. elle est toujours là, son affection démesurée. tâchée par sa personnalité pourrie, il préfère se comporter en idiot que l'exprimer correctement.
il lève les yeux au ciel, exagération inutile. yasuo sait déjà comment il va mourir. trop vivace et électrique, il n'irait certainement pas au delà de la trentaine, on retrouvera son corps dans une rue vide, le visage encore souriant. c'était comme s'il avait tout choisi. capricieux, il était encore l'enfant qui voulait avoir le contrôle sur tout. chaque élément de sa vie, entre ses doigts. et puis, tout finissait brisé, de toute façon. ça lui glissait des mains, il s'en fichait, il cassait son être, son coeur, prenait quelques jours à tout reconstruire en haussant les épaules. détestable envers tout le monde, mais surtout lui-même. si peu de considération de soi le rendait détaché, versatile.
il relève les yeux vers jude en entendant sa question. ses sourcils se froncent automatiquement, réflexe déformant souvent ses traits de glace. « ça te regarde pas. » (c'est juste que je veux pas que t'aie encore plus pitié de moi. j'veux pas que tu te dise que je suis si misérable que ça.) ça reste coincé dans sa gorge. il pourra jamais le dire. à quoi ça sert d'être honnête, ça n'aide jamais personne, ça contrarie tout le monde. les poings serrés dans les poches, yasuo marmonne et se détache des yeux qui le percent. « t'as pas à être sur mon dos. » il se permet, maladroit avec les mots. il ose, aller un peu plus loin. persuadé que quand le monde entier le détestera, il aura juste à fermer les yeux pour faire passer l'amertume. « je veux dire, tu t'inquiète toujours pour rien. ça sert à rien. » les pupilles audacieuses. s'enfonçant un peu plus dans le siège dans lequel il était déjà affalé, il relève un peu le visage, se croit tenace. ironie du garçon qui n'a jamais rien eu. toujours à la recherche d'une couronne trop belle pour lui, d'un futur trop brillant pour lui. idiot roi. « surtout si c'est pour me sortir les mêmes reproches derrière. » yasuo hausse les sourcils dans une énième pure provocation. ses lèvres le taquinent - il aurait pu sourire, sublimer l'arrogance. mais il y a cette colère insignifiante qui le maintient. l'envie d'être indépendant, de n'inquiéter personne, de s'écraser sur les pavés sans personne pour l'en empêcher.
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MessageSujet: Re: bad vibes lonely // (jude)   Dim 14 Jan - 16:59


ça la ronge comme un truc vicieux, sournois qui se glisse sous les ongles et s’insinue sous la chaire - l’impuissance qui s’empare d’elle et qui la dégoûte, incapable de faire mieux que d’assister au spectacle d’un corps qui s’effrite pour se prouver au monde. façonné à coups de poings dans la tronche, yasuo face à elle, des rougeurs comme des trophées à même la peau, et jude les ongles qui s'enfoncent dans les paumes les canines qui se plantent dans la lippe inférieure. routine furieuse installée depuis longtemps entre deux âmes trop éclatantes - les mots en creux, les mots en vides parce qu’ils ne peuvent pas se résigner à les dire. faut tout traduire, gratter sous les angles de leurs consciences, et souffler sur les éclats des passions qui s’immiscent comme des boulets de canon.

« ça te regarde pas. » comme un coup de couteau, même pas foutu de le planter dans le dos - en plein dans le bide, jude encaisse les missiles, accuse tout ce qui suit les mâchoires serrées et le coeur battant sous la frustration. « t’as pas à être sur mon dos. » rire nerveux, incontrôlé, entre ses lippes pourtant closes - ironie du sort, le sentiment d’être de trop, pourtant la peur de jamais être assez, jude comme un autre pendant de la même démesure. « je veux dire, tu t’inquiètes toujours pour rien. ça sert à rien. » deux mains qu’elle passe sur son visage, ultime tentative d’apaiser la colère qui lui serre la gorge - vaine, vaine quand l’autre l’achève. « surtout si c’est pour me sortir les mêmes reproches derrière.
- va te faire foutre. »

et y’a plus de retour en arrière possible, plus de je suis désolée, on annule tout, on recommence du début qui tienne - trop de fierté glissée entre les deux, et jude elle même pas certaine de vouloir emprunter ce terrain miné mais qui se laisser guider par les bras de ses pulsions, dangereux flirt avec la déraison. « tu t’attendais à quoi ? tu t’attendais à quoi en te pointant là, la gueule niquée et ta fierté surfaite, là ? » c’est plonger trop loin et jude le sait, c’est s’engouffrer dans la tempête sans pouvoir l’arrêter. c’est se détruire un petit peu à coups de sentiments mal placés. « tu voudrais quoi, que j’te félicite ? » le regret qui se pointera le lendemain, ou dans quelques heures seulement peut-être, les excuses qui se feront pas correctement mais on fera mine d’oublier quelques temps puis la tempête qui reviendra, incessamment. jude elle s’entête, jude ça lui sort pas de la tête, encore moins quand elle revient vers yasuo, une main qui s'agrippe à son poignet, cherchant à le tirer du confort de sa provocation. tremblements succincts - elle vaut quoi face à lui ? « casse-toi, casse-toi, j’ai pas besoin de toi comme ça. »

dialogue de sourds - les mots elle les pense pas, c’est pas sa faute si la colère déforme les filtres, transforme les dires. les vrais mots ils restent en travers de la gorge, plantés là comme une flèche dans la trachée. c’est faux.
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MessageSujet: Re: bad vibes lonely // (jude)   Dim 21 Jan - 17:45


jude et yasuo se ressemblaient trop pour ne pas se sur le bout des doigts. pour ne pas être conscient que cette phrase brisera ce cœur. ils connaissaient les nerfs les plus sensibles et se retenaient peu souvent de frapper dedans. surtout yasuo, qui rigole sans se cacher quand il provoque, les yeux scintillants. il sait qu'en disant deux trois inepties, ça peut lancer la foudre d'une intensité qu'il apprendra à regretter dans quelques jours. ils ont ce côté impulsif, ce côté qui fait d'eux encore deux gamins trop occupés à se chercher de la colère dans le fond du regard. sûrement ce genre de relation à la limite du fraternel, où l'on pourrait mourir pour l'autre, mais il faudrait se faire menacer pour l'avouer. les actes sont maladroits et les paroles désastreuses. c'est brouillon et souvent ponctué d'erreurs, et ils finissent par ne plus trop faire attention quand ils s'y brûlent légèrement. « t'aurais pu me féliciter. on aurait passé un moment sûrement plus agréable. » sarcasme rouillé qu'il dégaine alors qu'ils s'avancent plus profondément dans le feu. yasuo voit les traits de jude déformés par l’électricité, et il mentirait s'il n'affirmait pas que c'était ce qu'il avait souhaité à la seconde où il avait croisé son regard en arrivant ici. l'animosité, perçue comme une distraction, un moyen de faire passer le temps et de défaire les bleus envahissants sur le corps. mais il aimait mentir, éperdument, alors il s'inondait encore de confusion.
ses sourcils se haussent dès qu'elle s'empare de son poignet. il déteste ça, il déteste ça dans l'immédiat parce qu'il a l'impression d'être considéré comme vulnérable, ça tend ses muscles et ses yeux se plantent dans ceux de jude. « lâche-moi. je déconne pas, jude, lâche-moi tout d'suite. » rien de très menaçant, parce qu'il en a pas envie, parce que ça lui ressemble pas de menacer sa famille, il a encore une ou deux valeurs qui l'empêchent d'être la pire poussière. pourtant sa mâchoire se serre infimement, même obstiné à penser qu'il ne veut de mal à personne, plus de la moitié de son corps lui hurle le contraire. sans qu'il n'aie vraiment le temps de réfléchir (comme trop souvent), sa main se pose sur celle de la jeune femme, sans trop de force parce que de toute façon, tout s'était évaporé dans les coups mitraillés une heure auparavant. yasuo se redresse et cherche la profondeur dans les yeux de jude, en tête à tête avec son âme. « si j'suis venu là, c'est parce que j'avais nulle part où aller et puis, je savais que j'allais te trouver. je savais aussi que t'allais me faire chier. » comme si il s'était soudainement décidé d'être honnête, de se défaire du masque du garçon turbulent aux poings mâchés. « c'est juste que j'comprends pas pourquoi t'es comme ça. j'ai l'impression que tu me vois comme un gamin. » regards détachés, il écarte sa main quand il sent l'emprise moins tenace, pour finalement enfoncer de nouveau son dos dans le dossier qu'il n'avait certainement pas envie de quitter. garçon aux grands airs, persuadé d'être autonome, alors qu'il s'accroche aux autres êtres avec tout le désespoir du monde.
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MessageSujet: Re: bad vibes lonely // (jude)   Sam 3 Fév - 16:01


un jour, on lui a déjà dit, elle sera allée trop loin. jude c’est la démesure à petite échelle, le coeur trop petit ou juste trop rempli et du mal à gérer ses émotions. jude c’est les sentiments juste en dessous de la peau, collés au palais et coincés sous ses ongles qu’elle ronge en pensant à eux, à lui, dans ce genre de moments. jude c’est des éclats brusques, et des pardons le lendemain - jude c’est trop aimer, pas toujours correctement, mais bien trop sincèrement. et un jour, on le lui a répété : elle sera allée trop loin.

trop loin avec yasuo quand elle le prend par la main comme un gamin, même pas le sien. trop loin quand elle se met à hurler, ou qu’elle devient fébrile, trop loin quand elle perd les pédales quand elle voit les bleus sur sa tronche et qu’elle se sent démunie. trop loin, jude elle s’emporte et elle emporte des morceaux d’eux avec elle, elle arrache des morceaux du monde sur son passage alors qu’elle voudrait au contraire pouvoir tout recoller, panser toutes les plaies. mais c’est pas possible - jude elle vit trop fort, et yasuo aussi. alors ça entre en collision, ça se cogne et ça se déchire pour, peut-être, un jour mieux se reconstruire. mais pour l’heure, ça s’effrite juste dans leur espace, dans leur cocon, leur repère. ça se réduit en poussières, quand y’a pas les deux autres pour calmer les plus téméraires.

puis y’a la main de l’autre qui vient se poser sur la sienne - à s’arracher les poignets, à se demander qui lâchera le premier. mais ça la freine un peu jude - et quand bien même ça le ferait pas, jude elle a surtout de la gueule, elle fait pas le poids avec sa silhouette fluette et ses os qui dépassent presque de la peau. la prise moins ferme, mais le coeur battant - à la recherche de ses esprits, d’un point auquel se raccrocher dans les troubles ambiants. c’est peut-être au fond des yeux de son faux frère qu’elle le trouve au final, quand y’a un peu sérieux, presque plus calme, qui s’installe entre eux. le sérieux qui claque - elle sait qu’il sait, elle peut juste pas se résoudre à l’accepter malgré tout. mais ça la cogne malgré tout quand elle l’entend, l’honnêteté entre ses lippes, quand elle retrouve celui qui se planque derrière des habits qu’elle aime pas le voir porter.

à son tour, jude se laisse tomber sur le canapé rapiécé, en face du garçon, deux mains lasses qu’elle passe sur son visage, la mâchoire encore tendue mais des tentatives de retrouver un calme quelques instants. parce que les limites ont été franchies de toute façon, comme elles l’ont déjà été auparavant et le seront sûrement encore bien d’autres fois. parce que c’est toujours le même schéma, la même histoire qui se répète et qu’ils apprennent pourtant pas - qu’elle comprend toujours pas que c’est un combat vain, qu’elle s’y esquinte pour rien et qu’elle finira par en esquinter d’autres. “j’sais. enfin non j’sais pas, je… j’veux juste pas avoir à t’emmener à l’hosto, yasuo. t’es pas un gamin mais putain, j’aime pas t’voir comme ça. ça t’rend laid en plus.” sourire maladroit au bord des lèvres - la tempête qui s’apaise, les nerfs encore à vifs pourtant, mais des efforts pour pas se laisser envahir par une nouvelle vague, pour pas se laisser noyer par la colère.

et puis t’imagines, ils deviendraient quoi les deux autres clampins, sans toi ?” et elle, elle deviendrait quoi sans lui, frère miroir comme un pilier dont elle peut pas se passer. elle aura beau dire, elle aura beau faire, elle est pas grand chose sans eux, sans lui. elle aura beau dire, elle s’y raccroche comme si elle avait rien d’autre - peut-être parce qu’elle a pas grand chose d’autre. “fais juste gaffe, ok.” elle soupire finalement, le dos qui s’écrase dans le fond du canap, elle renonce à moitié - parce qu’elle sait qu’elle peut rien faire de plus, mais que pour autant elle fera jamais moins. elle est trop entière jude, trop entêtée, trop butée. “si tu veux boire un truc, tu sais ou c’est. tu m’saoules.
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